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34 ème journée de L1 : La revue de Tweet


OM 3-5 Lorient

La belle victoire au panache de Lorient fut une surprise pour ouvrir cette 34 ème journée. En quête de points pour le maintien les Merlus ont été efficace au Vélodrome face à une triste équipe Marseillaise qui voit la Ligue des Champions s’éloigner au fil des rencontres. Comme @CharlesCHT le souligne, c’est la 4ème défaite de rang pour l’OM de Bielsa

Paris 6-1 Lille

Le PSG se devait de gagner samedi après midi, ce fut une partie de plaisir pour les hommes de Laurent Blanc qui ont écrasés le LOSC. A noter le premier triplé avec le PSG de Lavezzi qui a surement fêté cela Samedi soir …

Bordeaux 1-1 Metz

Bordeaux pour son avant-dernière à Lescure n’a pu s’imposer face à Metz. Les Bordelais se sont vu injustement refusé un but. Malgré cette erreur d’arbitrage, les hommes de Sagnol n’ont pu renverser la vapeur face à un FC Metz qui avait ouvert le score rapidement !

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Abécédaire du clasico


A quelques heures du classico, on te dit tout de A à Z, histoire d’être incollable devant tes potes entre deux pizzas et quelques bières

A comme Abidal

Le Français qui fait preuve d’un immense courage face à la maladie, depuis qu’une tumeur au foie lui a été décelée. Il est devenu l’icône du tout Camp Nou.

Greffé dans la semaine, ses coéquipiers auront surement une pensée pour lui au moment de pénétrer sur la pelouse.

B comme budget

Les deux mastodontes du foot espagnol vivent sur une autre planète, 500 millions d’euros pour le club merengue, 428 millions pour le club catalan, pour donner un ordre d’idée L’olympique Lyonnais n’a que 150 millions de budgets.

C comme Camp Nou

Construit en 1957, le Camp Nou antre du FC Barcelone est le plus grand stade d’Europe avec ses 99 354 places.

Ce monstre de béton niché au cœur du complexe multisports Blaugrana accueil le musée de Barça , un restaurant, une cafétéria, de nombreuses salles de congrès et a la particularité d’offrir aux joueurs la possibilité de se recueillir dans une chapelle juste avant leurs entrées sur la pelouse.

D comme dettes

Les deux clubs espagnols ont beau vendre du rêve à chacune de leurs sorties la réalité est plus sombre. Les deux clubs sont endettés jusqu’au coup, 590 millions pour le Real Madrid, 578 millions pour le Barça.

Colossale à l’image de leurs palmarès.

E comme Enjeux

Au-delà de la visibilité mondiale et des enjeux économiques, ce classico, c’est le tournant de la saison.

Une victoire du Barça leur permettrait de revenir à un point du Real, en revanche une victoire madrilène laisserait les Barcelonais à 7 points du Real autant dire la fin de tout espoir d’enchainer sur un quatrième titre consécutif.

F comme Fabregas

Francesc Frabregas plus souvent appelé « Cesc Frabregas » est la recrue de la saison. Formé à la Masia est parti à seize ans à Arsenal, la pépite s’est très vite imposé dans l’équipe londonienne au point de finir avec le brassard.

Longtemps pisté par le Barça qui s’est rendu compte qu’ils avaient fait une boulette en le laissant filer à l’anglaise, ils sont enfin parvenus à le faire revenir au bercail contre 29 millions d’euros, mais surtout de très nombreux bonus en cas de victoire qui rapporterait gros aux Gunners.

G comme Guardiola

Formé à la Masia, Josep Guardiola communément surnommée Pep Guardiola, a évolué la majeure partie de sa carrière dans son Barça. Après avoir pris les rênes de l’équipe B, il succède à Frank Rijkaard le 8 mai 2008 au poste d’entraineur de l’équipe première.

Fils spirituel de Johan Cruiff, « Pep » malgré son inexpérience du très haut niveau en tant que coach remporte dès la première saison, la liga, la coupe du roi, la ligue des champions, la supercoupe d’Espagne, la supercoupe d’Europe et le Mondial des clubs.

Six titres tout ce qu’un club peut gagner en une saison, Pep Guardiola la gagnée dès sa première saison à la tête de son club.

S’en suis deux titres de champion, une supercoupe d’Espagne, une champions league, un mondial des clubs, deux supercoupes uefa.

