Archives du blog

Ligue 1 : les stats marquantes de la 9e journée


Cette 9e journée de la saison 2012-2013 de Ligue 1 aura été marquée par le manque de réussite des attaquants du championnat. Du point de vue des statistiques en tout cas. Car avec 24 frappes par rencontre, en moyenne, on se situe un peu au-dessus de ce qui est observé depuis le début de la saison (23 tirs par match), mais pourtant, ça coince au niveau de la réalisation. En effet, 2,30 buts ont été inscrits, en moyenne, au cours de chacune des 10 oppositions de cette journée, alors que la moyenne de la saison s’élève, pour le moment, à 2,56 pions par rencontre.

Voilà pour la vision d’ensemble. Mais en se penchant d’un peu plus près sur les statistiques, on se rend compte que ces tendances ne sont pas uniformes et que quelques équipes tirent le championnat vers le haut, offensivement parlant. Il s’agit notamment du Valenciennes Football Club (VAFC). Avec 19 buts marqués depuis le début de la saison (2,11 par journée), l’équipe nordiste prend la tête du classement des attaques grâce à son net succès devant le FC Lorient (6-1). Le club n’avait pas inscrit 6 buts dans une même rencontre de Ligue 1 depuis le 24 février 1980 et une victoire (6-3) au Vélodrome contre l’Olympique de Marseille (OM). Pour retrouver les traces d’une telle performance à domicile, il faut remonter au 3 août 1977 et une victoire face à l’ESTAC (6-1).

Autre formation à avoir allègrement fait trembler les filets adverses ce week-end : Toulouse Football Club (TFC). Leur nette victoire sur les terres d’Evian-Thonon-Gaillard (0-4), samedi 20 octobre 2012, permet aux Haut-Garonnais d’obtenir leur premier succès par 4 buts d’écart, en Ligue 1, à l’extérieur depuis le 27 juillet 1983 (1-5 sur le terrain du Stade Rennais Football Club).

Après un début de saison chaotique, le SRFC semble remonter la pente. Les Bretons ont obtenu leur 3e succès consécutif face au Montpellier Hérault Sporting Club (MHSC) samedi 20 octobre 2012 (2-1). L’équipe de Frédéric Antonetti n’était pas parvenue à enchaîner 7 rencontres en marquant au moins un but depuis plus de 18 mois et une série de 7 rencontres entre le 15 janvier et le 5 mars 2011.

Cap à l’Est où l’ES Troyes Aube-Champagne (ESTAC) a engrangé son 1e succès de la saison, dimanche 21 octobre 2012 contre l’OM (1-0). Les Troyens n’avaient pas réussi à venir à bout des Marseillais depuis le 26 janvier 2002 et une victoire à domicile (1-0).

Gameiro prêt à Zlataner à son tour

On parle beaucoup de Zlatan Ibrahimovic et des vertus de son efficacité pour le secteur offensif du PSG. Mais, sans faire beaucoup de bruit, un de ses compères, Kevin Gameiro, affiche lui aussi de très belles performances en la matière. En inscrivant le 3e but de sa saison, samedi 20 octobre 2012, lors de la victoire parisienne contre Reims (1-0), l’ancien Lorientais atteint une fréquence d’une réalisation toutes les 89 minutes (3 buts pour 266 minutes sur le terrain). A titre de comparaison, Ibrahimovic en est, lui, à 1 but toutes les 80 minutes.

D’autres attaquants se sont illustrés lors de cette 9e journée du championnat 2012-2013 de Ligue 1. Vincent Aboubakar en particulier. L’avant-centre du VAFC a réalisé son 1er doublé de l’année lors de la victoire des Nordiste contre Lorient (6-1). Il s’agit de ses 8e et 9e buts en Ligue 1, sous le maillot valenciennois. Tous ont été inscrits à domicile.

Enfin, un petit mot sur Benjamin Nivet pour finir. Le joueur troyen a offert la 1e victoire de la saison à son club en marquant à la 88e minute pour sa 250e apparition en Ligue 1. C’est sa 2e réalisation de la saison et sa 34e parmi l’élite française. Avec 2 buts et 1 passe décisive depuis le début de la saison, il est impliqué dans le tiers des réalisations de l’ESTAC depuis la 1e journée du championnat 2012-2013.

