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Mais qu’a donc de plus le foot Allemand?


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C’est officiel, le 25 mai ce sera bien deux équipes allemandes, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund qui iront ce défier à Wembley en finale de ligue des champions pour savoir qui des deux poids lourds du foot Teuton règne sur l’europe. Mais depuis quelques jours tout le monde nous gonfle en nous expliquant que ceci était vu d’avance et que le foot allemand prépare son coup depuis bien longtemps. Nous on vous explique pourquoi ils n’ont pas tout à fait tord.
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Top 5 matchs de légendes: Paris Saint-Germain


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Le football regorge de matchs légendaires, de moments hors du temps, de retournements de situations exceptionnels, bref d’instants magiques qui font que le football est le sport numéro un dans le monde. Aujourd’hui nous avons décidé de vous faire un top 5 des matchs de légende du Paris Saint-Germain, un club qui malgré son jeune âge a déjà une histoire dignes des plus grands clubs et nombres de matchs déjà gravés dans nos mémoires.

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Faut-il supprimer l’Europa League ?


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La League Europa ou Europa league (ex coupe de l’UEFA) si souvent considérée comme une coupe sans intérêt dans notre pays. Reste tout de même une coupe Europe avec un beau palmarès sur lequel figure des prestigieux clubs tel que le FC Porto, la Juventus, l’Inter,  le Real Madrid, Naples et j’en passe. Mais selon certains cette coupe n’a pas lieu d’exister. Rappelons que ce sont les mêmes qui sont supporter du Real Madrid et de Barcelone en même temps. Et donc à travers cet article je vais vous rappeler les différentes utilités de cette coupe.

Nous sommes d’accord une coupe d’Europe peu importe laquelle, est prestigieuse dans un palmarès. Mais quand chaque année en Champion’s League les mêmes clubs (6 ou 7) rivalises pour la victoire finale, il est bien difficile pour un club au budget plus « modeste » de pouvoir lutter et de réaliser une bonne performance dans cette compétition. C’est donc  dans ce contexte que l’existence de la League Europa se justifie, cette coupe permet à nombres de bon clubs d’exister sur la scène européenne. Prenons l’exemple des deux finalistes de l’édition précédente, l’Athlético Madrid et l’Athletic Bilbao. Deux bons clubs de Liga Espagnol mais qui en Ligue des champions l’an passé n’aurait que difficilement passé le stade des 8ème ou  quart de finale.  Deuxième exemple de club encore plus modeste qui est Braga en 2011, ils avaient réussi à se hisser elle aussi jusqu’en finale avec seulement 17 millions d’euros de budget à sa disposition. Mais cette coupe permet aussi de révéler des équipes de championnat mineur dont le coefficient UEFA ne permet que difficilement l’accès à la Champion’s League ou sinon à travers de multiple tour préliminaire.  Dans la dernière édition de la League Europa des clubs comme le Legia Varsovie (Pologne), Red Bull Salzbourg (Autriche) ou Wisła Cracovie (Pologne) ont réussi à se hisser jusqu’en 16ème de finale. Certains vont m’opposer à tort l’argument du niveau très faible des clubs qui y participent et donc d’une coupe dénué d’intérêt. Pour simple argument le Red Bull Salzbourg était dans la poule du PSG l’an dernier et n’avait pas absolument pas démérité sa présence à l’étape supérieure de cette compétition.

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Si on devait établir un niveau de hiérarchie entre les différentes compétitions auquel peut participer un club l’ordre serait le suivant : Championnat, Europa League,  Champion’s League. En suivant cet ordre une équipe sera en phase de progression, un parcourt en Europa League est un très bon moyen d’aguerrir de jeune joueur, de les faire progresser plus rapidement, pour tous les autres d’engranger une expérience européenne et pour l’ensemble de forger un véritable groupe. Mais aussi d’ajouter peut-être une ligne à leur palmarès. Cette compétition est un excellent tremplin pour progresser et ainsi atteindre les hautes sphères européennes c’est l’instar de Porto en 2003 qui remporta la coupe de l’UEFA à l’époque sous la houlette de José Mourinho et qui sous la même houlette l’année suivante remporte la Champion’s League. Pareil pour le Chakhtar Donetsk qui remporte la compétition en 2009 et qui les années suivantes réalise de bons parcours en Champion’s League. Mais actuellement l’élément de progression le plus frappant dans cette compétition est sans doute le Colombien Ramadel Falcao qui possède en deux participations 2 victoires. Une avec Porto en 2011 et une avec l’Athletico Madrid cette année, ce joueur d’édition en édition progresse, ce façonne, prend de l’expérience. Et en l’espace de 2 saisons et demie est devenu un phénomène mondial et un attaquant bon dans tous les domaines. L’Europa League a fait naitre des équipes, a éclos d’entraineurs phénoménaux ou pleins d’avenir (Mourinho, Diego Simeone,…) et joueur qui maintenant sont de l’élite du football mondial.

