Archives Mensuelles: septembre 2012

Le foot aux mains des supporters : une alternative crédible ?


Et si les plus grands clubs de football étaient gérés par leurs plus fervents supporters ? Cette idée, qui parait illusoire, est pourtant déjà en vigueur dans deux des plus grands clubs du monde : le Real Madrid et le FC Barcelone. Ce modèle d’une gestion par les socios est souvent idéalisé et méconnu et ne s’applique réellement aujourd’hui qu’en Liga. La première question est donc de savoir si c’est un modèle transposable, par exemple dans notre Ligue 1. Et si face à la montée d’un foot-business, une telle solution permettrait de rendre ses attaches populaires à notre beau football.

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Un processus démocratique et responsable.

On dénombre quatre clubs principaux étant dotés d’une structure aux mains des supporters : les deux géants cités précédemment, ainsi que l’Athlétic Bilbao et le club d’Osasuna. Le fonctionnement en est très simple : un nombre limité de socios versant un droit d’entrée puis une cotisation annuelle, avec un homme égal une voix lors de l’élection du président du club qui sera choisi parmi ce groupe. En ce sens, tout adhérent prend part à la politique du club, soit en élisant celui qui le présidera, soit en tentant lui même de se faire élire. Ils disposent en plus de nombreux privilèges au stade : de la simple réduction sur les places à la possibilité de réserver dès le début de saison des sièges pour n’importe quel match.

Mais il faut distinguer deux types possibles de prise de participation des supporters. D’une part ce groupe qui a le pouvoir d’élection, et de l’autre des coopératives financés par les supporters qui vont ainsi prendre des parts dans le capital du club. Il y a donc, d’un point de vue juridique, une réelle distinction. Pour faire simple, on ne va pas faire appel aux socios madrilènes pour financer le transfert de CR7. Le président va chercher des fonds auprès des banques, pas dans la poche de ces derniers. Dans l’autre modèle, celui de la société anonyme, le président-directeur va faire appel à ses actionnaires, dont notre coopérative, pour s’offrir une manne financière supplémentaire. L’intérêt est, qu’à l’inverse des socios, la prise de participation peut être rémunératrice (pour peu qu’on considère qu’un club puisse avoir des retombées financières positives) et peut même être totale si jamais une de ces coopératives de supporters parvenaient à devenir l’actionnaire majoritaire.

Socios : de fantastiques résultats mais un modèle difficilement exportables.

En regardant le palmarès de Barcelone ces dernières années, on comprend qu’il est le plus grand club actuel. Celui qui domine le football mondial sans contestation, si ce n’est celle du Real Madrid ponctuellement. Si on ajoute à cela le très bon périple européen et la qualité du jeu de Bilbao, on en viendrait à penser que c’est la solution idéale pour gagner. Toutefois, il est nécessaire de comprendre que le cas de ces clubs espagnols ne peut s’appliquer qu’en Espagne et qu’il est peu importable par les autres pays.

Le modèle socios n’est pas celui des actionnaires, il n’y a pas de recours au marché financier, il faut donc un soutien bien plus fort de la part des banques. Or les banques espagnols sont prêteuses aux clubs, et l’Etat assez peu regardant sur la santé économique de ses deux géants. Ces deux clubs sont d’ailleurs les plus endettés de la planète football, et le déficit représente plus du milliard d’euros. La royauté espagnole avait pourtant fait annulé une partie de la dette du Real Madrid au début des années 2000. En France et ailleurs, les banques et les autorités n’ont pas forcément cette souplesse. Ce modèle bancal repose sur l’élection d’un homme influent à l’image de Florentino Perez qui, du haut de sa stature tant politique qu’économique, arrive à obtenir des prêts énormes. Le jeu est alors déformé : on ne peut pas élire n’importe qui. Tout supporter, aussi volontaire soit-il,  ne peut pas prendre le contrôle. Il faut quelqu’un capable de faire flancher les banques. Le pouvoir reste donc aux mains des influents.

D’autant plus que ces clubs sont de véritables institutions, ancré sur un fort attachement de la population locale au club. C’est une chose qui n’a pas d’équivalent sur le territoire français, exception faite peut être de l’OM. Les supporters n’ont pas la ferveur parce que les clubs français ne s’inscrivent pas dans un patrimoine propre. Bilbao, par exemple, n’utilise que des joueurs basques, la population s’identifie donc clairement à cette équipe. Comme une vitrine sur le monde. On est très loin de ne voir que des joueurs corses à Bastia, ou des bretons à Brest. La culture socios n’est donc pas franchement exportable à la culture française bien moins régionalisée.

Les coopératives de supporters : une goutte dans l’océan.

Revenons donc à l’autre modèle de gestion par le public, celle des coopératives, celle des prises d’actions au sein du club.  Cette idée qui s’est développé en Grande Bretagne, qui a été soutenu par les autorités locales, est en plein essor sur le continent européen. Les supporters se regroupent, mettent en commun de l’argent, et achètent des parts du club. Ils deviennent donc propriétaire à 1, 2, 5 ou 10 %. On comprendra que chacun peut difficilement engloutir toutes ses économies pour son club favori, et qu’aux vues des sommes colossales brassées par les clubs, il faudra un sacré nombre de supporters prêt à investir pour obtenir une part suffisante. Que faire lorsque vous représentez 1% du club ? Pas grand chose malheureusement.

C’est donc une double barrière : d’un côté un particulier ne peut pas investir suffisamment pour être influent, de l’autre il faut donc être beaucoup pour se faire entendre et dans ce cas comment accorder la volonté de dizaines de milliers de supporters. Dans l’Hexagone, par exemple, le projet des Socios PSG comptait quelques 1800 signataires au printemps dernier. De quoi amasser à peine 1,6 millions d’euros soit 3 mois du salaire d’un joueur comme Javier Pastore. Dérisoire. Face aux sommes folles du football, il est inenvisageable de voir les supporters capables de s’intégrer durablement à la gestion du club. Surtout lorsqu’ils apparaissent aussi volatiles lorsque les résultats chutent et lorsqu’il n’y a aucun profit à envisager.

Qu’en sera t’il à l’avenir ?

Le football reste toutefois le symbole d’une communauté. Celui d’un groupe capable de faire pression sur les dirigeants, de décrire ses envies et d’imposer ses choix. Un club recherche au fond toujours le soutien de ses fans de la première heure. Alors à la question le modèle d’une direction par les supporters est-il envisageable en France à court terme, je répondrais non.  Mais ce n’est pas pour autant que je pense que le football n’est pas dominé par ses supporters, il l’est pleinement. Comment expliquer sinon les résultats de Bastia à Furiani si ce n’est par l’atmosphère du public ? Comment expliquer encore le nombre d’entraineurs poussés à la porte lorsque les supporters sont mécontents ? Enfin, comment appréhender la venue d’Ibra au PSG si ce n’est pour susciter la curiosité des amoureux du football ? Le football ne vit qu’à travers ses supporters. Et c’est très bien comme ça !

