Archives Mensuelles: octobre 2011

Et le naming en France, ça donnerait quoi ?


Bonjour à tous , aujourd’hui après une semaine de tous les records comme vous avez pu l’entendre , on voue remercie tout d’abord. Et on va continuez à écrire  ! Nous vous proposons un article détente , qu’est que pourrait donner le naming en France. On vous donne quelques idées, et n’hésitez pas à nous en proposer !

Le Pastis Arena – Marseille

Marseille en profite pour rénover son stade, et innove en passant au Naming, fini le stade vélodrome, maintenant dans la cité phocéenne , on ira au Pastis Arena , les soirs de match !

Le Minecraft Stadium – Saint Étienne

Le jeu Minecraft s’offre un superbe coup de pub, en achetant le nom du stade de l’ASSE , le chaudron battra au rythme dans le Minecraft Stadium, un jeu devenu très populaire en France !

Le Maroilles Fauquet Stadium – Lens

Pour l’Euro 2016 , Lens rénove son stade, et suit la mode du Naming qui explose en France. Pour garder les valeurs locales, l’entreprise Fauquet qui est leader sur le marche du maroilles, achète le nom du stade pour 10 ans !

Saint Emilion Arena – Bordeaux

Bordeaux construit un nouveau stade, c’est une commune voisine qui a sauté sur l’occasion, le doyen millionnaire étant décédé l’année dernière a légué toute sa fortune à la commune pour la promouvoir, St Emilion achète donc le nom du stade ! Les bordelais joueront à Saint Emilion Arena !

Le Playstation 4 Stadium – Lyon

Le président Aulas décide de ne plus appeler le nouveau stade, le stade des lumières, il fait appel au Naming, le plus offrant est Sony, qui veux faire un coup de pub avec sa nouvelle console la PS4. Le Stade s’appellera le Playstation 4 Stadium. Les joueurs de l’ol pourront jouer sur playstation !

Et vous , vous avez des idées, proposez les en commentaire et on mettra les meilleurs en images !

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Les équipementiers ou l’art de bafouer l’histoire d’un club!


« Oh bordel qu’il est moche…» ceci est peut-être votre réaction quand, chaque année, vous découvrez les maillots domicile et extérieur, sans oublier celui qui provoque le plus de dégoût : le maillot Third de votre équipe favorite ! Chaque année, il provoque  le mécontentement de la majeure partie des supporters et l’équipementier, lui, s’en fout ! Bienvenue dans le monde du foot business où le moindre profit qui peut être fait aux dépends des valeurs et des couleurs que prône un club, va être ratissé au maximum.

Identité d’un club

Un club compétitif ne se construit pas en une journée, il faut parfois des dizaines d’années pour intégrer le haut niveau. Mais au fil des années le club se construit une philosophie que ce soit dans le jeu, dans l’esprit sur le terrain ou dans la manière de gérer les problèmes divers. Certains clubs se veulent familiaux d’autres sans scrupule à tous les étages, etc… Mais ce qui rassemble tous ces facteurs sont le fanion et les couleurs du club. Ils permettent aux clubs de différencier leurs identités de celle des autres. Que ce soit le scapulaire et la couleur bleue marine pour les Girondins de Bordeaux, le maillot moitié rouge moitié blanc pour l’AS Monaco, le jaune et vert pour le FC Nantes, etc…
Ces couleurs et autres motifs qui identifient un club depuis des années sont maintenant bafoués par des équipementiers sans scrupule qui n’hésitent pas à nous rendre ridicules dans des maillots aux couleurs fluo complètement contraires à ce que peut représenter les couleurs d’un club pour ses supporters.

Heureusement, le ridicule ne tue pas…

Supporters et amoureux du foot que nous sommes peuvent apprécier le changement s’il est justifié et n’insulte pas l’histoire du club. Malheureusement, ces dernières années les équipementiers se foutent de plus en plus de l’histoire des clubs et de ce qu’elle représente pour les supporters. Quelle sorte de supporter marseillais peut apprécier que l’OM soit représenté dans les compétitions européennes par un maillot orange avec code barre à l’avant, complètement contraire aux couleurs qui identifiaient l’OM jusqu’à présent ? Les équipementiers se foutent de notre gueule, mais ils oublient, comme pas mal de monde dans le football, que sans supporter un club n’a pas d’âme. Et un club sans âme est un club boudé et détesté. Tout ceci est contraire à toutes les valeurs que sur ce blog nous pouvons défendre. C’est pour cela que cette semaine nous dénonçons ce fait. Car pourquoi faut-il absolument que les équipementiers touchent à nos couleurs ? Pour faire du pognon bien sûr !

Fluo, Footix et compagnie!

Du rose, du vert, du rouge, de l’orange, du jaune, du bleu toutes ces couleurs version fluo n’ont rien à faire sur un maillot de foot. Et pourtant les équipementiers ne se gênent pas. Du rouge à bande pour les Girondins, de l’orange pour Marseille, du rose et bleu pour Lyon… Ces maillots sont le plus souvent des third. Mais qu’est-ce qu’ils sont horribles et ils ont pour unique but de faire de l’argent. Car des maillots aux couleurs attrayantes, d’après les équipementiers, se vendent beaucoup mieux que les couleurs naturelles du club. Donc d’après leur logique on brade l’histoire d’un club pour du pognon… Eh bien j’applaudis quelle mentalité… Ceux qui achètent ce genre de maillot sont des footix. Les seuls qui ont le droit de toucher à un maillot sont les supporters, les vrais. Et non des marchandeurs qui ne veulent que rembourser leur investissement… Certaines tenues sont parfois tellement irréalistes que je me demande si certains clubs n’ont pas perdu des paris pour se retrouver dans cette situation. En tout cas, cette attitude de plus en plus présente chez les équipementiers devient réellement inquiétante pour les valeurs que défendent nos clubs et il se pourrait bien qu’un jour la plupart des maillots domiciles ne respectent plus les couleurs qui représentent les clubs.

Conclusion

Cela devient de pire en pire le football business empiète sur tous les tableaux le marchandising tue l’historique de nos clubs à travers des tenues immondes. Aucun respect tel est la seule notion du football business. Donc, supporter tant que vous le pouvez bouder ces maillots qui déplaisent tant…

Javi Poves, footballeur indomptable


Le 9 août 2011, Javi Poves, joueur de football qui vient d’intégrer l’équipe première du Real Sporting Gijon, club de Liga, annonce la fin de sa carrière sportive à seulement 24 ans. Il décide, unilatéralement, de rompre son contrat avec le club espagnol.

