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Top and the Flop (épisode 18)


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Tu prépares ton réveillon de noël, ta dinde est en train de cuire? Et bien tu as juste le temps de lire ton Top and the Flop ! Mais n’oublie pas pour noël un Top and the Flop c’est sympa aussi en cadeau de dernière minute.
Allez c’est parti !

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Top and the Flop (épisode 17)


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Qu’est-ce qu’il y a, t’es ronchon ? Il fait froid dehors ? Tu as du mal à récupérer de ta soirée du week-end ? Bref’, tu n’avais pas envie d’aller au boulot aujourd’hui.
Allez détends-toi, prends ta tisane et grâce à Football Anatomy tu auras une raison d’aller te la raconter demain devant tes collègues autour de la machine à café.

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OGC Nice, la remontée fantastique

Mené rapidement deux buts à zéro à domicile, l’OGC Nice ne s’est pas laissé abattre et a su revenir dans la rencontre grâce à son meneur de jeu Valentin Eysseric très en forme sur ce match, notamment sur le but de l’égalisation mais aussi grâce à son buteur argentin Dario Citanich auteur de deux buts dont un sublime lob sur Bertrand Laquait. Ainsi, « Cvitanice » porte son total à dix réalisations en Ligue 1 pour quinze apparitions et en profite pour monter sur la troisième marche du podium au classement des buteurs. Mais si l’ancien attaquant de Boca et l’ancien monégasque se sont illustrés, un autre fait est venu éclipsé sa performance. En effet dans ce match très largement dominé par les niçois, ces derniers ne doivent leur victoire qu’au petit Neal Maupay, 16 ans et quatre mois, qui marque son premier but dans le championnat de France et rentre dans l’histoire comme le deuxième plus jeune meilleur buteur de Ligue 1. En tout cas, l’OGC Nice reste dans la continuité de son premier trimestre (Voir article : Nice : le bilan, après un trimestre de Claude Puel).

La vieille dame réalise la bonne opération
Après la défaite de l’Inter Milan sur le terrain de la Lazio Rome, la Juventus Turin avait l’occasion de creuser l’écart sur son dauphin. Et les bianconeri se sont pas privés de le faire ce dimanche à 15h – les clubs de Ligue 1 peuvent en prendre de la graine – avec une large victoire face à l’Atalanta Bergame. Trente minutes auront suffit au club entraîné par Antonio Conte pour plier la rencontre : une ouverture du score rapide de Mirko Vucinic (2ème minute), un bijou sur coup-franc de la part du mestro Andrea Pirlo et une frappe lointaine de Claudio Marchisio. Fort d’une belle victoire, les tifosi de la Juventus ont regardé le SSC Napoli raté l’occasion de prendre la deuxième place de Serie A et ainsi rester au contact de la Juventus. Rapidement mené au score, les joueurs du SSC Napoli ont cru avoir fait le plus dur en ayant pris l’avantage à la 70ème minute par l’intermédiaire d’ Edinson « El Matador » Cavani. Mais les napolitains vont craquer en fin de match en concédant deux buts en l’espace de trois minutes (Napoli 2-3 Bologna). La Juventus, qui n’en demandait pas tant, possède sept points d’avance sur son dauphin l’Inter Milan.

Le FC Nantes, quoi de neuf ?
Après le faux pas à domicile de la part de l’AS Monaco face au Nîmes Olympique, le FC Nantes était co-leader de Ligue 2 ex-aequo avec le club azuréen et avait donc un bon coup à jouer dans ce choc de la 18ème journée face au 3ème le SM Caen. Les canaris emmené par un grand Lucas Deaux n’ont pas tremblé. Rapidement mené au score, le FC Nantes a su trouver les ressources pour s’imposer devant son public en prenant l’avantage juste avant la mi-temps par l’intermédiaire de ses défenseurs Issa Cissokho et Gabrien Cichero. Ainsi le FC Nantes récolte le fruit de ses performances affichés depuis quelques semaines en affichant une série d’invincibilité de neuf matchs consécutifs en Ligue 2.

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Le Real Madrid et Mourinho abdiquent
Seize. C’est le nombre de points qui sépare le Real Madrid au leader de la Liga c’est-à-dire le FC Barcelone, son rival. À vingt-deux journées de la fin, José Mourinho semble avoir mis une croix sur la course victoire finale en championnat: « Le titre me parait impossible ». Le Real Madrid et son entraineur portugais souffrent cette saison : 2ème de sa poule en Champion’s League, 3ème en Liga. Le match d’aujourd’hui face à l’Espanyol Barcelone n’en a été que le reflet. Après avoir été surpris à la demi-heure de jeu par Sergio Garcia, le Real Madrid a su réagir juste avant la mi-temps puis au retour des vestiaires par l’intermédiaire de son côté gauche lusitain Ronaldo-Coentrao. Malheureusement pour les Merengue, un cafouillage en fin de match a permis à Juan Albin et son équipe d’arracher le point du match nul à Santiago Bernabeu. Un bien triste week-end pour le Real Madrid,, ce n’est pas de cette manière qu’ils vont réussir à faire taire les rumeurs de transferts qui circulent depuis quelques semaines.