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 Mais après avoir détaillé son utilité, il faut expliquer pourquoi la France est le seul pays à se poser cette question. En France l’Europa League n’est considérée que comme une sous coupe Europe qui ne vaut même pas la peine d’être joué. Je prends pour exemple les équipes de ligue 1 qui chaque année aligne l’équipe B en poule et se font sortir piteusement comme Toulouse, Rennes, Montpellier, Bordeaux (hormis cette saison). Quel est l’intérêt de battre pour se qualifier en coupe Europe toute la saison et laisser filer derrière pour pouvoir ce requalifié l’année d’après ? Cette mentalité est inutile et dénuée de toute logique, car en plus de faire baisser le coefficient UEFA Français (contrairement au club Portugais, Allemand, Espagnol qui joue à fond cette compétition et qui font grimper leur coefficient)  tu ne touches presque pas d’argent à part si tu essaies de jouer les phases finales ce qui est l’objectif principal des clubs Français qui joue là Champion’s League donc autant jouer l’Europa League. Mais paradoxalement plus les clubs Français délaisserons cette compétition pour espérer jouer les places qualificatives à la ligue des champions et ce feront fessé l’année d’après plus le coefficient UEFA baissera et donc par conséquent le nombre de places qualificatives pour la ligue des champions aussi. Ce qui aura pour conséquence un nombre encore plus important de places en Europa League distribuée. Le plus drôle dans tout ça c’est qu’aucune équipe Française mise à part le PSG n’aurait le niveau pour gagner une Champion’s League. Alors que pour une League Europa le challenge n’en serait que d’autant plus jouable. Si toutes ses équipes avaient joué auparavant cette compétition à fond à l’heure d’aujourd’hui des équipes comme Lille ou Rennes aurait pu réaliser de bon voir d’excellent parcours. Mais non l’Europa League ce n’est pas assez prestigieux pour le football Français qui préfère passer pour des peintres en Champion’s League à ce prendre des fessés (cf Marseille, Lille, Montpellier…). Je rappellerais tout simplement que la League Europa n’a jamais été remportée par un club Français. Espérons que cette au moins Lyon et Bordeaux nous gratifie d’un beau parcourt dans cette compétition puisqu’ils ont indiqué qu’il la jouerait à fond.

Au final, la League Europa est une compétition de rang qui vaut le coup d’être joué par les clubs qui n’ont pas les moyens de rivaliser en Champion’s League. Il est donc hors de question de supprimer cette coupe d’europe. Supprimé la League Europa est d’ailleurs une idée complètement saugrenue et bien Française. Qui devrait d’abord regarder l’état du football Français en coupe Europe plutôt que de proposer de telles énormités.

Top and the Flop (épisode 14)



On est lundi et comme après chaque journée de championnat on a pensé à toi en te concoctant ton petit résumé du week-end avec tes traditionnels tops et flops.

Au menu cette semaine: un Attaquant déchainé, des filles au sommet, une équipe où l’argent ne fait pas forcément le bonheur et bien d’autres choses encore …

Malaga is back.
Après une baisse de forme qui les avaient vus passer de la seconde place de la liga à la 5ème en trois journées, les Andalous ont su redresser la barre et d’une bien belle manière. D’abord en allant chercher le point qu’ils leur manquaient pour terminer premier de leur groupe en ligue des champions sur la pelouse du Zénith Saint Petersbourg mercredi (2-2), puis en allant étrillant Valence (4-0) cette fois à la Maison avec des buts signés, Portillo Soler, Saviola, Santa Cruz et Isco.