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Ligue 1 : quelques stats marquantes de la 6e journée


• 16 ans. C’est ce qu’il aura fallu patienter pour qu’Ali Ahamada, gardien de but du Toulouse Football Club (TFC), prenne la suite de Grégory Wimbée et entre dans le cercle très fermé, plutôt inutile mais néanmoins prestigieux des gardiens buteurs en Ligue 1. Le portier haut-garonnais a permis à son club d’égaliser à la 96e minute d’une opposition que le Stade Rennais FC (SRFC) menait jusqu’alors 2-1. La rencontre de cette 6e journée s’est finalement terminée sur un score nul (2-2).

• La 6e journée de Ligue 1 2012-2013 a vu le club de Montpellier Hérault Sporting Club (MHSC) disputer le 750e match de son histoire parmi l’élite du football français. L’équipe en a remportés 253, perdus 275 et obtenu 222 matchs nuls. Un bilan mitigé auquel il faut ajouter le 875e but du club en Ligue 1 inscrit ce vendredi 21 septembre 2012 face à l’AS Saint-Etienne (ASSE). La aussi, l’opposition s’est terminée sur un score nul (1-1).

• Ils sont imbattables à domicile, les Brestois, cette saison. Les ouailles de Landry Chauvin ont obtenu leur 3e victoire en 3 matchs cette saison sur leur pelouse face à Valenciennes (2-1). En fait, les joueurs bretons sont invaincus au stade Francis-Le Blé depuis avril 2012. Soit 5 rencontres, dont 4 victoires et un nul.

• Autre équipe irrésistible en ce début de saison : l’Olympique de Marseille (OM). Le club de la cité phocéenne a enregistré, dimanche 23 septembre 2012, sa 6e victoire en autant de journées face à Evian-Thonon-Gaillard (1-0). C’est une performance que le club de la cité phocéenne n’avait encore jamais réalisée. Pour voir un club remporter ses 6 premières rencontres de la saison, il faut remonter 52 ans en arrière et le départ tonitruant de l’AS Monaco lors de la saison 1960-1961.

La Zlatan-dépendance se creuse pour Paris

• Du côté des performances individuelles, on retrouve l’inévitable Zlatan Ibrahimovic qui, lors de la victoire du Paris-Saint Germain (PSG) sur la pelouse du Sporting Club de Bastia (0-4) a inscrit son 7e but depuis le début de la saison. L’international suédois a participé à 5 rencontres et affiche une fréquence d’une réalisation toutes les 64 minutes. Il est en tête du classement des buteurs de la Ligue 1 et a marqué 70% des buts du PSG depuis le début de la saison. Qui a dit « dépendance » ?

• Enfin, faisons un tour en Bretagne où Mevlut Erding, attaquant du SRFC, a inscrit, samedi 22 septembre 2012, son 6e but en 11 confrontations face au TFC. Le club du Sud-Ouest réussit bien au buteur turc qui, en plus, de ses pions a délivré 2 passes décisives contre l’équipe de la ville rose.

Top and the Flop (épisode 6)


Que cette semaine footballistique fut belle, il y eut le retour de la ligue des champions, de belles journées de championnats à travers toute l’Europe et des buts à la pelle.
T’as pas pu tous suivre, no stress, la rédaction F.A n’a rien raté et te fais le condensé de la semaine comme tous les lundi dans ton « Top and the Flop ».

Air Ahamada
90ème +4, Toulouse est menée deux buts à un, coup franc de la dernière chance pour le TFC, Ben Yedder pour le tirer, le stadium retiens son souffle, Ahamada le gardien Toulousain est monté.
90+5 Toulouse est revenue à deux partout on vous laisse imaginer grâce à qui du jamais vue en championnat depuis 1996 et un joli bain de foule pour le portier du TFC.

Bayern pied au plancher
Le Bayern avait terminé la saison dernière à toute vitesse malgré une deuxième place en championnat et la finale de ligue des Champions perdus face à Chelsea. Le club Bavarois n’a décidément pas levé le pied à l’inter saison. Quatrièmes victoires consécutives en championnat et victoire en Champion’s League face à Valence.
Leurs concurrents et le Borrusia en particulier, vont devoir très vite accélérer s’ils veulent suivre la cadence.

Quand Zlatan, Zlatanise Bastia
On s’imaginait un match compliqué pour les Parisiens du côté de Furiani, que le contexte et la grinta Corse feraient déjouer des Parisiens trop sûrs d’eux. C’était sans compter un grand Zlatan en démonstration qui signe son deuxième doublé de la saison malgré une défense à 5 élaboré par le coach bastiais.
Et voilà qui fait donc 7 réalisations en six journées, des stats assez rares pour être souligné, le dernier à suivre une telle cadence était Djibril Cissé lors de la saison 2001/2002, il avait d’ailleurs terminé meilleur buteur avec 22 buts.

Écran noir sur l’Europe.
Foot business encore et toujours, la redistribution cet été des droits de la Champion’s League pèse une fois de plus lourd dans le porte-monnaie des passionnés. Exit le match de ligue des champions en clair sur TF1, dorénavant il faudra s’abonner à canal + ou Be in sport pour suivre la plus prestigieuse des compétitions.
Football, vous avez dit sport populaire ???

À quoi joue le Milan AC
Vendre deux de ses meilleurs joueurs pour équilibrer ses comptes et atteindre le fair-play financier, pour un club qui a tant flambé par le passé c’est louable. Mais si c’est pour rater ses débuts en ligue des champions face à Anderlecht et occuper une 15 ème place en série A, le plus mauvais départ pour le club rossoneri depuis 82 ans, on imagine que derrière le discours officiel, beaucoup doivent penser que c’était mieux avant.

Et la lumière fut! Ou pas…
Hier soir devait se dérouler un match opposant le Rayo Vallecano au Real Madrid. Mais une panne d’éclairage à l’Estadio de Vallecas à donc empêcher au match de se dérouler. D’après le président du Rayo cette panne est due à des vandales qui auraient saboté des câbles. La LFP à donc décaler le match aujourd’hui à 18h45.Espérons que pour les deux équipes on retrouve la lumière au bout du tunnel.