Rémi Garde a été Jean Fernandizé
Loué pour sa philosophie de jeu portée sur l’offensive, l’Olympique Lyonnais est malheureusement apparu sur la pelouse du Parc des Princes telle une victime face à son bourreau. En effet, privé de plusieurs de ses titulaires habituels (Dabo, Grenier, Gourcuff, Lacazette) c’est avec un 5-3-2 inédit que Rémi Garde s’est présenté face au 4-4-2 de Carlo Ancelotti, surement le contrecoup du match de mercredi face à Jean Fernandez. Véritables aveux de faiblesse, le changement tactique n’est si ubuesque aux premiers abords. L’Olympique Lyonnais n’est pas et ne sera pas la seule équipe à venir avec son bunker du côté de la Porte d’Auteuil. Mais éloigner Michel Bastos de la zone de vérité et mettre Anthony Reveillère – diminué et toujours incertain à une petite heure du coup d’envoi – seul sur son côté droit ne s’est pas avéré judicieux. Si l’Olympique Lyonnais a bien su faire circuler le ballon en début de rencontre avec un poteau de Lisandro Lopez à la clé, petit à petit le Paris SG a pris l’ascendant jusqu’à avoir un contrôle quasi parfait de la rencontre face à des Lyonnais amorphes après l’ouverture du score de l’ancien Stéphanois Blaise Matuidi. Et c’est le moins que l’on puisse dire avec six occasions du côté parisien contre une seule côté Lyonnais (le poteau de Lisandro Lopez). Au final, l’Olympique Lyonnais perd sa place de leader sans avoir donné l’impression de se battre. Regrets…

Le blues de Chelsea
Défait lors du Community Shield, humilié lors de la Supercoupe d’Europe, distancé en championnat, éliminé de la Champion’s League, l’équipe de Roman Abramovitch poursuit son calvaire. Ce dimanche, au Nissan Stadium, c’est face à un Chelsea apathique que les Corinthians remportent leur deuxième Coupe du monde des Clubs sur le score d’un but à zéro (Guerrero 69e). Jamais, ou presque, les coéquipiers de Fernando Torres ne se sont montrés à leur avantage offensivement et défensivement les blues ont multiplié les erreurs et les approximations. L’unique but du match résume presque à lui seul les difficultés défensives de Chelsea. La situation de Rafael Benitez, déjà en mauvaise posture, se complique de plus en plus après cette contre-performance.

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Et maintenant, pendant 3 minutes de légèreté.
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Le foot aux mains des supporters : une alternative crédible ?


Et si les plus grands clubs de football étaient gérés par leurs plus fervents supporters ? Cette idée, qui parait illusoire, est pourtant déjà en vigueur dans deux des plus grands clubs du monde : le Real Madrid et le FC Barcelone. Ce modèle d’une gestion par les socios est souvent idéalisé et méconnu et ne s’applique réellement aujourd’hui qu’en Liga. La première question est donc de savoir si c’est un modèle transposable, par exemple dans notre Ligue 1. Et si face à la montée d’un foot-business, une telle solution permettrait de rendre ses attaches populaires à notre beau football.

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Un processus démocratique et responsable.

On dénombre quatre clubs principaux étant dotés d’une structure aux mains des supporters : les deux géants cités précédemment, ainsi que l’Athlétic Bilbao et le club d’Osasuna. Le fonctionnement en est très simple : un nombre limité de socios versant un droit d’entrée puis une cotisation annuelle, avec un homme égal une voix lors de l’élection du président du club qui sera choisi parmi ce groupe. En ce sens, tout adhérent prend part à la politique du club, soit en élisant celui qui le présidera, soit en tentant lui même de se faire élire. Ils disposent en plus de nombreux privilèges au stade : de la simple réduction sur les places à la possibilité de réserver dès le début de saison des sièges pour n’importe quel match.

Mais il faut distinguer deux types possibles de prise de participation des supporters. D’une part ce groupe qui a le pouvoir d’élection, et de l’autre des coopératives financés par les supporters qui vont ainsi prendre des parts dans le capital du club. Il y a donc, d’un point de vue juridique, une réelle distinction. Pour faire simple, on ne va pas faire appel aux socios madrilènes pour financer le transfert de CR7. Le président va chercher des fonds auprès des banques, pas dans la poche de ces derniers. Dans l’autre modèle, celui de la société anonyme, le président-directeur va faire appel à ses actionnaires, dont notre coopérative, pour s’offrir une manne financière supplémentaire. L’intérêt est, qu’à l’inverse des socios, la prise de participation peut être rémunératrice (pour peu qu’on considère qu’un club puisse avoir des retombées financières positives) et peut même être totale si jamais une de ces coopératives de supporters parvenaient à devenir l’actionnaire majoritaire.

Socios : de fantastiques résultats mais un modèle difficilement exportables.

En regardant le palmarès de Barcelone ces dernières années, on comprend qu’il est le plus grand club actuel. Celui qui domine le football mondial sans contestation, si ce n’est celle du Real Madrid ponctuellement. Si on ajoute à cela le très bon périple européen et la qualité du jeu de Bilbao, on en viendrait à penser que c’est la solution idéale pour gagner. Toutefois, il est nécessaire de comprendre que le cas de ces clubs espagnols ne peut s’appliquer qu’en Espagne et qu’il est peu importable par les autres pays.

Le modèle socios n’est pas celui des actionnaires, il n’y a pas de recours au marché financier, il faut donc un soutien bien plus fort de la part des banques. Or les banques espagnols sont prêteuses aux clubs, et l’Etat assez peu regardant sur la santé économique de ses deux géants. Ces deux clubs sont d’ailleurs les plus endettés de la planète football, et le déficit représente plus du milliard d’euros. La royauté espagnole avait pourtant fait annulé une partie de la dette du Real Madrid au début des années 2000. En France et ailleurs, les banques et les autorités n’ont pas forcément cette souplesse. Ce modèle bancal repose sur l’élection d’un homme influent à l’image de Florentino Perez qui, du haut de sa stature tant politique qu’économique, arrive à obtenir des prêts énormes. Le jeu est alors déformé : on ne peut pas élire n’importe qui. Tout supporter, aussi volontaire soit-il,  ne peut pas prendre le contrôle. Il faut quelqu’un capable de faire flancher les banques. Le pouvoir reste donc aux mains des influents.