Alors que le mouvement des « Indignés » secoue le royaume ibérique depuis la mi-mai, le footballeur choisit de quitter ce sport qui, selon lui, n’est qu’une « affaire d’argent et de corruption. »

« Le capitalisme, c’est la mort »

Alors qu’il venait de passer deux années avec la réserve de Gijon et qu’il allait enfin entamer une saison avec le groupe pro, Javi Poves surprend tout le monde en prenant la décision de quitter le monde du football. Si de nombreux jeunes joueurs ne rêvent que d’évoluer en pro et d’amasser des masses d’argent, lui préfère dénonce un milieu « pourri » par la monnaie.

« C’est du capitalisme et le capitalisme, c’est la mort. Je ne veux pas faire partie d’un système où les personnes gagnent de l’argent grâce à la mort d’autres personnes, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie », explique-t-il sur le site La Informacion.

Un choix qui pouvait déjà être pressenti. En effet, le joueur espagnol, au moment de son intégration à l’équipe première du club de la province des Asturies, demande à ses dirigeants de ne pas le payer par virement bancaire. Il dit vouloir éviter la spéculation financière des banques avec son argent. Et, dans la foulée, Javi refuse une voiture que souhaite lui offrir une entreprise : il affirme ne pas en avoir besoin.

Un rebelle dans le football, qui l’eût cru ! Les déclarations et les décisions de Javi Poves font souffler un vent d’une extrême fraicheur dans le microcosme irréaliste du football professionnel devenu ultra-mondialisé et – surtout – ultra-capitaliste.

Mais, pour autant, il ne se considère pas comme un « Indigné ». Mouvement avec lequel il prend rapidement ses distances. « C’est un mouvement créé intentionnellement par les médias pour canaliser ce mal-être social et pour que cette étincelle ne devienne pas dangereuse et incontrôlable, analyse-t-il. C’est un lavage de visage pour le système capitaliste mais pas un changement radical. »

Études d’histoire et voyages autour du monde

Plutôt que de camper sur les places espagnoles, l’ancien défenseur qui n’aura participé qu’à une seule rencontre de Liga choisit de reprendre des études d’histoire. Et il a de nombreux projets en tête à réaliser bien loin des prés verts où ses anciens collègues continuent d’évoluer.

Il veut « aller découvrir le monde pour de vrai, en Afrique. Pour ça je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent. Je suis allé dans des hôtels en Turquie à 3 euros. »

Et, au lieu de manifester pacifiquement en agitant ses mains en l’air pour signifier son accord comme ses camarades indignés de la Puerta del Sol, Javi Poves préconise plutôt « d’aller dans les banques pour les brûler et couper des têtes. »

Une critique qui fait plaisir au sein d’un milieu trop souvent lisse et hypocrite dans lequel les joueurs professionnels se complaisent bien heureux de profiter de salaires mirobolants et injustifiés ainsi que de nombreux avantages en nature. Tout un système mis en place pour les endormir et faire d’eux de parfaits soldats du libéralisme et du capitalisme.

La France commence elle aussi à réagir

Si le football français n’est pas encore prêt à assister à un tel événement, on sent que les choses commencent à bouger dans l’hexagone. Certains projets de réforme commencent à pointer le bout de leur nez avec pour but, de renouveler ce « foot business ».

On se souvient, bien entendu, des déclarations d’Eric Cantona qui préconisait au Français de tous retirer leur argent des banques. Une initiative qui n’avait pas connu le succès escompté par l’ancien milieu offensif de Manchester United.

Mais ce n’est pas tout : en avril 2011, Vikash Dhorasoo lance le manifester Tatane. « C’est un texte […] qui rassemble plein de mecs qui aiment le foot […] le jeu, le plaisir et qu’aiment pas le foot qu’on propose aujourd’hui. », explique l’ancien international français.

A l’heure actuelle, près de 4 400 personnes ont apporté leur soutien au projet. Ils partagent le ras-le-bol de l’ex milieu de terrain professionnel contre les dérives engendrés par ce sport devenu capitaliste.

« L’idée est de fédérer des gens qui souhaitent remettre le jeu et le plaisir au centre du débat et des décisions, des gens qui peuvent par ailleurs avoir des conceptions différentes des choses mais qui partagent un rapport au sport et à la vie », ajoute le célèbre « Substitute ».

Nous ne pouvons que saluer de telles initiatives qui, nous l’espérons, permettront, à terme, de faire bouger les lignes. Mais, nous regrettons, néanmoins, que les joueurs de foot français attendent la fin de leur carrière et de s’en être mis plein les poches pour enfin s’indigner contre ce système dont, finalement, ils ont bien profité…

Et si le vrai foot c’était ça – Introduction



Bonjour à tous, nous avons décidé de consacrer cette semaine (d’aujourd’hui jusqu’à dimanche) sur un sujet qui tient à cœur de la rédaction de Football Anatomy et qui se nomme « Et si le vrai foot c’était ça ? », ce thème aura pour but de revenir histoire de quelques jours aux vraies valeurs du foot, car aujourd’hui la plupart ont complètement disparu à notre plus désespoir !

 Trop de pognon tue la passion !

 Une formule célèbre reprise par de nombreux groupes de supporters français qui le proclament régulièrement sur des banderoles, avec souvent la LFP (Ligue de Football professionnel) en ligne de mire, ce slogan scandé généralement lors des matchs de coupe de la ligue (dit Moustache CUP). L’argent envahit le football, vous allez sans doute me dire que sans argent le foot ne fonctionnerait pas ! Oui, mais, cela n’empêche de resté dans des approximations de somme décente… À l’heure où les Qataris et autres riches investisseurs se lancent à la conquête de notre football, avec tous en tête le dernier exemple en date, le rachat du Paris Saint Germain par les Qataris. On peut se demander que sont devenus les fondamentaux du football. Le football se jouait déjà à coup de liasses de billets. Mais les sommes investies d’année en année devienne risible et pour se mettre au niveau des autres chaque club va essayer de ce prostituer en direction d’un émir Qataris par des coups de buzz et d’hypocrisie, une bonne idée pour se mettre au niveau de la concurrence ! Mais où est passé le football que l’on aime tant ou l’on joue avec 22 joueurs devant un public de passionner et où l’on défend les valeurs de son club, mais avant tout de son sport? Mais dans le fond qu’est-ce que l’âme du football ? Et bien ce sont en autres les supporters !

