Archives Mensuelles: novembre 2011

Equipe de France : Blanc toujours à la peine


En septembre dernier, le franchissement, par Laurent Blanc, du cap des 15 matchs à la tête de l’Équipe de France était l’occasion de faire un premier bilan d’étape. A l’époque, nous avions comparé les statistiques du Président avec celles de son prédécesseur, Raymond Domenech. Il en ressortait que Blanc avait de la peine à faire mieux que l’homme aux sourcils bien fournis.

Quatre rencontres plus tard, les Bleus terminent l’année 2011 après des performances peu convaincantes, en amical, face aux USA et à la Belgique. Une dizaine de jours après, les réactions à chaud ayant toutes été déversées, c’est l’occasion d’un second bilan d’étape.

4 matchs, une qualif à l’Euro et beaucoup de questions

Alors, que retenir de ces quatre dernières rencontres de l’équipe de France en 2011 ? Les Bleus y ont obtenu deux victoires et deux matchs nuls. Ils restent ainsi invaincus depuis 17 matchs et les deux défaites inaugurales de l’ère Blanc. Mais les deux succès, engrangés face à l’Albanie pour le compte des qualifications à l’Euro 2012 et face aux États-Unis, en amical, ont bien pale figure…

La victoire 3-0 sur l’Albanie est évidemment en trompe-l’œil. Les coéquipiers de Loric Cana sont arrivés dans l’Hexagone avec pour unique intention celle de défendre. Et, en plus, ils l’ont mal fait puisque les Bleus sont parvenus à ouvrir le score très rapidement. Alors, évidemment, si les inscriptions du tableau d’affichage peuvent paraître flatteuses à première vue, elles le deviennent beaucoup moins dès qu’on considère le niveau de l’adversaire.

Quant à la seconde victoire, contre les USA, elle s’avère plutôt chanceuse. Le match amical du 11 novembre pour célébrer l’amitié franco-américaine à l’occasion de l’anniversaire de l’armistice de la guerre 14-18 n’a pas du réconcilier grand monde avec le jeu pratiqué par l’équipe de Laurent Blanc. Une rencontre insipide, sans rythme avec des Américains impuissants, ne comptant que sur la fougue d’Altidore et des Français amorphes, incapables de bousculer leurs adversaires avant l’entrée en jeu de Rémy et Martin. Une victoire très peu convaincante précédant un non-match qui a du désespérer bon nombre d’amateurs trois jours plus tard contre la Belgique. Comme l’a si bien résumé le sage Franck Ribery, « on n’a pas gagné et on n’a pas perdu »… Mais par contre, qu’est-ce qu’on s’est fait chier ! De quoi laisser beaucoup de questions en suspend et de très nombreuses incertitudes pour la suite

Et la suite, c’est l’Euro 2012. Car, oui, malgré une campagne de qualification plutôt laborieuse, les Bleus sont parvenus à obtenir leur ticket pour l’Ukraine et la Pologne. C’était l’objectif initial de Blanc au moment de sa prise de fonction. Mais pour le spectacle, le beau jeu et des victoires convaincantes, on repassera… Y’a qu’à voir de quelle manière l’équipe a obtenu le point de la qualif contre les Bosniens. Une égalisation sur pénalty alors que les coéquipiers de Dzeko se montraient dominateurs. Et si le buteur de Manchester City avait su se montrer aussi efficace qu’en club, son équipe aurait pu mener facilement 3-0 à la mi-temps.

Les objectifs principaux sont donc remplis mais il ne faut pas en attendre plus. Pas de cerise sur le gâteau cette fois. Et puis, surtout, pas de quoi frimer étant donné qu’on sort difficilement en tête d’un groupe contenant le Luxembourg, l’Albanie, la Roumanie, la Bosnie et le Belarus… En plus, pour le tirage au sort de l’Euro, les Bleus sont dans le chapeau 4, alors c’est bien difficile de donner cher de leur peau quand on sait qu’ils sont susceptibles de devoir affronter des nations comme l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas ou le Portugal dès la phase de poule… Une chose est sûre, il va falloir cravacher dur pour être prêt pour l’été prochain et ne pas encore une fois sortir la tête basse et la queue entre les jambes dès le premier tour d’une compétition internationale.

Le bilan en chiffres

On l’a dit, les Bleus de Blanc sont restés invaincus lors de ces quatre rencontres. Avec deux nuls et deux victoires, ils obtiennent 8 points. Soit une moyenne de 2 points par match. Un score en très légère baisse par rapport au premier bilan d’étape. En effet, l’ancien défenseur international affichait, à l’époque, une moyenne de 2,07 points par match avec 31 points obtenus en 15 rencontres.

Au cours de ces quatre derniers rendez-vous de l’année 2011, les Bleus ont inscrit 5 buts et n’en ont encaissé qu’un seul (une superbe frappe enroulée de Dzeko). Ils plafonnent donc à une moyenne de 1,25 buts par match. Ce qui constitue une diminution en comparaison des 15 premières rencontres (1,4 buts par match) qui, déjà, n’étaient pas exceptionnelles en terme de performances offensives.

Heureusement, si l’attaque semble défaillante, la défense rassure. Blanc paraît avoir trouvé un certain équilibre dans ce secteur de jeu. Les Bleus affichent ainsi un bon score de 0,25 buts encaissés par match lors de ces 4 rencontres. Une moyenne en baisse puisqu’elle s’élevait à 0,53 pour le premier bilan d’étape.

Face à l’Albanie, la Bosnie, les USA et la Belgique, Laurent Blanc a sélectionné 25 joueurs. Parmi eux, 5 ont connu leur première expérience sous le maillot bleu. Il s’agit d’Olivier Giroud, de Laurent Koscielny, de Jérémy Mathieu, de Maxime Gonalons et de Mathieu Debuchy. 20 % des joueurs qui ont participé à ces quatre rencontres y ont donc obtenu leur première sélection. Un score qui confirme que l’ancien arrière central de Manchester United a tendance à faire confiance aux jeunes. Mais ces chiffres tendent également à souligner que Blanc a du mal à se trouver une équipe-type et qu’il est forcé de composer et de s’adapter à chaque fois en fonction des blessures et des méformes de chacun.

Alors, pour encore y croire en vue de l’Euro, il faut certainement devenir un fervent adepte de la méthode Coué. Concentrons-nous donc sur les points positifs. Et, ils sont au nombre de deux : une défense qui commence à se stabiliser et qui deviendra définitive avec le retour de Philippe Mexès. Ce qui permettra au natif d’Alès d’aligner Rami et Mexès au centre, Abidal à gauche et Réveillère ou Debuchy à droite. Et puis, second point de satisfaction : la bonne forme de Loïc Rémy, en attaque, qui peut devenir le parfait complément pour l’avant-centre indiscutable qu’est désormais Karim Benzema. En espérant que ces quelques cadres qui commencent à émerger de cet effectif inexpérimenté parviendront à inspirer les jeunes prodiges encore irréguliers comme Martin, Nasri, Gameiro et M’Vila. Avec tous ces joueurs en grande forme à l’Euro, les Bleus peuvent peut-être espérer faire bonne figure. Dans le cas contraire, il faudra certainement jouer trois matchs puis reprendre l’avion pour voir la suite de la compétition à la maison.

Euro 2012 – Equipe de France – Faut-il y croire ?


Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur le blog. Aujourd’hui nous allons parler de sélection nationale, celle de notre pays, la France. A-t-elle réellement des chances de faire un bon Euro ? Des éléments peuvent le prouver, d’autres peuvent mettre fin aux espoirs qui ne sont déjà pas nombreux à la base.

 Pourquoi il faut y croire  !

Même si l’équipe reste sur deux échecs, l’Euro 2008 et la Coupe du Monde 2010. Toute l’équipe veut oublier ces deux grands échecs et repartir sur de nouvelles bases pour préparer l’avenir. Avenir qui s’appelle  » Brésil 2014″. Si Laurent Blanc est arrivé à la tête de la sélection c’est avant tout pour redorer le blason de la sélection nationale. Lui redonner de l’envie et construire un projet sur le moyen terme. Il avait dit qu’il fallait avant tout se qualifier pour l’Euro, c’est chose faite. Et maintenant ? Certes l’équipe ne brille pas forcément. Mais la France brille souvent quand elle n’est pas attendue. Prenons l’exemple de 1998 où les Bleus ne partaient pas favoris. Dans l’ombre ils ont su créer un collectif et devenir champions du monde. On peut aussi parler du cas de 2006. Même si à la fin, les Français n’ont pas gagné la Coupe du Monde, ils sont parvenus en Finale. Alors qu’en poule ils avaient eu du mal, et sont montés en puissance au fil des matchs. La France ne perd pu ! 17 matchs sans défaite, c’est une stat qui mérite d’être soulignée. Les Français ne connaissent pas la défaite depuis le 7 Septembre 2010. On sait que Laurent Blanc sait faire de grandes choses, on peut espérer une surprise des Bleus lors de cet Euro. Mais il faudra un exploit ! Et construire rapidement un collectif soudé.