Cette semaine on commence avec une action qui fait le tour du web Français depuis samedi soir c’est bien sûr le but de Ahamada le gardien Toulousain!

Et on fini ce Top and the Flop avec un bien beau du Brésilien Oscar cette semaine en Ligue des Champions contre la Juventus.

Top 10 : les gardiens-buteurs


Au football, le poste de gardien de but est un véritable sacerdoce. Un rôle souvent ingrat, isolé du reste de l’équipe, loin derrière les joueurs de champ, pour lequel il faut être, de la première à la 94e minute de jeu, extrêmement concentré pour éviter de commettre l’irréparable.

Mais c’est également un poste qui peut procurer de grandes joies à ceux qui l’occupent. Ils ont la possibilité de sauver leur équipe et, parfois, de leur faire gagner un match grâce à une parade, un arrêt ou une sortie dans les pieds d’un attaquant qui se présente seul face à leur but.

Et pourtant, ce n’est pas là la seule manière pour un gardien de but d’offrir une victoire à son club. En effet, il existe certains portiers pour qui le jeu au pied n’a aucun secret. Ils affichent une technique qui ferait certainement rougir bon nombre de leurs coéquipiers et sont capables de marquer des buts.

Que cela soit sur coup-franc, à la dernière minute sur corner ou après une folle chevauchée balle au pied, quelques goals se sont faits la spécialité de se transformer en arme offensive redoutable. Et, comme nous allons le constater grâce à ce Top 8 des meilleurs gardiens-buteurs, les portiers sud-américains se débrouillent plutôt pas mal à ce jeu-là.

– Mise à jour effectuée le 24 septembre 2012 –

10 – Danijel Subasic : En mai 2012, à l’occasion de la 38e journée de Ligue 2, l’AS Monaco et Boulogne sont à égalité (1-1) sur la pelouse des Nordistes. A la 56e minute, les Monégasques obtiennent un bon-coup franc à moins de 20 mètres et en face des cages adverses.

Danijel Subasic, gardien international croate du club du Rocher, se propose pour le frapper. Il place le ballon avec application et frappe le coup de pied arrêté avec une précision d’orfèvre.

Le tir, pas vraiment puissant mais extrêmement bien placé, vient mourir dans le petit filet côté ouvert. Un but qui permet à l’équipe de la principauté de clore sa saison en beauté grâce à une victoire en terres boulonnaises (1-2).

Malheureusement, les joueurs et les dirigeants de la Côte d’Opale n’ont que très peu apprécié le geste. Ils l’ont pris pour une provocation de la part de leurs adversaires. Les esprits s’échauffent et Pascal Planque, entraîneur de Boulogne, ainsi que son président et un membre de son staff sont expulsés.

9 – Ali Ahamada :  La scène se déroule samedi 22 septembre 2012, Toulouse est mené sur sa pelouse par le Stade Rennais (1-2). Cette rencontre de la 6e journée de Ligue 1 2012-2013 doit se terminer dans quelques secondes. Le TFC obtient un coup-franc à une quarantaine de mètres des buts bretons.

Frappé par une vision, selon ses propres mots, Ali Ahamada, le portier haut-garonnais de 22 ans, décide de monter pour prêter main forte à ses coéquipiers en vue de l’égalisation.

Le coup de pied arrêté est bien frappé. Le ballon se dirige en direction du point de penalty. C’est à ce moment que le gardien toulousain surgit, telle une fusée jaune, en se jetant, la tête en arrière pour reprendre le ballon du sommet de son crane.

Ce geste peu académique trompe néanmoins Benoît Costil, son homologue rennais, et permet au TFC d’arracher un match nul qui semblait bien compromis encore 10 secondes plus tôt. Il s’agit du premier but marqué par un gardien dans l’élite français depuis 1996 et celui de Grégory Wimbée.

– Mise à jour effectuée le 24 septembre 2012 –

8 – Grégory Wimbée : Le 29 novembre 1996, au stade Marcel-Picot, l’AS Nancy Lorraine affronte le RC Lens pour le compte de la vingtième journée du championnat de France de première division. L’équipe lorraine est en difficulté et lutte déjà pour le maintien. Elle se soit donc de faire un résultat contre les Nordistes.

Et pourtant, ce sont les Lensois qui mènent 1-0 dans les dernières minutes de la rencontre. Nancy pousse pour égaliser mais n’y parvient pas. Alors, ni une ni deux, Grégory Wimbée, de retour au club cette saison-là, décide de monter aux avant-postes pour porter secours à ses attaquants.

Et bien lui en a pris puisque sur sa montée, le ballon lui arrive dans les pieds. Il frappe du droit et envoie le ballon au fond du filet. Ce qui permet à son club d’arracher le nul et à lui de passer sur toutes les télés du monde, déambulant sur le terrain, fou de joie d’avoir réussi à égaliser. Malheureusement, à la fin de la saison, Nancy ne parviendra pas à se sauver de la relégation. Qui a dit « tout ça pour ça… » ?

7 – Dimitar Ivankov : Il est difficile, comme ça, à brule pour point, de citer un grand gardien bulgare qui a marqué l’histoire du foot. Borislav Mikhailov, peut-être, qui reste, à ce jour, le portier le plus charismatique de la Bulgarie, mais il ne nous intéresse pas pour ce sujet.

Non, c’est plutôt un de ses compatriotes moins connu et au profil un peu plus atypique qui attire notre attention ici. Il s’agit de l’ancien gardien du Levski Sofia : Dimitar Ivankov. Au cours de sa carrière, ce dernier, est devenu un véritable spécialiste des tirs aux buts. Et pas seulement pour les arrêter. Pour les marquer aussi !

Au cours de sa dizaine d’années passée à garder les cages de Sofia, Ivankov commence à s’exercer aux tirs de pénaltys. Il en marque quelques uns mais c’est après son transfert en Turquie, à Kayserispor, puis Bursaspor ensuite, qu’il devient un véritable spécialiste. Si bien qu’il compte, à l’heure actuelle, 17 buts à son compteur. Avec, en tête de ses performances, un match exceptionnel en finale de la coupe de Turquie pendant lequel il offre le titre à Kayserispor en stoppant trois pénaltys et en en transformant deux autres.

6 – Peter Schmeichel : Avec une dizaine de buts à son compteur, le gardien danois de Manchester United est un des meilleurs gardiens-buteurs de l’histoire du football. La plupart de ses réalisations ont été effectuées en fin de match, sur corner, alors que son équipe était menée.