L’OL sur le sommet du monde.
Une fois n’est pas coutume, on va vous parler football féminin, et oui les Lyonnaises double vainqueur de champion’s league ont disputées cette semaine la première édition de la « Mobcast cup » l’officieux mondial des clubs féminin. Opposé en final face au club Japonais de Kobe, les Française menées dès la 39e minute ont su inverser la tendance à la 80ème sur un tir de Franco et allez chercher la victoire lors des prolongations avec un pénalty signé de la capitaine Lyonnaise Sonia Bompastor.

Lewandowski affiche ses ambitions.
Le Borussia Dortmund peut lui dire encore une fois merci. Grand artisan du titre la saison passée, le jeune Polonais est reparti sur les mêmes bases que la saison dernière avec déjà neuf buts en douze matchs de championnat. Auteur d’un doublé mercredi en C1 contre l’Ajax d’Amsterdam, Robert à réitéré ce week-end face Mayence (2-1). Une prestation qui permet à son club de devenir le nouveau dauphin du Bayern et à L’attaquant prodige de continuer son petit bonhomme de chemin vers le titre de meilleur buteur de Bundesliga.

Madrid n’échappe pas à la crise.
Ont les avaient quittés en fin de saison dernière, champion d’Espagne avec de grandes ambitions pour la saison prochaine et au vu de leur effectif galactique le minimum pour eux était de confirmer. Mais c’est loin d’être le cas, Ronaldo commence à agacer plus d’un de ses coéquipiers avec ses soucis d’enfant gâté, le vestiaire se divise de plus en plus face aux méthodes du « Mou » et le Real n’arrive toujours pas à suivre le rythme imposé dans la course aux titres. Désormais à onze points des Barcelonais après leur défaite ce week-end sur la pelouse du Bétis Séville (1-0), les Merengues ont du pain sur la planche s’ils veulent sauver rapidement les meubles.

La chute, mais jusqu’où ?
On parle d’un club qui, il y a encore deux saisons, jouait la ligue des champions, un club qui pendant des années a eu une gestion saine, sans esbroufe avec comme seul mot d’ordre le maintien. Mais la saison dernière la machine s’est enrayée, les luttes de pouvoirs ont rongé le club de l’intérieur et en fin de saison ce qui devait arriver arriva. L’AJ Auxerre, club historique de ligue 1, retrouvait la ligue 2 trente-deux ans après l’avoir quitté, et au vu des récents résultats, défaite 2-0 face à Nantes ce week-end et de leur position au classement, actuellement 16ème, une réaction et un sursaut d’orgueil de certains joueurs serait les biens venus, à moins qu’ils rêvent d’un futur à la Strasbourg, Toulon, Metz et bien d’autres illustres anciens.

Benitez le pompier mal aimé.
Quatre jours après la déroute de Chelsea face à la Juventus et le limogeage du coach Londonien Di Matteo, son remplaçant, L’Espagnol Rafaël Benitez devait redresser la barre et apporter une touche offensive à un effectif bien endormi. Opposé au Champion en titre Manchester City, le néo coach des « blues » a été accueillis très froidement pas les supporters de ça propre équipe scandant des « Benitez out » et autres « there’s only one is Di Matteo ». Une victoire aurait peut être redorer son blason, mais ce Chelsea- City s’étant soldé par un platonique 0-0 sûr que le bizutage du côté de Standford Bridge va encore durer quelque temps.


Alessandrini a-t-il encore marqué la semaine dernière? Et bien c’est en regardant les plus beaux buts de cette dernière que tu le seras.
http://www.dailymotion.com/video/xvbv92_2012-11-04_sport#from=embediframe

Top and the Flop (épisode 6)


Que cette semaine footballistique fut belle, il y eut le retour de la ligue des champions, de belles journées de championnats à travers toute l’Europe et des buts à la pelle.
T’as pas pu tous suivre, no stress, la rédaction F.A n’a rien raté et te fais le condensé de la semaine comme tous les lundi dans ton « Top and the Flop ».

Air Ahamada
90ème +4, Toulouse est menée deux buts à un, coup franc de la dernière chance pour le TFC, Ben Yedder pour le tirer, le stadium retiens son souffle, Ahamada le gardien Toulousain est monté.
90+5 Toulouse est revenue à deux partout on vous laisse imaginer grâce à qui du jamais vue en championnat depuis 1996 et un joli bain de foule pour le portier du TFC.

