Archives Mensuelles: mars 2012

Borussia Dortmund : saison de la révélation pour Robert Lewandowski


Récemment, Franck Ribéry a dit de lui qu’il était supérieur à Mario Götze et qu’il l’estimait comme le meilleur élément du Borussia Dortmund. A seulement 23 ans, Robert Lewandowski semble actuellement attirer tous les regards des amateurs de foot allemand et les nombreux éloges de ses pairs. Pourtant, depuis son arrivée sous les couleurs jaunes et noires, en 2010, le parcours du jeune attaquant polonais n’a pas toujours été aussi limpide que ses dribbles.

Né le 21 août 1988, à Varsovie, il a été formé dans la capitale polonaise en passant par le centre de sports interscolaires du Varsovia, le club du Delta Varsovie, en quatrième division, et par la réserve du Legia Varsovie, club dans lequel il a signé au début de la saison 2005/2006. A l’issue de cette année difficile, il est repéré par l’équipe du Znicz Pruszkow qui le recrute pour 5 000 euros.

Il effectue alors une première saison en troisième division et termine meilleur buteur avec 15 réalisations permettant au club de monter à l’échelon supérieur. L’année suivante, il obtient le titre de meilleur buteur de la deuxième division avec 21 buts inscrits. C’est à ce moment qu’il signe à Lech Poznan. C’est avec ce club qu’il va véritablement se révéler et prendre une envergure internationale.

Deux saisons, trois trophées et un titre de meilleur buteur de la ligue polonaise plus tard, il s’envole vers Dortmund. Malheureusement pour lui, ses débuts en Allemagne ne sont pas aussi tonitruants que ce qu’il avait espéré.

A Dortmund, les places sont chères

Lors de la saison 2010/2011, il est barré en attaque par Lucas Barios. Le jeune avant-centre polonais doit alors se contenter d’entrées en fin de rencontres. Il n’est titulaire qu’à 15 reprises et rentre au cours de 18 matchs.

Pourtant, à force de patience, il va obtenir sa chance après la blessure de son coéquipier paraguayen lors de la Copa America durant l’été 2011. Il la saisit au vol, s’installe à la pointe de l’attaque et s’impose vite comme un élément indispensable de la formation de Jurgen Klopp. Et, il va vite devenir la coqueluche des supporters du Borussia.

Les fans de l’équipe championne d’Allemagne en titre ont rapidement été conquis par sa capacité à joueur aussi bien du pied droit que du pied gauche ainsi que par l’habileté de son jeu de tête. Ils ont également été très impressionnés par sa technique et les passes lumineuses qu’il est capable de délivrer à ses coéquipiers. Mais ce qui va lui permettre de mettre tout le monde d’accord, c’est son efficacité devant le but.

Si lors de sa première saison avec Dortmund, il n’a été l’auteur que de 8 buts, il en a déjà inscrit 16 lors des 26 premières journées de l’édition 2011/2012 de la Bundesliga. De plus, il a déjà délivré 7 passes décisives. Des statistiques qui lui permettent non seulement de susciter l’admiration de ses coéquipiers comme de ses adversaires mais également d’être désigné meilleur joueur du championnat allemand à la mi-saison. Il obtient également le titre de « Joueur polonais de l’année 2011 ».

Une récompense qu’il accueille avec philosophie. « J’ai d’abord été espoir de l’année, aujourd’hui je suis joueur de l’année. Je suis très heureux, parce que ce trophée montre tous les efforts que j’ai accomplis. […] C’est très important d’obtenir un tel prix, ça montre que travailler dur en vaut la peine. Je pense que je l’ai mérité », déclare-t-il, après avoir reçu son prix pour lequel il devance son coéquipier à Dortmund, Lukasz Piszczek.

La filière polonaise du Borussia

Et justement, la présence de ce dernier et celle du jeune milieu offensif Jakub Blaszczykowski, tous deux polonais, à Dortmund, ont certainement contribué à faciliter l’intégration de Lewandowski dans le club. Le Borussia semble avoir trouvé le filon de l’autre côté de la frontière avec ces trois jeunes joueurs prêts à éclore sur la scène internationale en prévision de l’Euro qu’ils joueront à domicile en juin 2012. Ils font tous les trois le bonheur de leur sélection et tous les Polonais comptent sur eux pour permettre à leur équipe nationale de faire de bonnes performances pendant la compétition.

