Archives du blog

PSG : Le problème Pastore n’en est pas un


Le 442, oui, mais sans Pastore !

Il est assez visible que Pastore et le 442 c’est incompatible, surtout avec Lucas sur l’autre côté. Le PSG se retrouve avec une équipe coupée en deux, avec deux milieux latéraux qui n’ont aucune des qualités pour évoluer dans ce schéma si spécifique. Autant Lavezzi avait la caisse et la palette pour occuper ce poste, autant Pastore (un pur meneur de jeu) et Lucas (un accélérateur de jeu qui a besoin d’espaces et de liberté tactique) ne peuvent évoluer simultanément dans ce schéma. Il faut en effet des joueurs qui percutent plus, qui débordent et qui centrent plus.

Lire la suite

Publicités

PSG : Ancelotti suit-il le rythme de Kombouaré ?


Samedi 31 mars 2012, le Paris-Saint Germain a connu sa première défaite de l’ « ère Ancelotti » en Ligue 1. Les Parisiens sont tombés, sans honneur et sans surprise à la vue du niveau de jeu affiché pendant la rencontre, sur la pelouse de l’AS Nancy Lorraine.

L’herbe synthétique de Marcel Picot semble d’ailleurs être devenue un véritable piège pour tous les cadors du championnat ces dernières semaines. En effet, avant de venir à bout du PSG, les Nancéiens y ont battu Lyon lors de la 26e journée (2-0), puis Montpellier lors de la 28e journée (1-0).

Mais au-delà de ces constatations, la défaite parisienne en Lorraine, qui suit deux matchs nuls (2-2 à Caen et 1-1 contre Bordeaux), ne fait absolument pas les affaires du club de la capitale. Cette série noire de 3 rencontres sans victoire en Ligue 1 a notamment permis à Montpellier de reprendre la tête et – surtout – au LOSC (qui, dans un même temps, a enchaîné 3 victoires) de se relancer dans la course au titre en revenant à 4 points des deux co-leaders.

Quand on sait qu’au moment de l’arrivée de Carlo Ancelotti sur le banc l’équipe occupait la tête du classement avec 40 points au compteur et trois longueurs d’avance sur son dauphin héraultais, cette contre-performance est l’occasion de comparer les performances du technicien italien à celles d’Antoine Kombouaré, son prédécesseur au poste. La nomination d’Ancelotti a-t-elle permis au PSG de progresser et d’asseoir sa domination sur la Ligue 1 cette saison ?

Ancelotti ne suit pas le rythme de Kombouaré

Depuis l’arrivée d’Ancelotti, le PSG a disputé 11 rencontres en Ligue 1. Le club s’est imposé 5 fois pour 5 matchs nuls et une défaite. Avec un total de 20 points pris, le coach italien peut se targuer d’une moyenne de 1,82 point par match.

C’est pas mal. Mais est-ce mieux que ce qu’était parvenu à faire Antoine Kombouaré ? Parce qu’il est évidemment légitime de comparer le bilan des deux entraîneurs afin de savoir si le remplacement du premier par le second est justifié.

Eh bien non ! Car avec 40 points pris en 19 journées (12 victoires, 4 nuls et 3 défaites), le Kanak affiche une moyenne bien supérieure de 2,11 points pris par rencontre. De ce point de vue-là, Carlo Ancelotti, malgré le poids de son palmarès et sa réputation, n’est visiblement pas parvenu à maintenir le rythme établi par son prédécesseur.

Une tendance qui se confirme à la vue des performances défensives de joueurs au maillot frappé de la Tour Eiffel. Sous Kombouaré, ils n’ont encaissé que 17 buts en 19 journées. Soit une moyenne de 0,89 par rencontre. Mais sous Ancelotti, malgré le recrutement de grands noms défensifs tels que Maxwel, Alex et Thiago Motta à la récupération, le PSG prend beaucoup plus de buts. La moyenne s’établit à 1,36 par match pour 15 ballons au fond des filets de Sirigu en 11 confrontations.

Heureusement l’équipe parvient à surnager grâce à un rendement offensif en nette progression. Depuis l’installation de l’Italien sur le banc, les Parisiens ont planté 23 fois. Ce qui représente une moyenne de 2,1 buts marqués par match. A titre de comparaison, lors de la première moitié du championnat, ils n’affichaient qu’une moyenne de 1,63 pions par rencontre (31 en 19 journées).

Ancelotti cherche son équipe-type

Depuis que les dirigeants parisiens ont décidé de placer Carlo Ancelotti à la tête de l’équipe, 4 nouveaux joueurs ont intégré l’effectif du PSG : Maxwell, Ronand Le Crom, Alex et Thiago Motta. Mis à part Le Crom pour qui il sera difficile de se frayer une place parmi les titulaires avec Sirigu et Douchez, les 3 autres recrues semblent avoir les faveurs du nouveau coach.

Problème : ce dernier ne semble pas parvenir à mettre en place une tactique efficace. Il en a déjà testé au moins 3 différentes depuis ses débuts au PSG. Et, parfois même, il a dû adapter sa formation en plein milieu d’une rencontre, comme lors du nul arraché de justesse à Caen (2-2).

Si lors de ses premières rencontres, l’entraîneur transalpin a d’abord voulu reproduire son fameux schéma en 4-3-2-1, dit « Arbre de Noël », qui avait fait sa réputation et lui avait permis de remporter les succès qu’on sait au Milan AC, il s’est rapidement rendu compte que cette formation ne conviendrait certainement pas, à terme, au jeu parisien.

Il a, par conséquent décidé de l’adapter quelque peu et de passer à un 4-2-3-1, permettant à des joueurs comme Menez et Néné de prendre les couloirs et à Pastore d’évoluer davantage dans une position de meneur de jeu. Mais, malgré ces ajustements, le coach n’est pas satisfait et décide de revenir à un 4-4-2 plus classique lors du déplacement du PSG à Dijon. Le but étant de tirer la quintessence de ses forces offensifs en associant Hoarau et Gameiro en pointe. Mais, là non plus, ça ne fonctionne pas. Les deux attaquants ont l’air de se marcher dessus et leur rendement n’est pas celui espéré en début de rencontre. Alors Ancelotti décide rapidement de revenir à un 4-2-3-1, plus verrouillé au milieu et moins ambitieux devant.

Certains pourront interpréter ces changements comme un aveu d’impuissance du tacticien italien. D’autres pourront crier au génie de la part d’un savant connaisseur du jeu qui sait s’adapter en permanence suivant le rendement de son effectif et la qualité de l’opposition.

Toujours est-il que, sur le plan comptable, le PSG d’Ancelotti paraît moins solide que celui de Kombouaré. De plus, l’équipe qui, longtemps, n’avait qu’un seul concurrent direct pour le titre va devoir maintenant batailler avec des Lillois qui reviennent en flèche et semblent prêts à finir en trombe pour ne pas abandonner leur titre si facilement.

Paris Saint Germain : de la poudre aux yeux !


Après l’arrivée des investisseurs qatariens, tout le petit monde du foot français n’a pas tardé à s’enflammer et à s’extasier devant cette probable future grande équipe qu’allait devenir le Paris Saint Germain.

À peine nommé, Leonardo, le fringant-dandy-nouveau-directeur-sportif du club, nous en avait fait voir de toutes les couleurs.

Beaucoup de promesses, des noms ronflants, 42 millions d’euros dépensés pour un seul joueur et des ambitions quasiment sans limite : tous les ingrédients étaient réunis pour faire rêver les supporters parisiens.

Et pour impressionner tous les observateurs de l’Hexagone.

Mais bon, 6 mois plus tard, le soufflet semble être bien retombé.

En début de saison, le club ne cachait pas ses objectifs : remporter des titres dès cette année. Et tout le monde s’accordait à dire – peut être un peu trop vite – que cette nouvelle « dream team » de Paname allait dominer de la tête et des épaules le championnat.