Le palmarès que certains entraineurs mettent trente ans à construire, Pep, lui la construit en quatre saisons .

H comme Histoire

Le classico de ce samedi sera le 164 ème en championnat.

Un match qui au-delà du sportif est historiquement très politique de l’autre côté des Pyrénées , la catalogne étant indépendantiste et ayant était sévèrement réprimé lors de la guerre d’Espagne par le pouvoir franquiste basé à Madrid.

I comme Iniesta

À seulement 27 ans, Andrès Iniesta , formé à la Masia et déjà dans le top 10 des joueurs ayant porté le plus le maillot Blaugrana en match officiel.

En passant c’est aussi un buteur de final. Unique buteur espagnol en final de la coupe du monde, c’est également le buteur lors de la finale de ligues de champions 2009, Iniesta est assurément l’homme des grands matchs.

J comme José Mourinho

« The special one » comme il s’était présenté lors de la première conférence de presse lors de son passage à Chelsea, voilà qui donne le ton sur le bonhomme.

José Mourinho, coach ultra médiatique, rock star qui ne se déplace jamais sans gardes du corps, adepte des pics lancés en vrac, aux journalistes, aux entraineurs et joueurs adverses, à ses joueurs et même aux supporters « le Mou » et aussi efficace quand il s’agit des défourailler verbalement sur tout ce qui bouge, que lorsqu’il doit recadrer tactiquement son équipe.

Fin stratège Mourinho est un homme de titres, championnat, league des champions avec Porto, Championnat, FA cup avec Chelsea, championnat, coupe d’Italie, league des champions avec l’inter de Milan.

Recruté par Florentino Perez pour casser l’hégémonie barcelonaise, José Mourinho est en passe de réussir son pari, le titre étant quasi acquis en cas de victoire samedi.

K comme Kakà

Ricardo Kakà sera l’un des trois ballons d’or présent sur la feuille de match du classico avec Ronaldo et l’indéboulonnable Lionel Messi.

Pas sur en revanche que le Brésilien soit titulaire sa situation au réal étant compliqué.

L comme Lionel Messi

On ne le présente plus, à moins de vivre dans une grotte, tu as déjà tout vu, tout entendu sur ce joueur.

Cette année encore le triple ballon d’or affole les compteurs, 41 buts en liga cette saison, il es stratosphérique on vous dit.

M comme Masia

La Masia. Le mas , en catalan.

Vieille bâtisse datant du 18ème siècle, elle accueille depuis 1979 le centre de formation du FC Barcelone.

Une vraie pépinière de talents.

Lors de la finale de coupe du monde 2010 l’Espagne qui remporta la coupe du monde alignait six joueurs formés à la Masia.

N comme Neymar

Il n’est pas encore arrivé ni au réal où il a les plus grandes chances d’aller, ni au barça qui médiatiquement ne peut pas laisser passer une mine d’or pareil, mais une chose est certaine, il est dans l’esprit des deux présidents dès qu’il s’agit de parler transfert.

O comme Özil

L’international allemand s’est très vite acclimaté au capital espagnol, en deux saisons, Mesut Özil qui arriva du Werder sur la pointe des pieds est devenue une pièce maitresse du milieu de terrain Madrilène

titulaire à trente et une reprises cette saison sauf blessure de dernières minute,s il sera ce samedi sur la pelouse du Camp Nou.

P comme Pepe

L’animateur des classico, celui par qui les scandales arrivent.

Képler Laveran Lima Ferreira, dit Pepe c’est le gentil boucher du Réal Madrid celui qui découpe ses adversaires, adore la simulation et n’est pas contre essuyé ses crampons sur un tibia ou une main qui traine.

Accusé par l’éditorialiste de Marca de « salir le maillot du réal Madrid » Pepe sera à coup sûr, encore une fois une des attractions de se classico.

Q comme Qatar fondation

Cela devait arriver un jour, c’est fait depuis le début de la saison.

Le club catalan était probablement le dernier club de ce standing à ne porter aucun de sponsor sur son maillot à l’exception de l’Unicef offert gracieusement par le club pour la protection de l’enfant, le mythe est tombé.

Criblé de dettes la direction du club a donc décidé de passer le pas pour un joli pactole, 150 millions pour quatre années.