Robert Lewandowski a, lui, débuté sa carrière internationale à l’âge de 20 ans, le 10 septembre 2008. Alors que la Pologne affronte San Marin, pour le compte des éliminatoires du Mondial 2010, il remplace Marek Saganowski à la 59e minute de jeu. Et, seulement 8 minutes plus tard, il ouvre son compteur avec la sélection rouge et blanche. Une performance inaugurale qui marque les esprits. Seul le légendaire Wlodzimierz Lubanski est parvenu à faire aussi bien sous le maillot de la sélection nationale de Pologne.

Tous les espoirs du peuple polonais reposent sur lui et sur celle du duo qu’il forme aux avant-postes avec Jakub Blaszczykowski. Ils ont toutes les cartes en main pour faire sortir la sélection polonaise du groupe A et créer la surprise lors de l’Euro 2012. A l’heure actuelle, Robert Lewandowski compte 38 sélections pendant lesquelles il a inscrit un total de 18 buts.

Publicités

Reims, back to the future?


Ton grand-père t’a toujours dit qu’il n’y a que deux équipes en France, les verts et le stade de Reims. Retour sur l’histoire bientôt centenaire d’un club qui a tout connu de la dh aux sommets européens.

La belle époque

Fondé en 1931, le club débarque en division 1 par la petite porte, grâce à une promotion administrative, la d1 de l’époque passant de seize à dix-huit clubs. Le Reims de l’époque c’est le Barça d’aujourd’hui, d’ailleurs dans toute l’Europe, on ne parle pas du jeu à la Barcelonaise, mais bien à la Rémoise. Car dans les années 50, cette équipe, c’est un rouleau compresseur, avec une dream team où se côtoie Kopa, Hidalgo, Fontaine, tout au sommet de leur art. Entre 1949 et 1952 Les Rémois s’octroient 6 championnats, 2 coupes de France, 4 trophées des champions et participe à 2 final de league des champions. En 51 la France tout entière est derrière son poste de radio pour soutenir cette équipe qui gagne la coupe latine, sorte de tournoi qui regroupe les champions en titre des grands championnats Européen, en étrillant le grand Milan AC 3-0. bref, une vraie domination où la plupart des clubs rencontrés finissent le genou à terre, seul le grand Real leur tiendra tête, et ce dès la création en 1955  de l’actuel ligue des champions, où le stade de Reims se hissera dès la première édition jusqu’en final mais ne parviendra pas à battre les merengues, et s’inclinera sur le score de 2-0.

Les années galères

Loin du prestige des années 50, début 90 le stade est rentré depuis bien longtemps dans le rang, virevoltant entre la D1, la D2 et le national. Octobre 91, le club accumule cinquante millions de francs de dettes, colossale à l’époque.  Une première liquidation pousse le club à changer de train de vie et de nom, devenant au passage « le Stade de Reims Champagne FC», mais le 11 mai 1992, coup de tonnerre sur le club, le tribunal prononce la cessation d’activité, et la vente aux enchères de tous les biens du club, les 230 coupes comprises. Retour à la case DH, la sixième division, un long cheminement s’annonce pour les Rémois entre les montées, le rachat des trophées pour « un franc » symbolique à Afflelou, le décès tragique de leur président, et le retour en 99 en national, antichambre du monde professionnel.

Tourné vers le futur

Depuis maintenant dix ans et son retour en ligue 2, le club s’est structuré, modernisé, dans un seul but, retrouver la ligue1. Un nouveau stade inauguré en 2008 et l’arrivée aux commandes d’Hubert Fournier en 2010, a permis au club de franchir un palier qui pourrait bien être le bon. S’appuyant sur un effectif de qualité où l’alchimie a bien pris entre des « vieux » briscards habitués aux joutes de la ligue 2 comme Cédric Fauré, de jeunes pousses, mais aussi quelques prêts intelligents à l’image de Kamel Ghilas, arrivés de Hull City cet été, voilà ce qu’on appelle une bonne pioche avec 12 buts en 26 matchs.