D’autant plus que ces clubs sont de véritables institutions, ancré sur un fort attachement de la population locale au club. C’est une chose qui n’a pas d’équivalent sur le territoire français, exception faite peut être de l’OM. Les supporters n’ont pas la ferveur parce que les clubs français ne s’inscrivent pas dans un patrimoine propre. Bilbao, par exemple, n’utilise que des joueurs basques, la population s’identifie donc clairement à cette équipe. Comme une vitrine sur le monde. On est très loin de ne voir que des joueurs corses à Bastia, ou des bretons à Brest. La culture socios n’est donc pas franchement exportable à la culture française bien moins régionalisée.

Les coopératives de supporters : une goutte dans l’océan.

Revenons donc à l’autre modèle de gestion par le public, celle des coopératives, celle des prises d’actions au sein du club.  Cette idée qui s’est développé en Grande Bretagne, qui a été soutenu par les autorités locales, est en plein essor sur le continent européen. Les supporters se regroupent, mettent en commun de l’argent, et achètent des parts du club. Ils deviennent donc propriétaire à 1, 2, 5 ou 10 %. On comprendra que chacun peut difficilement engloutir toutes ses économies pour son club favori, et qu’aux vues des sommes colossales brassées par les clubs, il faudra un sacré nombre de supporters prêt à investir pour obtenir une part suffisante. Que faire lorsque vous représentez 1% du club ? Pas grand chose malheureusement.

C’est donc une double barrière : d’un côté un particulier ne peut pas investir suffisamment pour être influent, de l’autre il faut donc être beaucoup pour se faire entendre et dans ce cas comment accorder la volonté de dizaines de milliers de supporters. Dans l’Hexagone, par exemple, le projet des Socios PSG comptait quelques 1800 signataires au printemps dernier. De quoi amasser à peine 1,6 millions d’euros soit 3 mois du salaire d’un joueur comme Javier Pastore. Dérisoire. Face aux sommes folles du football, il est inenvisageable de voir les supporters capables de s’intégrer durablement à la gestion du club. Surtout lorsqu’ils apparaissent aussi volatiles lorsque les résultats chutent et lorsqu’il n’y a aucun profit à envisager.

Qu’en sera t’il à l’avenir ?

Le football reste toutefois le symbole d’une communauté. Celui d’un groupe capable de faire pression sur les dirigeants, de décrire ses envies et d’imposer ses choix. Un club recherche au fond toujours le soutien de ses fans de la première heure. Alors à la question le modèle d’une direction par les supporters est-il envisageable en France à court terme, je répondrais non.  Mais ce n’est pas pour autant que je pense que le football n’est pas dominé par ses supporters, il l’est pleinement. Comment expliquer sinon les résultats de Bastia à Furiani si ce n’est par l’atmosphère du public ? Comment expliquer encore le nombre d’entraineurs poussés à la porte lorsque les supporters sont mécontents ? Enfin, comment appréhender la venue d’Ibra au PSG si ce n’est pour susciter la curiosité des amoureux du football ? Le football ne vit qu’à travers ses supporters. Et c’est très bien comme ça !

Le paradoxe Malaga


Avant de Malaga on connaissait la Costa del Sol, les plages, les arènes et bien d’autres plaisir qu’offre la ville Andalouse. Mais peu de personnes s’intéressaient au modeste club de football local.

En mai 2010, le Cheick Qatari Abdullah Ben Nasser al-Thani rachète le « Malaga club de Futbol » pour 36 millions d’euro, les supporters se prennent déjà à rêver, des pétro dollars pleins les yeux à l’image de Manchester city.

Ambitions, transferts et blingbling.
Et c’est vrai que les habitués de la Rosaleda avaient de quoi avoir les yeux qui brilles.
A son arrivée, la nouvelle direction Boquerones affiche clairement ses ambitions, casser l’hégémonie du Barça et du Real, créer un nouveau centre d’entrainement, jouer la ligue des champions chaque saison et intégrer très vite le top 10 Européen.

Le recrutement est d’ailleurs digne des grands d’Europe, en deux saisons arrivent les Cazorla, Baptista, Van Nistelrooy, Joaquin, Toulalan, Demichelis, Saviola et pour encadrer tout ce beau, monde, le Chilien, Manuel Pellegrini un habitué de la Liga qui a déjà entrainé Villareal et le grand Real Madrid. Bref que du lourd et la progression est là.

La première saison, les ciels et blancs terminent le championnat à une modeste 11ème place. Le temps de mettre en place les automatismes et Malaga termine ça deuxième saison à une très belle quatrième place, juste derrière les trois tôliers de la Liga que sont les Merengues, le Barça et Valence.

Un réveil dur à encaisser.
Une quatrième place, un barrage de ligue des champions le tableau pourrait être idyllique, mais il y a , un mais. Près de la moitié des joueurs et plusieurs employés du club accusent des retards de paiements, des primes non versées. Avant de quitter définitivement le navire, Van Nistelrooy et Cazorla ont d’ailleurs porté plainte auprès de l’Association des Joueurs Espagnol contre leur ancien club.

Le club accuse un déficit de 20 millions d’euro que le Cheick ne veut pas payer, plusieurs joueurs ainsi que le coach on était « invité » à se trouver un nouveau point de chute pour alléger la masse salariale, curieux quand on connait la fortune personnelle du personnage qui à tout de même acheté un cheval qui lui a couté l’équivalent du transfert d’un Ronaldo.

Il se murmure d’ailleurs que le club serait à vendre et qu’il aurait été acheté dans le seul but de prendre de solides contacts dans la région afin d’acquérir la concession d’une marina du côté de Marbella, des supputations bien entendu invérifiables, mais qui attise la colère des ultras.

Une équipe qui fait bloc
Dans ce contexte morose, on pourrait alors facilement imaginer un groupe à la dérive. La réalité est tout autre, les joueurs, staff et supporters soudés comme jamais jouent l’union sacrée derrière leur club qu’ils ne veulent pas voir déposer le bilan. L’équipe étonne, après avoir brillamment passé le tour préliminaire de la Champion’s League, elle est invaincue après quatre journées de championnat et occupe la deuxième place derrière les blaugranas. Ajouter à cela une belle victoire mercredi en coupe d’Europe 3-0 face au Zénith Saint Pertersboug, voilà une belle bouffée d’oxygène pour un club qui découvre le gratin européen.
Une compétition qui pourrait d’ailleurs être le salue de ce club, la manne financière découlant de la plus prestigieuse des compétitions lui permettant d’avoir déjà résorbé une partie des dettes du club et permis de payer la plupart des salaires.

Après un été gâché par l’extra sportif, c’est peut être bien dans l’adversité que le club pourrait réaliser ça plus belle saison, pour leurs supporters c’est bien tout ce que l’on peut leur souhaiter.

Abécédaire du clasico


A quelques heures du classico, on te dit tout de A à Z, histoire d’être incollable devant tes potes entre deux pizzas et quelques bières

A comme Abidal

Le Français qui fait preuve d’un immense courage face à la maladie, depuis qu’une tumeur au foie lui a été décelée. Il est devenu l’icône du tout Camp Nou.

Greffé dans la semaine, ses coéquipiers auront surement une pensée pour lui au moment de pénétrer sur la pelouse.

B comme budget

Les deux mastodontes du foot espagnol vivent sur une autre planète, 500 millions d’euros pour le club merengue, 428 millions pour le club catalan, pour donner un ordre d’idée L’olympique Lyonnais n’a que 150 millions de budgets.

C comme Camp Nou

Construit en 1957, le Camp Nou antre du FC Barcelone est le plus grand stade d’Europe avec ses 99 354 places.

Ce monstre de béton niché au cœur du complexe multisports Blaugrana accueil le musée de Barça , un restaurant, une cafétéria, de nombreuses salles de congrès et a la particularité d’offrir aux joueurs la possibilité de se recueillir dans une chapelle juste avant leurs entrées sur la pelouse.

D comme dettes

Les deux clubs espagnols ont beau vendre du rêve à chacune de leurs sorties la réalité est plus sombre. Les deux clubs sont endettés jusqu’au coup, 590 millions pour le Real Madrid, 578 millions pour le Barça.

Colossale à l’image de leurs palmarès.

E comme Enjeux

Au-delà de la visibilité mondiale et des enjeux économiques, ce classico, c’est le tournant de la saison.

Une victoire du Barça leur permettrait de revenir à un point du Real, en revanche une victoire madrilène laisserait les Barcelonais à 7 points du Real autant dire la fin de tout espoir d’enchainer sur un quatrième titre consécutif.

F comme Fabregas

Francesc Frabregas plus souvent appelé « Cesc Frabregas » est la recrue de la saison. Formé à la Masia est parti à seize ans à Arsenal, la pépite s’est très vite imposé dans l’équipe londonienne au point de finir avec le brassard.

Longtemps pisté par le Barça qui s’est rendu compte qu’ils avaient fait une boulette en le laissant filer à l’anglaise, ils sont enfin parvenus à le faire revenir au bercail contre 29 millions d’euros, mais surtout de très nombreux bonus en cas de victoire qui rapporterait gros aux Gunners.

G comme Guardiola

Formé à la Masia, Josep Guardiola communément surnommée Pep Guardiola, a évolué la majeure partie de sa carrière dans son Barça. Après avoir pris les rênes de l’équipe B, il succède à Frank Rijkaard le 8 mai 2008 au poste d’entraineur de l’équipe première.

Fils spirituel de Johan Cruiff, « Pep » malgré son inexpérience du très haut niveau en tant que coach remporte dès la première saison, la liga, la coupe du roi, la ligue des champions, la supercoupe d’Espagne, la supercoupe d’Europe et le Mondial des clubs.

Six titres tout ce qu’un club peut gagner en une saison, Pep Guardiola la gagnée dès sa première saison à la tête de son club.

S’en suis deux titres de champion, une supercoupe d’Espagne, une champions league, un mondial des clubs, deux supercoupes uefa.

Le palmarès que certains entraineurs mettent trente ans à construire, Pep, lui la construit en quatre saisons .

H comme Histoire

Le classico de ce samedi sera le 164 ème en championnat.

Un match qui au-delà du sportif est historiquement très politique de l’autre côté des Pyrénées , la catalogne étant indépendantiste et ayant était sévèrement réprimé lors de la guerre d’Espagne par le pouvoir franquiste basé à Madrid.

I comme Iniesta

À seulement 27 ans, Andrès Iniesta , formé à la Masia et déjà dans le top 10 des joueurs ayant porté le plus le maillot Blaugrana en match officiel.

En passant c’est aussi un buteur de final. Unique buteur espagnol en final de la coupe du monde, c’est également le buteur lors de la finale de ligues de champions 2009, Iniesta est assurément l’homme des grands matchs.

J comme José Mourinho

« The special one » comme il s’était présenté lors de la première conférence de presse lors de son passage à Chelsea, voilà qui donne le ton sur le bonhomme.