R comme Ronaldo

Idem Lionel Messi, logiquement tu sais déjà tout sur lui, alors si t’ignores encore qu’il est ballon d’or, que son transfert record de Manchester United au Réal a coûté la modique somme de 93 millions d’euros et qu’il est le joueur le mieux payé de la planète foot on peut rien faire pour toi.

S comme Seydou Keita

Le Malien qui à longtemps évolué en France est le joker de luxe dans l’entre jeux barcelonais, bien que peu titulaire en championnat, il a joué quasi toutes les rencontres de ligue des champions cette saison, souvent capable d’éclair qui parfois finissent dans le but il est l’un cadre du vestiaire.

T comme Transfert

Si deux clubs sur la planète sont capables d’attirer les plus grandes stars uniquement sur leurs noms, c’est bien le Barça et le Réal.

Maradona, Henry, Ronaldo, Ibrahimovic entre autres on cédait aux sirènes Barcelonaise.

Figo, Zidane, les deux Ronaldo, Kakà à celle du club de la capital.

U comme Univers

À chaque classico la planète foot, s’arrête, retient son souffle, prend parti.

Aucun autre match, sinon les finals de coupe du monde rassemble autant de passionné devant leurs écrans, 500 millions en moyenne.

Un chiffre qui pourrait bientôt passer la barre du milliard, la liga étant désireuse de faire jouer le match à midi, heure espagnole dans le but d’être en prime time sur les chaines asiatiques.

Une logique économique qui se heurte aux socios des deux équipes qui veulent continuer à voir leurs équipes à l’heure du diner espagnol.

V comme Varane

Le jeune Français, Raphaël Varane qui fêtera ses dix-neuf ans dans quelques jours est la nouvelle pépite du Réal Madrid, repéré par le conseiller spécial de Florentino Perez, Zinedine Zidane.

Le défenseur polyvalent arrivé du Racing Club de Lens en début de saison, il est devenu la coqueluche du vestiaire et celui de son coach.

Titularisé huit fois en championnat et quatre fois en champions league, le natif de Lille pourrait être la surprise du « Mou » pour se classico.

W comme Wags

Longtemps la femme de footballeur la plus connu fut Victoria Beckham, c’est fini depuis que Shakira fricote avec Gérard Piqué.

X comme Xavi

C’est le métronome des champions du monde espagnol, mais aussi celui du Barça.

Xavi le Catalan, au Barça depuis toujours, c’est le joueur qui a le plus porté le maillot barcelonais, celui qui a gagné le plus de titres dans l’histoire du club, dix-neuf au total.

Il fit ses débuts en liga à dix-huit avant de devenir titulaire dès la saison suivante.

En treize ans d’équipe première, le classico n’a plus aucun secret pour lui.

Il sera à coup sûr encore l’un des maitres à jouer de ce classico.

Y comme Y

On a bien cherché, mais depuis le départ de Yaya Touré, les y dans le classico, c’est seulement dans les équations des bookmakers.

Z comme Zidane

Longtemps qualifié pour les journalistes « d’emploi fictif » Zinedine Zidane, conseiller spécial du président Merengue à était promu cette saison «directeur de l’équipe première » du grand Réal.

La bonne relation qu’il entretient avec le « spécial One » lui a permis d’assoir dans l’équipe le petit Varane donc il est à l’initiative du transfert.

Actuellement en train de passer le diplôme de « Manager général de clubs sportifs professionnel » au CDES de Limoges s’implique de plus en plus dans l’organigramme madrilène.

Ligue 1 Typologie des buteurs Vol.2


Fin septembre 2011, Football Anatomy vous proposait une typologie des buteurs du championnat de Ligue 1 après huit journées de championnat.

Alors que les rencontres de la phase aller sont terminées et que les matchs retour viennent de débuter, nous renouvelons l’expérience.

Nous avons choisi de décortiquer à nouveau le classement des buteurs en nous intéressant à tous les joueurs ayant marqué au moins 5 buts au cours de ces 20 premières journées.

Le but est d’aller voir plus loin que le simple total des réalisations de chacun.

Nous cherchons ici à mettre en lumière les différents types de buteurs qu’accueille la Ligue cette saison.

Qui est le plus efficace ?

Dans un premier temps, nous avons choisi de nous intéresser à l’efficacité de nos goleadors Made in France (non ce post n’est pas sponsorisé par François Bayrou…).

Pour cela, nous avons noté sur nos petits calepins le nombre de frappes et le nombre de buts marqués par chacun.

