Archives Mensuelles: janvier 2012

Ligue 1 Typologie des buteurs Vol.2


Fin septembre 2011, Football Anatomy vous proposait une typologie des buteurs du championnat de Ligue 1 après huit journées de championnat.

Alors que les rencontres de la phase aller sont terminées et que les matchs retour viennent de débuter, nous renouvelons l’expérience.

Nous avons choisi de décortiquer à nouveau le classement des buteurs en nous intéressant à tous les joueurs ayant marqué au moins 5 buts au cours de ces 20 premières journées.

Le but est d’aller voir plus loin que le simple total des réalisations de chacun.

Nous cherchons ici à mettre en lumière les différents types de buteurs qu’accueille la Ligue cette saison.

Qui est le plus efficace ?

Dans un premier temps, nous avons choisi de nous intéresser à l’efficacité de nos goleadors Made in France (non ce post n’est pas sponsorisé par François Bayrou…).

Pour cela, nous avons noté sur nos petits calepins le nombre de frappes et le nombre de buts marqués par chacun.

À partir de là, un petit produit en croix (comme nous l’a si bien appris Xavier Darcos) suffit pour déterminer le taux de réussite des attaquants.

Et à ce petit jeu, l’avant-centre qui devance tous les autres est – et cela va certainement en étonner plus d’un – Yoann Gouffran.

Avec 6 réalisations à son compteur pour seulement 25 frappes tentées, l’attaquant bordelais affiche un taux de réussite de 24%.

Il devance le Rennais Jires Kembo-Ekoko avec 21,05% et 8 buts marqués pour 39 tirs.

Lisandro Lopez vient compléter le podium de ces buteurs efficaces avec ses 6 unités pour 31 tentatives. Ce qui équivaut à un taux de réussite de 19,35%.

Tels le Concordia qui est venu s’abîmer sur les côtes de l’île du Giglio au large de la Sardaigne, les deux montpelliérains Olivier Giroud et Souleymane Camara échouent au pied de ce podium avec des taux de réussite respectifs de 19,18% et 17,24%.

Qui plante avec la plus haute fréquence ?

La seconde partie de cette deuxième version de la typologie des buteurs de Ligue 1 concerne la fréquence des réalisations de ces derniers.

Pour la déterminer, nous avons calculé le quotient entre le nombre de perles enfilées et le temps de jeu des attaquants.

Et c’est Jires Kembo-Ekoko, de Rennes, qui s’avère être l’attaquant avec la plus haute fréquence de réalisations pour cette première moitié de championnat.

Il a marqué 8 fois en ayant joué 924 minutes. Soit une fréquence d’un but toutes les 116 minutes.

Avec 14 pions pour 1 703 minutes de jeu, l’avant-centre montpelliérain, Olivier Giroud se classe second. Il a marqué, en moyenne 1 but toutes les 122 minutes. Ce qui équivaut à pratiquement 1,5 but tous les deux matchs.

Il est suivi de près par l’attaquant de l’Olympique Lyonnais, Lisandro Lopez, qui affiche une fréquence d’un but toutes les 133 minutes. Il en planté 6 pour seulement 796 minutes de jeu. De quoi confirmer l’importance de l’Argentin dans les résultats de son club.

Vient ensuite Brice Jovial. Le buteur dijonnais est une des révélations de cette saison. Et sa fréquence de réalisations vient le confirmer puisqu’il peut se targuer d’une moyenne d’un but toutes les 138 minutes.

Le cinquième attaquant de ce classement est un autre homme en forme : Loïc Rémy, de l’Olympique de Marseille. Il a, en moyenne, marqué une fois toutes les 170 minutes. Soit plus d’un but toutes les deux rencontres.

Et les milieux alors ?

Vous qui êtes des lecteurs très attentifs et des observateurs assidus de la Ligue 1 aurez bien évidemment remarqué que dans ces deux premières catégories ne figurent pas les milieux de terrain qui pourtant, pour certains, ont marqué pas mal de buts en ce début de saison.