Bayern pied au plancher
Le Bayern avait terminé la saison dernière à toute vitesse malgré une deuxième place en championnat et la finale de ligue des Champions perdus face à Chelsea. Le club Bavarois n’a décidément pas levé le pied à l’inter saison. Quatrièmes victoires consécutives en championnat et victoire en Champion’s League face à Valence.
Leurs concurrents et le Borrusia en particulier, vont devoir très vite accélérer s’ils veulent suivre la cadence.

Quand Zlatan, Zlatanise Bastia
On s’imaginait un match compliqué pour les Parisiens du côté de Furiani, que le contexte et la grinta Corse feraient déjouer des Parisiens trop sûrs d’eux. C’était sans compter un grand Zlatan en démonstration qui signe son deuxième doublé de la saison malgré une défense à 5 élaboré par le coach bastiais.
Et voilà qui fait donc 7 réalisations en six journées, des stats assez rares pour être souligné, le dernier à suivre une telle cadence était Djibril Cissé lors de la saison 2001/2002, il avait d’ailleurs terminé meilleur buteur avec 22 buts.

Écran noir sur l’Europe.
Foot business encore et toujours, la redistribution cet été des droits de la Champion’s League pèse une fois de plus lourd dans le porte-monnaie des passionnés. Exit le match de ligue des champions en clair sur TF1, dorénavant il faudra s’abonner à canal + ou Be in sport pour suivre la plus prestigieuse des compétitions.
Football, vous avez dit sport populaire ???

À quoi joue le Milan AC
Vendre deux de ses meilleurs joueurs pour équilibrer ses comptes et atteindre le fair-play financier, pour un club qui a tant flambé par le passé c’est louable. Mais si c’est pour rater ses débuts en ligue des champions face à Anderlecht et occuper une 15 ème place en série A, le plus mauvais départ pour le club rossoneri depuis 82 ans, on imagine que derrière le discours officiel, beaucoup doivent penser que c’était mieux avant.

Et la lumière fut! Ou pas…
Hier soir devait se dérouler un match opposant le Rayo Vallecano au Real Madrid. Mais une panne d’éclairage à l’Estadio de Vallecas à donc empêcher au match de se dérouler. D’après le président du Rayo cette panne est due à des vandales qui auraient saboté des câbles. La LFP à donc décaler le match aujourd’hui à 18h45.Espérons que pour les deux équipes on retrouve la lumière au bout du tunnel.


Cette semaine on commence avec une action qui fait le tour du web Français depuis samedi soir c’est bien sûr le but de Ahamada le gardien Toulousain!

Et on fini ce Top and the Flop avec un bien beau du Brésilien Oscar cette semaine en Ligue des Champions contre la Juventus.

Le paradoxe Malaga


Avant de Malaga on connaissait la Costa del Sol, les plages, les arènes et bien d’autres plaisir qu’offre la ville Andalouse. Mais peu de personnes s’intéressaient au modeste club de football local.

En mai 2010, le Cheick Qatari Abdullah Ben Nasser al-Thani rachète le « Malaga club de Futbol » pour 36 millions d’euro, les supporters se prennent déjà à rêver, des pétro dollars pleins les yeux à l’image de Manchester city.

Ambitions, transferts et blingbling.
Et c’est vrai que les habitués de la Rosaleda avaient de quoi avoir les yeux qui brilles.
A son arrivée, la nouvelle direction Boquerones affiche clairement ses ambitions, casser l’hégémonie du Barça et du Real, créer un nouveau centre d’entrainement, jouer la ligue des champions chaque saison et intégrer très vite le top 10 Européen.

Le recrutement est d’ailleurs digne des grands d’Europe, en deux saisons arrivent les Cazorla, Baptista, Van Nistelrooy, Joaquin, Toulalan, Demichelis, Saviola et pour encadrer tout ce beau, monde, le Chilien, Manuel Pellegrini un habitué de la Liga qui a déjà entrainé Villareal et le grand Real Madrid. Bref que du lourd et la progression est là.

La première saison, les ciels et blancs terminent le championnat à une modeste 11ème place. Le temps de mettre en place les automatismes et Malaga termine ça deuxième saison à une très belle quatrième place, juste derrière les trois tôliers de la Liga que sont les Merengues, le Barça et Valence.

Un réveil dur à encaisser.
Une quatrième place, un barrage de ligue des champions le tableau pourrait être idyllique, mais il y a , un mais. Près de la moitié des joueurs et plusieurs employés du club accusent des retards de paiements, des primes non versées. Avant de quitter définitivement le navire, Van Nistelrooy et Cazorla ont d’ailleurs porté plainte auprès de l’Association des Joueurs Espagnol contre leur ancien club.

