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Ligue 1 : les stats marquantes de la 7e journée


Avec une moyenne de 2,20 buts par match, cette 7e journée du championnat 2012/2013 de Ligue 1 s’est révélée peu prolifique (2,49 buts par match pour la moyenne de la saison) et, il faut bien l’avouer, assez soporifique pour certaines rencontres. Les défenses ont pris le pas sur les attaques.

Malgré tout, les rencontres de vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 septembre 2012, ont permis de réduire les effectifs du cercle des équipes invaincues cette saison. Après les défaites de l’Olympique de Marseille (OM) à Valenciennes (4-1) et celle de l’Olympique Lyonnais (OL) face au FC Girondins de Bordeaux (0-2), il ne reste plus que 3 clubs qui n’ont pas encore perdu cette année : Paris Saint-Germain (PSG) avec 4 victoires et 3 nuls, FC Lorient et FCGB avec 3 victoires et 4 nuls. Il faut remonter à 2011/2002 pour trouver autant de formations qui sont parvenues à préserver leur invincibilité après 7 journées. Il y en avait même 4, à l’époque (Lens, Auxerre, Lille et Paris). Elles avaient toutes terminé la saison entre la 2e et la 5e position au classement.

Et dans ce cercle fermé des clubs qui n’ont pas encore connu la défaite, le FCGB fait figure de leader. En effet, les Girondins n’ont plus perdu en Ligue 1 depuis la 31e journée de la saison 2011/2012, le 8 avril 2012 (0-1 à Caen). Les Bordelais restent donc sur une série de 14 matchs sans perdre en championnat de France.

On reste sur les séries avec la 5e rencontre consécutive sans défaite pour Valenciennes face à l’OM. Au cours des 9 dernières oppositions entre les deux clubs en terres valenciennoises, les Nordistes affichent un bilan de 5 victoires, 3 matchs nuls et une seule défaite.

Autre série en cours : celle du Toulouse FC (TFC) face à l’ES Troyes Aube Champagne (ESTAC). Cela fait 13 fois, en 13 confrontations, que les Haut-Garonnais inscrivent au moins 1 but contre l’ESTAC. Grâce à leur victoire de samedi (0-2) les Toulousains engrangent leur 3e succès de la saison. A chaque fois qu’ils ont gagné, ils ont ouvert le score. Ils ont encaissé le 1er but à 4 reprises et ces matchs se sont soldés sur 3 nuls et 1 défaite.

Les attaquants renouent avec les doublés

Du côté des performances individuelles, Kevin Gameiro a réussi le tour de force d’inscrire son premier doublé de la saison à l’occasion de sa première titularisation contre le FC Sochaux Montbéliard (FCSM). Le PSG s’est imposé (2-0) et l’attaquant est le joueur qui a le plus tiré (4 fois) et le plus cadré (3 fois) au cours de cette rencontre. Il est également le joueur offensif du PSG qui affiche le pourcentage le plus élevé de passes réussies (81%).

Autre doublé : celui d’Anthony Le Tallec face à l’OM (victoire 4-1 de Valenciennes). Le premier pour lui en Ligue 1 depuis le 16 mai 2009. Pendant cette opposition, l’attaquant du VAFC a tenté sa chance à 5 reprises et a cadré 4 fois. Ce qui fait de lui, le joueur qui a le plus cadré de frappes au cours de cette 7e journée.

Et, pour trouver, le joueur qui a touché le plus de ballons au cours de la journée, il faut allé voir du côté du TFC. Etienne Capoue en a joué 106 lors de la victoire de son club à Troyes (0-2). C’est sa meilleure de la saison. Elle lui permet notamment de conforter sa place sur le podium des mecs qui jouent le plus de ballons cette saison en Ligue 1 avec un total de 534. Il est devancé par Maxime Gonalons (575) et se positionne juste devant Fabrice Nsakala (506).

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Ligue 1 : quelques stats marquantes de la 6e journée


• 16 ans. C’est ce qu’il aura fallu patienter pour qu’Ali Ahamada, gardien de but du Toulouse Football Club (TFC), prenne la suite de Grégory Wimbée et entre dans le cercle très fermé, plutôt inutile mais néanmoins prestigieux des gardiens buteurs en Ligue 1. Le portier haut-garonnais a permis à son club d’égaliser à la 96e minute d’une opposition que le Stade Rennais FC (SRFC) menait jusqu’alors 2-1. La rencontre de cette 6e journée s’est finalement terminée sur un score nul (2-2).

• La 6e journée de Ligue 1 2012-2013 a vu le club de Montpellier Hérault Sporting Club (MHSC) disputer le 750e match de son histoire parmi l’élite du football français. L’équipe en a remportés 253, perdus 275 et obtenu 222 matchs nuls. Un bilan mitigé auquel il faut ajouter le 875e but du club en Ligue 1 inscrit ce vendredi 21 septembre 2012 face à l’AS Saint-Etienne (ASSE). La aussi, l’opposition s’est terminée sur un score nul (1-1).

• Ils sont imbattables à domicile, les Brestois, cette saison. Les ouailles de Landry Chauvin ont obtenu leur 3e victoire en 3 matchs cette saison sur leur pelouse face à Valenciennes (2-1). En fait, les joueurs bretons sont invaincus au stade Francis-Le Blé depuis avril 2012. Soit 5 rencontres, dont 4 victoires et un nul.

• Autre équipe irrésistible en ce début de saison : l’Olympique de Marseille (OM). Le club de la cité phocéenne a enregistré, dimanche 23 septembre 2012, sa 6e victoire en autant de journées face à Evian-Thonon-Gaillard (1-0). C’est une performance que le club de la cité phocéenne n’avait encore jamais réalisée. Pour voir un club remporter ses 6 premières rencontres de la saison, il faut remonter 52 ans en arrière et le départ tonitruant de l’AS Monaco lors de la saison 1960-1961.

La Zlatan-dépendance se creuse pour Paris

• Du côté des performances individuelles, on retrouve l’inévitable Zlatan Ibrahimovic qui, lors de la victoire du Paris-Saint Germain (PSG) sur la pelouse du Sporting Club de Bastia (0-4) a inscrit son 7e but depuis le début de la saison. L’international suédois a participé à 5 rencontres et affiche une fréquence d’une réalisation toutes les 64 minutes. Il est en tête du classement des buteurs de la Ligue 1 et a marqué 70% des buts du PSG depuis le début de la saison. Qui a dit « dépendance » ?

• Enfin, faisons un tour en Bretagne où Mevlut Erding, attaquant du SRFC, a inscrit, samedi 22 septembre 2012, son 6e but en 11 confrontations face au TFC. Le club du Sud-Ouest réussit bien au buteur turc qui, en plus, de ses pions a délivré 2 passes décisives contre l’équipe de la ville rose.

Blanc peine à faire mieux que Domenech



Si on résume et qu’on caricature un petit peu, l’un (Domenech) a été décrit comme un incompétent, véritable fossoyeur du jeu de l’équipe de France et l’autre (Blanc), nous a été présenté comme le messie, garant magique d’un retour des Bleus dans l’élite du football mondial.

Si des différences indéniables de charisme et de techniques de communication peuvent, en partie, expliquer l’océan qui existe entre les traitements médiatiques accordés aux deux sélectionneurs, il est intéressant de vérifier par les statistiques si de tels écarts sont, dans les faits, justifiés. En gros, après le quinzième match du Cévénol à la tête de la sélection, la question posée est : Laurent Blanc est-il vraiment plus fort que Raymond Domenech ?

Pour y répondre, nous nous sommes tournés vers le site www.fff.fr. Il contient une mine d’informations sur toutes les rencontres, tous les joueurs et tous les sélectionneurs français. Nous y avons relevé une série de données concernant les quinze premiers matchs des Bleus sous l’ère Domenech et les quinze premiers matchs des Bleus dirigés par Laurent Blanc.


Blanc a peine plus efficace

On le sait tous : en fin de compte, au football, ce qui compte, c’est le résultat à la fin du match. Peu importe la manière. Alors, pour tenter d’apporter un premier élément de réponse à la question posée plus haut, intéressons-nous d’abord aux résultats.