 Le foot business devant le foot passion ?

 On mettra un point d’interrogation après le titre de ce paragraphe, car nous ne sommes pas encore dirigés à 100 % vers un foot business, mais ce ne serait tardé. Pour les supporters, car ils font partie intégrante du football à la base, aujourd’hui de nombreux clubs en France prennent des mesures pour sortir la violence du stade. Ce qui est bien, mais il ne faut pas se tromper d’ennemis et mettre tous les supporters dans le même panier. Sur 1000 supporters, il y aura toujours une dizaine de cons. Mais ce n’est pas en interdisant un certain nombre de pseudo supporter, pour faire peur et prévenir des risques, que tout cela s’arrangera et comme dit plus haut au lieu de vouloir casser les supporters à travers des spots publicitaires qui sont certes pas totalement dénués de sens, mais qui coûte de l’argent et qui ont une efficacité proche du néant la ligue devrait davantage s’occuper de la compétitivité des clubs et de leurs gestions parfois affligeantes. Les IDS fleurissent de jour en jour, certains pour des raisons méritées, d’autres non. La ligue radicalise sa méthode, pour vouloir un foot business, destiné à un public de nanties pendant 90 minutes en famille et qui ne veulent pas se faire emmerder par des vrais supporter qui chantent et montrent leur passion pour leur club et sont considérés comme les méchants de l’affaire!

Des joueurs irrespectueux ?

 Dans la série on ce fou de notre gueule, je cite les joueurs ! Avant les joueurs ne faisaient jamais de scandale pour une prime trop faible ou du moins pas aussi gravement, les joueurs respectaient les supporters et ceci était réciproque. Aujourd’hui un joueur à mauvais caractère se met en grève à la moindre intervention contre une décision d’un égo démesuré. Aujourd’hui les joueurs sont payés trop cher et n’ont plus aucun respect pour leurs clubs et leurs supporters. Remarquer que c’est évènement se passe plus souvent dans l’enceinte du football Français. Ceci doit changer ! La république des joueurs dans le championnat de France est un véritable scandale et ceci est tout simplement du foutage de gueule vis-à-vis des supporters et des clubs.

Et maintenant ?

 Que faire pour éviter que le foot ne devienne une simple marchandise vendue comme un spectacle aux consommateurs qui sont les ménages ! Quels issus voit le retour aux vraies bases du football ? Comment changer les mentalités du footeux actuel qui consiste à vouloir toujours plus d’argent ? Certains essayent de se battre pour garder ses valeurs et défendre leur idée. Mais malheureusement le football business est devenu une notion qui rentre dans les nurses du football…

 

Tout au long de la semaine ,retrouvez des articles sur le thème  » Et si le vrai foot c’était ça  » , chaque jour découvrez l’illustration du jour sur le Facebook  ( http://www.facebook.com/FootballaAnatomy )

En Nouvelle-Zélande , on joue aussi au foot !


Bonjour à tous, comme vous le savez dimanche aura lieu la finale de la coupe du monde de rugby, la France y sera, opposé à la Nouvelle Zélande.  Nous n’allons pas parler de rugby, mais bien de foot !  Et oui en Nouvelle-Zélande on joue aussi au foot !

Les All Whites , 105 ème nation FIFA

Surnommé les All Whites, la sélection national de Nouvelle Zélande se classe 105 ème nation au dernier classement Fifa paru il y a quelques jours, perdant 16 places par rapport au classement précédent ! Si on vous demandait de citer un joueur des All Whites, vous seriez sans doute incapable, la majorité des joueurs évolue en Nouvelle Zélande ou chez leur voisin Australien. Quelques uns vivent le rêve américain, on retrouve deux, trois joueurs en Angleterre.  En 2010, la Nouvelle Zélande était bien présente pour la deuxième participation à la coupe du monde de son histoire. Elle avait même réussi à accrocher un nul face au Italien (1-1.) et les néo-zélandais étaient resté la seule équipe invaincu du tournoi, même l’Espagne avait perdu un match en poule !  La nation du rugby, compte plusieurs coupes d’Océanie à son palmarès, 4 exactement

 Un championnat semi pro !

 Le NZFC comme on l’appelle ici, est le championnat de Nouvelle Zélande, il existe depuis 1970, mais en 2004, une réforme importante a eu lieu, un nouveau championnat basé sur le système de franchise a vu le jour. Seul 8 équipes se dispute le championnat, l’équipe la plus titré est Auckland City, le club vainqueur cette année fut le Waitakere United, le championnat a la particularité d’être semi-pro. Peut être un jour, le championnat se verra devenir professionnel, on en doute pas, vu les performances corrects des All Whites lors de la dernière coupe du monde. Mais ont sait que le Football ne détrônera jamais le sport roi ici qui restera le Rugby !

 Le cas Wellington Phoenix

Ce club qui est basé à Wellington comme son nom l’indique, est un cas particulier, fondé en 2007. Les dirigeants de ce club ont décidé de participer à l’A-League, le championnat Australien, et non de participer au championnat néo-zélandais. Peut être pour avoir un statut professionnel.

Une nation amené à progresser

 Cette petite nation du football, un sport qui s’est développé plus tard au pays du rugby est amené à progresser. Une chose logique, en professionnalisant son championnat ainsi qu’en se dotant d’infrastructures pour évoluer. Et peut être que dans quelques années les All Whites comme ont les appellent ici, seront comme les All Blacks au rugby, redoutable !

Bordeaux : Grandeur et décadence en 5 dates


En à peine plus de deux ans, Bordeaux est passé du titre de champion de France, en mai 2009, à une place de relégable, en ce mois d’octobre 2011. Retour, en cinq dâtes, sur cette chute inexorable du FCGB.

30 mai 2009 – Près de 80 000 personnes sont rassemblées, place des Quinconces, à Bordeaux pour assister, sur écran géant, à la dernière journée du championnat de France de Ligue 1. Le FCGB affronte Caen, au stade Michel d’Ornano.

Bordeaux s’impose 1-0 grâce à un but de Yoan Gouffran. L’ex attaquant du stade Malherbe crucifie son ancien club qu’il envoie en L2 et, par la même occasion, permet aux Girondins de se hisser au sommet de la Ligue 1.

