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Interview de Mohamed Keita, espoir du foot guinéen


Mohamed Keita est un jeune footballeur guinéen de 21 ans. Après avoir été repéré dans sa Guinée natale, il a débuté sa carrière professionnelle en Grèce, à l’AEK Athènes. Après un bref passage en Lituanie et une signature avortée au Real Valladolid, en Espagne, il est aujourd’hui de retour en Grèce, en 2e division. L’occasion de faire le point avec lui sur son futur à un moment décisif de sa carrière.

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Le top 5 des articles en 2012


Bonjour à tous, la fin de l’année approche à très grand pas , vous préparez déjà le passage à la nouvelle année. En attendant, on vous propose une petite récap’ ! Le top 5 des articles qui ont le mieux marché sur Football Anatomy pour cette deuxième année.  Nous vous remercions d’avoir été fidèle tout au long de l’année et bien sur on repart pour une troisième année !

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Top 5 matchs de légendes: Paris Saint-Germain


psg
Le football regorge de matchs légendaires, de moments hors du temps, de retournements de situations exceptionnels, bref d’instants magiques qui font que le football est le sport numéro un dans le monde. Aujourd’hui nous avons décidé de vous faire un top 5 des matchs de légende du Paris Saint-Germain, un club qui malgré son jeune âge a déjà une histoire dignes des plus grands clubs et nombres de matchs déjà gravés dans nos mémoires.

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Ligue 1 : les stats marquantes de la 18e journée


Certaines rencontres étaient chiantes, mais, dans l’ensemble, cette 18e journée de Ligue 1 a tenu ses promesses. En tout cas en termes de buts marqués. Avec 26 pions (2,6 par match), elle se situe légèrement au-dessus de la moyenne observée depuis le début de la saison 2012-2013 (2,54 buts par match).

Mais ce qu’il faut avant tout retenir de cette journée, c’est qu’à son issue, les 3 premières équipes du championnat (PSG, OL et OM) ont toutes le même nombre de points (35). A une semaine de la moitié de la saison, cette situation est assez exceptionnelle et promet un beau suspense pour le reste de l’année.

Ces 3 clubs affichent une moyenne de près de 2 points engrangés lors de chaque rencontre. Pas mal. Ils dominent également bon nombre de catégories statistiques. L’OM est ainsi leader en termes de victoires (11), PSG en termes de buts marqués (33) suivi de lyon (30) et les Parisiens sont également la meilleure défense du championnat (12 buts encaissés).

L’OGNC enchaîne

Du côté des performances collectives marquantes de cette 18e journée, il faut noter le 16e match consécutif où l’OGC Nice (OGCN) est parvenu à inscrire au moins un but. Une série que les Azuréens n’avait pas enregistrée depuis la saison 1975/1976. En s’imposant contre Evian-Thonon-Gaillard (ETG) samedi (3-2), Nice signe sa 5e victoire consécutive à domicile. Il s’agit de la plus longue série en Ligue 1 cette saison.

Le Stade Brestois 29 parvient, quant à lui, à obtenir sa 1e victoire à l’extérieur de la saison en venant à bout (1-2) du FC Sochaux Montbéliard (FCSM). Au cours de leurs 29 dernières rencontres jouées loin de leurs terres, les Bretons n’en ont remportées que 2. Ils ont perdu 16 fois et obtenu 11 résultats nuls.

De son côté, l’ES Troyes Aube-Champagne (ESTAC) est venu à bout de l’AC Ajaccio (3-2) et enregistre ainsi sa 2e victoire de la saison. La 2e à domicile pour les joueurs de Jean-Marc Furlan. Un succès qui arrive après une série noire de 8 journées sans parvenir à prendre les 3 points (4 nuls et 4 défaites) en Ligue 1. En 5 matchs joués face aux Corses, l’ESTAC remporte ainsi sa 4e victoire.

Ferret et Gignac puissance 6

Pour les performances individuelles, il faut retenir que Julien Ferret a marqué son 6e but de la saison lors de la victoire du Stade Rennais FC (SRFC) contre Valenciennes (2-0). Le milieu de terrain n’avait encore jamais atteint ce total en ligue 1. Au cours de cette rencontre, il a également délivré sa 1ère passe décisive de la saison.

Autre joueur en forme en ce moment : Dario Cvitanich. Le buteur de l’OGCN est irrésistible en ce moment et passe un palier supplémentaire en ligue 1 en inscrivant son 1er doublé lors de cette 18e journée. En 15 matchs joués parmi l’élite du championnat de France, l’avant-cente totalise déjà 10 buts. Unscore qu’un attaquant niçois n’avait jamais compté avant la trêve depuis que le club est remonté en Ligue 1 en 2002/2003. Par ailleurs, aucun Niçois n’a atteint ce total en une saison complète depuis 2 ans.