À maintenant neuf journées de la fin du championnat, le stade de Reims actuellement deuxième du championnat  n’a jamais été aussi près de son but, renouer avec son riche passé et redevenir une place forte du foot français.

Réponse dans un petit mois…

FC Sochaux-Montbéliard : c’est dur dans le Doubs !


Alors qu’on vient d’apprendre la nouvelle du licenciement de Mehmet Bazdarevic, retour sur la dégringolade sochalienne qui a vu le club passer de la 5e place la saison dernière à la dernière cette année.

La saison dernière, le Football Club Sochaux Montbéliard (FCSM) était l’une des très bonnes surprises du championnat de France de Ligue 1. L’équipe alors entraînée par Francis Gillot – qui depuis a signé à Bordeaux – proposait, journée après journée, un jeu flamboyant tout en fluidité témoignant d’une entente parfaite entre ses joueurs. Et cette qualité se montrait payante puisque le club parvenait à se qualifier pour les barrages de la Ligue Europa en terminant l’exercice à la 5e place du classement.

La cohésion collective et l’application dans les transmissions se matérialisaient chaque semaine par des performances qui ont, sans nul doute, ravi tous les supporters doubistes l’année dernière. Le FCSM est ainsi venu à bout de plusieurs « cadors » de Ligue 1 avec, à la clé, des victoires qui ne peuvent souffrir d’aucune contestation : Paris lors de la 4e journée (3-1), Rennes lors de la 21e journée (5-1), Bordeaux à l’extérieur lors de la 34e journée (0-4) et Saint-Étienne lors de la 37e journée (2-1).

Avec 58 points, Sochaux a réalisé, en 2010/2011, l’une de ses plus belles saisons, terminant à seulement 2 points du PSG (4e) et à 6 points de la place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions décrochée par l’Olympique Lyonnais (OL). Avec 40 points pris au stade Bonal, les ouailles de Gillot étaient même la troisième meilleure équipe à domicile derrière le LOSC et à égalité avec l’OL.

Des statistiques en chute libre

L’effectif du FC Sochaux Montbéliard n’a pas énormément changé à l’inter-saison. Pourtant, les résultats du club ont changé du tout au tout. Une rupture qui se traduit largement dans les statistiques de l’équipe en Ligue 1.

La saison dernière, le FCSM comptait 60 buts à son compteur après la 38e journée. Un total qui représente une moyenne de 1,58 réalisation par match. Cette année, après les 26 premières journées, l’équipe n’a réussi à mettre que 23 fois le ballon dans les filets adverses. Soit une moyenne de 0,88 but par rencontre.

En défense aussi, les statistiques des Doubistes sont en chute libre. En 2010/2011, Sochaux n’a encaissé que 43 buts. Ce qui correspond à une moyenne de 1,13 pion par match. Cette saison, le total se monte déjà à 41 buts encaissés, soit une moyenne de 1,58 par journée.

Au cours de la saison précédente, le club comptait 44,74 % de victoires. Un taux plutôt honorable qui dégringole cette année : 15,38%. Même constat mais dans le sens inverse pour les défaites. Si l’année dernière, le club s’en sortait moyennement avec 38,84% de rencontres perdues, cette année ce taux atteint déjà 50% avec 13 défaites en 26 journées.

Des performances individuelles en berne

Un coup d’œil du côté des performances individuelles des joueurs de l’équipe permet également de se rendre compte de la chute de Sochaux depuis la fin de la saison dernière.

Premier talent sochalien sinistré cette année : Marvin Martin. En 2010/2011, le lutin jaune se révélait en irradiant la Ligue 1 par sa technique, sa vitesse d’exécution et la qualité de ses passes. Un profil qui lui avait non seulement permis de faire une entrée fracassante avec les Bleus mais aussi de terminer l’exercice en tête du classement des passeurs avec 17 passes décisives, soit 0,45 par journée. Cette année, il n’en est qu’à 4 offrandes, soit une moyenne très faible de 0,18 passe décisive par rencontre.