Le club accuse un déficit de 20 millions d’euro que le Cheick ne veut pas payer, plusieurs joueurs ainsi que le coach on était « invité » à se trouver un nouveau point de chute pour alléger la masse salariale, curieux quand on connait la fortune personnelle du personnage qui à tout de même acheté un cheval qui lui a couté l’équivalent du transfert d’un Ronaldo.

Il se murmure d’ailleurs que le club serait à vendre et qu’il aurait été acheté dans le seul but de prendre de solides contacts dans la région afin d’acquérir la concession d’une marina du côté de Marbella, des supputations bien entendu invérifiables, mais qui attise la colère des ultras.

Une équipe qui fait bloc
Dans ce contexte morose, on pourrait alors facilement imaginer un groupe à la dérive. La réalité est tout autre, les joueurs, staff et supporters soudés comme jamais jouent l’union sacrée derrière leur club qu’ils ne veulent pas voir déposer le bilan. L’équipe étonne, après avoir brillamment passé le tour préliminaire de la Champion’s League, elle est invaincue après quatre journées de championnat et occupe la deuxième place derrière les blaugranas. Ajouter à cela une belle victoire mercredi en coupe d’Europe 3-0 face au Zénith Saint Pertersboug, voilà une belle bouffée d’oxygène pour un club qui découvre le gratin européen.
Une compétition qui pourrait d’ailleurs être le salue de ce club, la manne financière découlant de la plus prestigieuse des compétitions lui permettant d’avoir déjà résorbé une partie des dettes du club et permis de payer la plupart des salaires.

Après un été gâché par l’extra sportif, c’est peut être bien dans l’adversité que le club pourrait réaliser ça plus belle saison, pour leurs supporters c’est bien tout ce que l’on peut leur souhaiter.

Ligue des Champions : les clubs français doivent mieux faire !


Alors qu’à l’aube de la dernière journée de la phase de poule, aucun des trois clubs français engagés en Ligue des Champions cette année n’était encore qualifié pour les huitièmes de finale, un exploit et un miracle ont permis aux représentants hexagonaux de la compétition de faire un « deux sur trois ». Inespéré !

L’exploit est venu de Dortmund où l’Olympique de Marseille, rapidement mené 2-0 par une équipe allemande en grande forme, est parvenu à se mobiliser pour finalement l’emporter 3-2. Un résultat scellé par une frappe magnifique de Mathieu Valbuena en pleine lucarne de Roman Weidenfeller et qui permet aux Marseillais de poursuivre la compétition pour au moins un tour supplémentaire.

Mais la plus grosse surprise tricolore de cette dernière journée est clairement à mettre au compte de l’Olympique Lyonnais. Les protégés de Rémi Garde sont parvenus à s’imposer 7-1 sur le terrain de Zagreb. Avec, en prime, un quadruplé de Bafé Gomis. Grâce à ce carton – et à la défaite de l’Ajax face à Madrid – les Rhodaniens parviennent à combler leur retard au goalaverage de 7 buts sur leurs concurrents néerlandais.

C’est finalement à Lille que s’est produit la principale désillusion de la journée. Les joueurs de Rudy Garcia avaient pourtant leur destin en main : il leur suffisait de batte Trabzonspor pour assurer la qualification. Malheureusement, après avoir tenté pendant 90 minutes, les Lillois ne sont jamais parvenus à ouvrir le score. La rencontre se termine sur un triste 0-0 qui ne permet même pas aux Nordistes d’être reversés en Europa League puisque, dans un même temps, le CSKA Moscou s’est imposé face à l’Inter.

C’est clair que, du point de vue du nombre de clubs qualifiés, les Français peuvent s’estimer plutôt heureux à l’issue de ce premier tour. Seuls les clubs italiens font mieux à ce niveau avec un total de trois qualifiés sur trois pour les huitièmes de finale.

Mais penchons-nous un peu plus sur les statistiques afin de déterminer si nos représentants en C1 sont réellement parvenus à rivaliser avec leurs concurrents européens et si les clubs français encore en lice peuvent espérer prolonger un peu plus l’expérience.

Point positif : la défense

On l’a dit : le premier tour de cette édition de la Ligue des Champions a été compliqué pour les Français. Outre ces deux qualifications in extremis, la défense des clubs français lors de ce premier tour apparaît comme un des principaux points de satisfaction.