Pour finir, un mot sur un revenant : André-Pierre Gignac. L’attaquant de l’OM a inscrit son 6e but de la saison contre le Toulouse Football Club (TFC), son ancien club, lors de la victoire de son équipe (0-1). Le natif de Martigues n’avait pas marqué depuis son doublé face au PSG lors de la 8e journée. Il faut dire que, contre le TFC, Gignac n’a pas ménagé ses efforts. Il n’est entré en jeu qu’à la mi-temps mais à la fin de la rencontre, il était le joueur qui avait le plus tiré et cadré à égalité avec André Ayew (3 frappes, 2 cadrées). Mais bon, lui, il a planté et il a pas manqué un penalty…

Fair-Play financier : la crise guette les clubs professionnels français


A l’heure où la notion de « fair-play financier », chère à Michel Platini, est au centre de toutes les attentions et constitue une expression tellement à la mode qu’elle en brûle les lèvres de tous les commentateurs et journalistes sportifs spécialisés sur le football, la Ligue de Football Professionnel (LFP) dévoile des chiffres inquiétants.

Au cours de la saison 2011-2012, les comptes des clubs professionnels de Ligue 1 et de Ligue 2 ont poursuivi leur dégradation. Ainsi, selon la LFP, le déficit net cumulé des 40 clubs qui évoluent parmi l’élite du championnat a atteint 107 millions d’euros la saison dernière. A titre de comparaison, il était de 65 millions d’euros en 2010-2011.

Alors que, dans un même temps, leur chiffre d’affaires enregistre une hausse de 8,5% et s’établit à 1,349 milliard d’euros.

Inquiétudes pour la Ligue 2

La Ligue, par l’intermédiaire de son conseil d’administration qui a étudié de près les comptes annuels des équipes, ajoute que 25 clubs sont « dans le rouge » en France. Parmi eux, 9 sont en Ligue 1 et 16 en Ligue 2.

Dans le détail, la Ligue 1 affiche une perte cumulée de 60 millions d’euros, contre 46 millions d’euros en 2010-2011, pour un chiffre d’affaires de 1,135 milliard d’euros. Du côté de la Ligue 2, le résultat net est déficitaire de 47 millions d’euros. Il l’était de seulement 19 millions d’euros la saison précédente.

Pour autant, si, à la vue de ces chiffres, la situation de la Ligue 1 ne semble pas confortable, c’est bien celle de la Ligue 2 qui inquiète vraiment les instances professionnelles. En effet, les équipes de la division inférieure auront certainement beaucoup plus de mal que leurs homologues de première division à générer de nouvelles recettes. Ces clubs n’ont, par exemple, pas la possibilité de modifier leur modèle économique à l’instar de ceux de Ligue 1 qui construisent de nouveaux stades.

Et, en se penchant un peu plus sur la situation de la Ligue 1, on constate bien que tous les clubs ne sont pas logés à la même enseigne en la matière.

Cure d’austérité vs budget illimité

Ainsi, si le budget du Paris-Saint Germain (PSG) semble illimité à l’heure actuelle, permettant au club de dépenser sans compter, grâce aux apports en provenance du Qatar, d’autres pensionnaires de Ligue 1 ont recours à une gestion beaucoup plus rigoureuse de leurs dépenses.

C’est le cas notamment de l’Olympique Lyonnais (OL) qui, depuis deux ans, a dû se séparer de quelques uns de ses meilleurs éléments. Parmi les noms qui ont fait la gloire de l’OL et ont notamment permis aux Rhodaniens de conquérir leur 7 titres consécutifs de champion de France, très peu figurent encore au sein de l’effectif lyonnais.

Mais malgré tout, cette politique d’austérité comme la qualifieraient les journalistes politiques, n’a pas forcément engendré des conséquences désastreuses sur le plan sportif puisque les ouailles de Rémi Garde sont bien installées sur la plus haute marche du podium de la Ligue 1 actuellement.

Mais, la direction d’OL Groupe espère que ses effets sur ses finances seront plus visibles. En effet, pour l’exercice 2011-2012, il fait état d’une perte de 28 millions d’euros, à peu près la même qu’en 2010-2011. Grâce à la compression de la masse salariale évoquée précédemment, le groupe espère renouer avec l’équilibre d’exploitation en 2013-2014.

Des informations qui démontrent que les ténors du championnat de France ne sont pas à l’abri des difficultés financières et que l’ombre de la banqueroute plane même sur les clubs de l’Hexagone. Mais, malgré tout, par rapport au centaines de millions d’euros de dettes cumulés par les équipes anglaises et espagnoles, la LFP précise que l’endettement du football professionnel français « demeure très raisonnable ».

Alors, faute de résultats vraiment excitants au niveau européen, les formations françaises peuvent au moins se féliciter de figurer en tête du classement des gestionnaires du football. Et rien que ça, c’est déjà pas mal !

Ligue 1 : les stats marquantes de la 11e journée


Encore une journée de championnat plus prolifique que la moyenne en cette saison de Ligue 1 2012-2013. Avec 2,70 buts inscrits par match, les clubs français ont réussi à dépasser de peu la moyenne enregistrée depuis le début de l’année parmi l’élite française (2,64 buts par rencontre).

Et le fait le plus marquant de cette 11e journée de Ligue 1 est, bien entendu, le succès des Stéphanois au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain (1-2). L’AS Saint-Etienne met ainsi fin à une série de 7 oppositions sans victoire face aux Parisiens. Et, de plus, c’est la première fois depuis le 4 février 1979 (victoire 4-1 à domicile) que les Verts parviennent à s’imposer face aux joueurs de la capitale en ayant concédé au moins un but.

Marseille joue la défense et VAFC l’attaque

Autre performance collective remarquable – et remarquée – de ce week-end, la victoire de l’Olympique Lyonnais (OL) contre le Sporting Club de Bastia (5-2). C’est la première fois depuis le 6 mars 2011 que l’OL inscrit 5 buts dans la même rencontre (succès 5-0 face à l’AC Arles-Avignon). De plus, avec 10 frappes cadrées sur 16 tentées, les Lyonnais enregistrent leur meilleure performance depuis le début de la saison.

Une édition dans laquelle l’Olympique de Marseille (OM) commence à faire figure d’épouvantail pour les clubs qui le reçoivent. En s’imposant sur la pelouse de l’AC Ajaccio (0-2), les Marseillais obtiennent leur 4e succès en 6 déplacements cette année. Et, à chaque fois, les joueurs d’Élie Baup n’ont pas encaissé le moindre but. Avec 12 points pris sur 18 possibles, l’OM est la meilleure équipe à l’extérieur cette saison.

C’est l’équipe surprise de ce début de championnat mais c’est également la meilleure attaque de la Ligue 1 jusqu’à présent. Le Valenciennes Football Club (VAFC) a marqué 23 fois cette saison. Et les supporters du club doivent être heureux puisqu’au cours de 3 dernières rencontres à domicile, VAFC a planté à 13 reprises !

Steed Malbranque signe son retour à Gerland

On entame le point sur les performances individuelles avec un revenant. Steed Malbranque a minscrit son premier but en Ligue 1 depuis le 27 janvier 2001. Le milieu de terrain de l’OL n’a marqué que 5 fois dans le championnat de France au cours de sa carrière, dont 4 fois au stade Gerland. Lors de la victoire de son club face à Bastia, il a également délivré la 3e passe décisive de sa saison. La 3e à domicile.

Au cours de la victoire du Stade Brestois contre Lorient (2-0), vendredi 2 novembre 2012, Eden Ben Basat a marqué le 4e but de sa saison. Tous ont été inscrits à domicile. Depuis qu’il est arrivé en Bretagne, l’attaquant a planté 75% de ses pions au stade Francis Le Blé. L’air marin lui réussit bien visiblement….

Enfin, du côté de Valenciennes, Grégory Pujol a réalisé son 1e doublé en Ligue 1 depuis le 17 septembre 2011 (face au Dijon FCO). Il s’agit de la 8e fois qu’il parvient à une telle performance depuis ses débuts dans le championnat de France. Avec un total de 62 réalisations dans le championnat de France, il est le 6e meilleur buteur encore en activité en Ligue 1.

Ligue 1 : Les joueurs formés au club


Bonjour à tous , le retour des chiffres et des graphiques sur Football Anatomy. Une nouvelle étude  et aujourd’hui on s’intéresse aux joueurs formés au club en Ligue 1. La première stat qui se dégage est la moyenne générale. En moyenne, il y a 30% de joueurs formés au club dans un club de Ligue 1.  Je vous propose donc une étude en profondeur. Commençons par les clubs pour qui le pourcentage de joueurs formés au club est faible.

Brest , zéro pointé ! Le made in PSG vers la disparition ?

C’est étonnant ! Brest ne compte aucun joueur formé au club dans ses rangs ce qui est tout de même rare. Le club breton souhaite en effet construire un centre de formation, mais celui ci est actuellement barré par des opposants. ( Le projet de centre de formation de Brest ). Pour le PSG , seulement 16% de l’effectif pro a été formé à Paris. Une stat inquiétante , mais qui est compréhensible, car depuis l’arrivée des Qataris, Paris recrute à l’internationale et ne pense pas forcément à la formation. Même si le jeune Adrien Rabiot est la bonne surprise de ces dernières semaines. Le Made in PSG pourrait tout de même disparaitre pendant plusieurs années.  Les petits clubs comme Ajaccio et Troyes ont également un pourcentage de joueurs formés au club en dessous de la moyenne. Les clubs manquent surement de moyens et préfèrent s’appuyer sur des joueurs d’expériences pour acquérir le maintien le plus vite possible. Quant à Lorient , la politique de recrutement est souvent axée vers des joueurs prometteurs de Ligue 2. On comprends donc le 17% de joueurs formés au club.

Bordeaux, Rennes, Saint Étienne , Marseille , la tradition 

La France est tout de même réputé pour former de nombreux joueurs. A Bordeaux comme à Rennes et Saint Étienne, depuis plusieurs années on forme des bons joueurs et surtout on compte sur eux en équipe première. Une tradition qui se perpétue au fil des saisons et qui va encore continuer ! Quant à Marseille, le club à aussi également souvent compté sur les jeunes , mais peut être encore plus aujourd’hui avec une situation économique difficile. Le club n’a pu le choix et doit s’appuyer sur son centre de Formation. Les frères Ayew en sont le parfait exemple. De nombreux jeunes tapent à la porte de l’équipe première. Élie Baup leur donnera surement leur chance !  Toulouse a également un bon nombres de joueurs formés au club dans son effectif. Enfin le promu Bastia a aussi un pourcentage de joueurs formés au club qui représente la philosophie du club. Allier la jeunesse et l’expérience.

Lyon , Montpellier, Sochaux, l’élite !