C’est un choix délibéré : nous souhaitions avant tout étudier les performances des attaquants.

Mais pour ne pas vous frustrer et dans un souci évident d’exhaustivité, nous vous livrons les performances offensives des plus éminents joueurs de l’entre-jeu du championnat de France.

Et le meilleur d’entre eux jusqu’à présent est très certainement le meneur de jeu du PSG, Néné. Avec neuf buts marqués (dont 5 penalties tout de même), il affiche une fréquence honorable d’une réalisation toutes les 181 minutes et un taux de réussite de 14,75%.

Il est au coude à coude avec LA révélation de la saison, Benjamin Corgnet de Dijon. Le milieu de DFCO a planté déjà 8 fois en 1 580 minutes de jeu, soit 1 but toutes les 189 minutes. Avec seulement 42 tirs, il obtient également un taux de réussite de 19,04% qui le place aux niveaux des meilleurs attaquants de Ligue 1.

Viennent ensuite plusieurs milieux de terrain tels que Eden Hazard (1 but / 230 minutes et 13,46% de réussite) avec 7 buts au compteur, Javier Pastore ( 1 but / 213 minutes et 14,29% de réussite), avec lui aussi 7 réalisations et Bruno Grougi, de Brest ( 1 but / 230 minutes et 18,18% de réussite) qui en a lui mis 6 dont 3 péno.

A noter que Cédric Barbosa, d’Evian TG obtient le meilleur taux de réussite de la Ligue 1 avec 26,08%. Il a marqué 6 fois pour seulement 23 tentatives.

Une reconversion d’avant-centre prévue pour le meneur de jeu savoyard ?

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Sous les projecteurs – Des nouvelles de Rachid Alioui


Bonjour Rachid, un petit mot sur ce début de saison ?

Bonjour, ça fais toujours plaisir de signer son premier contrat professionnel. Je me dis que le plus dur reste à venir maintenant.

Tu viens de signer pro , qu’est que cela te fait ? Pensais-tu que tu intégrerais si vite le groupe pro et signerais pro ?

Je ne pensais pas du tout intégrer le groupe pro aussi vite, cela a été une surprise pour moi et pour d’autres aussi je pense.
La signature est arrivée si vite aussi, le travail a porté ses fruits, je suis très heureux.

Pour la deuxième partie de saison qu’envisage tu personnellement

Pour cette deuxième partie de saison,  j’envisage d’avoir un maximum de temps de jeu, marquer des buts et bien sûr progresser.

Et au niveau collectif ? On sait que Guingamp vise le maintien, penses tu qu’il est possible de mieux ?

On peut toujours mieux faire, en ce moment le classement est assez serré donc cela peut aller vite d’un sens comme dans l’autre, maintenant on en est pas encore la, il reste beaucoup de matches.
A la fin de la saison, tu iras sans doute aux JO avec l’équipe du Maroc, une fierté de représenter ton pays ?

Oui j’espère être présent aux JO inch’Allah.. Evidemment ce sera une fierté de représenté mon pays.

Des rumeurs avaient annoncé que certains clubs te suivait, as tu été approché par d’autres clubs ?

Je ne sais pas, je ne me préoccupe pas de ces rumeurs, qu’elles soit vraies ou fausses, je me concentre que sur le terrain.

Rachid Alioui a donc signé pro il y a quelques semaines seulement. Ce jeune Guingampais a déjà inscrit 2 buts ( un contre Laval en pleine lucarne et un but décisif dans les dernières minutes à Arles ). Il va donc rechercher du temps de jeu au maximum pour sa première saison chez les pros. On espère également le voir aux Jeux Olympiques avec le Maroc. ( On rappelle qu’il a décliné l’invitation de  la sélection espoir française il y a quelques mois , un choix logique puisqu’il avait déjà annoncé vouloir jouer pour le Maroc ). On lui souhaite donc tout le meilleur pour la suite de sa saison et on le retrouvera sans doute en fin de saison !