Avec une moyenne de 5,67 buts encaissés pour les trois équipes tricolores engagées, les clubs français se situent à la deuxième position des meilleures défenses. Ils sont dépassés, de très peu, par les équipes portugaises. Celles-ci peuvent se targuer d’une moyenne de 5,5 buts pris pour leurs deux clubs engagés : Benfica et le FC Porto.

Dans ce domaine, les mauvais élèves sont les clubs allemands avec 8,67 buts contre. C’est principalement la défense de Dortmund – qui a encaissé 12 buts en 6 matchs – qui contribue à ce résultat. Le FC Bâle étant le seul club suisse de ce premier tour, on peut considérer que nos amis helvètes ont officiellement la pire défense puisque l’équipe a pris 10 buts.

Point négatif : l’attaque

Si les clubs français se sont distingués en défense lors de cette phase de poule, on ne peut pas en dire autant de leur attaque. En effet, avec une moyenne de 7,33 buts inscrits, ils sont les moins prolifiques, en moyenne, de ce premier tour.

Loin derrière les espagnols et leur score moyen de 13,25 buts marqués par club. Un score qui aurait pu être beaucoup plus important sans les six contre-performances de Villareal qui n’a réussi à inscrire que deux buts.

Les seconds de ce classement (si on ne tient pas compte du FC Bâle toujours qui a marqué 11 buts) sont les Anglais. Ils peuvent se targuer d’avoir mis, en moyenne, 10 buts par club engagé.

Il va falloir gagner plus !

Il est maintenant temps de compter les points. En faisant la moyenne des 18 rencontres auxquelles ont pris part les clubs de l’Hexagone lors de ce premier tour de la Ligue des Champions, on obtient un total de 8 points par club.

Avec une moyenne de 2 victoires, 1,67 nuls et 2 défaites, les équipes françaises sont celles qui ont marqué le moins de points parmi les nations qui ont des clubs qualifiés pour les huitièmes de finale.

Voici le classement en détail :

1 – Suisse (1 équipe). 11 points. 3 victoires, 2 nuls, 1 défaite

2 – Espagne (4 équipes). 10,5 points. 3,25 victoires, 0,75 nuls, 2 défaites.

3 – Angleterre (3 équipes). 10,25 points. 2,75 victoires, 2 nuls, 1,25 défaite.

4 – Italie (3 équipes). 10 points. 2,67 victoires, 2 nuls, 1,33 défaite.

5 – Portugal (2 équipes). 10 points. 2,5 victoires, 2,5 nuls, 1 défaite.

6 – Allemagne (3 équipes). 9 points. 2,67 victoires, 1 nul, 2,33 défaites.

7 – Chypre (1 équipe). 9 points. 2 victoires, 3 nuls, 1 défaite.

8 – Russie (2 équipes). 8,5 points. 2 victoires, 2,5 nuls, 1,5 défaite.

9 – France (3 équipes). 8 points. 2 victoires, 1,67 nuls, 2 défaites.

Ce classement affiche des moyennes par clubs de chaque pays. Il est à pondéré par le nombre d’équipes engagées selon les nations et par les mauvais résultats de Villareal qui fait fortement baisser la moyenne des clubs espagnols.

À la vue de ce bilan, on peut estimer que les clubs français vont devoir mettre les bouchées doubles dès les huitièmes de finale s’ils souhaitent poursuivre l’aventure en Ligue des Champions. Il va leur falloir être plus efficaces, tout en essayant de préserver leurs bonnes performances défensives.

Tous les amateurs de foot français espèrent voir une équipe française atteindre au mois l’étape des quarts de finale et, pourquoi pas, réaliser la même performance que Lyon qui était parvenu à se hisser dans le carré final la saison dernière.

Affaire à suivre !

La reprise à la McManaman


Steve McManaman n’est pas beau. Ses cheveux sont un peu roux et bouclés. Il est grand, plutôt maigre et ses jambes sont fines. Trop fines pour le football anglais moderne. Au début de sa carrière, personne ne croyait vraiment en sa capacité à résister au jeu rugueux du championnat britannique.

Et pourtant, Steve McManaman a remporté la Ligue des Champions a deux reprises. Et, même si son talent n’a jamais été vraiment reconnu à sa juste valeur au cours de sa carrière, le milieu de terrain restera l’un des joueurs anglais qui auront le plus marqué les amateurs de football.