Ce sont les trois gagnants ! Lyon , Sochaux et Montpellier font confiance aux jeunes, les stats le prouvent, 50% des joueurs de l’effectif sont formé aux clubs. Pour Sochaux, c’est une tradition, l’un des meilleurs centres de formations du pays. Une bonne génération mais qui peine à sortir des résultats. C’est pour cela que certains vont voir ailleurs comme Marvin Martin. Pour Montpellier, le club s’appuie sur la génération qui lui a permis de remporter le titre la saison passée. Belhanda, Yanga Mbiwa , Cabella, Stambouli & co, une jolie génération, qui malheureusement manque d’expérience dans les compétitions européenes et qui peine cette saison en Ligue 1. Dur dur de renouveler des exploits ! Enfin Lyon fait également parti des leaders. Comme Marseille, le club a une situation économique difficile. Même si le club a fait confiance à ses jeunes par le passé. Aujourd’hui encore plus ! Pourquoi ? Le club n’a pas les moyens de recruter et souhaite également s’appuyer sur ses jeunes, qui sont souvent parti ailleurs ( Rémy, Mounier, etc … ).

Les clubs de Ligue 1  aiment faire confiance aux jeunes issus du centre de formation. Les joueurs formés aux clubs ont de l’avenir en France !

Le calvaire et la libération.


On ne donnait pas cher des chances françaises au lendemain la triste défaite contre le Japon. Face aux Bleus, ceux que l’on a coutume de considérer comme la plus grande équipe du monde : la Roja, subtil mélange entre l’effectif de deux des meilleures équipes du monde. Les statistiques n’étaient pas en faveur des Français qui restait de plus sur une défaite peu glorieuse en quart de l’Euro. En connaissance de cause, Deschamps avait fait son choix : mettre en place une équipe défensive, rigoureuse, combative mais qui attendrait le miracle pour s’imposer. Résultat, il n’aura pas fallu trente minutes aux Espagnols pour ouvrir la marque après avoir confisqué le ballon à des Bleus bien tendres.

Errements défensifs et volonté de perdre la balle.

Il faut en parler de ce but, l’analyser, le décrypter. Parce que tout porte à croire que l’ouverture du score n’aurait pas dû arriver si tôt, car en face l’Espagne est avant tout une équipe dangereuse dans le jeu mais beaucoup moins sur coup de pied arrêté. Le danger paraissait unique : Sergio Ramos. Alors évidemment, on met au marquage le robuste Sakho, capable de le bousculer dans les airs. Oui, sans doute, mais à condition qu’il arrive à temps sur le ballon, et qu’il ne se fasse pas manger comme un Bleuet par un écran de Busquets. Le poteau nous sauve sur la tête de Ramos, pour mieux nous faire voir combien notre défense n’est pas rentrée dans son match. Tout le monde se regarde, personne n’y va vraiment et on oublie totalement le marquage. Il faudra que Lloris hurle pour que Sakho se rappelle de l’existence du défenseur espagnol, seul à quelques mètres du but. Trop tard.

Puisque j’en suis à accabler la défense sur cette première période, il faut voir que l’ensemble de l’équipe n’a pas pris la mesure de l’évènement sur cette mi-temps au moins. Les espagnols ont beaucoup utilisés l’aile gauche, preuve que Menez est bien incapable de se sacrifier pour défendre. Et lorsqu’il tombe sur un Jordi Alba intenable, l’équipe prend l’eau et surtout Debuchy. Ce dernier n’a pas cessé de se faire déborder, complètement dépassé par les offensives répétées du jeune latéral barcelonais. Et Koscielny a couvert, inlassablement et bien maladroitement. Jusqu’à cette faute qui paraissait inévitable. Penalty. Là le match parait plié tant l’équipe est incapable de produire du jeu et tant Fabregas semble sûr de lui. Mais Lloris était là. Il prouve qu’il est un grand gardien, bien loin de sa prestation japonaise. Il a rassuré, et puis il a été décisif. Les grands joueurs dans les grands matchs, voila de quel monde il est.

Puis la mi-temps est venu calmer notre agacement grandissant. Là c’est le moment où on rumine sur notre sélection de bras cassés. Sur un milieu de terrain inexistant, avec un Gonalons ridicule dans la transmission du ballon, et un Cabaye que je ne saurais trop juger puisqu’il a été tout bonnement invisible sur la période. Je pense à ce moment que l’on battait un record de transmissions ratés, rien ne passait. Là on s’affole presque pour l’avenir du football français car rien ne va, les Bleuets et les Bleus, même combat. Puis le discours de Deschamps change la donne et le visage des Bleus.

A mort le 4-3-3, place au 4-2-3-1.

Après quelques minutes d’observations, le second acte prend son envol. Le sélectionneur français se risque (enfin) à faire bouger son collectif. Gonalons, bien décevant ce soir, cède sa place à Valbuena. Clairement, ce joueur n’est pas un génie, mais il a le sens du jeu et affiche une réelle motivation. Ca nous change ! Et là, le bloc français remonte, trouve les espaces, et commence à jouer au football. Ribery s’enflamme, montre enfin un visage qui ressemble un peu plus à celui que l’on peut voir lorsqu’il joue outre-Rhin. Il dynamise le jeu, et offre beaucoup de ballons à Benzema. Et ce dernier n’en fait pas grand chose, malheureusement.