 Pourquoi il ne faut pas espérer  !

Certes les bleus ne perdent pu, mais le bilan de Laurent Blanc en terme de statistiques n’est pas mieux. Ne pas perdre n’est pas suffisant, un match nul ne suffit pas forcément à briller, l’essentiel est la victoire. La France déçoit dans son jeu. Certes elle possède des individualités mais comme le disait Hugo Lloris au quotidien Le Monde,  « on manque clairement d’expérience sur la scène européenne […] c’est un travail de longue haleine. L’expérience ne s’achète pas. Cette équipe doit gagner en maturité. Son effectif est programmé pour représenter le pays sur les quatre voire huit prochaines années. » Il parlait également des grandes nations du foot que sont l’Espagne, les Pays bas ou encore les Allemands en disant qu’ « ils dégagent une force que nous ne dégageons pas »  et en mettant en avant leur « énorme collectif ». C’est donc ça qu’il manque en France : être une grande nation en ayant un collectif puissant. Les individualités ne suffisent pas. L’équipe de France n’est pas suffisamment mature pour être prête à gagner l’euro. Dans quelques années peut être. Il y a quelque chose à construire et cela Laurent Blanc l’a déjà peut être compris : il sera difficile de faire quelque chose à l’Euro, avec une poule qui s’annonce difficile. (La France sera dans le quatrième chapeau).

 Que faut-il pour briller ?

La France sera prête à gagner dans quelques années. Oui mais quand ? Quand le groupe aura gagné en maturité et en expérience. La France pourra redevenir une grande nation du foot en ayant un fort collectif. Il n’y a pu qu’à prendre exemple sur l’Espagne, l’Allemagne ou encore les Pays Bas.

Carton vert !


2,8 millions de tonnes de dioxyde de carbone… C’est ce qu’a produit, à elle seule, la Coupe du Monde 2010 de football ! C’est, selon un exemple de la revue britannique The Ecologist, l’équivalent de la préparation de 20 cheeseburgers pour chaque habitant du Royaume-Uni. Si le football est l’un des sports les plus lucratifs et les plus suivis au monde, son succès se conquiert au détriment de l’environnement.

Et s’il est un pays dans lequel ce sport revêt une grande importance, c’est bien l’Angleterre. Chaque week-end, plus de 700 000 supporters se pressent dans les stades dans lesquels évoluent les 40 000 clubs du royaume. Les équipes de haut-niveau jouent, bien entendu, sur des pelouses parfaitement entretenues grâce à des dizaines de litres d’eau, de pesticides et autres engrais. Et, puisque les matchs ont souvent lieu le soir, les stades sont tous éclairés par de puissants projecteurs voraces en électricité. En moyenne, une rencontre de Premier League est à l’origine de la production de 820 tonnes de gaz carbonique.

 

Éolienne et toit végétal

C’est fort de ce constat que quelques personnes ont décidé, au Royaume-Uni, de se mobiliser afin de rendre le foot un peu plus vert. C’est le cas, notamment de la fondation Sustainability in Sport de Dale Vince. Le propriétaire du club des Forest Green Rovers est également le fondateur d’Ecoctricity, une société spécialisée dans l’énergie éolienne.

Dale Vince a choisi le jubilé de l’ancien Red Devil, Gary Neville, qui s’est déroulé à Old Trafford au moi de mai 2011, pour lancer sa fondation. L’ex défenseur international est d’ailleurs co-fondateur de Sustainability in Sport. L’organisation vise à rendre tous les sports plus écolo. Au cours de la rencontre, l’intégralité de l’alimentation électrique a été assurée par 52 éoliennes fournies par Ecotricity. Et les compères ne souhaitent pas en rester là. Ils envisagent de travailler avec des entreprises dans le but de récolter des fonds pour financer l’installation de systèmes d’énergie renouvelable dans de nombreux clubs.