Bilan à la trêve : si Paris est bel et bien en tête de la Ligue 1, son avance est plutôt maigre et le jeu proposé par l’équipe n’est pas vraiment flamboyant. Pour voir un « Barça à la française », il faudra attendre encore un peu… Trop d’individualités, pas assez de cohésion collective, Paris est un champion d’automne bien triste en comparaison de ses objectifs de début d’année.

Tant pis pour l’Europa League

Alors que l’Olympique Lyonnais revoyait ses ambitions à la baisse, qu’il était agréable de voir un club tricolore se montrer brave et déterminé à s’imposer sur la scène internationale !

De bon augure en vue d’une reconquête du classement UEFA.

LE PSG souhaitait rapidement s’illustrer en Europe et ses dirigeants ne cachaient pas leur volonté d’y arriver dès 2012 en remportant l’Europa League.

Eh bien, là aussi, il faudra repasser. 6 journées de C3 plus tard, le club parisien est éliminé dans une poule F largement à sa portée. Il est devancé par l’Athletic Bilbao… Et Salzbourg.

La perspective de titres s’amenuise encore un peu plus pour les hommes de Leonardo avec leur élimination en Coupe de la Ligue par le promu dijonnais (3-2). Un revers qui fait tache comme un verre de rouge renversé sur la belle nappe blanche que Mamie a spécialement sortie pour Noël.

Des promesses… Et puis c’est tout

Il est vrai que ces déceptions peuvent s’expliquer par le fait que le club n’en est qu’aux balbutiements de sa nouvelle ère.

Ils auraient pu passer inaperçus si le PSG avait su se montrer un peu plus modeste. Mais malheureusement pour Leonardo – et pour tous les fans de foot français – cela n’a pas été le cas.

Première victime de cette outrecuidance : Antoine Kombouaré. Bien que le club termine la première partie de la saison en tête du championnat avec 40 points, le coach est licencié car son nom ne fait pas assez rêver les propriétaires du club et serait un frein à l’arrivée de nouveaux joueurs de prestige.

Alors, hop, ni une ni deux, on le vire et on nous promet de le remplacer par Carlo Ancelotti.

Du coup, on se dit que tous les feux sont au vert pour l’arrivée de David Beckham dans la capitale – transfert promis depuis cet été. Mais non, malgré des effets d’annonce à répétition et une quasi-officialisation de sa signature, le dossier n’est toujours pas bouclé et Victoria ne déambule pas encore sur les Champs-Elysées pour faire son shopping…

Et, maintenant, on apprend qu’apparemment, la venue du Spice Boy ne devrait finalement jamais avoir lieu.

Dommage pour Paris qui aurait pu écouler pas mal de maillots sur le marché asiatique.

Un exemple parmi tant d’autres du manque d’élégance de la nouvelle direction du club. Beaucoup de promesses et, en fin de compte, trop peu d’actes. On a parlé de Tevez pour renforcer une attaque déjà bien fournie… L’Argentin signera finalement à Milan ou à l’Inter, les deux anciens clubs de Leonardo. Dommage pour lui ! Dommage pour les supporters parisiens ! Tant mieux pour Gameiro !

Alors, même s’il est vrai qu’il est désormais difficile d’ignorer que l’argent tient une place centrale dans le football, l’exemple parisien confirme l’idée que tout l’or du monde ne suffit pas à faire une grande équipe.

Si Leonardo accepte encore des conseils, il faudra lui dire de commencer à s’intéresser au côté sportif de sa fonction afin de monter une vraie équipe et pas seulement une vitrine de sa mégalomanie arrosée par les ponts d’or de ses patrons du Moyen-Orient.

Sans quoi, à l’instar des électeurs de Sarkozy, qui depuis 2007 se sont, pour la plupart, transformés en Français déçus et bafoués par des promesses sans fondement, les quelques fanatiques du PSG risquent de lâcher l’affaire et définitivement abandonner le club aux délires de sa direction.