Et c’est Domenech qui marque le premier points puisque lors de ses quinze premiers matchs à la tête des Bleus, le (Bad ?) Gone est resté invaincu. Il affiche un bilan avec sept victoires et huit matchs nuls.

Pour Blanc, en revanche, les débuts ont été légèrement plus compliqués. Le natif d’Alès a, lui, perdu ses deux premières rencontres face à la Norvège, en amical, et la Biélorussie, en qualifications pour l’Euro. Mais il se rattrape ensuite en alignant neuf victoires et quatre nuls.

Ce qui lui permet de revenir à la hauteur de son prédécesseur puisqu’avec 31 points, il fait mieux que Domenech qui lui plafonne à 29 points. Et, tant que nous y sommes, rajoutons un demi point au champion du monde 98 pour les deux victoires consécutives face à l’Angleterre et au Brésil. Bien qu’elles aient eu lieu au cours d’oppositions amicales, elles comptent pour le prestige.

Domenech : le mur

Mais surprise ! L’ami Raymond ne se laisse pas distancer ainsi. Il revient au score sur son concurrent grâce aux bonnes performances défensives des Bleus au cours de ses quinze premières rencontres à leur tête. En effet, le mari d’Estelle Denis peut se targuer de n’avoir encaisser que cinq buts sur cette période. Pour les Bleus de Blanc, le bilan défensif est moins bon : huit buts encaissés en quinze matchs.

Pour ce qui est de l’attaque, Blanc ne parvient pas à faire mieux que les 21 petits buts de Domenech. Il affiche exactement le même total. Ce qui correspond à une moyenne de 1,4 buts par match. C’est très peu… Trop peu ?

Place aux jeunes

Ce fut légèrement fastidieux mais nous nous sommes également penchés sur la liste des joueurs utilisés par chacun des deux sélectionneurs. Lors des quinze premières rencontres, Domenech en a sélectionné 36 différents et Laurent Blanc 37.

Mais là où le Président se distingue, c’est dans la place qu’il fait aux jeunes. Lors des quinze premiers matchs de l’équipe de France de Laurent Blanc, 15 joueurs ont connu leur première sélection. Avec, parmi eux, Menez, Gameiro, Rami ou Martin.

En autant de rencontres, Raymond Domenech n’a, quant à lui, lancé que 10 joueurs dans le grand bain. Dont notamment, Evra, Abidal et Malouda.

Pour préciser – et ça sera peut-être plus flagrant de cette manière – 40,5 % des joueurs utilisés par Laurent Blanc ont débuté avec lui en équipe de France contre seulement 27,8 % avec Raymond Domenech. Toujours en ne tenant compte que des quinze premiers matchs.

Une telle statistique peut s’expliquer par les problèmes d’effectif auxquels a du faire face l’ancien champion du monde suite aux suspensions des mutins de Knysna. La grande majorité de ses primo sélectionnés l’ont été lors de ses deux premières rencontres.

Mais au final, ça fait un point de plus pour le mec qui aimait bien embrasser le crane chauve de Fabien Barthez.

Alors : c’est qui l’meilleur ?

Si, au regard de ces statistiques, il est légèrement en tête, le bilan d’étape de Laurent Blanc après ses quinze premiers matchs surpasse péniblement celui de son prédécesseur. Il a vite su conquérir le cœur des dirigeants de la Fédération, des journalistes et des supporters mais il reste sur la corde raide.

Une série de deux ou trois contre-performances, en plus du triste 0 à 0 de mardi, pourraient rapidement faire plonger Laurent Blanc dans les affres de la mise à mort médiatico-populaire. Surtout que ses choix commencent à être de plus en plus critiqués.

Notamment en ce qui concerne le retour à un système (usé ?) de jeu à deux milieux défensifs, cher à son prédécesseur. Mais aussi du point de vue du bien fondé de la titularisation de certains joueurs comme Alou Diarra, Malouda ou Ribery.

Ce dernier qui, en ayant vu son caprice de vouloir absolument jouer à gauche exhaussé, permet aux détracteurs de l’ancien champion du monde d’ajouter une flèche à leur carquois.

A suivre dans quinze matchs !