Là c’est le moment où je me demande qui a bien pu l’appeler Benzegoal un jour, et qu’est ce qui fait qu’un joueur si brillant à Madrid est incapable d’être un vrai attaquant avec nous ? Alors on va me dire, oui, mais il pèse sur l’attaque à défaut de marquer. Sauf que justement, il est le seul en position de le marquer, et il faudrait qu’il s’attèle du coup un peu plus à cette tâche. Parce que quand on décide de le faire jouer avec un attaquant à ses côtés, il est incapable de lui faire une passe. Là, seul en pointe, il est incapable de marquer. A quoi sert-il ? Sans doute est-il un véritable leader technique, mais on attend plus de lui, il doit se montrer à la hauteur y compris sous le maillot bleu. Au moins, il s’est montré volontaire et généreux dans l’effort. C’est moindre mal.

L’aile gauche française s’est montré très satisfaisante. D’abord, parce qu’Evra a enfin tenu son rang à la fois défensivement et sur ses montées, et puis parce que Ribery a mis le feu. Sans arrêt. Un fait de jeu qui est passé relativement inaperçu, c’est la sortie d’Arbeloa qui jusque là avait contenu Kaizer Franck. Juanfran a souffert, énormément, jusqu’à nous offrir le ballon de contre à la dernière minute. Ce fait de jeu a libéré notre attaque. Deschamps rééquilibrait son effectif en sortant Menez, jamais dans son match hier, pour offrir du temps de jeu à Moussa Sissoko. L’équipe a pris une toute autre dimension. Il a bien mieux contenu Jordi Alba, et l’équipe a récupéré les ballons beaucoup plus haut. Les espagnols étaient étonnamment fébrile dans le jeu, ils ne créaient plus grand chose et se montraient maladroits un peu partout.

Là les Bleus se sont mis à pousser. A l’image de Blaise Matuidi, impressionnant dans la récupération. Les actions s’enchainent. Menez est trop court, Benzema rate un but à sa portée, Sissoko dévisse. Et puis on se dit qu’on retiendra une équipe un peu mieux mais que le score en restera là. Que les Français n’auront pas su profiter de la suffisance des joueurs de la Roja. Trois minutes d’arrêts de jeu, corner à la 93ème. L’arbitre va siffler, l’EdF s’incline donc avec mérite. Mais non, il laisse le contre se poursuivre. Juanfran, un peu audacieux sur le coup, se fait reprendre par Evra, Sissoko chevauche le terrain et met sur orbite Ribery. Le Munichois fait le bon geste, et centre sur un Olivier Giroud qui s’est démarqué. A la réception, il est seul, le coup est parfait. Juste dans le tempo. Imparable. La France égalisé sur le gong, et s’offre un point somme toute plus que mérité

Et si on commençait par la seconde période ?

Alors oui, le bilan voudrait que l’on retienne surtout la seconde période. Celle d’un maillot bleu porté avec talent et audace, celle d’une combativité retrouvée, celle d’une Espagne à court de souffle et moins dominatrice. Mais pour cela il faudra que les Bleus gomment les difficultés de la première mi-temps. Qu’ils soient capables d’aller plus vite, plus tôt et qu’ils n’arrivent plus face à l’Espagne avec la tête basse et l’envie d’un 0-0. Il faut les provoquer, aller les presser, être assez rugueux et vif. La première mi-temps est un stéréotype de l’équipe venu pour le nul, bien ordonné, mécanique. Mais sans aucune passion. Ca transpire la vidéo, les calculs savants et les préjugés sur des joueurs soient disant imbattables. Oublions la première période. Commençons par la deuxième. Celle de l’émancipation, du plaisir, du jeu. Celle de potentiels qui s’animent, qui compensent leur déficit technique par une envie débordante. Ne gardons que le principal. L’équipe de France a joué au football, et plutôt bien même. L’équipe dispose de joueurs indéniablement talentueux, pour certains encore très jeunes. Pour tout cela hier, le football français a redoré son blason. Au moins un peu.

Ligue 1 : les stats marquantes de la 7e journée


Avec une moyenne de 2,20 buts par match, cette 7e journée du championnat 2012/2013 de Ligue 1 s’est révélée peu prolifique (2,49 buts par match pour la moyenne de la saison) et, il faut bien l’avouer, assez soporifique pour certaines rencontres. Les défenses ont pris le pas sur les attaques.

Malgré tout, les rencontres de vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 septembre 2012, ont permis de réduire les effectifs du cercle des équipes invaincues cette saison. Après les défaites de l’Olympique de Marseille (OM) à Valenciennes (4-1) et celle de l’Olympique Lyonnais (OL) face au FC Girondins de Bordeaux (0-2), il ne reste plus que 3 clubs qui n’ont pas encore perdu cette année : Paris Saint-Germain (PSG) avec 4 victoires et 3 nuls, FC Lorient et FCGB avec 3 victoires et 4 nuls. Il faut remonter à 2011/2002 pour trouver autant de formations qui sont parvenues à préserver leur invincibilité après 7 journées. Il y en avait même 4, à l’époque (Lens, Auxerre, Lille et Paris). Elles avaient toutes terminé la saison entre la 2e et la 5e position au classement.