Du côté de l’attaque, Modibo Maïga voit lui aussi ses performances chuter lourdement cette année. Lors de la dernière saison, il affichait un total de 15 réalisations, soit 0,39 par match. Cette année, il n’a pris part qu’à 15 matchs de son club mais n’a inscrit que 4 buts, soit 0,27 par rencontre. Quand on sait qu’il a failli signer à Newcastle mais que son transfert a capoté pour un problème révélé lors de la visite médicale, on imagine que les dirigeants doubistes doivent s’en mordre les doigts à l’heure actuelle.

Une analyse minutieuse des performances de tous les joueurs sochaliens révélerait certainement une chute du rendement de l’ensemble de l’effectif. Mis à part, peut être, Ryad Boudebouz qui paraît être le seul à surnager cette saison à Sochaux.

Et pour couronner le tout : la poisse !

Récemment le club sochalien s’est vu décerner l’Oscar du « meilleur drame » de Ligue 1 par So Foot. Une distinction qui vient ici sceller dans le marbre la descente aux enfers d’une équipe qui avait pourtant tout pour poursuivre sur sa bonne lancée de la saison dernière.

Oui mais bon, parfois, quand ça veut pas, ça veut pas. Et ce ne sont certainement pas les supporters franc-comtois qui diront le contraire. Ils n’ont pas vu leurs joueurs s’imposer depuis le mois de novembre 2011 et n’ont pu qu’assister, impuissants, au bras de fer entamé dès le début de la saison par Kevin Anin avec la direction du FCSM. Le joueur voulait à tout prix partir pour cultiver son talent sous d’autres cieux plus prestigieux. On le comprend… Mais patatras ! Finalement le jeune espoir a préféré signer à Nice plutôt que continuer dans le Doubs. Une nouvelle qui a probablement dû bien faire mal aux fesses de tous ses anciens coéquipiers, dirigeants et supporters du stade Bonal.

Mais la poisse sochalienne ne s’arrête pas là et, si la saison continue comme ça, elle a de grandes chances de s’imposer comme une référence en la matière comme en témoigne le dernier coup du sort qui s’est abattu sur le club. Parti en Guinée Équatoriale et au Gabon disputer la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) avec la sélection malienne, Modibo Maïga est revenu avec le paludisme !

Alors, mesdames et messieurs, à vos pronostics : quel est, selon vous, le prochain malheur qui va s’abattre sur les Jaunes et Noirs avant la fin de la saison ? Et ne nous dîtes pas qu’un rappeur va sortir une chanson et un clip douteux sur le club car c’est déjà fait ! (KLX – « La crinière du Lion »)

KLX – La Crinière du Lion


La France à 100 jours de l’euro


Hier soir nous étions à 100 jours de l’euro et l’équipe de France devait jouer contre une des équipes favorites de la compétition l’Allemagne ! Un test pour l’équipe de France qui se cherche désespérément, même amputé de 5 joueurs majeurs la national mannschaft n’en restait pas moins efficace et intimidant. Et c’est avec un peu de chance et de réalisme que l’équipe de France a gagné 2-1 hier soir à Brême. Donc que vaut l’équipe de France à maintenant 99 jours de l’euro ?

Capitaine abandonnée ?

Tout d’abord, petite interrogation rapide. Quelle fut ma surprise hier soir quand j’ai constaté que Hugo Lloris était capitaine ! Je n’ai rien contre Lloris ! Mais il me semble qu’un capitaine est censé être un mec avec du charisme et j’ai eu beau cherché où Lloris avait du charisme et un mental de leader et bien mesdames, messieurs je cherche encore ! Laurent Blanc ne semble pas trouver de leader mental dans cette équipe et dans certaines situations délicates, sous la pression dans un match ceci pourrait vite devenir handicapant.