José Mourinho, coach ultra médiatique, rock star qui ne se déplace jamais sans gardes du corps, adepte des pics lancés en vrac, aux journalistes, aux entraineurs et joueurs adverses, à ses joueurs et même aux supporters « le Mou » et aussi efficace quand il s’agit des défourailler verbalement sur tout ce qui bouge, que lorsqu’il doit recadrer tactiquement son équipe.

Fin stratège Mourinho est un homme de titres, championnat, league des champions avec Porto, Championnat, FA cup avec Chelsea, championnat, coupe d’Italie, league des champions avec l’inter de Milan.

Recruté par Florentino Perez pour casser l’hégémonie barcelonaise, José Mourinho est en passe de réussir son pari, le titre étant quasi acquis en cas de victoire samedi.

K comme Kakà

Ricardo Kakà sera l’un des trois ballons d’or présent sur la feuille de match du classico avec Ronaldo et l’indéboulonnable Lionel Messi.

Pas sur en revanche que le Brésilien soit titulaire sa situation au réal étant compliqué.

L comme Lionel Messi

On ne le présente plus, à moins de vivre dans une grotte, tu as déjà tout vu, tout entendu sur ce joueur.

Cette année encore le triple ballon d’or affole les compteurs, 41 buts en liga cette saison, il es stratosphérique on vous dit.

M comme Masia

La Masia. Le mas , en catalan.

Vieille bâtisse datant du 18ème siècle, elle accueille depuis 1979 le centre de formation du FC Barcelone.

Une vraie pépinière de talents.

Lors de la finale de coupe du monde 2010 l’Espagne qui remporta la coupe du monde alignait six joueurs formés à la Masia.

N comme Neymar

Il n’est pas encore arrivé ni au réal où il a les plus grandes chances d’aller, ni au barça qui médiatiquement ne peut pas laisser passer une mine d’or pareil, mais une chose est certaine, il est dans l’esprit des deux présidents dès qu’il s’agit de parler transfert.

O comme Özil

L’international allemand s’est très vite acclimaté au capital espagnol, en deux saisons, Mesut Özil qui arriva du Werder sur la pointe des pieds est devenue une pièce maitresse du milieu de terrain Madrilène

titulaire à trente et une reprises cette saison sauf blessure de dernières minute,s il sera ce samedi sur la pelouse du Camp Nou.

P comme Pepe

L’animateur des classico, celui par qui les scandales arrivent.

Képler Laveran Lima Ferreira, dit Pepe c’est le gentil boucher du Réal Madrid celui qui découpe ses adversaires, adore la simulation et n’est pas contre essuyé ses crampons sur un tibia ou une main qui traine.

Accusé par l’éditorialiste de Marca de « salir le maillot du réal Madrid » Pepe sera à coup sûr, encore une fois une des attractions de se classico.

Q comme Qatar fondation

Cela devait arriver un jour, c’est fait depuis le début de la saison.

Le club catalan était probablement le dernier club de ce standing à ne porter aucun de sponsor sur son maillot à l’exception de l’Unicef offert gracieusement par le club pour la protection de l’enfant, le mythe est tombé.

Criblé de dettes la direction du club a donc décidé de passer le pas pour un joli pactole, 150 millions pour quatre années.

R comme Ronaldo

Idem Lionel Messi, logiquement tu sais déjà tout sur lui, alors si t’ignores encore qu’il est ballon d’or, que son transfert record de Manchester United au Réal a coûté la modique somme de 93 millions d’euros et qu’il est le joueur le mieux payé de la planète foot on peut rien faire pour toi.

S comme Seydou Keita

Le Malien qui à longtemps évolué en France est le joker de luxe dans l’entre jeux barcelonais, bien que peu titulaire en championnat, il a joué quasi toutes les rencontres de ligue des champions cette saison, souvent capable d’éclair qui parfois finissent dans le but il est l’un cadre du vestiaire.

T comme Transfert

Si deux clubs sur la planète sont capables d’attirer les plus grandes stars uniquement sur leurs noms, c’est bien le Barça et le Réal.

Maradona, Henry, Ronaldo, Ibrahimovic entre autres on cédait aux sirènes Barcelonaise.

Figo, Zidane, les deux Ronaldo, Kakà à celle du club de la capital.

U comme Univers

À chaque classico la planète foot, s’arrête, retient son souffle, prend parti.

Aucun autre match, sinon les finals de coupe du monde rassemble autant de passionné devant leurs écrans, 500 millions en moyenne.

Un chiffre qui pourrait bientôt passer la barre du milliard, la liga étant désireuse de faire jouer le match à midi, heure espagnole dans le but d’être en prime time sur les chaines asiatiques.

Une logique économique qui se heurte aux socios des deux équipes qui veulent continuer à voir leurs équipes à l’heure du diner espagnol.

V comme Varane

Le jeune Français, Raphaël Varane qui fêtera ses dix-neuf ans dans quelques jours est la nouvelle pépite du Réal Madrid, repéré par le conseiller spécial de Florentino Perez, Zinedine Zidane.

Le défenseur polyvalent arrivé du Racing Club de Lens en début de saison, il est devenu la coqueluche du vestiaire et celui de son coach.

Titularisé huit fois en championnat et quatre fois en champions league, le natif de Lille pourrait être la surprise du « Mou » pour se classico.

W comme Wags

Longtemps la femme de footballeur la plus connu fut Victoria Beckham, c’est fini depuis que Shakira fricote avec Gérard Piqué.

X comme Xavi

C’est le métronome des champions du monde espagnol, mais aussi celui du Barça.

Xavi le Catalan, au Barça depuis toujours, c’est le joueur qui a le plus porté le maillot barcelonais, celui qui a gagné le plus de titres dans l’histoire du club, dix-neuf au total.

Il fit ses débuts en liga à dix-huit avant de devenir titulaire dès la saison suivante.