Un titre qui concrétise une belle saison sur les bords de la Garonne. Il récompense une fin de championnat exceptionnelle de l’équipe qui a enchaîné 11 victoires consécutives. Et ce n’est pas un luxe, car Bordeaux, avec 80 points, ne devance son dauphin marseillais que de trois unités.

La victoire bordelaise en Ligue 1 met fin à sept saisons d’hégémonie lyonnaise et propulse l’entraineur du FCGB, Laurent Blanc, dans la cour des grands. Après seulement deux saisons sur le banc girondin, le natif d’Alès commence à endosser son costume de super-héros-futur-potentiel-sauveur-du-foot-français.

A ce moment, tout va bien au Haillan. Le champion ne souffre d’aucune contestation et le jeu proposé par les Girondins convainc. Supporters du club, commentateurs et adversaires s’accordent à reconnaître la supériorité bordelaise. Tout ce beau monde s’attend à ce que l’équipe continue à dominer le championnat pour quelques temps.

Et c’est effectivement le cas. Puisque le FCGB enchaîne sur un début de saison 2009/2010 tonitruant. Si bien qu’à la trêve, l’équipe est sacrée « champion d’automne », avec 8 points d’avance sur Marseille. Mais ça, c’était avant le drame…

27 mars 2010 – Finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France : Bordeaux, tenant du titre, affronte l’Olympique de Marseille. Cette rencontre est l’occasion pour les Girondins de se relancer alors qu’ils traversent une période difficile en championnat.

Mais face à eux, les Marseillais sont sur-motivés. En effet, cette finale est, pour eux, une chance d’enfin remporter un trophée après 17 ans de disette. De plus, l’OM n’est plus qu’à trois points du FCGB en Ligue 1. Le match promet donc d’être très disputé.

La première mi-temps est tendue. Beaucoup de fautes. Des cartons jaunes, dont un pour Brandao qui pourtant ne l’avait « pas touché ». Mais le jeu est fermé et le score reste nul et vierge à la mi-temps.

Mais, en seconde période, tout va s’accélérer. L’ancien défenseur bordelais, Souleymane Diawara ouvre le score de la tête, sur un corner de Lucho Gonzalez, à la 61e minute. Et, six minutes plus tard, c’est Mathieu « Petit vélo » Valbuena qui aggrave le score. Le milieu offensif réalise un une-deux avec Ben Arfa et frappe fort du gauche. Ulrich Ramé ne peut que toucher le ballon qui vient mourir au fond de ses filets.

Et le calvaire girondin continue à la 77e minute. Valbuena enroule un coup franc dont Mathieu Chalmé coupe la trajectoire. Malheureusement pour l’arrière latéral de Bordeaux, son contre surprend Ramé et offre le troisième but à Marseille.

Sané réduit le score à la 85e, de la tête, sur un coup franc de Wendel. Mais les Girondins ne reviendront pas et c’est Marseille qui remporte la Coupe de la Ligue. Alors que des dizaines de milliers de personnes se réunissent sur le Vieux-Port pour fêter le titre, ça commence à sentir le gaz sur au Haillan, sur la place de la Victoire et aux alentours du stade Chaban-Delmas à Bordeaux. Tous les supporters girondins sentent le vent tourner pour leur équipe.

30 mars 2010 – Les joueurs de Laurent Blanc affrontent l’Olympique Lyonnais en match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions. Un duel entre deux équipes françaises qui concrétise un beau parcours de Bordeaux dans la compétition.

Les Girondins sont parvenus à se qualifier au premier tour en finissant premier d’une poule qui comptait le Bayern Munich, la Juventus de Turin et le Maccabi Haïfa. Avec 5 victoires et 1 nul, le FCGB impressionne.

Le club élimine ensuite l’Olympiakos (0-1 à Athènes à l’aller et 2-1, à Bordeaux, au retour) et parvient à sa hisser en quarts de finale de la Ligue des Champions. Mais le tirage au sort oppose Bordeaux à une équipe lyonnaise aux dents longues qui voit là l’occasion d’enfin dépasser ce stade de la compétition.

Bordeaux est en plein doute à l’époque. Après sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue, le champion en titre patine en Ligue 1 et commence à montrer d’inquiétants signes de fatigue. Les principaux concurrents recollent et la première place est désormais en danger pour les Marine et Blanc.

Ce quart de finale est donc l’occasion pour l’équipe de se relancer. En dominant l’OL et en se qualifiant pour les demies de la Ligue des Champions, les joueurs bordelais pourront faire le plein de confiance pour finir la saison en beauté.

Malheureusement le scenario est tout autre. A Gerland, les Lyonnais ouvrent le score par Lisandro à la 10e minute sur une erreur de Ciani. Les Girondins parviennent à égaliser par Chamakh, 4 minutes plus tard, d’une belle tête piquée sur un centre de Gourcuff.

Mais Bordeaux doute et craque une deuxième fois à la 32e. Pjanic dribble dans l’axe et adresse un centre au second poteau. Benoit Tremoulinas est sur la trajectoire mais le Réunionnais évalue mal la trajectoire du ballon et loupe sa tête. Bastos, derrière lui, en profite pour récupérer la balle et bat Carrasso d’une puissante frappe du gauche.

Bordeaux perd pied et – surtout – perd confiance. Mais Bordeaux va également jouer de malchance en seconde période. A la 76e minute, Cissokho arrive lancé sur l’aile gauche. Il tente une frappe que Mathieu Chalmé dévie involontairement de la main. Pénalty ! Lisandro se charge de la transformer et scelle une importante victoire pour l’OL.

Au match retour, les Marine et Blanc s’imposent 1-0 au stade Chaban-Delmas. Mais cela est insuffisant et l’équipe est éliminée de la Ligue des Champions. Cette défaite suivie par la France entière finit de détruire le capitale confiance de Bordeaux et marque le début de la descente aux enfers de l’équipe.

22 janvier 2011 – Bordeaux se déplace à Angers pour affronter le SCO dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe de France. Le titre de champion de France 2009 est déjà loin pour le FCGB. En effet, l’équipe a terminé à une décevante cinquième place lors du championnat 2009/2010 et les principaux artisans de la victoire de mai 2009 ont quitté le club.

Laurent Blanc est devenu sélectionneur de l’équipe de France. Il est remplacé par Jean Tigana au poste d’entraîneur de Bordeaux. Et, après quatre journées de Ligue 1 2010/2011, Yoann Gourcuff signe chez l’ennemi lyonnais pur 22 millions d’euros. Quant à Marouane Chamakh, en fin de contrat, il est parti se mesurer au football anglais, à Arsenal.