Et dans ce cercle fermé des clubs qui n’ont pas encore connu la défaite, le FCGB fait figure de leader. En effet, les Girondins n’ont plus perdu en Ligue 1 depuis la 31e journée de la saison 2011/2012, le 8 avril 2012 (0-1 à Caen). Les Bordelais restent donc sur une série de 14 matchs sans perdre en championnat de France.

On reste sur les séries avec la 5e rencontre consécutive sans défaite pour Valenciennes face à l’OM. Au cours des 9 dernières oppositions entre les deux clubs en terres valenciennoises, les Nordistes affichent un bilan de 5 victoires, 3 matchs nuls et une seule défaite.

Autre série en cours : celle du Toulouse FC (TFC) face à l’ES Troyes Aube Champagne (ESTAC). Cela fait 13 fois, en 13 confrontations, que les Haut-Garonnais inscrivent au moins 1 but contre l’ESTAC. Grâce à leur victoire de samedi (0-2) les Toulousains engrangent leur 3e succès de la saison. A chaque fois qu’ils ont gagné, ils ont ouvert le score. Ils ont encaissé le 1er but à 4 reprises et ces matchs se sont soldés sur 3 nuls et 1 défaite.

Les attaquants renouent avec les doublés

Du côté des performances individuelles, Kevin Gameiro a réussi le tour de force d’inscrire son premier doublé de la saison à l’occasion de sa première titularisation contre le FC Sochaux Montbéliard (FCSM). Le PSG s’est imposé (2-0) et l’attaquant est le joueur qui a le plus tiré (4 fois) et le plus cadré (3 fois) au cours de cette rencontre. Il est également le joueur offensif du PSG qui affiche le pourcentage le plus élevé de passes réussies (81%).

Autre doublé : celui d’Anthony Le Tallec face à l’OM (victoire 4-1 de Valenciennes). Le premier pour lui en Ligue 1 depuis le 16 mai 2009. Pendant cette opposition, l’attaquant du VAFC a tenté sa chance à 5 reprises et a cadré 4 fois. Ce qui fait de lui, le joueur qui a le plus cadré de frappes au cours de cette 7e journée.

Et, pour trouver, le joueur qui a touché le plus de ballons au cours de la journée, il faut allé voir du côté du TFC. Etienne Capoue en a joué 106 lors de la victoire de son club à Troyes (0-2). C’est sa meilleure de la saison. Elle lui permet notamment de conforter sa place sur le podium des mecs qui jouent le plus de ballons cette saison en Ligue 1 avec un total de 534. Il est devancé par Maxime Gonalons (575) et se positionne juste devant Fabrice Nsakala (506).

A Bordeaux, les vrais stars, ce sont les gardiens de but


Dans son histoire, le club du FC Girondins de Bordeaux (FCGB) a connu de nombreux gardiens de très grandes qualités. Et, parmi eux, certains ont fait également les beaux jours de l’Équipe de France. Mais, au-delà, des qualités techniques et du rendement de ses portiers, le public girondins témoigne d’une tendance à idolâtrer ces derniers remparts qui, en prouvant, match après match, parade après parade, leur engagement et leur amour du maillot marine et blanc, deviennent de véritables légendes sur les bords de la Garonne. Retour sur le parcours de 4 d’entre eux : Cédric Carrasso, Ulrich Ramé, Gilbert Bodart et Gaëtan Huard.

Cela fait maintenant 3 saisons qu’il garde les buts girondins en Ligue 1. Il est arrivé juste après le dernier titre de champion de France de Bordeaux, n’a pas forcément vécu les meilleures années du club, mais pourtant Cédric Carrasso est parvenu à s’imposer comme un élément indispensable de l’effectif Marine et Blanc.

En provenance du Toulouse FC où ses performances lui ont permis d’attirer l’attention de Raymond Domenech et d’être convoqué pour la première fois en Équipe de France aux côtés de Steve Mandanda et d’Hugo Lloris, il descend encore un peu la Garonne à l’été 2009 et s’engage pour 4 ans pour l’équipe encore coachée par Laurent Blanc.

Rapidement, ses performances à l’arrière-garde de la défense bordelaise se révèlent à la hauteur des qualités que Carrasso avait déjà laissées entrevoir dans ses précédents clubs (Marseille, Guingamp, Toulouse FC). Le maillot rose qu’il arbore parfois mis à part, son style est plutôt sobre dans les buts mais surtout terriblement efficace.

Il est très solide mentalement et son 1m87 couplé à ses 87kg lui offre des qualités naturelles d’explosivité. Il conquiert sans tarder les supporters girondins qui voient en lui le digne successeur du désormais légendaire Ulrich Ramé. Ses coups d’éclats, autant sur sa ligne que dans les airs lui permettent de sauver à maintes reprises l’équipe et de lui offrir indirectement de nombreux points. Ce qui permet à Carrasso de s’imposer naturellement comme un leader sur le terrain pour le FC Girondins de Bordeaux (FCGB).

Discret, il s’adapte rapidement à la mentalité girondine. En témoigne d’ailleurs une de ses sorties médiatiques dans laquelle le portier explique en gros qu’il a découvert de véritables relations amicales après son arrivée à Bordeaux. L’opération séduction est un succès.