Mais ce que retiennent les fans de football dans l’œuvre de Steve McManaman, ce ne sont pas ses dribbles chaloupés dignes d’un football d’une autre époque, mais plutôt un geste technique.

Reprise éponyme

Le 24 mai 2000, le Real Madrid et le FC Valence s’affrontent en finale de la Ligue des Champions, au Stade de France. A la 67e minute, alors que Madrid mène déjà 1-0, les Merengue obtiennent une touche sur le côté gauche à environ 20 mètres des buts de Canizares.

Roberto Carlos envoie le ballon très haut dans la surface. Un défenseur de Valence le repousse de la tête dans l’axe. Et, c’est là que Steve McManaman surgit, à l’entrée de la surface. Il effectue une splendide reprise de volé en extension qui offre un second but à son équipe. La reprise « à la McManaman » est née.

Le geste du milieu offensif anglais du Real Madrid a surpris tout le monde. Les spectateurs n’en croient pas leurs yeux, les commentateurs en perdent leur latin et le gardien du FC Valence, Santiago Canizares, reste scotché à sa ligne.

Cette reprise de volé inédite n’est pas sans rappeler une prise de kung fu. Au moment de frapper la balle, Steve McManaman n’a aucun appui au sol et effectue un sorte de bicyclette à l’endroit pour expédier le ballon au fond des filets. Un but qui le fait entrer dans la légende.

Dans les saisons qui suivent, le longiligne meneur de jeu fait de cette reprise sa marque de fabrique. Il la retente à plusieurs reprises avec plus ou moins de bonheur. Et le 13 janvier 2001, lors de la 18e journée de Liga, alors que le Real Madrid mène 3-0 face à Oviedo à la 88e minute, McManaman remet ça. Roberto Carlos, depuis l’aile gauche, adresse un long centre au second poteau que le joueur anglais reprend de la même manière, en extension, et expédie en plein dans la lucarne du gardien adverse, Esteban. La quintessence de la reprise « à la McManaman », souvent copiée mais jamais égalée.

(A partir de 1:07 sur la vidéo)

Un parcours exemplaire

Steve McManaman n’est certainement pas le plus grand joueur anglais de l’histoire. Largement sous-côté durant sa carrière, il a eu beaucoup de mal à se faire une place parmi la profusion de stars du ballon rond outre-Manche.

Pourtant son parcours de footballeur professionnel fait quasiment figure d’exemple. Né le 11 février 1972, à Bootle, un des quartiers les plus pauvres de Liverpool, McManaman signe son premier contrat professionnel à 18 ans, avec les Reds alors coachés par Kenny Dalglish.

Il reste neuf saisons au club, entre 1990 et 1999 et prend part à 274 rencontres durant lesquelles il marque 46 buts. Mais au terme de la saison 98-99, McManaman émet son désir de quitter Anfield. Plusieurs clubs tentent une approche. Parmi eux Barcelone et la Juve. Mais c’est finalement le Real Madrid que choisi le milieu offensif.

Une décision plutôt étonnante car il est très rare de voir un footballeur anglais évoluer à l’étranger. Et encore plus en Espagne. Il est le second footballeur britannique, après Laurie Cunningham en 1979, à signer au Real Madrid, ce qui fait de lui le précurseur d’un autre milieu anglais légendaire : David Beckham.

C’est un choix qui s’avère gagnant pour Steve McManaman puisque, dans la capitale espagnole, il va réussir à se forger un palmarès en or. L’international anglais aux 37 capes remporte ainsi le championnat d’Espagne en 2001 et 2003 et deux Ligues des Champions en 2000 et 2002. Mais outre ces succès, son passage parmi les Merengue lui offre davantage de visibilité et permettent au grand public de prendre la pleine mesure de son talent.

Steve quitte finalement l’Espagne en 2003 pour retrouver son île natale. Il s’engage avec Manchester City pour deux saisons. En 2005, il met un terme à sa carrière et peut alors profiter de sa vie de jeune retraité.

Mais McManaman ne s’éloigne jamais vraiment des terrains. Il entame une nouvelle carrière : celle de consultant pour la chaîne de télévision américaine ESPN. Comme quoi, en fin de compte, le talent et l’expertise finissent toujours par être appréciés à leur juste valeur.