Le fond de jeu

Et bien actuellement le fond de jeu de cette équipe reste pauvre, car faisons une comparaison. A chaque fois que l’équipe de France a réalisé ses meilleures prestations, c’était contre de grandes équipes (Brésil, Angleterre…) mais  c’est aussi lors de ces confrontations qu’à chaque fois que l’équipe de France évoluait en contre ! Car il faut bien le dire, cette équipe est incapable, où il lui est difficile de produire un jeu efficace contre des équipes qui l’attendent au tournant (ou à 10 derrière). Des joueurs comme Nasri à certains moments de la rencontre ont pris l’intention du jeu, ce qui est tellement rare qu’il faut le souligner. Il y a donc un problème éternel pour créer du jeu  dans cette équipe et même dans le football français en général, c’est l’intelligence de jeu, on y revient toujours, mais c’est ici qu’est le problème des Zidane et Platini tu n’en trouves pas à tous les coins de rue donc si chacun n’a l’intelligence nécessaire pour développer du jeu il devient très compliqué de rivaliser au plan international, dans un domaine où les Espagnols ou les Allemands excelle. Attention nous avons pas mal de joueurs de niveau international, mais malheureusement peu son capable de prendre le rôle de meneur dans le jeu ou de créer des actions favorables. Et donc d’éviter de subir facilement le jeu de l’adversaire en gardant le pied sur le ballon. Lorsque les Allemand dominaient hier soir à quelques moments du match les offensives allemandes ont facilement semé la panique dans la défense française qui peut remercier son gardien Hugo Lloris d’avoir sauvé la baraque à plusieurs reprises. Mieux vaut garder le pied sur le ballon plutôt que de se faire surprendre lorsque l’équipe adverse accélère et que les joueurs sur le terrain n’ai pas la faculté de contrer c’est offensive.

Analyse ligne par ligne

Le Gardien

Lloris a été très bon et a réalisé plusieurs grosses parades hier soir, c’est un des tauliers de l’équipe et le titulaire indiscutable pour l’euro. Seul point noir son rôle de capitaine évoqué en début d’article qui ne lui va pas du tout.

La défense

Hier soir composé de Debuchy, Rami, Mexes et Abidal a semblé plutôt solide malgré quelques absences au marquage de Klose qui aurait pu coûter beaucoup plus cher à l’équipe de France. On peut aussi noter les relances parfois brouillonnes qui entraînent tout de suite une accumulation d’occasion pour l’adversaire qui pourrait se résoudre très vite si l’équipe possédait un véritable 6 en sentinelle devant la défense pour déblayer le terrain et empêcher les transmissions de balle trop facile. Notons aussi une chose intéressante tout d’abord un excellent match de Mathieu Debuchy qui pour moi hier soir s’est assuré une place à l’euro et qui de plus est l’homme du match défensivement impeccable et offensivement très précis. Mais ceux qui tactiquement est aussi intéressant de constater c’est que quand Debuchy montait, la défense centrale n’était plus constituée de 2 joueurs, mais 3 joueurs Rami, Mexes, Abidal qui assurent une véritable assise défensive en cas de contre défavorable ou l’avortement d’une action.

Bref, la défense a tenu toutes ses promesses hier soir, elle m’a en partie convaincue surtout dans le fait de savoir qu’ils auront l’occasion de travailler beaucoup plus ensemble avant l’euro et ainsi de développer les automatismes. Donc pour moi la défense d’hier soir doit-être la défense française titulaire à l’euro avec les mêmes dispositions tactiques qui offrent des possibilités de contre rapide et efficace comme sur le but de Giroud qui peuvent faire très mal à un adversaire.