N’hésitez pas à lire la première interview qu’il nous avait donné en début de saison : ici

CAN 2012: Les clubs de L1 les plus touchés


Cliquez pour agrandir

Bonjour , la CAN 2012 va bientôt s’ouvrir, c’est pour cela que nous avons eu l’idée de faire une petite carte pour montrer les clubs les plus touchés. La CAN 2012 va privé a 18 clubs de Ligue 1 , des joueurs. 47 joueurs de Ligue 1 vont disputer cette compétition. Qui à partir de l’année prochaine se jouera les années impair. Il y aura donc une autre CAN la saison prochaine, la CAN 2013 qui se déroulera en Afrique du Sud. Pourquoi ? Pour ne pas faire concurrence à la Coupe du Monde ou à l’euro qui se dispute les années pairs.

Caen et Ajaccio épargné !

Deux clubs de Ligue 1 ont la chance de ne pas avoir de joueurs qui iront à la CAN. Les deux clubs pourront donc profiter de leur effectif en intégralité. Un bonus sur les autres équipes. Un petit bonus seulement. Car on sait tous que les autres équipes vont puiser dans leur réserve ou bien recruter.

PSG & Lille, un départ seulement ,un atout ?

Deux clubs qui vont jouer la course au titre, Paris & Lille se voient priver d’un seul joueur, Tiené pour le PSG, qui a déjà été remplacé par l’arrivé de Maxwell. Pour Lille c’est plus compliqué, c’est le meilleur buteur de la saison passé, Moussa Sow qui sera absent. Lille envisage donc d’acheter un attaquant. Garcia a clairement déclaré qu’il en voulait un. C’est donc le PSG qui est avantagé par rapport aux autres concurrents.

Brest , sans défense – Rennes habitué

Le Stade Brestois va devoir se priver de 4 défenseurs ! Ousmane Coulibaly , Moïse Apanga , Omar Daf et Ahmed Kantari iront à la CAN. Le Stade Brestois va devoir jouer un mois sans eux , des renforts défensifs sont prévu du côté de la pointe bretonne. A Rennes on est habitué aux départs des Africains, 4 joueurs également seront de la partie. La défense et l’attaque sont touchés. « La Coupe d’Afrique des nations nous pose tout de même des problèmes, un joueur comme Pitroipa est par exemple difficilement remplaçable », expliquait ainsi l’entraineur Antonetti sur le site officiel du club. Comme Rennes sait le faire, il pourra compter sur ses jeunes.

Montpellier et Marseille, les grands perdants ?

Les deux clubs vont devoir faire sans 4 de leur joueurs. Pour Montpellier c’est Belhanda, Saihi , Camara & El Kaoutari, du côté de Marseille, les deux frères Ayew, Diawara et Kaboré seront absents. Même si des clubs comme Bordeaux, Lyon ou encore Saint Étienne perdent 3 ou 4 joueurs sur le papier, ce ne sont pas forcément des titulaires. Même si Lyon va perdre deux solutions en défense centrale avec Mensah et Koné. Toulouse est également touché, M’bengue et Fofana et Abdenour seront les trois grands absents. Marseille et Montpellier vont devoir faire sans eux. Comment ? Marseille a rappelé Brandao, qui essayera de faire oublier les frères Ayew. Une tache bien sur très difficile.  Gignac pourrait lui aussi rejouer. Du côté de Montpellier, on ne va pas changer, et on comptera sur la jeunesse comme du côté rennais.

La CAN , un handicap pour beaucoup de clubs – A quand la CAN l’été ?

Comme on peut le constater la CAN est un handicap pour la majorité des clubs de Ligue 1 , peu de clubs vont en profiter. Dans les autres championnats c’est la même chose, de nombreux clubs sont handicapés. Même si la CAN se jouera une année impair la saison prochaine, cela ne changera rien au problème. Quand est ce que la CAN se jouera l’été , quand est ce que la CAF comprendra. Une question qui mérite d’être posé. La CAN est un handicap, jouer l’été serait mieux pour tout le monde !? C’est vrai que jouer sous 40° n’est pas forcément évident.  Même si  les Africains sont habitués à leur climat ? Une question qui peut faire débat !