« Il est important de réduire les factures en consommant moins d’électricité, estime Pete Smith, chargé de la responsabilité sociale des entreprises à Bristol City. Nous ne pouvons peut-être pas sauver le monde mais nous sommes bien décidés à faire notre part. » Et le club de Bristol associe le geste à la parole car il décide d’installer un système de chauffage du stade par une chaudière à biomasse, alimentée par les eaux de pluie récupérées. Une conviction que partage d’autres équipes de plus grande envergure, comme Chelsea. Le club londonien a inauguré une série d’initiatives visant à « reverdir » ses matchs. Un toit végétal a ainsi été posé sur les bâtiments et les terrains sont arrosés grâce à un système de récupération des eaux de pluie. Quant à Arsenal, le club s’est lancé dans le recyclage du papier, du carton et des cartouches d’imprimantes et l’Emirate Stadium est désormais éclairé par des projecteurs à LED.

Alors, même si on est supporters, qu’on s’en fout et que de toute manière, on s’ra mort dans pas longtemps, on peut quand même se féliciter que ce sport hyper-populaire et outrageusement médiatisé qu’est le foot puisse se mobiliser pour réduire son empreinte-carbonne !

 

La Liga n’a plus d’intérêt


L’Espagne : pays du flamenco, des castagnettes, de la paella, des sympathiques jeunes émigrées d’Amérique Latine cohabitant dans d’accueillantes auberges… Et, depuis 2008, pays dont le championnat professionnel de football est le plus chiant d’Europe occidentale.

En effet, depuis la nomination de Pep Guardiola en tant qu’entraîneur du FC Barcelone, la Liga semble avoir perdu tout intérêt et se résumer, désormais, à un duel systématique entre deux clubs : Barcelone et Madrid. La Catalogne face au pouvoir central castillan. Une dynamique qui s’est encore davantage renforcée avec l’arrivée de Jose Mourhino sur le banc des Merengue.

Haro sur les titres

Pour s’en convaincre, un simple coup d’œil sur le palmarès de la Liga lors des dix dernières saisons suffit. Au cours de la dernière décennie, Barcelone a remporté cinq titres et Madrid trois. Faîtes le compte, il n’en reste plus que deux pour les dix-huit autres équipes qui composent le championnat. Et c’est le FC Valence qui les a gagnés tous les deux. Autant dire que l’alternance n’est pas le fort du football espagnol. Même lors d’une élection présidentielle, les résultats sont davantage partagés…

Mais ce qui marque le plus c’est que le dernier titre brigué par Valence remonte à la saison 2003/2004. Ce qui équivaut à dire que, depuis 2004, Barcelone et Madrid règnent en despotes sur la Liga sans qu’aucun autre club ne parvienne à contester leur suprématie. Avec un petit avantage pour les Catalans qui restent sur une série de trois succès en championnat depuis l’arrivée de Guardiola en 2008/2009.

De plus, depuis l’exercice 2001/2002, Madrid et Barcelone ont terminé aux deux premières places à 6 reprises. Une configuration qui se retrouve systématiquement lors des trois dernières saisons.

Au regard de son palmarès lors des dix dernières années, le football de l’autre côté des Pyrénées semble suivre son homologue écossais sur le chemin de la mort du suspense. En effet, depuis 1986, la Scottish Premier League est systématiquement remportée par les Glasgow Rangers ou par le Celtic Glasgow. Et, coïncidence, on retrouve ici aussi cet antagonisme idéologique qui dépasse les frontières du sport : l’opposition entre catholiques et protestants.

Monopole du spectacle

Pour en revenir à la Liga, le panorama dressé ci-dessus n’est évidemment pas réjouissant. Et, même si certains « amateurs » et « observateurs » du ballon rond se pâment de bonheur devant le jeu proposé par Barcelone et par Madrid, il n’en reste pas moins vrai que ces deux formations ont bel et bien tué la Liga !

Une analyse un peu plus fine de la répartition des points et des buts inscrits au cours des dix dernières saisons du championnat d’Espagne permet de saisir le problème dans toute son ampleur.

L’écart entre le nombre de points obtenus par le champion et par la lanterne rouge en est un indicateur accablant. Il n’a de cesse d’augmenter depuis la saison 2001/2002 mais il n’a jamais été aussi important que lors des trois derniers exercices. En 2001/2002, le champion, Valence comptabilisait 75 points et le dernier, Saragosse, 37 points. Soit un écart de 38 points. Lors de la saison 2010/2011, Barcelone en comptait 96 alors que la lanterne rouge, Almeria, n’en avait marqué que 30. Soit un écart de 66 points ! Ce qui veut dire qu’entre 2001 et 2011, l’écart entre le champion d’Espagne et le dernier du classement a augmenté de 42,42%.