En treize ans d’équipe première, le classico n’a plus aucun secret pour lui.

Il sera à coup sûr encore l’un des maitres à jouer de ce classico.

Y comme Y

On a bien cherché, mais depuis le départ de Yaya Touré, les y dans le classico, c’est seulement dans les équations des bookmakers.

Z comme Zidane

Longtemps qualifié pour les journalistes « d’emploi fictif » Zinedine Zidane, conseiller spécial du président Merengue à était promu cette saison «directeur de l’équipe première » du grand Réal.

La bonne relation qu’il entretient avec le « spécial One » lui a permis d’assoir dans l’équipe le petit Varane donc il est à l’initiative du transfert.

Actuellement en train de passer le diplôme de « Manager général de clubs sportifs professionnel » au CDES de Limoges s’implique de plus en plus dans l’organigramme madrilène.

La Liga n’a plus d’intérêt


L’Espagne : pays du flamenco, des castagnettes, de la paella, des sympathiques jeunes émigrées d’Amérique Latine cohabitant dans d’accueillantes auberges… Et, depuis 2008, pays dont le championnat professionnel de football est le plus chiant d’Europe occidentale.

En effet, depuis la nomination de Pep Guardiola en tant qu’entraîneur du FC Barcelone, la Liga semble avoir perdu tout intérêt et se résumer, désormais, à un duel systématique entre deux clubs : Barcelone et Madrid. La Catalogne face au pouvoir central castillan. Une dynamique qui s’est encore davantage renforcée avec l’arrivée de Jose Mourhino sur le banc des Merengue.

Haro sur les titres

Pour s’en convaincre, un simple coup d’œil sur le palmarès de la Liga lors des dix dernières saisons suffit. Au cours de la dernière décennie, Barcelone a remporté cinq titres et Madrid trois. Faîtes le compte, il n’en reste plus que deux pour les dix-huit autres équipes qui composent le championnat. Et c’est le FC Valence qui les a gagnés tous les deux. Autant dire que l’alternance n’est pas le fort du football espagnol. Même lors d’une élection présidentielle, les résultats sont davantage partagés…

Mais ce qui marque le plus c’est que le dernier titre brigué par Valence remonte à la saison 2003/2004. Ce qui équivaut à dire que, depuis 2004, Barcelone et Madrid règnent en despotes sur la Liga sans qu’aucun autre club ne parvienne à contester leur suprématie. Avec un petit avantage pour les Catalans qui restent sur une série de trois succès en championnat depuis l’arrivée de Guardiola en 2008/2009.

De plus, depuis l’exercice 2001/2002, Madrid et Barcelone ont terminé aux deux premières places à 6 reprises. Une configuration qui se retrouve systématiquement lors des trois dernières saisons.

Au regard de son palmarès lors des dix dernières années, le football de l’autre côté des Pyrénées semble suivre son homologue écossais sur le chemin de la mort du suspense. En effet, depuis 1986, la Scottish Premier League est systématiquement remportée par les Glasgow Rangers ou par le Celtic Glasgow. Et, coïncidence, on retrouve ici aussi cet antagonisme idéologique qui dépasse les frontières du sport : l’opposition entre catholiques et protestants.

Monopole du spectacle

Pour en revenir à la Liga, le panorama dressé ci-dessus n’est évidemment pas réjouissant. Et, même si certains « amateurs » et « observateurs » du ballon rond se pâment de bonheur devant le jeu proposé par Barcelone et par Madrid, il n’en reste pas moins vrai que ces deux formations ont bel et bien tué la Liga !

Une analyse un peu plus fine de la répartition des points et des buts inscrits au cours des dix dernières saisons du championnat d’Espagne permet de saisir le problème dans toute son ampleur.

L’écart entre le nombre de points obtenus par le champion et par la lanterne rouge en est un indicateur accablant. Il n’a de cesse d’augmenter depuis la saison 2001/2002 mais il n’a jamais été aussi important que lors des trois derniers exercices. En 2001/2002, le champion, Valence comptabilisait 75 points et le dernier, Saragosse, 37 points. Soit un écart de 38 points. Lors de la saison 2010/2011, Barcelone en comptait 96 alors que la lanterne rouge, Almeria, n’en avait marqué que 30. Soit un écart de 66 points ! Ce qui veut dire qu’entre 2001 et 2011, l’écart entre le champion d’Espagne et le dernier du classement a augmenté de 42,42%.

Impressionnant, n’est-ce pas ? Mais ça ne s’arrête pas là. Pour la période entre 2001/2002 et 2007/2008 – dernière saison avant la nomination de Guardiola au Barça – la moyenne de cet écart s’élève à 50,86 points. Alors qu’entre 2008/2009 et 2010/2011, elle est de 61,67 points. Soit une moyenne de 10,81 points supplémentaires.

Pour faire une comparaison – que certains ne manqueront pas de trouver douteuse – la répartition des points au sein de la Liga devient de plus en plus analogue à la répartition des richesses dans le monde : de moins en moins de personnes se partagent de plus en plus d’argent.

Et il n’y pas que sur les points que Madrid et Barcelone exercent leur monopole. Les deux clubs ne cessent d’augmenter leur total de buts inscrits et offrent désormais une voie royale au concours de « qui a la plus grosse » entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Entre 2001/2002 et 2007/2008, les Merengue et les Blaugrana ont comptabilisé en moyenne 14,89% des réalisations de la Liga. Mais depuis 2008/2009, cette part a grimpé de 3,57 points et s’élève à 18,46%.

Et la dynamique ne semble pas en route pour s’inverser. Bien au contraire ! Avec des scores tels que les victoires du Real 7-1 sur Osasuna lors de la 12e journée et 6-2 sur le Rayo Vallecano lors de la 6e journée ainsi que les deux 5-0 infligés par Barcelone à l’Atletico Madrid au cours de la 6e journée et à Majorque au cours de la 11e journée, tous les ingrédients sont là pour que le trust des deux clubs sur le spectacle se renforce.

Alors, même si le nul concédé par Barcelone à Bilbao lors de la 12e journée de cette saison marque une « petite révolution en Espagne », permettant à Madrid de compter trois points d’avance sur ses rivaux catalans, on continue, malgré tout, de s’éloigner à grands pas d’un retournement de situation qui verrait un troisième larron conquérir le titre de champion d’Espagne. Et si cela devait, par miracle, se produire cette année, il faudrait miser sur Valence ou Levante, les deux seules équipes – mise à part Barcelone – à compter moins de dix points de retard sur le leader madrilène.

Javi Poves, footballeur indomptable


Le 9 août 2011, Javi Poves, joueur de football qui vient d’intégrer l’équipe première du Real Sporting Gijon, club de Liga, annonce la fin de sa carrière sportive à seulement 24 ans. Il décide, unilatéralement, de rompre son contrat avec le club espagnol.

Alors que le mouvement des « Indignés » secoue le royaume ibérique depuis la mi-mai, le footballeur choisit de quitter ce sport qui, selon lui, n’est qu’une « affaire d’argent et de corruption. »

« Le capitalisme, c’est la mort »

Alors qu’il venait de passer deux années avec la réserve de Gijon et qu’il allait enfin entamer une saison avec le groupe pro, Javi Poves surprend tout le monde en prenant la décision de quitter le monde du football. Si de nombreux jeunes joueurs ne rêvent que d’évoluer en pro et d’amasser des masses d’argent, lui préfère dénonce un milieu « pourri » par la monnaie.

« C’est du capitalisme et le capitalisme, c’est la mort. Je ne veux pas faire partie d’un système où les personnes gagnent de l’argent grâce à la mort d’autres personnes, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie », explique-t-il sur le site La Informacion.

Un choix qui pouvait déjà être pressenti. En effet, le joueur espagnol, au moment de son intégration à l’équipe première du club de la province des Asturies, demande à ses dirigeants de ne pas le payer par virement bancaire. Il dit vouloir éviter la spéculation financière des banques avec son argent. Et, dans la foulée, Javi refuse une voiture que souhaite lui offrir une entreprise : il affirme ne pas en avoir besoin.

Un rebelle dans le football, qui l’eût cru ! Les déclarations et les décisions de Javi Poves font souffler un vent d’une extrême fraicheur dans le microcosme irréaliste du football professionnel devenu ultra-mondialisé et – surtout – ultra-capitaliste.

Mais, pour autant, il ne se considère pas comme un « Indigné ». Mouvement avec lequel il prend rapidement ses distances. « C’est un mouvement créé intentionnellement par les médias pour canaliser ce mal-être social et pour que cette étincelle ne devienne pas dangereuse et incontrôlable, analyse-t-il. C’est un lavage de visage pour le système capitaliste mais pas un changement radical. »

Études d’histoire et voyages autour du monde

Plutôt que de camper sur les places espagnoles, l’ancien défenseur qui n’aura participé qu’à une seule rencontre de Liga choisit de reprendre des études d’histoire. Et il a de nombreux projets en tête à réaliser bien loin des prés verts où ses anciens collègues continuent d’évoluer.

Il veut « aller découvrir le monde pour de vrai, en Afrique. Pour ça je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent. Je suis allé dans des hôtels en Turquie à 3 euros. »

Et, au lieu de manifester pacifiquement en agitant ses mains en l’air pour signifier son accord comme ses camarades indignés de la Puerta del Sol, Javi Poves préconise plutôt « d’aller dans les banques pour les brûler et couper des têtes. »

Une critique qui fait plaisir au sein d’un milieu trop souvent lisse et hypocrite dans lequel les joueurs professionnels se complaisent bien heureux de profiter de salaires mirobolants et injustifiés ainsi que de nombreux avantages en nature. Tout un système mis en place pour les endormir et faire d’eux de parfaits soldats du libéralisme et du capitalisme.

La France commence elle aussi à réagir

Si le football français n’est pas encore prêt à assister à un tel événement, on sent que les choses commencent à bouger dans l’hexagone. Certains projets de réforme commencent à pointer le bout de leur nez avec pour but, de renouveler ce « foot business ».

On se souvient, bien entendu, des déclarations d’Eric Cantona qui préconisait au Français de tous retirer leur argent des banques. Une initiative qui n’avait pas connu le succès escompté par l’ancien milieu offensif de Manchester United.

Mais ce n’est pas tout : en avril 2011, Vikash Dhorasoo lance le manifester Tatane. « C’est un texte […] qui rassemble plein de mecs qui aiment le foot […] le jeu, le plaisir et qu’aiment pas le foot qu’on propose aujourd’hui. », explique l’ancien international français.

A l’heure actuelle, près de 4 400 personnes ont apporté leur soutien au projet. Ils partagent le ras-le-bol de l’ex milieu de terrain professionnel contre les dérives engendrés par ce sport devenu capitaliste.

« L’idée est de fédérer des gens qui souhaitent remettre le jeu et le plaisir au centre du débat et des décisions, des gens qui peuvent par ailleurs avoir des conceptions différentes des choses mais qui partagent un rapport au sport et à la vie », ajoute le célèbre « Substitute ».