Ce fût notamment le cas, en 1995, en coupe d’Europe. Manchester United, invaincu depuis de nombreuses rencontres à Old Trafford reçoit le Rotor Volgograd. A une minute de la fin du match, les Russes mènent d’un but. Les Red Devils obtiennent un corner.

C’est le moment que choisi le portier danois pour monter et se positionner dans la surface adverse. Une habitude qu’il tient de l’époque où il évoluait sous les couleurs d’Hvidovre, petit club du Danemark. Une bonne habitude, semble-t-il, puisque sur ce corner, Peter s’élève plus haut que tout le monde et égalise de la tête.

5 – Jorge Campos : Le gardien mythique de la sélection mexicaine a débuté sa carrière en tant qu’avant-centre. Et, même si, il a rapidement reculé pour devenir gardien de but, son goût pour l’attaque ne s’est, lui, jamais envolé.

L’ancien international aux 130 sélections, surtout connus pour sa petite taille et les couleurs de ses maillots, aimait partager ses matchs en deux : une mi-temps dans les buts, une mi-temps sur le champ, en attaque.

Une pratique qui lui a permis de marquer jusqu’à 14 buts au cours de la même saison avec le club mexicain d’UNAM. Il reste, à l’heure actuel, l’un des gardiens-buteurs les plus réputés et les plus marquants de l’histoire du foot mondial.

4 – Hans-Jörg Butt : Il a participé à 324 rencontres de Bundesliga au cours desquelles il a marqué 26 buts, tous sur pénalty. Avec ces stats, Hans-Jörg Butt est le portier le plus efficace de l’histoire du championnat d’outre-Rhin.

Après être passé par Hambourg, Benfica et le Bayer Leverkusen, Butt est actuellement remplaçant au Bayern Munich. Ne jouant plus beaucoup il n’est plus en mesure d’ajouter des buts à son compteur actuellement. A vrai dire, il n’a plus marqué depuis la saison 2005/2006.

Il faut dire que sa spécialité lui avait réservé une mauvaise surprise lors de la saison précédente. Alors que le Bayer Leverkusen reçoit Schalke 04, le portier convertit un pénalty à la 76e minute, permettant à son équipe de mener 3-1. Mais, il prend trop de temps pour regagner ses cages. Ce dont profite Mike Hanke pour le lober et réduire immédiatement le score sur le coup d’envoi. On se dit qu’après ça, Butt a certainement décidé de se calmer sur les tirs de pénaltys.

3 – René Higuita : Gardien de légende, René Higuita est doté d’un charisme et d’un culot qui lui permettront tout au long de sa carrière de marquer tous les amateurs de football à travers le monde.

S’il est bien évidemment mondialement réputé pur son « coup du Scorpion », il restera longtemps dans les annales du foot pour être un grand gardien-buteur. Celui qu’on surnomme « El Loco » a marqué 44 buts, principalement sur coup-francs et pénalty.

Le plus célèbre d’entre eux étant certainement la frappe en pleine lucarne qui permet, en 1995, à son club de Medellin d’égaliser face à River Plate. Ce but propulse les deux équipes en prolongation durant laquelle Higuita refera parler la poudre en inscrivant un pénalty. Y’a des mecs comme ça…

2 – Jose Luis Chilavert : le portier paraguayen est surtout connu pour avoir été élu meilleur gardien de la coupe du Monde 1998. Mais, au cours de sa carrière, il a réalisé beaucoup d’autres performances. Parfois médiocres – les supporters du RC Strasbourg, s’il en reste, s’en souviennent -, parfois exceptionnelles.

Avec un total de 54 buts inscrits, Jose Luis Chilavert fait figure de renard des surfaces parmi les gardiens de but. Si, en France, on se souvient surtout d’un mec avec un certain embonpoint venu tenter de relancer sa carrière dans l’Est, dans son pays, il fait figure de meilleur footballeur de l’histoire.

Doté d’un pied gauche aussi puissant que précis, Chilavert est un véritable spécialiste des coup-francs. Et ses homologues argentins ont pu en faire l’amère expérience du temps où il évoluait sous les couleurs du Velez Sarsfield. Sa performance la plus marquante reste son triplé inscrit, en 1999, contre l’équipe de Ferro Carril Oeste.

1 – Rogerio Ceni : Si un jour vous croisez un gardien-buteur et qu’il vous demande « alors, c’est qui, l’patron ? ». Eh bien, vous pourrez, sans crainte lui répondre « Rogerio Ceni ».

Celui qui pendant toute sa carrière pratiqua la monogamie footballistique en ne quittant jamais le club du Sao Paulo FC, détient, à l’heure actuelle, le record absolu de buts marqués par un gardien : 84 réalisations.

Ceni est bon sur sa ligne, mais sa valeur ajoutée réside dans son jeu au pied. Et visiblement, il ne s’en sert pas que pour relancer mais aussi pour tirer coup-francs et pénaltys. En 2005, il parvient même à terminer le championnat avec 10 but à son compteur. Comme quoi, au Brésil, tout le monde est un peu attaquant…

Ce classement des 10 meilleurs gardiens-buteurs est totalement subjectif. Bien entendu, de nombreux autres gardiens ont marqué des buts au cours de leur carrière et mériteraient de figurer dans ce top 10. Alors, si vous voulez nous signaler une injustice dans ce domaine, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !

Le paradoxe Malaga


Avant de Malaga on connaissait la Costa del Sol, les plages, les arènes et bien d’autres plaisir qu’offre la ville Andalouse. Mais peu de personnes s’intéressaient au modeste club de football local.

En mai 2010, le Cheick Qatari Abdullah Ben Nasser al-Thani rachète le « Malaga club de Futbol » pour 36 millions d’euro, les supporters se prennent déjà à rêver, des pétro dollars pleins les yeux à l’image de Manchester city.

Ambitions, transferts et blingbling.
Et c’est vrai que les habitués de la Rosaleda avaient de quoi avoir les yeux qui brilles.
A son arrivée, la nouvelle direction Boquerones affiche clairement ses ambitions, casser l’hégémonie du Barça et du Real, créer un nouveau centre d’entrainement, jouer la ligue des champions chaque saison et intégrer très vite le top 10 Européen.

Le recrutement est d’ailleurs digne des grands d’Europe, en deux saisons arrivent les Cazorla, Baptista, Van Nistelrooy, Joaquin, Toulalan, Demichelis, Saviola et pour encadrer tout ce beau, monde, le Chilien, Manuel Pellegrini un habitué de la Liga qui a déjà entrainé Villareal et le grand Real Madrid. Bref que du lourd et la progression est là.