Impressionnant, n’est-ce pas ? Mais ça ne s’arrête pas là. Pour la période entre 2001/2002 et 2007/2008 – dernière saison avant la nomination de Guardiola au Barça – la moyenne de cet écart s’élève à 50,86 points. Alors qu’entre 2008/2009 et 2010/2011, elle est de 61,67 points. Soit une moyenne de 10,81 points supplémentaires.

Pour faire une comparaison – que certains ne manqueront pas de trouver douteuse – la répartition des points au sein de la Liga devient de plus en plus analogue à la répartition des richesses dans le monde : de moins en moins de personnes se partagent de plus en plus d’argent.

Et il n’y pas que sur les points que Madrid et Barcelone exercent leur monopole. Les deux clubs ne cessent d’augmenter leur total de buts inscrits et offrent désormais une voie royale au concours de « qui a la plus grosse » entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Entre 2001/2002 et 2007/2008, les Merengue et les Blaugrana ont comptabilisé en moyenne 14,89% des réalisations de la Liga. Mais depuis 2008/2009, cette part a grimpé de 3,57 points et s’élève à 18,46%.

Et la dynamique ne semble pas en route pour s’inverser. Bien au contraire ! Avec des scores tels que les victoires du Real 7-1 sur Osasuna lors de la 12e journée et 6-2 sur le Rayo Vallecano lors de la 6e journée ainsi que les deux 5-0 infligés par Barcelone à l’Atletico Madrid au cours de la 6e journée et à Majorque au cours de la 11e journée, tous les ingrédients sont là pour que le trust des deux clubs sur le spectacle se renforce.

Alors, même si le nul concédé par Barcelone à Bilbao lors de la 12e journée de cette saison marque une « petite révolution en Espagne », permettant à Madrid de compter trois points d’avance sur ses rivaux catalans, on continue, malgré tout, de s’éloigner à grands pas d’un retournement de situation qui verrait un troisième larron conquérir le titre de champion d’Espagne. Et si cela devait, par miracle, se produire cette année, il faudrait miser sur Valence ou Levante, les deux seules équipes – mise à part Barcelone – à compter moins de dix points de retard sur le leader madrilène.

Ligue 1, Un avenir économique ?


       Alors que le football français est en pleine crise financière (chute des droits TV, dette de 114M € en ligue 1 en 2010/11) on peut commencer à s’inquiéter de l’avenir économique de la ligue 1.

Quels peuvent être les impacts de ces crises ? Peut-on espérer un impact des clubs à budget  « Qatari » ? Qui seront les perdants, les gagnants , comment la ligue va t’elle pouvoir retomber  financièrement sur ses pieds ?

Nous allons, pour cela, essayer d’expliquer les impacts de cette crise et d’analyser les propositions actuellement avancées par  l’UEFA et la FFF.

La crise Française

La crise du football français a débuté en 2008 et s’est largement accentuée entre 2009 et 2011 comme on peut le voir sur ce diagramme (fig 1)

Figure 1

 

(ndlr: produit hors mutation : revenu excluant les revenues de transferts; résultats net: bénéfice des clubs de ligue 1 et ligue 2)

Alors que les revenus attribués aux clubs étaient en augmentation, ces derniers, au contraire, ont été incapables de finir leur saison avec un bénéfice net ces deux dernières années.

En ce qui concerne le marché des transferts, il est facile de se rendre compte que les clubs français sont obligés de se servir de la vente de joueurs pour pouvoir rester économiquement stables (exemple: vente de Varane du RC Lens au Real Madrid, où le budget de vente de 10M€ est entièrement utilisé pour rattraper le manque financier due à la relégation, ou encore les ventes de l’AS Monaco toujours en déficit entre 96 et 141M€)

Qui plus est, ces problèmes financiers accentuent fortement les écarts entre les clubs, étant donné que pendant que les clubs endettés vendent pour se stabiliser, les clubs a situation stable continue à fortement acheter. (fig 2)

Figure 2

 

       C’est pour ces raisons qu’apparaît une forte augmentation de capitaux propres au sein des clubs afin de pérenniser ces derniers. L’exemple le plus probant étant bien sur celui du PSG et des Qataris, et c’est malheureusement ce genre d’exemple qui risque d’entraîner petit a petit le championnat français à devenir un business championship où les capitaux ne seront  plus gérés et contrôlés par la DNCG (direction nationale de contrôle de gestion)

Un projet Business pour solution?