[ EDIT 1 : Bayal avait été compté avec Saint Etienne, il a été prêté il y a quelques jours à Nancy, merci à En vert et Contre Tous ]

Nicolas Douchez : talent en veille


La saison dernière, il a été le gardien de but de Ligue 1 le plus efficace selon des statistiques publiées par le Moustache Football Club.

Avec un taux de sauvetage qui s’élève à 77,5%, Nicolas Douchez, alors portier du Stade Rennais, devançait Stéphane Ruffier (76,8%) et Michaël Landreau (74,6%), deux « numéro 1 » dont le talent n’est plus à prouver.

Des chiffres qui auraient pu être encore plus élevés pour le natif de Rosny-sous-Bois si la défense bretonne ne s’était pas relâchée en fin de championnat en encaissant 9 buts lors des 5 dernières journées.

On peut l’affirmer sans sourciller : lors de la saison 2010/2011, Nicolas Douchez a impressionné tous les observateurs de la Ligue 1.

Une petite consécration – l’année de ses trente ans – pour ce gardien formé au Havre et passé par Châteauroux et Toulouse.

Alors, surfant sur son succès, le beau poulet de 81kg pour 1m86 décide de passer à la vitesse supérieure et se laisse convaincre par le projet ambitieux d’un PSG en plein renouveau.

« Un choix de cœur », explique-t-il.

Et Sirigu arriva…

C’était avant l’arrivée des investisseurs Qatariens….

Car, six mois plus tard, Nicolas Douchez n’a participé à aucune rencontre du club de la capitale en Ligue 1 cette saison.

La prise de contrôle du PSG par QSI a permis la venue d’un autre gardien talentueux et plus jeune, en provenance de Palerme : Salvatore Sirigu (24 ans).

La signature du prodige italien, couplée à une blessure de Douchez en début de saison, relègue l’ex Rennais sur le banc parisien.

Il est désormais cantonné à un rôle de remplaçant de luxe et n’a pris part qu’aux rencontres d’Europa League et à l’élimination honteuse face à Dijon en Coupe de la Ligue.

C’est évidemment dommage de voir un si grand talent végéter sur un banc de touche.

Pourtant Nicolas Douchez ne regrette rien.

« C’était un choix de carrière et de cœur, affirme-t-il dans les colonnes de France Football. J’avais envie de venir à Paris et j’ai découvert un grand club qui a pour ambition de remporter des titres. Je suis convaincu que si je n’avais pas été blessé, j’aurais débuté dans le but. Mais dans le foot, il faut du concret. Il n’y a pas de place pour les si. »

Mais la flamme brûle encore

Il ne se laisse pas abattre et l’on sent poindre, dans ses propos, une touche d’espoir laissant imaginer que Douchez n’a pas dit son dernier mot et reste motivé et mobilisé pour mettre les bouchées doubles et, pourquoi pas, déloger Sirigu de sa place de titulaire.

C’est tout le mal que l’on souhaite à ce grand gardien qui affiche une montée en puissance significative depuis ses débuts en première division le 4 février 2006 sous les couleurs toulousaines, face à Nantes.

Depuis cette date, il a participé à 196 rencontres de L1, et 18 matches Coupes d’Europe (2 en C1 et 16 en C3).

Une régularité qui lui a même permis d’être appelé en équipe de France A, sans pour autant être sélectionné.

Il ne fait pas grand doute qu’avec ses qualités, sa régularité et son expérience, Nicolas Douchez  est en mesure d’intéresser de nombreux clubs français et étrangers.

Et même si, pour le moment il « ne regrette pas d’être venu ici, même si [il] n’[est] pas présent sur le terrain », espérons qu’il ne baissera pas les gants et qu’il saura saisir sa chance si elle se présente.