À partir de là, un petit produit en croix (comme nous l’a si bien appris Xavier Darcos) suffit pour déterminer le taux de réussite des attaquants.

Et à ce petit jeu, l’avant-centre qui devance tous les autres est – et cela va certainement en étonner plus d’un – Yoann Gouffran.

Avec 6 réalisations à son compteur pour seulement 25 frappes tentées, l’attaquant bordelais affiche un taux de réussite de 24%.

Il devance le Rennais Jires Kembo-Ekoko avec 21,05% et 8 buts marqués pour 39 tirs.

Lisandro Lopez vient compléter le podium de ces buteurs efficaces avec ses 6 unités pour 31 tentatives. Ce qui équivaut à un taux de réussite de 19,35%.

Tels le Concordia qui est venu s’abîmer sur les côtes de l’île du Giglio au large de la Sardaigne, les deux montpelliérains Olivier Giroud et Souleymane Camara échouent au pied de ce podium avec des taux de réussite respectifs de 19,18% et 17,24%.

Qui plante avec la plus haute fréquence ?

La seconde partie de cette deuxième version de la typologie des buteurs de Ligue 1 concerne la fréquence des réalisations de ces derniers.

Pour la déterminer, nous avons calculé le quotient entre le nombre de perles enfilées et le temps de jeu des attaquants.

Et c’est Jires Kembo-Ekoko, de Rennes, qui s’avère être l’attaquant avec la plus haute fréquence de réalisations pour cette première moitié de championnat.

Il a marqué 8 fois en ayant joué 924 minutes. Soit une fréquence d’un but toutes les 116 minutes.

Avec 14 pions pour 1 703 minutes de jeu, l’avant-centre montpelliérain, Olivier Giroud se classe second. Il a marqué, en moyenne 1 but toutes les 122 minutes. Ce qui équivaut à pratiquement 1,5 but tous les deux matchs.

Il est suivi de près par l’attaquant de l’Olympique Lyonnais, Lisandro Lopez, qui affiche une fréquence d’un but toutes les 133 minutes. Il en planté 6 pour seulement 796 minutes de jeu. De quoi confirmer l’importance de l’Argentin dans les résultats de son club.

Vient ensuite Brice Jovial. Le buteur dijonnais est une des révélations de cette saison. Et sa fréquence de réalisations vient le confirmer puisqu’il peut se targuer d’une moyenne d’un but toutes les 138 minutes.

Le cinquième attaquant de ce classement est un autre homme en forme : Loïc Rémy, de l’Olympique de Marseille. Il a, en moyenne, marqué une fois toutes les 170 minutes. Soit plus d’un but toutes les deux rencontres.

Et les milieux alors ?

Vous qui êtes des lecteurs très attentifs et des observateurs assidus de la Ligue 1 aurez bien évidemment remarqué que dans ces deux premières catégories ne figurent pas les milieux de terrain qui pourtant, pour certains, ont marqué pas mal de buts en ce début de saison.

C’est un choix délibéré : nous souhaitions avant tout étudier les performances des attaquants.

Mais pour ne pas vous frustrer et dans un souci évident d’exhaustivité, nous vous livrons les performances offensives des plus éminents joueurs de l’entre-jeu du championnat de France.

Et le meilleur d’entre eux jusqu’à présent est très certainement le meneur de jeu du PSG, Néné. Avec neuf buts marqués (dont 5 penalties tout de même), il affiche une fréquence honorable d’une réalisation toutes les 181 minutes et un taux de réussite de 14,75%.

Il est au coude à coude avec LA révélation de la saison, Benjamin Corgnet de Dijon. Le milieu de DFCO a planté déjà 8 fois en 1 580 minutes de jeu, soit 1 but toutes les 189 minutes. Avec seulement 42 tirs, il obtient également un taux de réussite de 19,04% qui le place aux niveaux des meilleurs attaquants de Ligue 1.

Viennent ensuite plusieurs milieux de terrain tels que Eden Hazard (1 but / 230 minutes et 13,46% de réussite) avec 7 buts au compteur, Javier Pastore ( 1 but / 213 minutes et 14,29% de réussite), avec lui aussi 7 réalisations et Bruno Grougi, de Brest ( 1 but / 230 minutes et 18,18% de réussite) qui en a lui mis 6 dont 3 péno.