       Alors que la DNCG demande à réformer le fonctionnement  de  la Ligue1, les présidents de clubs, tout d’abord contre cette idée, passent à l’offensive en proposant un championnat tourné vers un « big four » à l’anglaise (bien que bien moins perceptible ces deux dernières années) et un championnat à l’Allemande:

       En effet ils souhaitent transformer  la ligue comme suit :

       16 équipe dont 2 relégables et match barrage entre les 3 à 16emes.

       Format sûrement le plus rentable actuellement en Europe mais aussi le plus élitiste et enfonçant la ligue2 dans les plus profonds méandres…

       Alors que la ligue 2 n’a jamais été plus passionnante que ces deux dernières années avec du jeu, de l’engagement et un équilibre entre les clubs (14points séparant  le premier du dernier, 9points entre le premier relégué et le premier promu au bout de 13journées (tiers du championnat), cette proposition rendrait cette compétition vide d’intérêt et offrirait beaucoup moins de chance à des clubs comme Arles-Avignon de pouvoir vivre une ligue 1.

En ce qui concerne le big four a la française, les présidents proposent de favoriser  les clubs possédants de grands stades.

 (plus généralement les stades pouvant accueillir les matchs de l’équipe nationale:  Lyon, Marseille et Paris en priorité puis Lille. Rennes, Lens, Bordeaux et Saint-Étienne)

Elle consisterait à partager 60% des droits TV aux trois premiers clubs  pour que ceux-ci puissent se concentrer sur la C1 afin d’augmenter les revenus actuels et l’engouement à leur match, et les 40% restants en priorité aux 5 autres clubs pour que ceux-ci puissent devenir des outsiders et ainsi donc laisser une certaine animosité à la Ligue 1…

Ce qui donnerait sûrement un partage de cette forme(fig3):

Figure 3

 

Autant dire que la lutte pour la relégation deviendrait quasiment  plus intéressante à surveiller car moins financière et plus engageante.

La question qui tombe maintenant est de savoir si l’on souhaite un championnat français rentable mais vide de sens ou un championnat disputé (ou voir l’OM/PSG/OL relégué est encore possible) mais qui ne rapporte pas de sous ?

La FFF et l’UEFA n’ayant pas d’autre projet sous la main actuellement étudieraient donc actuellement cette possibilité… et  les rapports annuels de la DNCG ne pourront qu’ajouter  une pression à ces deux fédérations pour trouver  au plus vite  une solution.

Bilan

Le bilan économique français devient alarmant et aucune solution qui conviendrait à tous n’a encore été proposée. Nous risquons de trouver dans les années à venir une Ligue 1 capitaliste afin de la rentabiliser, et ainsi pouvoir ré attirer la convoitise des medias, au détriment d’une ligue 2 attirant de  plus en plus de spectateurs, passionné de foot de qualité (facilité d’accès grâce au projet Cfoot).


Le football rend-il con ?


« Animo sana in corpore sano » (« Un esprit sain dans un corps sain ») est un véritable crédo sportif. Si bien que certains ont même choisi d’en faire une marque spécialisée dans l’équipement des athlètes (Asics). En revanche, si un simple coup d’œil permet de s’assurer de la sanité du corps des footballeurs, un tel verdict est souvent plus difficile à prononcer pour ce qui est de leur esprit.

Le footballeur professionnel est rarement réputé pour sa malice, son intelligence ou sa culture générale. En témoignent certaines sorties médiatiques dont le sens, la syntaxe et la grammaire feront certainement souffrir plus d’un sage de l’Académie Française. Mais ce déficit de réflexion ou ce manque d’aptitude personnelle dont paraissent souffrir de nombreux footballeurs professionnels se matérialise aussi par certaines mésaventures.

Blessures stupides

On le sait, la condition physique d’un sportif de haut niveau est primordiale. Les athlètes doivent donc, à tout prix, faire en sorte de se préserver des blessures. Dans le cadre professionnel, ceci s’effectue grâce à la préparation et aux entrainements. Mais une fois, rentré chez lui, le footeux semble avoir plus de mal à éviter certaines « conneries » qui lui vallent parfois de se blesser gravement.