Par ailleurs, il sait se montrer présent pour les grands rendez-vous et assoit petit à petit, sous le maillot au scapulaire, sa place parmi les 3 meilleurs gardiens français. Il était d’ailleurs parmi les Bleus sélectionnés pour la Coupe du Monde 2010 et l’Euro 2012. A la fin de la saison 2010/2011, il signe un nouveau contrat jusqu’en 2015 avec le FCGB.

La marche bordelaise a donc permis au natif d’Avignon de franchir une nouvelle étape. Mais, elle témoigne aussi, et surtout, d’une tendance tenace sur les bords de la Garonne : les supporters du FCGB vivent de vibrantes histoires d’amour avec leurs gardiens de buts. Lorsque ces derniers démontrent leur amour du maillot marine et blanc, les fans du club savent très bien leur rendre ! La preuve avec d’autres exemples…

Ulrich Ramé se révèle à Bordeaux

On l’a évoqué plus haut : le prédécesseur de Carrasso dans les buts girondins, Ulrich Ramé, a lui aussi énormément marqué le club. Il faut, dans un premier temps, préciser que le portier est passionné d’œnologie… De quoi favoriser son intégration à Bordeaux et lui offrir un premier argument pour conquérir le cœur des fans Marine et Blanc !

Il signe en Gironde en 1997 après 8 années passées au SCO Angers, son club formateur. A l’origine, il est recruté pour être la doublure du gardien néerlandais, Stanley Menzo, arrivé en même temps.

Mais rapidement, Guy Stéphan, alors entraîneur du FCGB, déçu des performances du dernier, décide de donner sa chance au Vendéen. Celui-ci ne manque pas l’occasion de la saisir. Il devient titulaire et le restera pour les 10 saisons qui suivent.

En juin 1999, il étrenne sa première cape en Équipe de France contre Andorre, dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2000. Compétition pour laquelle il sera par la suite sélectionné en tant que 3e gardien et qu’il remportera grâce notamment à un but de son coéquipier d’alors, Sylvain Wiltord.

Un an plus tard, en 2001, il glanne la coupe des Confédération en tant que titulaire et figure parmi les 23, en 2002 pour le Mondial.

Côté club, son passage à Bordeaux lui permet également d’étoffer son palmarès. D’abord sur le plan personnel avec le trophée UNFP de Meilleur gardien de Ligue 1 qui lui est décerné en 1999 et en 2002. Puis sur le plan collectif avec notamment des titres de champion de France en 1998/1999 et 2008/2009, des coupes de la Ligue en 2001/2002, 2006/2007 et 2008/2009 et 2 trophées des champions en 2008 et 2009.

Il aura été particulièrement décisif lors de la victoire des Girondins en 2008 face à l’Olympique Lyonnais (OL) en trophée des champions. Pendant la séance de tirs au but finale, il stoppe la tentative de Sydney Govou et offre le titre à Bordeaux.

En 2006/2007, il est élu homme du match de la finale de Coupe de la Ligue, là aussi remportée face à l’OL. Ce qui lui permet de terminer en beauté une saison pleine à l’issue de laquelle il est élu « Meilleur Gardien France Football ».

Il enchaîne ensuite sur une saison 2007/2008 plus délicate car émaillée de pépins physiques mais durant laquelle il se montre déterminant dans les grands matchs et permet à son club d’obtenir une belle 2e place à 4 points de l’OL.

Sous contrat, jusqu’en 2010, il est capitaine pour le dernier titre de champion obtenu par le FCGB en 2008/2009. Il perd sa place de titulaire la saison suivante avec l’arrivée de Cédric Carrasso. Il prend part à la dernière de ses 524 rencontres sous le maillot girondin le 29 mai 2011 face à Montpellier avec une ovation du stade Chaban-Delmas au moment de sa sortie quelques minutes avant la fin du match.

Quelques jours plus tard, il annonce qu’il s’engage pour un saison avec le CS Sedan-Ardennes. Un club avec lequel il termine 4e de Ligue 2 et décide de prolonger pour une saison supplémentaire.

Il est également important de préciser qu’Ulrich Ramé a été désigné « Gardien du siècle des Girondins de Bordeaux » par les supporters du club. Il devance notamment Dominique Dropsy !

Gilbert Bodart : les petits papiers belges

Il ne serait resté qu’une seule saison à Bordeaux, en 1996/1997, mais son court passage aura marqué les esprits. Gilbert Bodart, gardien de but belge déjà culte dans le plat pays, est recruté pour prendre la suite de Gaëtan Huard.

Peu connu en France, il est déjà un mythe en Belgique dont il défend régulièrement les cages depuis 1985. il a d’ailleurs participé à la magnifique épopée des Diables Rouges qui ont atteint les demies-finales du Mondial en 1986.

Autre fait d’arme de ce grand blond longiligne : la sortie d’une chanson toute pourrie, « Avec les supporters », qui va néanmoins contribué à graver dans le marbre son statut de mythe du Standard de Liège, son club de toujours.

Il arrive donc en 1996 en Gironde, déjà âgé de 34 ans, pour apporter son expérience à une génération de joueurs très prometteurs. La saison des Marine et Blanc est plutôt bonne puisque l’équipe termine le championnat à la 4e place. Celle de Bodart est dans la même lignée.