En ce début d’année 2011, les Bordelais, pas glorieux en championnat espèrent profiter de la Coupe de France pour obtenir un ticket en Europa League et sauver une saison qui s’annonce encore une fois décevante.

A ce titre, le déplacement à Angers, alors pensionnaire de Ligue 2, ne semble pas très compliqué pour l’équipe de Tigana. Mais seulement voilà, alors que tous les fidèles du club y croient devant leur télé, les Girondins se montrent extrêmement fébriles et s’inclinent 1-0 sur un but de Renouard à la 65e minute.

Une énorme déception pour tout le peuple bordelais qui comprend alors que l’équipe est engluée dans un processus inéluctable de chute. Peu à peu, la flamme girondine faiblit et elle menace de plus en plus de s’éteindre.

Bordeaux termine ensuite la saison sur les rotules, à la 7e position, en Ligue 1, avec plus de 25 points de retard sur le champion, Lille, confirmant qu’en un an et demi, le club est passé du statut de cador du championnat de France et à celui d’équipe moyenne du ventre mou. Tigana démissionne à la fin de la saison, dégoûté. Il part en froid avec les dirigeants, les joueurs et le public du stade Chaban-Delmas.

7 août 2011 – Match d’ouverture de la saison 2011/2012 en Ligue 1 à Bordeaux. Les Marine et Blanc reçoivent l’AS Saint-Etienne. Les supporters girondins sont meurtris par les deux dernières saisons du club mais veulent croire en un redressement de l’équipe pour l’année à venir.

Même si l’effectif girondin s’est encore amenuisé et que les joueurs encore présents affichent un niveau plus proche de celui de la Ligue 2 que de la Ligue des Champions, le public de Chaban-Delmas espère que la nomination de l’ancien coach sochalien, Francis Gillot, en tant qu’entraîneur du FCGB permettra à l’équipe de se sublimer et de relever la tête.

Mais tout ce beau monde va être vite calmé puisqu’à la mi-temps, Saint-Etienne, mène déjà 2-0. A la 18e minute, Ciani envoie le ballon au fond de ses propres filets en reprenant du gauche un centre de Sakho qui avait, au préalable, enrhumé Mathieu Chalmé. Et, à la 31e, sur une touche côté droit, mal repoussée par N’Guémo, Pierre Emerick Aubameyang envoie le ballon dans la lucarne opposée de Carrasso alors qu’il voulait centrer. La malchance n’a donc toujours pas quitté Bordeaux.

Jussié réduit le score sur pénalty à la 56e, mais le FCGB ne parvient pas à recoller au score et il faut un Carrasso de grande classe pour que l’ASSE n’en mette pas un troisième.

Cette défaite préfigure le début de saison exécrable de Bordeaux qui, après 10 journées de championnat pointe à la 18e place, parmi les relégables, avec seulement 8 petits points au compteur.

La reprise à la McManaman


Steve McManaman n’est pas beau. Ses cheveux sont un peu roux et bouclés. Il est grand, plutôt maigre et ses jambes sont fines. Trop fines pour le football anglais moderne. Au début de sa carrière, personne ne croyait vraiment en sa capacité à résister au jeu rugueux du championnat britannique.

Et pourtant, Steve McManaman a remporté la Ligue des Champions a deux reprises. Et, même si son talent n’a jamais été vraiment reconnu à sa juste valeur au cours de sa carrière, le milieu de terrain restera l’un des joueurs anglais qui auront le plus marqué les amateurs de football.

Mais ce que retiennent les fans de football dans l’œuvre de Steve McManaman, ce ne sont pas ses dribbles chaloupés dignes d’un football d’une autre époque, mais plutôt un geste technique.

Reprise éponyme

Le 24 mai 2000, le Real Madrid et le FC Valence s’affrontent en finale de la Ligue des Champions, au Stade de France. A la 67e minute, alors que Madrid mène déjà 1-0, les Merengue obtiennent une touche sur le côté gauche à environ 20 mètres des buts de Canizares.

Roberto Carlos envoie le ballon très haut dans la surface. Un défenseur de Valence le repousse de la tête dans l’axe. Et, c’est là que Steve McManaman surgit, à l’entrée de la surface. Il effectue une splendide reprise de volé en extension qui offre un second but à son équipe. La reprise « à la McManaman » est née.

Le geste du milieu offensif anglais du Real Madrid a surpris tout le monde. Les spectateurs n’en croient pas leurs yeux, les commentateurs en perdent leur latin et le gardien du FC Valence, Santiago Canizares, reste scotché à sa ligne.

Cette reprise de volé inédite n’est pas sans rappeler une prise de kung fu. Au moment de frapper la balle, Steve McManaman n’a aucun appui au sol et effectue un sorte de bicyclette à l’endroit pour expédier le ballon au fond des filets. Un but qui le fait entrer dans la légende.

Dans les saisons qui suivent, le longiligne meneur de jeu fait de cette reprise sa marque de fabrique. Il la retente à plusieurs reprises avec plus ou moins de bonheur. Et le 13 janvier 2001, lors de la 18e journée de Liga, alors que le Real Madrid mène 3-0 face à Oviedo à la 88e minute, McManaman remet ça. Roberto Carlos, depuis l’aile gauche, adresse un long centre au second poteau que le joueur anglais reprend de la même manière, en extension, et expédie en plein dans la lucarne du gardien adverse, Esteban. La quintessence de la reprise « à la McManaman », souvent copiée mais jamais égalée.

(A partir de 1:07 sur la vidéo)

Un parcours exemplaire

Steve McManaman n’est certainement pas le plus grand joueur anglais de l’histoire. Largement sous-côté durant sa carrière, il a eu beaucoup de mal à se faire une place parmi la profusion de stars du ballon rond outre-Manche.

Pourtant son parcours de footballeur professionnel fait quasiment figure d’exemple. Né le 11 février 1972, à Bootle, un des quartiers les plus pauvres de Liverpool, McManaman signe son premier contrat professionnel à 18 ans, avec les Reds alors coachés par Kenny Dalglish.

Il reste neuf saisons au club, entre 1990 et 1999 et prend part à 274 rencontres durant lesquelles il marque 46 buts. Mais au terme de la saison 98-99, McManaman émet son désir de quitter Anfield. Plusieurs clubs tentent une approche. Parmi eux Barcelone et la Juve. Mais c’est finalement le Real Madrid que choisi le milieu offensif.

Une décision plutôt étonnante car il est très rare de voir un footballeur anglais évoluer à l’étranger. Et encore plus en Espagne. Il est le second footballeur britannique, après Laurie Cunningham en 1979, à signer au Real Madrid, ce qui fait de lui le précurseur d’un autre milieu anglais légendaire : David Beckham.

C’est un choix qui s’avère gagnant pour Steve McManaman puisque, dans la capitale espagnole, il va réussir à se forger un palmarès en or. L’international anglais aux 37 capes remporte ainsi le championnat d’Espagne en 2001 et 2003 et deux Ligues des Champions en 2000 et 2002. Mais outre ces succès, son passage parmi les Merengue lui offre davantage de visibilité et permettent au grand public de prendre la pleine mesure de son talent.

Steve quitte finalement l’Espagne en 2003 pour retrouver son île natale. Il s’engage avec Manchester City pour deux saisons. En 2005, il met un terme à sa carrière et peut alors profiter de sa vie de jeune retraité.

Mais McManaman ne s’éloigne jamais vraiment des terrains. Il entame une nouvelle carrière : celle de consultant pour la chaîne de télévision américaine ESPN. Comme quoi, en fin de compte, le talent et l’expertise finissent toujours par être appréciés à leur juste valeur.

La Ligue 1 plus spectaculaire cette saison


On ne saurait dire si c’est grâce à l’arrivée des investisseurs qatariens à la tête du PSG qui a entrainé la nomination de Leonardo en tant que directeur sportif et le recrutement quatre étoiles du club qui s’en est suivi ou à la signature de vieilles gloires comme Poulsen, Govou ou Cole en Ligue 1, mais on a, en ce début de saison, comme l’impression de s’éclater un peu plus en suivant le championnat de France.

C’est vrai. Chaque semaine, on voit du beau jeu, des rencontres disputées jusqu’à la dernière minute, des gestes techniques… Comme si la grande mue parisienne avait incité tout le reste des clubs français à hisser leur niveau cette saison.

Mais est-ce que tout cela n’est-il pas qu’une impression ? De la poudre aux yeux ? Est-ce que de grands noms, des centaines de millions d’euros dépensés et la perspective de voir le championnat de France combler son retard sur ses voisins espagnols, anglais et allemands nous feraient perdre notre sens critique ?

Un début de L1 « sur les chapeaux de roue »

Eh bien, non ! Rassurez-vous, ce n’est pas qu’une simple illusion d’optique. Le championnat de France – du moins celui de Ligue 1 – a bel et bien débuté « sur les chapeaux de roue ». En tout cas, par rapport aux statistiques de la saison dernière.

Avec 233 ballons au fond des filets lors des neuf premières journées de la saison 2011/2012 de Ligue 1, la moyenne de buts par match est plus élevée que l’année dernière. Elle est de 2,59 contre 2,34 en 2010/2011. On marque donc, en moyenne, 0,25 buts de plus par rencontre cette année.

Bon c’est vrai que, dit comme ça, c’est pas très parlant. Mais sachant qu’il y a dix matchs par journée de championnat, on a, au final, 2,5 buts de plus chaque week-end.

Qui dit plus de buts dit forcément plus de spectacles pour les spectateurs. Et ces derniers sont plus souvent comblés cette saison puisqu’on compte déjà 24 rencontres durant lesquelles plus de trois buts ont été inscrits. Ce qui équivaut à 26,67 % des matchs disputés jusqu’à présents. Pour toute la saison précédente, cette moyenne est de 20,79 %.

Alors, oui, cette année, les joueurs de Ligue 1 semblent décider à faire taire la marionnette d’Aimé Jacquet aux Guignols et à nous offrir un peu plus de spectacle. Une tendance qui se confirme en comptant le nombre de rencontres avec plus de quatre buts. Il y en a eu 8 lors des neuf premières journées. Soit 8,89 % des matchs contre seulement 7,11 % la saison dernière.

Mais plus de matchs spectaculaires ne veut pas forcément dire moins de matchs chiants. Et pourtant, c’est bien le cas cette saison. Nous n’avons assisté, jusqu’alors, à seulement cinq matchs nuls et vierges. Ce qui représente 5,56 % des rencontres, soit presque deux fois moins que l’année passée (10,26%).

De plus, lorsqu’on observe les résultats sur une saison entière, on peut constater que la moyenne des matchs avec plus de 3 ou 4 buts par journée a tendance à augmenter en fin d’exercice. La Ligue 1 est donc bel et bien partie pour nous réveiller cette saison !

Encore des progrès à faire

Le championnat de France semble débuter sur une très bonne dynamique cette saison. Avec plus de buts et davantage de spectacle chaque week-end. Mais cela suffit-il pour autant à faire entrer notre championnat dans la cour des grands ?

Pas encore car, en comparaison des moyennes de buts inscrits lors de chaque rencontre dans les quatre grands championnats européens, la Ligue 1 fait encore figure de mauvais élève.

C’est pour le moment la Bundesliga qui offre le plus de buts à ses spectateurs. On en compte, en moyenne, 2,9 par match. Le championnat allemand est talonné de près par la Premier League qui, grâce aux performances offensives de quelques clubs comme Manchester United, Manchester City et Chelsea affiche une moyenne de 2,84 buts par rencontres.

La Liga espagnole parvient, elle, à surnager, grâce au Barça et au Real avec 2,6 buts par match. Il n’y a, pour le moment, que la Serie A que la Ligue 1 parvient à surpasser en terme de moyenne de buts. Le championnat italien plafonnant, cette saison, à 2,56 buts par matchs. Mais bon, le football transalpin n’est pas connu pour être le plus spectaculaire et le plus prolifique d’Europe.

Et la Ligue 2 ?

La dynamique ascendante du championnat français de première division ne semble pas avoir encore contaminée la Ligue 2. En effet, celle-ci affiche des statistiques de buts plus basses en ce début de saison que lors de la saison précédente.

Les attaquants de L2 plantent, en moyenne, 2,13 buts par match contre 2,34 en 2010/2011. Le nombre de matchs prolifiques est également en chute libre : on a assisté jusqu’à présent à 17 rencontres durant lesquelles plus de trois buts ont été inscrit. Ce qui correspond à 17 % des matchs contre un taux de 26,67 % l’année dernière.

Une différence encore plus importante pour les oppositions avec plus de quatre buts : 3 % cette saison contre 8,89 % en 2010/2011. Et le nombre de 0-0 est lui aussi en nette augmentation : 12 % en ce début de saison pour 9,74 % lors de l’exercice précédent. Des résultats en Ligue 2 qui peuvent s’expliquer, en partie, par le caractère exceptionnelle de la saison dernière. En effet, 891 buts avaient été inscrits. Soit le total le plus important depuis la saison 2006-2007.

 


Gardien de légende : Higuita et son coup du Scorpion


Stade de Wembley, 6 septembre 1995. L’Angleterre et la Colombie s’affrontent lors d’un match amical. Alors que les deux équipes sont encore à 0-0, les Anglais ont le ballon en attaque sur l’aile droite.

La balle revient au centre vers le milieu de terrain, Jamie Redknapp qui reprend sans contrôle et tente de surprendre la défense adverse par un centre-tir. Mais il est raté et ne semble pas en mesure d’inquiéter le gardien colombien, René Higuita. C’est le moment que ce dernier va choisir pour « piquer » tous les spectateurs dans le stade et devant leur télé en effectuant l’un des plus beaux gestes de gardien de l’histoire de football : le coup du Scorpion.

Le coup du Scorpion entre dans la légende

Alors que le ballon se dirige vers sont but, Higuita recule, se place face à la frappe et, au dernier moment se jette en avant. Au moment où la balle passe au dessus de lui, et alors qu’il est toujours en l’air, le gardien la propulse hors de sa surface à l’aide de ses talons.

« Je n’arrêtais pas d’essayer de faire des choses différentes sur le terrain. J’imaginais des gestes techniques originaux toute la journée et ensuite je les répétais pour pouvoir les réaliser en match. J’aimais sortir de la surface pour dribbler des joueurs, ou amortir les ballons entre les fesses et le sol pour m’asseoir dessus », raconte-t-il des années plus tard dans un entretien accordé à la revue colombienne Revista Soho.

Il avouera également qu’à la base, son intention était plutôt de bloquer le ballon entre ses chevilles. Mais en 1990, alors qu’il tourne un sport publicitaire avec des enfants, en tentant le geste, René dégage involontairement le ballon avec ses talons. Une parade qui tape immédiatement dans l’œil des spectateurs lors de la diffusion de la pub.

Les supporters du Nacional de Medellin, son club d’alors, lui réclament ce geste. Il s’exécute quelque fois à l’entraînement. De quoi ravir ses admirateurs. Mais Higuita ne veut pas en rester là : « Tout le monde était content, mais j’attendais le moment que m’arrive un ballon en cloche et pas trop puissant, à parfaite hauteur, pour pouvoir le réaliser durant un vrai match. »

Et le tir parfait arrive donc ce jour de septembre 1995, à Wembley. « J’ai vu le ballon arriver, je me suis dit «c’est celui-là!» et je me suis lancé, explique le portier. À cet instant, il y a eu dans les tribunes un murmure que je n’avais encore jamais entendu, et que jamais je n’ai réentendu ensuite. C’est après que commencèrent les ovations. »

Un geste jusqu’alors totalement inédit et d’une telle originalité qu’il est encore difficile de le décrire par des mots. Cette figure n’est évidemment pas décisive car le tir anglais n’était pas dangereux et que l’arbitre avait sifflé un hors-jeu mais elle est si difficile à réaliser et accomplie avec tant de classe que, sur le moment, tous les amateurs de foot restent bouche-bée.

Huiguita, ce portier fantasque, dans la pure tradition des gardiens sud-américains, vient de nous scotcher. Et c’est certainement pour des moments tels que celui-là que des millions de personnes aiment regarder des matchs de foot !

Prises de risque

Et ce qui est sûr, c’est que ce bon vieux René, avec sa moustache et sa coiffure toute en volume, longueur et boucles brunes, est un gardien qui sait faire le spectacle. Si le match auquel il participe est nul où si son équipe traverse un passage à vide, on sait qu’on peut compter sur lui pour, l’espace de quelques secondes, égayer la partie.

Malheureusement pour ses coéquipiers, c’est très souvent au prix d’une énorme prise de risque. C’est le cas lors de l’affrontement entre la Colombie et le Cameroun en huitièmes de finale du Mondial 90. Le temps règlementaire s’est achevé sur le score de 1-1. Alors que les deux équipes jouent les prolongations, Higuita sort de sa surface avec le ballon et le perd face à Roger Milla. Ce dernier en profite pour inscrire le but de la victoire pour sa sélection dans le but vide.

Une vie agitée

Un coup dur pour le grand René, mais, malheureusement pour lui, pas le premier ni le dernier. Né le 28 août 1966 dans un quartier pauvre de Medellin, d’une mère célibataire qui meure peu de temps après, René est élevé par sa grand-mère. Son enfance se déroule dans un contexte économique et social très compliqué.

Selon la légende, il serait devenu gardien par hasard, en remplaçant un portier blessé lors d’un match de jeune. Il était plutôt buteur à la base. Un rôle qu’il n’abandonnera pas vraiment puisque René Higuita est également réputé pour avoir marqué plus de 40 buts dans sa carrière professionnelle. La plupart sur coup-franc.

En 2004, Higuita, met sa carrière de joueur entre parenthèses pour entraîner les gardiens de la sélection colombienne et du club de Aucas de Quito, en première division équatorienne. Mais l’aventure est de courte durée : Higuita est contrôlé positif à la cocaïne (Naître à Medellin, ça n’a pas de prix…) et est démis de toutes ses fonctions.

Un coup dur pour lui mais il en faut plus pour abattre « El Loco », comme le surnomment ses coéquipiers et ses fans. L’année suivante, en 2005, Higuita participe à une émission de télé-réalité de relooking extrême (« Cambio Extremo », en VO). Il subi, entre autres, une opération de chirurgie esthétique, devant les caméras. A l’époque René espère que cette apparition à la télé va lui permettre de redémarrer sa carrière.

Et bizarrement c’est la cas. Si bien que deux ans plus tard, en 2007, il rechausse les crampons pour devenir le nouveau gardien de Guaros de Lara, promu en première division vénézuelienne. Il poursuit ensuite en troisième division colombienne, au Deportivo Rionegro. Il a alors 41 ans !