Le dernier exemple en date est celui de Rémy Vercoutre. La doublure d’Hugo Lloris, à l’Olympique Lyonnais souffre d’une rupture du tendon du pied droit survenue lors d’un accident domestique. On n’en sait pas beaucoup plus sur les circonstances de ce malheureux événement. Selon Bernard Lacombe, le portier aurait fait une chute chez lui, en mettant « le pied sur quelque chose de pointu… »

L’archétype de la blessure dite « stupide » qui n’est pas sans rappeler la mésaventure de son prédécesseur à Lyon, Grégory Coupet. En octobre 2006, l’ancien gardien international s’était mutilé le poignet en voulant installer des étagères chez lui. Il avait finalement écopé de 7 points de suture et avait manqué un derby capital face à l’ASSE.

Mais, Lyonnais rassurez-vous, ce type d’accidents cons n’est pas l’apanage des gardiens de l’OL. Non, les corps de nombreux autres footballeurs professionnels ont eux aussi fait les frais du manque de sanité de leur esprit. On se souvient, bien sur, de Santiago Canizares, ancien gardien du FC Valence qui, en 2002, alors qu’il était sélectionné avec l’équipe d’Espagne pour participer à la Coupe du Monde s’était coupé le tendon du pied en voulant rattraper une bouteille de parfum qu’il avait déséquilibrée en sortant de sa douche. Le goal n’a donc pas pu participer au mondial et s’est vu détrôné définitivement par Iker Casillas qui ne lui a, par la suite, jamais laissé une chance de récupérer sa place.

Mais la palme de la blessure la plus idiote de l’histoire du football moderne revient sans conteste à Steve Marlet. En 2004, l’attaquant est appelé par Jacques Santini pour jouer avec les Bleus lors de l’Euro. Trop heureux de sa sélection, le joueur ne se sépare plus de son accréditation qui lui permet de pénétrer dans l’hôtel qui héberge l’équipe de France et dans les vestiaires. Sur le bord du terrain, il s’amuse comme un gamin avec le cordon élastique de son pass. Malheureusement, un mouvement trop brusque propulse le carton vers le visage de Steve Marlet et le coin du document vient heurter son œil. La cornée est déchirée… Résultat : Steve Marlet ne prendra part à aucune des rencontres des Bleus à l’Euro 2004 qu’il vivra intégralement sur le banc des remplaçants.

Un sport qui rend con ?

Alors face à de telles mésaventures, on peut légitimement se poser la question : le football rend-il con ? A moins qu’il soit nécessaire, à la base, d’être con, pour se tourner vers ce sport comme peuvent le laisser penser le comportement et les chants de certains supporters.

Mais on peut également supposer que c’est la pratique du foot qui rend certains footballeurs plus cons qu’ils ne le sont déjà. Pour les professionnels, ceci peut s’expliquer par leur mode de vie. Ils intègrent un centre de formation, souvent très jeunes, et petit à petit, toute leur existence finit par tourner autour du ballon. Si bien que, finalement, à force d’être assistés, ils en deviennent inadaptés à certaines situations quotidiennes qui nous paraissent banales mais qui se transforment en réels dangers pour leur intégrité physique.

De plus, un chercheur hollandais, Erik Matser a démontré, en 1999, qu’un footballeur, même amateur, qui multiplie le jeu de tête a de grandes chances de développer des problèmes de concentration et de mémoire. A en croire les conclusions de ces recherches, il apparaît évident que le foot rend con.

Et, pour finir de vous convaincre, il suffit d’évoquer les récentes péripéties de Mario Balotelli à Manchester ou le mythique accident de la route de Mathieu Valbuena. Le 24 décembre 2010, le joueur de l’Olympique de Marseille, alors en vacances dans sa famille à Bordeaux, décide de fêter Noël avant l’heure en s’offrant une Lamborghini. Alors, pour faire joujou avec sa nouvelle acquisition, « Petit vélo » prend le parti d’aller faire un tour sur la Rocade. Il appuie sur le champignon pour voir un peu ce que son bolide a dans le ventre. Mais il perd le contrôle de son véhicule et le bousille littéralement en venant percuter un rail de sécurité. Heureusement personne n’est blessé dans l’accident mais la bêtise de Valbuena aurait pu être beaucoup plus dramatique.