A noter que Cédric Barbosa, d’Evian TG obtient le meilleur taux de réussite de la Ligue 1 avec 26,08%. Il a marqué 6 fois pour seulement 23 tentatives.

Une reconversion d’avant-centre prévue pour le meneur de jeu savoyard ?

La Ligue 1 plus spectaculaire cette saison


On ne saurait dire si c’est grâce à l’arrivée des investisseurs qatariens à la tête du PSG qui a entrainé la nomination de Leonardo en tant que directeur sportif et le recrutement quatre étoiles du club qui s’en est suivi ou à la signature de vieilles gloires comme Poulsen, Govou ou Cole en Ligue 1, mais on a, en ce début de saison, comme l’impression de s’éclater un peu plus en suivant le championnat de France.

C’est vrai. Chaque semaine, on voit du beau jeu, des rencontres disputées jusqu’à la dernière minute, des gestes techniques… Comme si la grande mue parisienne avait incité tout le reste des clubs français à hisser leur niveau cette saison.

Mais est-ce que tout cela n’est-il pas qu’une impression ? De la poudre aux yeux ? Est-ce que de grands noms, des centaines de millions d’euros dépensés et la perspective de voir le championnat de France combler son retard sur ses voisins espagnols, anglais et allemands nous feraient perdre notre sens critique ?

Un début de L1 « sur les chapeaux de roue »

Eh bien, non ! Rassurez-vous, ce n’est pas qu’une simple illusion d’optique. Le championnat de France – du moins celui de Ligue 1 – a bel et bien débuté « sur les chapeaux de roue ». En tout cas, par rapport aux statistiques de la saison dernière.

Avec 233 ballons au fond des filets lors des neuf premières journées de la saison 2011/2012 de Ligue 1, la moyenne de buts par match est plus élevée que l’année dernière. Elle est de 2,59 contre 2,34 en 2010/2011. On marque donc, en moyenne, 0,25 buts de plus par rencontre cette année.

Bon c’est vrai que, dit comme ça, c’est pas très parlant. Mais sachant qu’il y a dix matchs par journée de championnat, on a, au final, 2,5 buts de plus chaque week-end.

Qui dit plus de buts dit forcément plus de spectacles pour les spectateurs. Et ces derniers sont plus souvent comblés cette saison puisqu’on compte déjà 24 rencontres durant lesquelles plus de trois buts ont été inscrits. Ce qui équivaut à 26,67 % des matchs disputés jusqu’à présents. Pour toute la saison précédente, cette moyenne est de 20,79 %.

Alors, oui, cette année, les joueurs de Ligue 1 semblent décider à faire taire la marionnette d’Aimé Jacquet aux Guignols et à nous offrir un peu plus de spectacle. Une tendance qui se confirme en comptant le nombre de rencontres avec plus de quatre buts. Il y en a eu 8 lors des neuf premières journées. Soit 8,89 % des matchs contre seulement 7,11 % la saison dernière.

Mais plus de matchs spectaculaires ne veut pas forcément dire moins de matchs chiants. Et pourtant, c’est bien le cas cette saison. Nous n’avons assisté, jusqu’alors, à seulement cinq matchs nuls et vierges. Ce qui représente 5,56 % des rencontres, soit presque deux fois moins que l’année passée (10,26%).

De plus, lorsqu’on observe les résultats sur une saison entière, on peut constater que la moyenne des matchs avec plus de 3 ou 4 buts par journée a tendance à augmenter en fin d’exercice. La Ligue 1 est donc bel et bien partie pour nous réveiller cette saison !

Encore des progrès à faire

Le championnat de France semble débuter sur une très bonne dynamique cette saison. Avec plus de buts et davantage de spectacle chaque week-end. Mais cela suffit-il pour autant à faire entrer notre championnat dans la cour des grands ?

Pas encore car, en comparaison des moyennes de buts inscrits lors de chaque rencontre dans les quatre grands championnats européens, la Ligue 1 fait encore figure de mauvais élève.

C’est pour le moment la Bundesliga qui offre le plus de buts à ses spectateurs. On en compte, en moyenne, 2,9 par match. Le championnat allemand est talonné de près par la Premier League qui, grâce aux performances offensives de quelques clubs comme Manchester United, Manchester City et Chelsea affiche une moyenne de 2,84 buts par rencontres.

La Liga espagnole parvient, elle, à surnager, grâce au Barça et au Real avec 2,6 buts par match. Il n’y a, pour le moment, que la Serie A que la Ligue 1 parvient à surpasser en terme de moyenne de buts. Le championnat italien plafonnant, cette saison, à 2,56 buts par matchs. Mais bon, le football transalpin n’est pas connu pour être le plus spectaculaire et le plus prolifique d’Europe.

Et la Ligue 2 ?

La dynamique ascendante du championnat français de première division ne semble pas avoir encore contaminée la Ligue 2. En effet, celle-ci affiche des statistiques de buts plus basses en ce début de saison que lors de la saison précédente.

Les attaquants de L2 plantent, en moyenne, 2,13 buts par match contre 2,34 en 2010/2011. Le nombre de matchs prolifiques est également en chute libre : on a assisté jusqu’à présent à 17 rencontres durant lesquelles plus de trois buts ont été inscrit. Ce qui correspond à 17 % des matchs contre un taux de 26,67 % l’année dernière.

Une différence encore plus importante pour les oppositions avec plus de quatre buts : 3 % cette saison contre 8,89 % en 2010/2011. Et le nombre de 0-0 est lui aussi en nette augmentation : 12 % en ce début de saison pour 9,74 % lors de l’exercice précédent. Des résultats en Ligue 2 qui peuvent s’expliquer, en partie, par le caractère exceptionnelle de la saison dernière. En effet, 891 buts avaient été inscrits. Soit le total le plus important depuis la saison 2006-2007.

 


Typologie des buteurs de la Ligue 1


Après huit journées de championnat de Ligue 1, une hiérarchie commence à se dessiner en tête du classement. Et pour la compétition entre buteurs également. Les débuts en fanfare de l’attaquant d’Auxerre, Alain Traoré, lui ont rapidement permis de prendre la tête du classement.
Mais depuis la troisième journée, le Franco-Burkinabé a un peu plus de mal à conclure. S’il reste en première position, son total de perles enfilées plafonne à 6 et il est désormais à égalité avec l’attaquant lyonnais Bafétimbi Gomis. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’inépuisable Kévin Gameiro avec un total de 5 réalisations.

Ces joueurs marquent beaucoup de buts. S’ils sont épargnés par les blessures et continuent sur leur lancée, ils devraient terminer la saison avec plus de 15 buts à leur actif. Un total non négligeable pour leurs clubs respectifs.

Mais pour autant, sont-ils les buteurs les plus efficaces du championnat ? Sont-ils de véritables snippers qui font mouche à chaque tentative ? Ou alors, en sont-ils là seulement car ce sont eux qui tentent leur chance le plus souvent ?

Nous avons tenté de répondre à ces questions en nous penchant sur les statistiques du site de la LFP. Nous avons relevé le nombre de buts (seuls les joueurs ayant marqué au moins deux fois ont été pris en compte), le temps de jeu, le nombre de frappes et la fréquence de leurs buts.

A partir de là, nous avons sorti nos calculettes afin de déterminer le taux d’efficacité de chacun d’entre eux. Ce résultat correspond au nombre de buts marqués par rapport au nombre de frappes d’un joueur.

Cette observation nous a permis d’établir une certaine « typologie » des buteurs de ces huit premières journées du championnat 2011/2012. Ils sont répartis en trois catégories : les buteurs efficaces, les buteurs « haute fréquence » et les milieux buteurs.

Les buteurs efficaces

La première catégorie regroupe les buteurs qu’on appellera « efficaces ». Ce sont ceux qui n’ont pas besoin de beaucoup tenter leur chance avant de marquer. Nous y avons classé les joueurs dont le taux d’efficacité (ratio entre le nombre de frappes et le nombre de buts) dépasse 25 %. Ce qui équivaut à une frappe sur 4 au fond des filets.

Et le plus efficace d’entre tous se trouve être Innocent Emeghara. L’attaquant du FC Lorient peut se targuer d’un taux de réussite de 40% ! Le buteur suisse a pris part à 4 rencontres depuis le début de la saison, dont trois en tant que titulaire. Il a marqué deux buts. Mais il n’a tenté sa chance que cinq fois. Ce qui lui permet de se hisser au sommet de la pyramide des buteurs efficaces. C’est ce qu’on appelle « avoir le compas dans l’oeil ».