Mais c’est surtout en coupe de la Ligue que le portier va s’illustrer. Cette année-là, le FCGB atteint la finale de la compétition. Et Gilbert y est pour beaucoup puisque le club, pour se qualifier a dû en passer, par deux fois, par la séance des tirs au but ‘face à Caen en quart de finale et Montpellier en demi).

Il faut dire que le gardien a un petit secret : des petits papiers sur lesquels sont notées toutes les habitudes des potentiels tireurs de pénalty. Alors, autant dire qu’au moment du coup de sifflet mettant un terme aux 120 minutes de la Finale, Bodart se sent confiant. D’autant plus qu’il lui est arrivé précédemment de tirer lui aussi un pénalty si besoin est.

Malheureusement tout cela ne suffira pas puisque le François Grenet, plusieurs fois élu plus beaux joueurs du championnat (c’est anecdotique) frappe au-dessus et met fin aux espoirs bordelais. Malgré cette défaite et son unique saison au club, il est indéniable que Gilbert Bodart a fortement marqué les esprits des supporters girondins.

Son style si particulier, couplé à un flegme impressionnant et une pointe d’excentricité, a fait des étincelles dans l’Hexagone.

Après son départ, il rentre au Standard puis rejoint ensuite Brescia, Ravenne avant un retour au pays pour terminer sa carrière, à 40 ans à Beveren. Il deviendra ensuite entraîneur.

Mais, en 2008, il est impliqué dans des affaires de trafic de fausse monnaie et de braquage dans les Grottes du Han en Belgique. Libéré sous caution depuis fin 2008, il est toujours en attente d’un procès. Eh ouais, il en a connu des histoires ce mec-là !

Gaëtan Huard : prends-ça George Weah !

19 mars 1996, 32 500 spectateurs survoltés peuplent les travées du parc Lescure. Après un parcours de longue haleine en coupe UEFA, entamé le 1er juillet 1995 par une campagne en Intertoto, le FCGB affronte l’AC Milan des Baresi, Costacurta, Maldini, Dessailly, Baggio et Weah en match retour des ¼ de finale.

A l’aller, le club italien s’est imposé 2-0. Mais les Girondins ne baissent pas les bras et reviennent rapidement grâce à des buts de Didier Tholot et de Christophe Dugarry. Ce dernier fait même entrer le stade en fusion en inscrivant un deuxième but qui permet aux joueurs aux scapulaires de mener 3-0 et ainsi être virtuellement qualifié pour la ½ finale de la compétition.

Il reste encore une vingtaine de minutes à disputer et un seul but des Milanais pourrait anéantir les espoirs bordelais. La défense tient jusque dans les dernières minutes.

C’est le moment choisi par Gaëtan Huard pour entrer dans la légende du club. Sur un centre bien ajusté, George Weah qui, à l’époque, faisait trembler tous les portiers d’Europe, se démarque et reprend le ballon de la tête à moins de 9 mètres des buts bordelais. La frappe est bien ajustée et se dirige vers le fond des filets. Mais c’était sans compter sur une détente éclair de Huard qui s’arrache pour dévier le ballon en corner d’une magnifique claquette.

Bordeaux est sauvé et obtient finalement son ticket pour le dernier carré. Milan essuie ainsi sa première défaite européenne par 3 buts d’écarts depuis 1978 et repart en Lombardie la queue entre les jambes.

Une performance qui résume à elle seule le parcours de Gaëtan Huard, gardien atypique, motard devant l’éternelle et grand consommateur de tabac.

Formé au RC Lens et passé par l’Olympique de Marseille, il signe en Gironde en 1991. le FCGB est alors en 2e division. Un championnat qu’il remporte grâce à un effectif jeune et talentueux qui compte notamment des futurs stars telles que Dugarry ou Lizarazu.

La saison suivant, en D1, Huard connaît quelques désagréments. Il commet plusieurs « boulettes » dans une rencontre perdue par Bordeaux contre le PSG (5-0). ce qui lui vaut l’attribution du surnom de « Guéguette ».

Un événement qui va certainement réveiller sa fierté puisque suite à ce match, il réalise une performance encore inégalée en France : il n’encaisse aucun but pendant 1 176 minutes ! Il en prend un finalement à la 17e journée et enchaîne ensuite sur une autre période d’invincibilité de 1 080 minutes.

Des stats impressionnantes qui lui permettent notamment d’obtenir une sélection A’ en 1993.

Guéguette quitte les rives de la Garonne pendant l’été 1996 pour rejoindre Alicante, en Espagne. Il ne prendra part qu’à 10 rencontres avant que le club ne soit relégué en 2e division et décidera d’arrêter sa carrière à l’issue de la saison.

Cette rétrospective des histoires d’amour vécus pas les supporters girondins avec leurs gardiens de but n’est pas exhaustive. Rédigé par un fan des Marine et Blanc né en 1986, elle est bien sûr très subjective et passe sous silence les exploits de nombreux autres portiers mythiques du club. C’est pourquoi, chers lecteurs, vous êtes invités à partager vos souvenirs dans les commentaires afin de la compléter le plus efficacement possible.