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PSG : Le mur Sirigu


Salvatore Sirigu, l'ange gardien du PSG

Salvatore Sirigu. Jamais un gardien du Paris Saint-Germain n’aura aussi bien porté son prénom. Pourtant quand le portier italien signe le 28 juillet 2011 celui-ci était inconnu du public français et nombreux pensaient qu’il se cantonnerait à un rôle de simple doublure de Nicolas Douchez dont la signature au Paris Saint-Germain était encore toute récente. Orphelin de ses deux portiers de la saison précédente (Apoula Edel et Grégory Coupet), Sirigu a été recruté dans l’urgence en raison de la légère blessure de Nicolas Douchez alors qu’il n’était pas le premier choix. Effectivement, des gardiens de buts tels que Sébastien Frey ou Julio Sergio entre autres ont été sondés. Mais quelques mois plus tard, le gardien transalpin, n°3 dans la hiérarchie de Cesare Prandelli à l’époque, a su s’imposer aux yeux de ses entraineurs, de ses supporters mais aussi des observateurs et des médias qui n’ont pas toujours été tendres avec lui.

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Nicolas Douchez : talent en veille


La saison dernière, il a été le gardien de but de Ligue 1 le plus efficace selon des statistiques publiées par le Moustache Football Club.

Avec un taux de sauvetage qui s’élève à 77,5%, Nicolas Douchez, alors portier du Stade Rennais, devançait Stéphane Ruffier (76,8%) et Michaël Landreau (74,6%), deux « numéro 1 » dont le talent n’est plus à prouver.

Des chiffres qui auraient pu être encore plus élevés pour le natif de Rosny-sous-Bois si la défense bretonne ne s’était pas relâchée en fin de championnat en encaissant 9 buts lors des 5 dernières journées.

On peut l’affirmer sans sourciller : lors de la saison 2010/2011, Nicolas Douchez a impressionné tous les observateurs de la Ligue 1.

Une petite consécration – l’année de ses trente ans – pour ce gardien formé au Havre et passé par Châteauroux et Toulouse.

Alors, surfant sur son succès, le beau poulet de 81kg pour 1m86 décide de passer à la vitesse supérieure et se laisse convaincre par le projet ambitieux d’un PSG en plein renouveau.

« Un choix de cœur », explique-t-il.

Et Sirigu arriva…

C’était avant l’arrivée des investisseurs Qatariens….

Car, six mois plus tard, Nicolas Douchez n’a participé à aucune rencontre du club de la capitale en Ligue 1 cette saison.

La prise de contrôle du PSG par QSI a permis la venue d’un autre gardien talentueux et plus jeune, en provenance de Palerme : Salvatore Sirigu (24 ans).

La signature du prodige italien, couplée à une blessure de Douchez en début de saison, relègue l’ex Rennais sur le banc parisien.

Il est désormais cantonné à un rôle de remplaçant de luxe et n’a pris part qu’aux rencontres d’Europa League et à l’élimination honteuse face à Dijon en Coupe de la Ligue.

C’est évidemment dommage de voir un si grand talent végéter sur un banc de touche.

Pourtant Nicolas Douchez ne regrette rien.

« C’était un choix de carrière et de cœur, affirme-t-il dans les colonnes de France Football. J’avais envie de venir à Paris et j’ai découvert un grand club qui a pour ambition de remporter des titres. Je suis convaincu que si je n’avais pas été blessé, j’aurais débuté dans le but. Mais dans le foot, il faut du concret. Il n’y a pas de place pour les si. »

Mais la flamme brûle encore

Il ne se laisse pas abattre et l’on sent poindre, dans ses propos, une touche d’espoir laissant imaginer que Douchez n’a pas dit son dernier mot et reste motivé et mobilisé pour mettre les bouchées doubles et, pourquoi pas, déloger Sirigu de sa place de titulaire.

C’est tout le mal que l’on souhaite à ce grand gardien qui affiche une montée en puissance significative depuis ses débuts en première division le 4 février 2006 sous les couleurs toulousaines, face à Nantes.

Depuis cette date, il a participé à 196 rencontres de L1, et 18 matches Coupes d’Europe (2 en C1 et 16 en C3).

Une régularité qui lui a même permis d’être appelé en équipe de France A, sans pour autant être sélectionné.

Il ne fait pas grand doute qu’avec ses qualités, sa régularité et son expérience, Nicolas Douchez  est en mesure d’intéresser de nombreux clubs français et étrangers.

Et même si, pour le moment il « ne regrette pas d’être venu ici, même si [il] n’[est] pas présent sur le terrain », espérons qu’il ne baissera pas les gants et qu’il saura saisir sa chance si elle se présente.

Au PSG ou ailleurs…