Finalement, le 25 janvier 2010, à l’âge de 43 ans, René Higuita raccroche définitivement les crampons. Il célèbre son jubilé à Medellin devant plus de 20 000 spectateurs. Il gratifie ces derniers de deux de ses spécialités : un but sur coup-franc et, bien entendu, un dernier Coup du Scorpion.

Ce geste qu’il a inventé et qui, selon ses propres mots, « a été si important qu’il m’a rendu plus célèbre que le fait de jouer en sélection, de tirer les coups francs, de dribbler des adversaires jusqu’à l’autre bout du terrain, ou de faire un relooking extrême. Le «Scorpion» m’a laissé une marque indélébile. » Et a laissé un souvenir impérissable dans la mémoire de tous les amateurs de football qui ont eu le plaisir d’admirer cette parade exceptionnelle !

Equipe de France : qui est le mieux placé pour remplacer Benzema ?


Pas de chance pour les Bleus. Alors que l’équipe de France s’était enfin trouvée un leader en attaque, un véritable buteur prolifique et décisif en la personne de Karim Benzema, voici que ce dernier doit déclarer forfait au moment d’affronter l’Albanie et la Bosnie. Deux des matchs les plus importants pour la sélection en vue de la qualification pour l’EURO 2012.

L’attaquant du Real Madrid souffre d’une lésion à l’adducteur gauche. Une blessure confirmée, lundi 3 octobre 2011, après que le joueur ait passé une IRM, selon le site de la FFF.

Laurent Blanc va donc devoir faire un choix pour remplacer son goleador vedette. Trois joueurs semblent les plus aptes, actuellement, à occuper la pointe de l’attaque de l’équipe de France : Gameiro, Rémy et Gomis.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le choix va être difficile pour le sélectionneur. On sent bien que son cœur balance. Il a récemment vanté la générosité, les appels de balle et le jeu de tête de Kévin Gameiro, l’aptitude de Bafétimbi Gomis à se débrouiller face à une défense basse et la percussion et le jeu de tête de Loïc Rémy.

Kévin Gameiro ayant déclaré forfait pour la rencontre face à l’Albanie, l’ancien entraîneur de Bordeaux a appelé l’attaquant de la Lazio de Rome, Djibril Cissé pour le remplacer.

Alors qui Laurent Blanc va-t-il choisir pour prendre la place de Karim Benzema, dès vendredi soir, face à l’Albanie ?

Pour aider le Cévénol dans son choix, nous avons procédé à un petit comparatif des statistiques de ces trois attaquants selon plusieurs critères différents : le nombre de buts marqués, le pourcentage de frappes cadrées, le pourcentage de réussite et la fréquence des buts inscrits en Ligue 1 cette saison. Djibril Cissé ne figure pas dans ces classements car nous n’avons pas pu obtenir ses statistiques complètes en Série A. Il a participé à 5 rencontres et marqué un but.

Afin de pondérer ces résultats, il apparaît indispensable d’ajouter deux critères propres à la sélection : le nombre de matchs joués avec les Bleus et le nombre de buts inscrits en équipe de France.

Les trois joueurs ont été classés selon chaque critère. Le meilleur reçoit trois points, le second, deux points et le troisième un point. Il nous suffit alors de faire le total pour savoir quel sera le meilleur choix pour Laurent Blanc.

Buts marqués en L1

1- Bafétimbi Gomis : 6 buts. (3 points)

2- Kévin Gameiro : 5 buts. (2 points)

3- Loïc Rémy : 4 buts. (1 point)

Nombre de frappes tentées en L1

1- Kévin Gameiro : 51,85%. (3 points)

2- Loïc Rémy : 42,31%. (2 points)

3- Bafétimbi Gomis : 39,29%. (1 point)

Pourcentage de réussite en L1 (Nombre de buts marqués * 100 / nombre de frappes tentées)

1- Bafétimbi Gomis : 21,43%. (3 points)

2- Kévin Gameiro : 18,52%. (2 poins)

3- Loïc Rémy : 15,38%. (1 point)

Fréquence des buts inscrits en L1

1- Bafétimbi Gomis : 1 but toutes les 116 minutes. (3 points)

2- Kévin Gameiro : 1 but toutes les 150 minutes. (2 points)

3- Loïc Rémy : 1 but toutes les 188 minutes. (1 point)

Expérience en équipe de France

1- Loïc Rémy : 13 sélections. (3 points)

2- Kévin Gameiro : 6 sélections. (2 points)

3- Bafétimbi Gomis : 5 sélections. (1 point)

Nombre de buts en sélection

1- Loïc Rémy et Bafétimbi Gomis ex æquo : 2 buts. (3 points)

3- Kévin Gameiro : 1 but. (1 point).

Total

1- Bafétimbi Gomis : 14 points

2- Kévin Gameiro : 12 points

3- Loïc Rémy : 10 points

Selon notre comparatif entre ces trois joueurs qui peuvent prétendre à une place de titulaire à la pointe de l’attaque de l’équipe de France pour les rencontres face à l’Albanie et la Bosnie, c’est Bafétimbi Gomis qui est en pôle position.

Une opinion que semble partager Laurent Blanc. « En fonction des adversaires, il y a des joueurs plus à l’aise dans une certaine animation que d’autres », a expliqué le Président en conférence de presse. On peut aisément prédire que l’équipe d’Albanie va se montrer plutôt prudente face aux Bleus. Elle a donc de grandes chances de positionner ses défenseurs très bas sur le terrain. Une configuration dans laquelle, Bafé Gomis semble être le plus à l’aise parmi les trois attaquants étudiés ici.

Mais bon, le natif de la Seyne-sur-Mer n’a pas joué en sélection depuis deux ans. Et même s’il affirme que ce « n’est pas dans [ses] habitudes de douter », on peut se demander si le buteur lyonnais retrouvera d’un coup les faveurs de Laurent Blanc qui ne l’a alors jamais retenu avec les Bleus.

Une autre possibilité qui peut être envisagée serait que l’entraîneur choisisse d’évoluer avec un autre système de jeu. Il pourrait très bien décider d’associer deux attaquants ou alors de ne laisser d’une seule pointe mais en positionnant un de ces trois joueurs sur une aile. Un poste que Loïc Rémy est tout à fait capable d’occuper. Une éventualité qui a de plus en plus de chances de se réaliser étant donné l’annonce du forfait de Franck Ribéry.

Selon vous, quel attaquant Laurent Blanc doit-il choisir pour remplacer Karim Benzema face à l’Albanie et la Bosnie ? Dîtes-le nous dans les commentaires ci-dessous !