Nous ne pouvons que saluer de telles initiatives qui, nous l’espérons, permettront, à terme, de faire bouger les lignes. Mais, nous regrettons, néanmoins, que les joueurs de foot français attendent la fin de leur carrière et de s’en être mis plein les poches pour enfin s’indigner contre ce système dont, finalement, ils ont bien profité…

La Ligue 1 plus spectaculaire cette saison


On ne saurait dire si c’est grâce à l’arrivée des investisseurs qatariens à la tête du PSG qui a entrainé la nomination de Leonardo en tant que directeur sportif et le recrutement quatre étoiles du club qui s’en est suivi ou à la signature de vieilles gloires comme Poulsen, Govou ou Cole en Ligue 1, mais on a, en ce début de saison, comme l’impression de s’éclater un peu plus en suivant le championnat de France.

C’est vrai. Chaque semaine, on voit du beau jeu, des rencontres disputées jusqu’à la dernière minute, des gestes techniques… Comme si la grande mue parisienne avait incité tout le reste des clubs français à hisser leur niveau cette saison.

Mais est-ce que tout cela n’est-il pas qu’une impression ? De la poudre aux yeux ? Est-ce que de grands noms, des centaines de millions d’euros dépensés et la perspective de voir le championnat de France combler son retard sur ses voisins espagnols, anglais et allemands nous feraient perdre notre sens critique ?

Un début de L1 « sur les chapeaux de roue »

Eh bien, non ! Rassurez-vous, ce n’est pas qu’une simple illusion d’optique. Le championnat de France – du moins celui de Ligue 1 – a bel et bien débuté « sur les chapeaux de roue ». En tout cas, par rapport aux statistiques de la saison dernière.

Avec 233 ballons au fond des filets lors des neuf premières journées de la saison 2011/2012 de Ligue 1, la moyenne de buts par match est plus élevée que l’année dernière. Elle est de 2,59 contre 2,34 en 2010/2011. On marque donc, en moyenne, 0,25 buts de plus par rencontre cette année.

Bon c’est vrai que, dit comme ça, c’est pas très parlant. Mais sachant qu’il y a dix matchs par journée de championnat, on a, au final, 2,5 buts de plus chaque week-end.

Qui dit plus de buts dit forcément plus de spectacles pour les spectateurs. Et ces derniers sont plus souvent comblés cette saison puisqu’on compte déjà 24 rencontres durant lesquelles plus de trois buts ont été inscrits. Ce qui équivaut à 26,67 % des matchs disputés jusqu’à présents. Pour toute la saison précédente, cette moyenne est de 20,79 %.

Alors, oui, cette année, les joueurs de Ligue 1 semblent décider à faire taire la marionnette d’Aimé Jacquet aux Guignols et à nous offrir un peu plus de spectacle. Une tendance qui se confirme en comptant le nombre de rencontres avec plus de quatre buts. Il y en a eu 8 lors des neuf premières journées. Soit 8,89 % des matchs contre seulement 7,11 % la saison dernière.

Mais plus de matchs spectaculaires ne veut pas forcément dire moins de matchs chiants. Et pourtant, c’est bien le cas cette saison. Nous n’avons assisté, jusqu’alors, à seulement cinq matchs nuls et vierges. Ce qui représente 5,56 % des rencontres, soit presque deux fois moins que l’année passée (10,26%).

De plus, lorsqu’on observe les résultats sur une saison entière, on peut constater que la moyenne des matchs avec plus de 3 ou 4 buts par journée a tendance à augmenter en fin d’exercice. La Ligue 1 est donc bel et bien partie pour nous réveiller cette saison !

Encore des progrès à faire

Le championnat de France semble débuter sur une très bonne dynamique cette saison. Avec plus de buts et davantage de spectacle chaque week-end. Mais cela suffit-il pour autant à faire entrer notre championnat dans la cour des grands ?

Pas encore car, en comparaison des moyennes de buts inscrits lors de chaque rencontre dans les quatre grands championnats européens, la Ligue 1 fait encore figure de mauvais élève.

C’est pour le moment la Bundesliga qui offre le plus de buts à ses spectateurs. On en compte, en moyenne, 2,9 par match. Le championnat allemand est talonné de près par la Premier League qui, grâce aux performances offensives de quelques clubs comme Manchester United, Manchester City et Chelsea affiche une moyenne de 2,84 buts par rencontres.

La Liga espagnole parvient, elle, à surnager, grâce au Barça et au Real avec 2,6 buts par match. Il n’y a, pour le moment, que la Serie A que la Ligue 1 parvient à surpasser en terme de moyenne de buts. Le championnat italien plafonnant, cette saison, à 2,56 buts par matchs. Mais bon, le football transalpin n’est pas connu pour être le plus spectaculaire et le plus prolifique d’Europe.

Et la Ligue 2 ?

La dynamique ascendante du championnat français de première division ne semble pas avoir encore contaminée la Ligue 2. En effet, celle-ci affiche des statistiques de buts plus basses en ce début de saison que lors de la saison précédente.

Les attaquants de L2 plantent, en moyenne, 2,13 buts par match contre 2,34 en 2010/2011. Le nombre de matchs prolifiques est également en chute libre : on a assisté jusqu’à présent à 17 rencontres durant lesquelles plus de trois buts ont été inscrit. Ce qui correspond à 17 % des matchs contre un taux de 26,67 % l’année dernière.

Une différence encore plus importante pour les oppositions avec plus de quatre buts : 3 % cette saison contre 8,89 % en 2010/2011. Et le nombre de 0-0 est lui aussi en nette augmentation : 12 % en ce début de saison pour 9,74 % lors de l’exercice précédent. Des résultats en Ligue 2 qui peuvent s’expliquer, en partie, par le caractère exceptionnelle de la saison dernière. En effet, 891 buts avaient été inscrits. Soit le total le plus important depuis la saison 2006-2007.