Paris Saint Germain : de la poudre aux yeux !


Après l’arrivée des investisseurs qatariens, tout le petit monde du foot français n’a pas tardé à s’enflammer et à s’extasier devant cette probable future grande équipe qu’allait devenir le Paris Saint Germain.

À peine nommé, Leonardo, le fringant-dandy-nouveau-directeur-sportif du club, nous en avait fait voir de toutes les couleurs.

Beaucoup de promesses, des noms ronflants, 42 millions d’euros dépensés pour un seul joueur et des ambitions quasiment sans limite : tous les ingrédients étaient réunis pour faire rêver les supporters parisiens.

Et pour impressionner tous les observateurs de l’Hexagone.

Mais bon, 6 mois plus tard, le soufflet semble être bien retombé.

En début de saison, le club ne cachait pas ses objectifs : remporter des titres dès cette année. Et tout le monde s’accordait à dire – peut être un peu trop vite – que cette nouvelle « dream team » de Paname allait dominer de la tête et des épaules le championnat.

Bilan à la trêve : si Paris est bel et bien en tête de la Ligue 1, son avance est plutôt maigre et le jeu proposé par l’équipe n’est pas vraiment flamboyant. Pour voir un « Barça à la française », il faudra attendre encore un peu… Trop d’individualités, pas assez de cohésion collective, Paris est un champion d’automne bien triste en comparaison de ses objectifs de début d’année.

Tant pis pour l’Europa League

Alors que l’Olympique Lyonnais revoyait ses ambitions à la baisse, qu’il était agréable de voir un club tricolore se montrer brave et déterminé à s’imposer sur la scène internationale !

De bon augure en vue d’une reconquête du classement UEFA.

LE PSG souhaitait rapidement s’illustrer en Europe et ses dirigeants ne cachaient pas leur volonté d’y arriver dès 2012 en remportant l’Europa League.

Eh bien, là aussi, il faudra repasser. 6 journées de C3 plus tard, le club parisien est éliminé dans une poule F largement à sa portée. Il est devancé par l’Athletic Bilbao… Et Salzbourg.

La perspective de titres s’amenuise encore un peu plus pour les hommes de Leonardo avec leur élimination en Coupe de la Ligue par le promu dijonnais (3-2). Un revers qui fait tache comme un verre de rouge renversé sur la belle nappe blanche que Mamie a spécialement sortie pour Noël.

Des promesses… Et puis c’est tout

Il est vrai que ces déceptions peuvent s’expliquer par le fait que le club n’en est qu’aux balbutiements de sa nouvelle ère.

Ils auraient pu passer inaperçus si le PSG avait su se montrer un peu plus modeste. Mais malheureusement pour Leonardo – et pour tous les fans de foot français – cela n’a pas été le cas.

Première victime de cette outrecuidance : Antoine Kombouaré. Bien que le club termine la première partie de la saison en tête du championnat avec 40 points, le coach est licencié car son nom ne fait pas assez rêver les propriétaires du club et serait un frein à l’arrivée de nouveaux joueurs de prestige.

Alors, hop, ni une ni deux, on le vire et on nous promet de le remplacer par Carlo Ancelotti.

Du coup, on se dit que tous les feux sont au vert pour l’arrivée de David Beckham dans la capitale – transfert promis depuis cet été. Mais non, malgré des effets d’annonce à répétition et une quasi-officialisation de sa signature, le dossier n’est toujours pas bouclé et Victoria ne déambule pas encore sur les Champs-Elysées pour faire son shopping…

Et, maintenant, on apprend qu’apparemment, la venue du Spice Boy ne devrait finalement jamais avoir lieu.

Dommage pour Paris qui aurait pu écouler pas mal de maillots sur le marché asiatique.

Un exemple parmi tant d’autres du manque d’élégance de la nouvelle direction du club. Beaucoup de promesses et, en fin de compte, trop peu d’actes. On a parlé de Tevez pour renforcer une attaque déjà bien fournie… L’Argentin signera finalement à Milan ou à l’Inter, les deux anciens clubs de Leonardo. Dommage pour lui ! Dommage pour les supporters parisiens ! Tant mieux pour Gameiro !

Alors, même s’il est vrai qu’il est désormais difficile d’ignorer que l’argent tient une place centrale dans le football, l’exemple parisien confirme l’idée que tout l’or du monde ne suffit pas à faire une grande équipe.

Si Leonardo accepte encore des conseils, il faudra lui dire de commencer à s’intéresser au côté sportif de sa fonction afin de monter une vraie équipe et pas seulement une vitrine de sa mégalomanie arrosée par les ponts d’or de ses patrons du Moyen-Orient.

Sans quoi, à l’instar des électeurs de Sarkozy, qui depuis 2007 se sont, pour la plupart, transformés en Français déçus et bafoués par des promesses sans fondement, les quelques fanatiques du PSG risquent de lâcher l’affaire et définitivement abandonner le club aux délires de sa direction.

Publié le 3 janvier 2012, dans Ligue 1, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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