La première saison, les ciels et blancs terminent le championnat à une modeste 11ème place. Le temps de mettre en place les automatismes et Malaga termine ça deuxième saison à une très belle quatrième place, juste derrière les trois tôliers de la Liga que sont les Merengues, le Barça et Valence.

Un réveil dur à encaisser.
Une quatrième place, un barrage de ligue des champions le tableau pourrait être idyllique, mais il y a , un mais. Près de la moitié des joueurs et plusieurs employés du club accusent des retards de paiements, des primes non versées. Avant de quitter définitivement le navire, Van Nistelrooy et Cazorla ont d’ailleurs porté plainte auprès de l’Association des Joueurs Espagnol contre leur ancien club.

Le club accuse un déficit de 20 millions d’euro que le Cheick ne veut pas payer, plusieurs joueurs ainsi que le coach on était « invité » à se trouver un nouveau point de chute pour alléger la masse salariale, curieux quand on connait la fortune personnelle du personnage qui à tout de même acheté un cheval qui lui a couté l’équivalent du transfert d’un Ronaldo.

Il se murmure d’ailleurs que le club serait à vendre et qu’il aurait été acheté dans le seul but de prendre de solides contacts dans la région afin d’acquérir la concession d’une marina du côté de Marbella, des supputations bien entendu invérifiables, mais qui attise la colère des ultras.

Une équipe qui fait bloc
Dans ce contexte morose, on pourrait alors facilement imaginer un groupe à la dérive. La réalité est tout autre, les joueurs, staff et supporters soudés comme jamais jouent l’union sacrée derrière leur club qu’ils ne veulent pas voir déposer le bilan. L’équipe étonne, après avoir brillamment passé le tour préliminaire de la Champion’s League, elle est invaincue après quatre journées de championnat et occupe la deuxième place derrière les blaugranas. Ajouter à cela une belle victoire mercredi en coupe d’Europe 3-0 face au Zénith Saint Pertersboug, voilà une belle bouffée d’oxygène pour un club qui découvre le gratin européen.
Une compétition qui pourrait d’ailleurs être le salue de ce club, la manne financière découlant de la plus prestigieuse des compétitions lui permettant d’avoir déjà résorbé une partie des dettes du club et permis de payer la plupart des salaires.

Après un été gâché par l’extra sportif, c’est peut être bien dans l’adversité que le club pourrait réaliser ça plus belle saison, pour leurs supporters c’est bien tout ce que l’on peut leur souhaiter.

Top and the Flop (Episode 5)


Aujourd’hui c’est lundi! Et le lundi c’est le jour de ton « Top and the Flop« , tout ce qu’il ne fallait pas rater du weekend servit sur un plateau et c’est maintenant!

Joue-la comme Alain Traoré
On connaissait la qualité de frappe du Lorientais Alain Traoré mais ce que Burkinabè nous a fait hier c’est tout d’abord un très beau premier but avec un tir en feuille morte et le 2ème un remake de Roberto Carlos sur coup franc lors de France-Brésil en 1997. Traoré est habitué des débuts de saison en fanfare espérons pour lui qu’il ne quitte pas tout de suite la fête.

La Juve enchaîne
3ème victoires d’affilé pour les Bianconeri, cette semaine la victime des champions d’Italie 2012 ce nomme le Genoa. Genoa qui avait pourtant ouvert le score par Ciro Immobile (joueur qui avait réussi une excellente saison avec Pescara en série B la saison dernière). Mais Vicinic, Asamoah et Giaccherini en ont décidé autrement. Début de saison de bon augure avant d’entamer la Champions League et tout ceci sans ce bon vieux tonton Moggi.

Ici c’est Henry !
On dit souvent que la MLS c’est un championnat pour passer une retraite dorée en trottinant sur le terrain. Et bien Thierry Henry qui possèdent le plus haut salaire de MLS au passage en ai à son 15ème but en 20 matchs un beau ratio pour l’ex-international Français. Et quand en plus il marque un but que l’on ne voit qu’en district (but en tirant le corner) avec la baraka qu’il a en ce moment on ne devrait pas tarder à le voir dans une pub pour du poker.

Un réveil difficile
5 matchs, 3 défaites pour le champion de France en titre Montpellier. La dernière en date était ce week-end à Reims. Une fois de plus quand un club moyen réalise une superbe saison, il s’écroule la saison d’après. Mais d’habitude ce genre de club ne crée pas l’illusion jusque-là fin de saison à la différence de Montpellier. Réveil difficile cette saison pour les Héraultais et la réception des Gunners mardi soir va s’apparenter à un seau d’eau plutôt qu’à un bol de café noir.

Un Rennes capricieux
4 défaites pour une victoire, c’est le bilan de Rennes depuis le début de saison. Sur le papier une équipe talentueuse, mais sur le terrain une équipe trop imprécise. Antonetti réclame de la chance pour son équipe. Mais si la série de défaites persiste, Antonetti risque bien de voir passer la sienne.

Un petit tour et Cheikh s’en va
Vous voulez l’archétype du footballeur débile du week-end ne chercher plus Cheikh Diarra est là. Le joueur de Rennes n’a pas trouvé mieux à faire que de se faire expulser 6 minutes après son entré en jeu pour une semelle dans la cuisse de Alain Traoré. Un Diarra de plus en mode bourrin…


Cette semaine je vous propose 2 démonstrations de coup de pied arrêté. Nous commençons avec celui de Alain Traoré.

Et pour finir le but de notre Thierry Henry national sur corner avec les New-York Red Bulls.
http://www.dailymotion.com/video/xtn3zf_l-incroyable-corner-direct-de-thierry-henry_sport#from=embediframe

The F.A Tour! (France-Chili espoir)


The F.A Tour,
c’est ton nouveau rendez-vous où la team Football Anatomy te fait partager les matchs auxquels ils ont assisté.
Plusieurs fois dans l’année, les rédacteurs de F.A joueront donc les reporters dans tes stades préférés, les plus grands, mais aussi les plus insolites et te feront partager leurs impressions.

Pour commencer France-Chili espoir, quatre jours après leur première défaite en neuf matchs face à la Slovaquie, les bleuets avaient donné rendez-vous à l’équipe du Chili hier soir à La Rochelle.

Reportage…

On apprend la nouvelle du match la semaine dernière, vos rédacteurs prévoyants récupèrent des places quelques jours avant…

Jour du match, accompagné de Fab, on arrive aux abords du stade Marcel Deflandre, antre habituellement dédié à l’ovalie. On se gare difficilement dans les petites rues aux alentours, ce qui fait tout le charme des stades de centre-ville. L’agitation qui règne autour, donne un côté très anglais au public qui arrive à pied dans les rue fermées nous on adore.