Au PSG ou ailleurs…

Thierry Henry is back !


Vous en avez probablement entendu parler, Thierry Henry est de retour à Arsenal pour un prêt de deux mois à Arsenal. Et hier lors des 32 èmes de finale de la coupe d’Angleterre, il fêtait son retour. Un retour pas comme les autres. Ici à Arsenal, Monsieur Henry est considéré comme une vraie légende, il a même eu le droit d’avoir une statue devant le stade, quelques jours avant son retour ? Une statue vivante qui joue au foot, si ça ce n’est pas extraordinaire.

Pourquoi Wenger à t-il choisi d’appeler le Français pour deux mois, en attendant la reprise du championnat américain, Arsenal se cherche toujours un leader. Quelqu’un pour motiver les troupes, un homme de vestiaire On sait que l’équipe des Gunners est composé principalement par de jeunes joueurs, talentueux certes mais il manque un brin d’expérience.

A sa signature, beaucoup on dit, il ne fera rien, les retours sont dangereux, il n’apportera rien, etc … Des propos qu’ont a beaucoup entendu, à vrai dire, Wenger a fait un pari risqué, dont on ne connait pas encore le bilan ! Difficile de juger sur un seul match.

Mais parlons de ce match ! France 4 diffusait le retour de Thierry Henry à Arsenal. Opposé à Leeds, les gunners ne proposaient pas un grand jeu. Entre l’égoïsme d’Arshavin, trop souvent personnel et les tirs non cadrés. Il a fallu attendre l’entrée du king comme on l’appelle ici à Arsenal. Un grand moment d’émotion, où beaucoup de téléspectateurs ont du avoir des frissons, et peut être même Thierry Henry ! Un stade qui n’attendait que ça !

Et la suite est encore plus belle, Thierry Henry de retour à Arsenal et qui offre la qualification à son club ! Si ça ce n’est pas beau, au moment où Henry a eu le ballon dans les pieds sur l’action du but, on savait déjà comment il allait la mettre, on savait qu’elle finirait au fond ! Et elle a finit au fond des filets ! Thierry Henry a ensuite laissé exploser sa joie, ce qu’on avait rarement vu. En allant tout de suite sauter dans les bras d’Arsène Wenger.

Retour réussi pour Henry, qui a laissé exploser son immense joie à la fin du match. Un grand moment de Football hier soir, c’est ça qui font que ce sport est beau à regarder. Peut être que vous aussi avez eu quelques frissons entre la rentrée d’Henry et son but. En l’espace d’une vingtaine de minutes, on a oublié ce foot business, on a vu des valeurs ! Des choses qu’on voit rarement sur des terrains de foot ! L’histoire est belle, et le retour d’Henry sous les couleurs des Gunners est réussi, il lui reste un peu plus de 2 mois pour continuer cette belle histoire ! Pour finir cette article je vous laisse apprécier la rentrée, puis le but de Thierry Henry et tout ça en anglais, c’est encore + magique !

 

Paris Saint Germain : de la poudre aux yeux !


Après l’arrivée des investisseurs qatariens, tout le petit monde du foot français n’a pas tardé à s’enflammer et à s’extasier devant cette probable future grande équipe qu’allait devenir le Paris Saint Germain.

À peine nommé, Leonardo, le fringant-dandy-nouveau-directeur-sportif du club, nous en avait fait voir de toutes les couleurs.

Beaucoup de promesses, des noms ronflants, 42 millions d’euros dépensés pour un seul joueur et des ambitions quasiment sans limite : tous les ingrédients étaient réunis pour faire rêver les supporters parisiens.

Et pour impressionner tous les observateurs de l’Hexagone.

Mais bon, 6 mois plus tard, le soufflet semble être bien retombé.

En début de saison, le club ne cachait pas ses objectifs : remporter des titres dès cette année. Et tout le monde s’accordait à dire – peut être un peu trop vite – que cette nouvelle « dream team » de Paname allait dominer de la tête et des épaules le championnat.