Il est talonné de près par Ilan. Pour le Brésilien de l’AC Ajaccio, pas besoin de tenter souvent sa chance pour la mettre au fond. En effet, en huit rencontres, l’ancien joueur de Saint-Etienne n’a frappé au but que six fois. C’est très peu… Et pourtant, il a réussi à concrétiser à deux reprises. Ce qui lui permet d’obtenir un taux de réussite de 33,33%. Soit un ratio de 1 sur 3.

Vient ensuite Victor Hugo Montaño. L’attaquant rennais affiche, lui, un taux de réussite de 30,77%. Le Colombien a mis quatre fois le ballon au fond des filets en huit rencontres en ne frappant au but qu’à 13 reprises. C’est presque un tir sur trois qui fait mouche jusqu’à présent pour l’homonyme de l’auteur de La Bataille d’Hernani.

Parmi ces snippers du ballon rond, se classe également l’avant-centre de Montpellier, Souleymane Camara. Ce dernier a inscrit trois buts en huit apparitions. Mais il n’a tiré que dix fois. Ce qui lui vaut un très honorable taux de réussite de 30%.

Et Lorient semble avoir le potentiel pour devenir un véritable vivier de « buteurs efficaces » puisqu’en cinquième position de cette catégorie, se trouve Jérémie Aliadière. L’avant-centre, de retour de son exil anglais, obtient un taux d’efficacité de 28,57%. Il a marqué deux buts en ayant tenté sa chance seulement sept fois.

En sixième position de ce classement des buteurs les plus efficaces de ce début de championnat de L1, c’est Ryad Boudebouz. Le goleador sochalien, toujours très bon, obtient un taux de 27,27%. Il a frappé 11 fois au but et a réussi à concrétiser trois tentatives.

Ils y sont presque : Kevin Gameiro avec 21,74% de frappes au fond des filets, Benjamin Corgnet, le milieu de Dijon, qui lui affiche un taux de réussite de 25%, Abdoulrazak Boukari, Kévin Monnet-Paquet et Dennis Olliech avec 18,18%.

Les buteurs « haute-fréquence »

Il existe des attaquants qui ont véritablement le sens du but et à qui il ne faut pas longtemps pour scorer. Ce sont les « buteurs haute-fréquence ». Ils affichent un ratio buts/temps de jeu très faible. Dans cette catégorie, nous avons décidé de classer tous les buteurs qui ont mis au moins un but toutes les 120 minutes.

Le meilleur d’entre eux s’appelle Jires Kembo-Ekoko. L’attaquant du Stade Rennais a participé à 6 rencontres depuis le début de la saison pour un temps de jeu total de 249 minutes. Ce qui lui a suffit pour marquer pas moins de trois buts. Il a donc planté, en moyenne, une fois toutes les 83 minutes. Soit plus d’un but par match complet. Ce qui lui permet d’être en tête des buteurs « haute-fréquence ».

La deuxième position est occupée par un joueur en grande forme : Bafétimbi Gomis. La Panthère lyonnaise qui a participé aux 8 rencontres de son club en L1 totalise 605 minutes de temps de jeu. Et avec 6 buts à son compteur, son ratio buts/temps de jeu se monte à 1/101 minutes. Une statistique impressionnante pour l’ancien attaquant des Verts qui est l’auteur de 43% des pions plantés par l’OL cette saison.

Si Bordeaux patauge lourdement dans la semoule en ce début d’exercice, un joueur du club semble tirer, malgré tout, son épingle du jeu. Il s’agit de Cheik Diabaté. L’avant-centre bordelais monte sur le podium des « buteurs à haute-fréquence » avec une réalisation toutes les 116 minutes. Il en a mis trois pour un temps effectif de jeu de 349 minutes. S’il avait réussi à concrétiser son pénalty manqué face au LOSC, le Malien figurerait certainement un cran au-dessus. Malheureusement pour lui, les montants en ont décidé autrement…

L’attaquant de Dijon, Brice Jovial, rafle, lui, la quatrième place. Il a joué 358 minutes et inscrits trois pions. Ce qui lui permet d’obtenir un ratio de 1 but toutes les 119 minutes. Pas mal pour un joueur qui découvre la Ligue 1 cette saison.