Passé une fouille sommaire, mais que nos voisins abonnés au Stade Rochelais trouvent abusive (tu verrais une fouille au parc, tu saurais ce que c’est se faire abuser…), on se dirige directement aux buvettes, ici on sert la bière en pinte et a priori avec alcool, l’esprit rugby on nous dit…

Bon, on a beau être dans une ville qui ne vit pas pour le foot, 6000 personnes ont quand même pris places dans les travées et les footix à perruques sont bien là, on est rassuré c’est bien un match de l’équipe de France.
Les équipes sont annoncées par la « speaker » du stade, les hymnes sont respectés, chantonné et les petits drapeaux agités, le match peut commencer.
Sur le terrain quelques têtes connues, Joris Delle, le gardien Niçois, Benjamin Stambouli le champion de France, Henri Saivet l’attaquant Bordelais, Sébastien Corchia le Sochalien et surtout Raphaël Varane du grand Real Madrid, qu’une bonne partie du public est venue observer d’un œil curieux.

Une première mi-temps poussive face à des Chiliens qui sont surtout venus pour ne pas perdre, quelques beaux gestes techniques notamment de Benjamin Stambouli qui se sort du pressing de trois Chilliens, bref une première mi-temps qui se passe tranquillement, mais où, à la pause malgré une défense qui parfois fait peur on se demande si on ne se dirige pas vers un bon zéro-zéro des familles, on se surprend déjà à parler de purge évoquant avec frémissement les antécédents des matchs de l’équipe de France espoir.

La deuxième mi-temps elle nous réserve de bien meilleures surprises, moins de dix minutes après le coup d’envoie, Henri Saivet centre pour Knockeart, reprise instantanée, 1-0 pour nos Français le stade se réveil enfin, les petits drapeaux Français s’agitent de nouveau et pousse les Bleuets (les footix lance leur premier chant…).
Quatre minutes plus tard, penalty pour la France, Ben Yedder s’avance face au gardien Chilien pour faire le break, mais l’euphorie redescend très vite quand le Toulousain bute sur le portier.
61 ème minute, le sélectionneur change toute la ligne d’attaque et fait rentrer Cabella, Griezman et Lacazette, sans aucun doute les chouchous du public à entendre l’explosion de joie similaire à celle du premier but dans les tribunes à leurs entrées.
Moins de 5 minutes plus tard, Antoine Griezman, qui est déjà dans un bon coup, centre pour Fofana qui double la mise, le stade exulte.
L’ambiance est présente, Cabella fait du Cabella et escarmouche tous les Chiliens sur sa route, les gosses adorent… Lacazette tente à plusieurs reprises et ça paie.
Arrivé pleine bille dans l’axe, le Lyonnais reprend du plat du pied une balle dans la surface, bat encore une fois le malheureux gardien Chilien.
Le match est bientôt terminé, les spectateurs les plus pressés quittent leurs sièges sans demander leur reste, quand Cabella excentré sur le côté gauche lobe le portier, et aggrave encore le score.
22H40 l’arbitre sort tranquillement son sifflet et indique la fin du match, quelques joueurs saluent le public, ceux qui ont déjà le boulard (on ne citera pas de noms) sont déjà rentrés dans le vestiaire.

Le public Rochelais, lui, ne boude pas son plaisir d’avoir vu quatre buts et de belles phases offensives, nous non plus d’ailleurs. Mais c’est lundi et demain retour au turbin alors direction la sortie et retour à la maison avec le sentiment d’avoir passé une bonne soirée.

Aller à très bientôt pour un nouveau « The F.A Tour ».

A Bordeaux, les vrais stars, ce sont les gardiens de but


Dans son histoire, le club du FC Girondins de Bordeaux (FCGB) a connu de nombreux gardiens de très grandes qualités. Et, parmi eux, certains ont fait également les beaux jours de l’Équipe de France. Mais, au-delà, des qualités techniques et du rendement de ses portiers, le public girondins témoigne d’une tendance à idolâtrer ces derniers remparts qui, en prouvant, match après match, parade après parade, leur engagement et leur amour du maillot marine et blanc, deviennent de véritables légendes sur les bords de la Garonne. Retour sur le parcours de 4 d’entre eux : Cédric Carrasso, Ulrich Ramé, Gilbert Bodart et Gaëtan Huard.

Cela fait maintenant 3 saisons qu’il garde les buts girondins en Ligue 1. Il est arrivé juste après le dernier titre de champion de France de Bordeaux, n’a pas forcément vécu les meilleures années du club, mais pourtant Cédric Carrasso est parvenu à s’imposer comme un élément indispensable de l’effectif Marine et Blanc.

En provenance du Toulouse FC où ses performances lui ont permis d’attirer l’attention de Raymond Domenech et d’être convoqué pour la première fois en Équipe de France aux côtés de Steve Mandanda et d’Hugo Lloris, il descend encore un peu la Garonne à l’été 2009 et s’engage pour 4 ans pour l’équipe encore coachée par Laurent Blanc.

Rapidement, ses performances à l’arrière-garde de la défense bordelaise se révèlent à la hauteur des qualités que Carrasso avait déjà laissées entrevoir dans ses précédents clubs (Marseille, Guingamp, Toulouse FC). Le maillot rose qu’il arbore parfois mis à part, son style est plutôt sobre dans les buts mais surtout terriblement efficace.

Il est très solide mentalement et son 1m87 couplé à ses 87kg lui offre des qualités naturelles d’explosivité. Il conquiert sans tarder les supporters girondins qui voient en lui le digne successeur du désormais légendaire Ulrich Ramé. Ses coups d’éclats, autant sur sa ligne que dans les airs lui permettent de sauver à maintes reprises l’équipe et de lui offrir indirectement de nombreux points. Ce qui permet à Carrasso de s’imposer naturellement comme un leader sur le terrain pour le FC Girondins de Bordeaux (FCGB).

Discret, il s’adapte rapidement à la mentalité girondine. En témoigne d’ailleurs une de ses sorties médiatiques dans laquelle le portier explique en gros qu’il a découvert de véritables relations amicales après son arrivée à Bordeaux. L’opération séduction est un succès.

Par ailleurs, il sait se montrer présent pour les grands rendez-vous et assoit petit à petit, sous le maillot au scapulaire, sa place parmi les 3 meilleurs gardiens français. Il était d’ailleurs parmi les Bleus sélectionnés pour la Coupe du Monde 2010 et l’Euro 2012. A la fin de la saison 2010/2011, il signe un nouveau contrat jusqu’en 2015 avec le FCGB.

La marche bordelaise a donc permis au natif d’Avignon de franchir une nouvelle étape. Mais, elle témoigne aussi, et surtout, d’une tendance tenace sur les bords de la Garonne : les supporters du FCGB vivent de vibrantes histoires d’amour avec leurs gardiens de buts. Lorsque ces derniers démontrent leur amour du maillot marine et blanc, les fans du club savent très bien leur rendre ! La preuve avec d’autres exemples…

Ulrich Ramé se révèle à Bordeaux

On l’a évoqué plus haut : le prédécesseur de Carrasso dans les buts girondins, Ulrich Ramé, a lui aussi énormément marqué le club. Il faut, dans un premier temps, préciser que le portier est passionné d’œnologie… De quoi favoriser son intégration à Bordeaux et lui offrir un premier argument pour conquérir le cœur des fans Marine et Blanc !

Il signe en Gironde en 1997 après 8 années passées au SCO Angers, son club formateur. A l’origine, il est recruté pour être la doublure du gardien néerlandais, Stanley Menzo, arrivé en même temps.

Mais rapidement, Guy Stéphan, alors entraîneur du FCGB, déçu des performances du dernier, décide de donner sa chance au Vendéen. Celui-ci ne manque pas l’occasion de la saisir. Il devient titulaire et le restera pour les 10 saisons qui suivent.

En juin 1999, il étrenne sa première cape en Équipe de France contre Andorre, dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2000. Compétition pour laquelle il sera par la suite sélectionné en tant que 3e gardien et qu’il remportera grâce notamment à un but de son coéquipier d’alors, Sylvain Wiltord.

Un an plus tard, en 2001, il glanne la coupe des Confédération en tant que titulaire et figure parmi les 23, en 2002 pour le Mondial.

Côté club, son passage à Bordeaux lui permet également d’étoffer son palmarès. D’abord sur le plan personnel avec le trophée UNFP de Meilleur gardien de Ligue 1 qui lui est décerné en 1999 et en 2002. Puis sur le plan collectif avec notamment des titres de champion de France en 1998/1999 et 2008/2009, des coupes de la Ligue en 2001/2002, 2006/2007 et 2008/2009 et 2 trophées des champions en 2008 et 2009.

Il aura été particulièrement décisif lors de la victoire des Girondins en 2008 face à l’Olympique Lyonnais (OL) en trophée des champions. Pendant la séance de tirs au but finale, il stoppe la tentative de Sydney Govou et offre le titre à Bordeaux.

En 2006/2007, il est élu homme du match de la finale de Coupe de la Ligue, là aussi remportée face à l’OL. Ce qui lui permet de terminer en beauté une saison pleine à l’issue de laquelle il est élu « Meilleur Gardien France Football ».

Il enchaîne ensuite sur une saison 2007/2008 plus délicate car émaillée de pépins physiques mais durant laquelle il se montre déterminant dans les grands matchs et permet à son club d’obtenir une belle 2e place à 4 points de l’OL.

Sous contrat, jusqu’en 2010, il est capitaine pour le dernier titre de champion obtenu par le FCGB en 2008/2009. Il perd sa place de titulaire la saison suivante avec l’arrivée de Cédric Carrasso. Il prend part à la dernière de ses 524 rencontres sous le maillot girondin le 29 mai 2011 face à Montpellier avec une ovation du stade Chaban-Delmas au moment de sa sortie quelques minutes avant la fin du match.

Quelques jours plus tard, il annonce qu’il s’engage pour un saison avec le CS Sedan-Ardennes. Un club avec lequel il termine 4e de Ligue 2 et décide de prolonger pour une saison supplémentaire.

Il est également important de préciser qu’Ulrich Ramé a été désigné « Gardien du siècle des Girondins de Bordeaux » par les supporters du club. Il devance notamment Dominique Dropsy !

Gilbert Bodart : les petits papiers belges

Il ne serait resté qu’une seule saison à Bordeaux, en 1996/1997, mais son court passage aura marqué les esprits. Gilbert Bodart, gardien de but belge déjà culte dans le plat pays, est recruté pour prendre la suite de Gaëtan Huard.

Peu connu en France, il est déjà un mythe en Belgique dont il défend régulièrement les cages depuis 1985. il a d’ailleurs participé à la magnifique épopée des Diables Rouges qui ont atteint les demies-finales du Mondial en 1986.

Autre fait d’arme de ce grand blond longiligne : la sortie d’une chanson toute pourrie, « Avec les supporters », qui va néanmoins contribué à graver dans le marbre son statut de mythe du Standard de Liège, son club de toujours.

Il arrive donc en 1996 en Gironde, déjà âgé de 34 ans, pour apporter son expérience à une génération de joueurs très prometteurs. La saison des Marine et Blanc est plutôt bonne puisque l’équipe termine le championnat à la 4e place. Celle de Bodart est dans la même lignée.

Mais c’est surtout en coupe de la Ligue que le portier va s’illustrer. Cette année-là, le FCGB atteint la finale de la compétition. Et Gilbert y est pour beaucoup puisque le club, pour se qualifier a dû en passer, par deux fois, par la séance des tirs au but ‘face à Caen en quart de finale et Montpellier en demi).

Il faut dire que le gardien a un petit secret : des petits papiers sur lesquels sont notées toutes les habitudes des potentiels tireurs de pénalty. Alors, autant dire qu’au moment du coup de sifflet mettant un terme aux 120 minutes de la Finale, Bodart se sent confiant. D’autant plus qu’il lui est arrivé précédemment de tirer lui aussi un pénalty si besoin est.

Malheureusement tout cela ne suffira pas puisque le François Grenet, plusieurs fois élu plus beaux joueurs du championnat (c’est anecdotique) frappe au-dessus et met fin aux espoirs bordelais. Malgré cette défaite et son unique saison au club, il est indéniable que Gilbert Bodart a fortement marqué les esprits des supporters girondins.

Son style si particulier, couplé à un flegme impressionnant et une pointe d’excentricité, a fait des étincelles dans l’Hexagone.

Après son départ, il rentre au Standard puis rejoint ensuite Brescia, Ravenne avant un retour au pays pour terminer sa carrière, à 40 ans à Beveren. Il deviendra ensuite entraîneur.

Mais, en 2008, il est impliqué dans des affaires de trafic de fausse monnaie et de braquage dans les Grottes du Han en Belgique. Libéré sous caution depuis fin 2008, il est toujours en attente d’un procès. Eh ouais, il en a connu des histoires ce mec-là !

Gaëtan Huard : prends-ça George Weah !