Le milieu

Beaucoup de choses à dire sur le milieu de terrain français composé de 5 joueurs hier, M’villa et Bodmer dans le rôle de milieu relayeur et les 3 milieux offensifs de gauche à droite Ribéry, Nasri et Valbuena. Tout d’abord, analysons les 2 milieux relayeur, M’villa a tout simplement été transparent hier soir à part sur une action défensive où il sauve une balle de but. Mais mis à part ça il n’a pas été dans le coup offensivement et défensivement à sa place il faudrait un véritable numéro 6 avec des techniques qui lui permettent d’être devant la défense sur les actions de l’équipe adverse et d’être lui aussi dans le coup sur les actions offensives (chose réalisée en fin de match avec le duo Malouda-Diarra mais comme Diarra n’est pas en état de grâce et Malouda pas un milieu relayeur l’effet escompté par ce changement tactique n’a été qu’anecdotique mise à part sur le but ou la contribution offensive de Malouda a permis de doubler la mise). Un mec du calibre de Mavuba écarté de l’équipe de France à tort et pourrait devenir une véritable pièce maitresse de l’équipe s’il était intégré dans l’effectif tricolore il a une assise défensive et une capacité technique qu’il manque actuellement dans l’effectif de l’edf. Au niveau de Cabaye rien à dire à part qu’il fait le travail qu’on lui demandait et était dans le coup très souvent sur les actions offensives. Donc pour moi à l’euro une paire Mavuba-Cabaye ne serait vraiment pas à exclure.

Au niveau des milieux offensifs il y a quand même de quoi dire, Ribéry aura eu beau se prendre une béquille à la 3ème minute, il a été incapable de faire la différence face à Boateng et a perdu pas mal de ballon en voulant jouer sa carte personnelle. Pour moi Ribéry n’a plus rien à faire en équipe de France depuis la coupe du monde 2010, il n’apporte plus rien et ne sert que dans le rôle de boulet de service. Il a été remplacé par Ménez à la mi-temps qui lui aussi a été complètement inutile au jeu collectif français et est un bouffeur de ballon invétéré. Le cas Nasri lui pose plus de questions, complètement éteint durant une bonne partie du match Nasri à certains moments a su prendre les clés du camion, l’intention du jeu et exploité de bons ballons. Il est malheureusement trop inconstant, ce poste de numéro 10 reste donc pour moi à pourvoir, car ni Martin ou Nasri ne convainc réellement à ce poste. Valbuena quant à lui a réalisé un bon match, offensivement intéressant il a su donner les ballons qu’il fallait et n’a eu que très peu de déchet technique. Il serait aussi attrayant de tester Amalfitano toute une rencontre à sa poste, car sa rentrée a plutôt été convaincante il a apporté de la percussion sur son coter, créant des actions intéressantes.

L’attaque

Composé seulement d’Olivier Giroud qui fêtait sa première titularisation sous maillot bleu, il n’a eu que peu de ballon à exploiter et la seule occasion franche qu’il a eu devant la cage allemande il la mise au fond. Giroud est actuellement le Joker numéro 1 de Karim Benzema, même s’il est dommage de se priver du registre de jeu d’un attaquant en forme comme lui. Mais Benzema très en vue au Real cette saison reste l’attaquant numéro 1 de cette formation française. Giroud a été remplacé par Luis Saha à la 75ème minute qui sans un hors-jeu aurait triplé la mise pour l’équipe de France. Il est donc intéressant de constater que nous avons 3, 4 attaquants actuellement en forme et qu’il ne leur faut pas 40 occasions pour marquer.

Conclusion à 100 jours de l’euro

Bonne performance des bleues face à une Allemagne bis, test concluant pour les Français. Des hommes comme Debuchy ont marqué pas mal de points. L’Edf a été réaliste, mais aussi chanceuse face à certaines offensives allemandes qui ne marquent qu’un seul but alors que l’addition aurait pu être beaucoup plus salée ! Et l’EDF risque de voir ce genre de situation se reproduire sans un vrai milieu défensif qui renforce l’entre jeux et l’avant-garde de la défense française. Une construction offensive efficace composée de contre, mais à revoir, car trop irrégulière. Les Français ont eu du mal à conserver le ballon sur certains temps de jeu ce qui permet à l’adversaire de se créer des occasions intéressantes, il serait donc judicieux de mettre un peu plus le pied sur le ballon afin de se créer plus d’occasions. Cela reste une prestation intéressante et encourageante pour Laurent Blanc en vue de l’euro, de plus Laurent Blanc peut dire aujourd’hui à mon avis qu’il possède sa défense type pour l’euro. Avec ça on a peut-être une chance de passer le premier tour !