Il est talonné par l’Auxerrois Alain Traoré. Le meilleur buteur du championnat en est à 6 buts pour un temps de jeu total de 719 minutes. Ce qui équivaut donc, pour lui, a une réalisation toutes les 120 minutes. Espérons pour l’AJA que son jeune attaquant poursuivra sur sa lancée cette saison. Il pourrait mener le club vers les sommets.

Innocent Emeghara (1 but / 115 min) et Souleymane Camara (1 but / 114 min) auraient pu figurer dans ce classement. Mais nous avons choisi (arbitrairement) de ne pas classer un même joueur dans plusieurs catégories.

Ils y sont presque : Cédric Barbosa (1 but / 122 min) et Dennis Olliech (1 but / 153 min).

Les milieux buteurs

Dans certaines équipes, quand les attaquants ne font pas le job, il faut bien que d’autres joueurs prennent le relai. Ce sont alors bien souvent les milieux de terrain qui se chargent de la mettre au fond.

Et le meilleur à ce jeu-là, c’est Javier Pastore. Le jeune prodige du PSG a déjà inscrit 4 buts en 6 apparitions. Son taux d’efficacité est de 25 % et il a mis, en moyenne, un but toutes les 119 minutes. Il aurait donc pu figurer dans le classement des buteurs « hautes-fréquence » mais nous avons choisi de le classer parmi les milieux buteurs.

Il est suivi de très près par Frédéric Sammaritano. Le lutin métronome de l’AC Ajaccio a lui aussi mis quatre fois le ballon au fond des filets cette saison. Il est d’ailleurs l’auteur de la moitié des buts de son club. Avec un taux de réussite de 28,57%, il n’y a que son ratio buts/temps de jeu (1 but / 176 min) qui le distingue vraiment de l’Argentin du PSG.

Avec lui aussi 4 buts à son actif, c’est Eden Hazard qui complète le podium. Le meneur de jeu lillois fait un excellent début de saison. Il n’est devancé par ses « confrères » qu’à cause d’une taux de réussite plus faible (16%). Le milieu offensif belge a, en moyenne, marqué toutes les 179 minutes cette saison. Heureusement qu’il est là pour porter le LOSC à bout de bras lors de ce début de saison poussif du champion.

Vient ensuite Etienne Capoue avec 3 buts marqués cette saison. Le milieu du TFC semble bien décider à prendre les choses en main et à maintenir son club dans les hauteurs du classement. Il affiche un taux de réussite quasi-insolent de 33,33% qui aurait pu lui permettre d’apparaître dans le classement des buteurs les plus efficaces.

La cinquième place est occupée par le milieu caennais, Benjamin Nivet. L’ancien joueur de l’ESTAC et de l’AJA a déjà inscrit trois buts. Il est le meilleur buteur de son club dont il est l’auteur de 38% des buts.

Et c’est un de ses collègue, Grégory Proment, qui vient juste derrière. Avec deux buts à son actif, l’autre milieu caennais peut se targuer d’un taux de réussite de 33,33%. il est l’auteur de 17% des buts de son équipe.

Le dernier milieu buteur de ce début de championnat 2011/2012 est Benoit Pédretti. Celui qui a été surnommé « Petite Tapette » par Louis Nicollin a marqué 2 buts pour le LOSC. Un score honorable renforcé par un taux de réussite de 28,57%. De quoi compenser le manque d’efficacité actuel du buteur lillois, Moussa Sow.

Notons enfin que le défenseur niçois, Fabian Monzon, aurait pu figurer parmi les buteurs les plus efficaces. Il est l’auteur de trois réalisations (47% du total des buts de Nice cette saison) pour un taux de réussite de 27,27%. Des performances offensives exceptionnelles pour un défenseur qui font que nous avons choisi de ne pas l’intégrer aux divers classements présentés précédemment.

Cette typologie des meilleurs buteurs permet d’obtenir un panorama plus complet des forces offensives présentes en Ligue 1 en ce début de saison.

Il permet également de tirer des enseignements sur le style de jeu de certains attaquants ou milieux offensifs. Certains ont tendance à redoubler d’activité à prendre leur chance le plus souvent possible. Du coup, malgré un taux de réussite plutôt bas, ils parviennent tout de même à se situer en haut du classement des buteurs.

Pour d’autres, en revanche, patience et précision sont les maîtres mots. Ils n’ont pas besoin de beaucoup d’occasions pour la mettre au fond. Et c’est peut-être aussi cela qui distingue un bon attaquant d’un grand attaquant…

Affaire à suivre.