19 mars 1996, 32 500 spectateurs survoltés peuplent les travées du parc Lescure. Après un parcours de longue haleine en coupe UEFA, entamé le 1er juillet 1995 par une campagne en Intertoto, le FCGB affronte l’AC Milan des Baresi, Costacurta, Maldini, Dessailly, Baggio et Weah en match retour des ¼ de finale.

A l’aller, le club italien s’est imposé 2-0. Mais les Girondins ne baissent pas les bras et reviennent rapidement grâce à des buts de Didier Tholot et de Christophe Dugarry. Ce dernier fait même entrer le stade en fusion en inscrivant un deuxième but qui permet aux joueurs aux scapulaires de mener 3-0 et ainsi être virtuellement qualifié pour la ½ finale de la compétition.

Il reste encore une vingtaine de minutes à disputer et un seul but des Milanais pourrait anéantir les espoirs bordelais. La défense tient jusque dans les dernières minutes.

C’est le moment choisi par Gaëtan Huard pour entrer dans la légende du club. Sur un centre bien ajusté, George Weah qui, à l’époque, faisait trembler tous les portiers d’Europe, se démarque et reprend le ballon de la tête à moins de 9 mètres des buts bordelais. La frappe est bien ajustée et se dirige vers le fond des filets. Mais c’était sans compter sur une détente éclair de Huard qui s’arrache pour dévier le ballon en corner d’une magnifique claquette.

Bordeaux est sauvé et obtient finalement son ticket pour le dernier carré. Milan essuie ainsi sa première défaite européenne par 3 buts d’écarts depuis 1978 et repart en Lombardie la queue entre les jambes.

Une performance qui résume à elle seule le parcours de Gaëtan Huard, gardien atypique, motard devant l’éternelle et grand consommateur de tabac.

Formé au RC Lens et passé par l’Olympique de Marseille, il signe en Gironde en 1991. le FCGB est alors en 2e division. Un championnat qu’il remporte grâce à un effectif jeune et talentueux qui compte notamment des futurs stars telles que Dugarry ou Lizarazu.

La saison suivant, en D1, Huard connaît quelques désagréments. Il commet plusieurs « boulettes » dans une rencontre perdue par Bordeaux contre le PSG (5-0). ce qui lui vaut l’attribution du surnom de « Guéguette ».

Un événement qui va certainement réveiller sa fierté puisque suite à ce match, il réalise une performance encore inégalée en France : il n’encaisse aucun but pendant 1 176 minutes ! Il en prend un finalement à la 17e journée et enchaîne ensuite sur une autre période d’invincibilité de 1 080 minutes.

Des stats impressionnantes qui lui permettent notamment d’obtenir une sélection A’ en 1993.

Guéguette quitte les rives de la Garonne pendant l’été 1996 pour rejoindre Alicante, en Espagne. Il ne prendra part qu’à 10 rencontres avant que le club ne soit relégué en 2e division et décidera d’arrêter sa carrière à l’issue de la saison.

Cette rétrospective des histoires d’amour vécus pas les supporters girondins avec leurs gardiens de but n’est pas exhaustive. Rédigé par un fan des Marine et Blanc né en 1986, elle est bien sûr très subjective et passe sous silence les exploits de nombreux autres portiers mythiques du club. C’est pourquoi, chers lecteurs, vous êtes invités à partager vos souvenirs dans les commentaires afin de la compléter le plus efficacement possible.

Top and the Flop (épisode 4)


Le rattrapage du Lundi est de retour.
Tout ce qu’il ne fallait pas rater du weekend servit sur un plateau, c’est dans «  Top and the Flop » de Football Anatomy, et c’est maintenant.

L’OM, le tube de l’été
On les avait quittés en pleine crise malgré une coupe de la ligue, un nouvel entraîneur et les revoilà premier du championnat, avec quatre victoires en quatre matchs. Du jamais vu dans la cité Marseillaise depuis quatre-vingts ans. En espérant pour eux que ce ne soit pas juste un phénomène boys band qui ne durera qu’un mois…

Papy fait de la résistance
Beaucoup le croyaient en préretraite du côté de la Bretagne, Ludovic Giuly, trente-six ans et frais comme un merlu.
A désormais un but, d’être le joueur de ligue 1 en activité le plus prolifique (record 86 buts pour le Parisien Luyindula), l’ancien se paye en plus le luxe de porter le brassard, la classe pour un mec qui a toujours eu une mentalité exemplaire et sans jamais prendre le melon.

Ça Barton à L’OM.
Les mecs un peu barrés à Football Anatomy on adore, mais quand en plus c’est le plus « bad boy » de la planète qui débarque dans le championnat de France… À la rédaction nous parions déjà sur un coup de genou de Barton dans l’héritage Ibrahimovitch (dit Ibrakadabra), ce dernier répondra par un brock kick lors du prochain classico! Ok c’est pas très classe mais c’est plus stimulant que les matchs d’équipes entrainer par Pablo Correa (qui vient de se faire licencier bizarrement)

Au revoir Hugo.
Lloris parti pour cirer le banc de Tottenham, c’est Remi Vercoutre qui devient le titulaire de L’Olympique Lyonnais.
On ne veut pas être méchant, mais il y a tout de même un monde entre les deux gardiens, et l’équipe dirigeante risque de très vite se rendre compte qu’ils ont perdu là, l’une de leurs plus belles pépites.

La forteresse est tombée.
C’était devenu une habitude depuis bientôt trois saisons, 43 matchs plus précisément, prendre un point sur le terrain du SC Bastia  était le maximum  auquel pouvait espérer une équipe visiteuse. Les Stéphanois ont trouvés ce weekend la clef de Furiani et d’une bien belle manière en allant si imposer 3-0. Mais le plus drôle dans tout ça c’est tout de même Frédéric Hantz qui nous déclare qu’il n’y a pas de contexte corse!  Lisez ici ce témoignage qui prouve le contraire.

Jallet capitaine abandonné.
Sur le papier le début de saison du latéral droit Parisien Christophe Jallet est parfait, capitaine du PSG et sélectionner en équipe de France. Mais sur le terrain le rendement du capitaine Parisien n’est pas aussi optimum que l’on pourrait le penser. Avec l’arriver récente de Van Der Weil, capitaine Jallet pourrais bien perdre sa place sur le navire.


Cette semaine nous vous proposons tout d’abord une technique de mur sur coup franc tout particulier baptisé par le joueur du Lechia Gdańsk, Abdou Razack Traoré.

Et pour finir ce Top and the Flop les plus beau du week-end en vidéo proposé par une chaîne youtube très célèbre TVGOLO!