Bilan à la trêve : si Paris est bel et bien en tête de la Ligue 1, son avance est plutôt maigre et le jeu proposé par l’équipe n’est pas vraiment flamboyant. Pour voir un « Barça à la française », il faudra attendre encore un peu… Trop d’individualités, pas assez de cohésion collective, Paris est un champion d’automne bien triste en comparaison de ses objectifs de début d’année.

Tant pis pour l’Europa League

Alors que l’Olympique Lyonnais revoyait ses ambitions à la baisse, qu’il était agréable de voir un club tricolore se montrer brave et déterminé à s’imposer sur la scène internationale !

De bon augure en vue d’une reconquête du classement UEFA.

LE PSG souhaitait rapidement s’illustrer en Europe et ses dirigeants ne cachaient pas leur volonté d’y arriver dès 2012 en remportant l’Europa League.

Eh bien, là aussi, il faudra repasser. 6 journées de C3 plus tard, le club parisien est éliminé dans une poule F largement à sa portée. Il est devancé par l’Athletic Bilbao… Et Salzbourg.

La perspective de titres s’amenuise encore un peu plus pour les hommes de Leonardo avec leur élimination en Coupe de la Ligue par le promu dijonnais (3-2). Un revers qui fait tache comme un verre de rouge renversé sur la belle nappe blanche que Mamie a spécialement sortie pour Noël.

Des promesses… Et puis c’est tout

Il est vrai que ces déceptions peuvent s’expliquer par le fait que le club n’en est qu’aux balbutiements de sa nouvelle ère.

Ils auraient pu passer inaperçus si le PSG avait su se montrer un peu plus modeste. Mais malheureusement pour Leonardo – et pour tous les fans de foot français – cela n’a pas été le cas.

Première victime de cette outrecuidance : Antoine Kombouaré. Bien que le club termine la première partie de la saison en tête du championnat avec 40 points, le coach est licencié car son nom ne fait pas assez rêver les propriétaires du club et serait un frein à l’arrivée de nouveaux joueurs de prestige.

Alors, hop, ni une ni deux, on le vire et on nous promet de le remplacer par Carlo Ancelotti.

Du coup, on se dit que tous les feux sont au vert pour l’arrivée de David Beckham dans la capitale – transfert promis depuis cet été. Mais non, malgré des effets d’annonce à répétition et une quasi-officialisation de sa signature, le dossier n’est toujours pas bouclé et Victoria ne déambule pas encore sur les Champs-Elysées pour faire son shopping…

Et, maintenant, on apprend qu’apparemment, la venue du Spice Boy ne devrait finalement jamais avoir lieu.

Dommage pour Paris qui aurait pu écouler pas mal de maillots sur le marché asiatique.

Un exemple parmi tant d’autres du manque d’élégance de la nouvelle direction du club. Beaucoup de promesses et, en fin de compte, trop peu d’actes. On a parlé de Tevez pour renforcer une attaque déjà bien fournie… L’Argentin signera finalement à Milan ou à l’Inter, les deux anciens clubs de Leonardo. Dommage pour lui ! Dommage pour les supporters parisiens ! Tant mieux pour Gameiro !

Alors, même s’il est vrai qu’il est désormais difficile d’ignorer que l’argent tient une place centrale dans le football, l’exemple parisien confirme l’idée que tout l’or du monde ne suffit pas à faire une grande équipe.

Si Leonardo accepte encore des conseils, il faudra lui dire de commencer à s’intéresser au côté sportif de sa fonction afin de monter une vraie équipe et pas seulement une vitrine de sa mégalomanie arrosée par les ponts d’or de ses patrons du Moyen-Orient.

Sans quoi, à l’instar des électeurs de Sarkozy, qui depuis 2007 se sont, pour la plupart, transformés en Français déçus et bafoués par des promesses sans fondement, les quelques fanatiques du PSG risquent de lâcher l’affaire et définitivement abandonner le club aux délires de sa direction.