Publicités

Typologie des buteurs de la Ligue 1


Après huit journées de championnat de Ligue 1, une hiérarchie commence à se dessiner en tête du classement. Et pour la compétition entre buteurs également. Les débuts en fanfare de l’attaquant d’Auxerre, Alain Traoré, lui ont rapidement permis de prendre la tête du classement.
Mais depuis la troisième journée, le Franco-Burkinabé a un peu plus de mal à conclure. S’il reste en première position, son total de perles enfilées plafonne à 6 et il est désormais à égalité avec l’attaquant lyonnais Bafétimbi Gomis. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’inépuisable Kévin Gameiro avec un total de 5 réalisations.

Ces joueurs marquent beaucoup de buts. S’ils sont épargnés par les blessures et continuent sur leur lancée, ils devraient terminer la saison avec plus de 15 buts à leur actif. Un total non négligeable pour leurs clubs respectifs.

Mais pour autant, sont-ils les buteurs les plus efficaces du championnat ? Sont-ils de véritables snippers qui font mouche à chaque tentative ? Ou alors, en sont-ils là seulement car ce sont eux qui tentent leur chance le plus souvent ?

Nous avons tenté de répondre à ces questions en nous penchant sur les statistiques du site de la LFP. Nous avons relevé le nombre de buts (seuls les joueurs ayant marqué au moins deux fois ont été pris en compte), le temps de jeu, le nombre de frappes et la fréquence de leurs buts.

A partir de là, nous avons sorti nos calculettes afin de déterminer le taux d’efficacité de chacun d’entre eux. Ce résultat correspond au nombre de buts marqués par rapport au nombre de frappes d’un joueur.

Cette observation nous a permis d’établir une certaine « typologie » des buteurs de ces huit premières journées du championnat 2011/2012. Ils sont répartis en trois catégories : les buteurs efficaces, les buteurs « haute fréquence » et les milieux buteurs.

Les buteurs efficaces

La première catégorie regroupe les buteurs qu’on appellera « efficaces ». Ce sont ceux qui n’ont pas besoin de beaucoup tenter leur chance avant de marquer. Nous y avons classé les joueurs dont le taux d’efficacité (ratio entre le nombre de frappes et le nombre de buts) dépasse 25 %. Ce qui équivaut à une frappe sur 4 au fond des filets.

Et le plus efficace d’entre tous se trouve être Innocent Emeghara. L’attaquant du FC Lorient peut se targuer d’un taux de réussite de 40% ! Le buteur suisse a pris part à 4 rencontres depuis le début de la saison, dont trois en tant que titulaire. Il a marqué deux buts. Mais il n’a tenté sa chance que cinq fois. Ce qui lui permet de se hisser au sommet de la pyramide des buteurs efficaces. C’est ce qu’on appelle « avoir le compas dans l’oeil ».

Il est talonné de près par Ilan. Pour le Brésilien de l’AC Ajaccio, pas besoin de tenter souvent sa chance pour la mettre au fond. En effet, en huit rencontres, l’ancien joueur de Saint-Etienne n’a frappé au but que six fois. C’est très peu… Et pourtant, il a réussi à concrétiser à deux reprises. Ce qui lui permet d’obtenir un taux de réussite de 33,33%. Soit un ratio de 1 sur 3.

Vient ensuite Victor Hugo Montaño. L’attaquant rennais affiche, lui, un taux de réussite de 30,77%. Le Colombien a mis quatre fois le ballon au fond des filets en huit rencontres en ne frappant au but qu’à 13 reprises. C’est presque un tir sur trois qui fait mouche jusqu’à présent pour l’homonyme de l’auteur de La Bataille d’Hernani.

Parmi ces snippers du ballon rond, se classe également l’avant-centre de Montpellier, Souleymane Camara. Ce dernier a inscrit trois buts en huit apparitions. Mais il n’a tiré que dix fois. Ce qui lui vaut un très honorable taux de réussite de 30%.

Et Lorient semble avoir le potentiel pour devenir un véritable vivier de « buteurs efficaces » puisqu’en cinquième position de cette catégorie, se trouve Jérémie Aliadière. L’avant-centre, de retour de son exil anglais, obtient un taux d’efficacité de 28,57%. Il a marqué deux buts en ayant tenté sa chance seulement sept fois.

En sixième position de ce classement des buteurs les plus efficaces de ce début de championnat de L1, c’est Ryad Boudebouz. Le goleador sochalien, toujours très bon, obtient un taux de 27,27%. Il a frappé 11 fois au but et a réussi à concrétiser trois tentatives.

Ils y sont presque : