Mais qu’a donc de plus le foot Allemand?


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C’est officiel, le 25 mai ce sera bien deux équipes allemandes, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund qui iront ce défier à Wembley en finale de ligue des champions pour savoir qui des deux poids lourds du foot Teuton règne sur l’europe. Mais depuis quelques jours tout le monde nous gonfle en nous expliquant que ceci était vu d’avance et que le foot allemand prépare son coup depuis bien longtemps. Nous on vous explique pourquoi ils n’ont pas tout à fait tord.

La réaction à une humiliation.

20 juin 2000, nous sommes à l’Euro et la National Mannschaft vient de prendre une raclée par le Portugal (0-3) et sort de son groupe (Allemagne, Roumanie, Angleterre, Portugal) avec un seul petit point. Une humiliation au pays de la saucisse où le football est une fierté au même titre que la bière et l’industrie automobile. À six ans de l’organisation de la coupe du monde sur leur sol, les instances germaniques décident donc de réagir en réformant en profondeur le système.

Le premier point sur lequel la fédération et la ligue professionnelle se mettent d’accord est sur l’obligation pour chaque club de Bundesliga de posséder un centre de formation sous peine de ne pas pouvoir évoluer en division professionnelle. 740 millions d’euros ont d’ailleurs été investis depuis 2001 dans la formation. De plus, les clubs doivent également présenter une équipe dans chaque catégorie d’âge des U12 aux U23 avec obligation dès l’âge de seize ans de pouvoir présenter douze joueurs pour la sélection. On comprend mieux pourquoi le championnat Allemand possède 57% de joueurs issus du cru, le plus haut taux dans les « grands championnats » Européen.

Le second point déterminant dans la reconstruction post-Euro sera la partie financière, avec l’obligation pour chaque club de prouver qu’ils termineront à l’équilibre financier à chaque fin de saison sous peine de ne pouvoir la débuter. Une décision visionnaire avec douze ans d’avance à l’heure où la DNCG européenne va entrée en vigueur et où les clubs anglais et espagnol se font des cheveux blancs.

Business et passion

Le foot Allemand a aussi la particularité d’être très vite entrée dans l’air du foot business sans perdre ses vraies valeurs. Dans un pays qui revendique 6,3 millions de licenciés soit grosso modo cinq fois plus qu’en France, où les affluences dans les stades explosent (douze équipes sont dans le top trente Européen), où les taux de remplissage sont proches des 90 % dans des enceintes ultras modernes bâties ou rénovées à l’occasion de la coupe du monde et des spectateurs avant tout supporter et ou les ultras jouent un vrai rôle avec des problèmes de violence qui on quasiment disparue.

On se croirait dans le monde rêvé de « moustache », avec naming pour tous les stades, centres commerciaux et restaurants aux coeurs des enceintes et des recettes en hausse constante ses dernières années. Les clubs professionnels affichant un bénéfice net cumulé de 55 millions d’euros au dernier exercice, pour encore une fois se retrouver premier de la classe. Et tout cela sans l’intervention d’investisseurs, les clubs, devant dans leurs statuts appartenir à 51% à une association à but non lucratif.

Un championnat attractif.

Et comme tout va bien dans le meilleur des mondes, la Bundesliga est attractive. Encore une fois très tôt, elle a compris que pour plus d’homogénéité et donc plus de suspens, il fallait passer d’un championnat de vingt à dix-huit équipes. Cela paie avec cinq champions ces sept dernières années, la bundesliga est le championnat le plus indécis du « cinq majeurs » Européen et comme cela ne suffisait pas ils enfoncent le clou avec la plus grosse moyenne de buts par match 2,87, limite indécente.

Du foot spectacle qui ne devrait pas s’arrêter là grâce à une manne financière gonflant d’année en année. Il est fort à parier que de nombreuse pointure étrangère à l’image de Javi Martinez, Robben, Bastos, Lewandowski ou encore Guardiola vont venir apporter le petit plus à un championnat qui est déjà tout en haut de l’affiche.

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Publié le 3 mai 2013, dans Bundesliga, Débats, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Un très bon article encore une fois! L’Allemagne possède une pépinière de jeunes talents qui iront briguer à coup sur les plus hautes places européennes.

  2. Hello, tu nous as rédigé un très bon article. Beaucoup de recherches ont été faites à ce que je vois. Bravo !

  3. Perso, je pense que ce sont les centres de formation. Les équipes allemandes ont produit de jeunes talents vraiment extraordinaires ces dernières années. Je pense à Thomas Muller, Toni Kroos, Kramer et même Marco Reus.

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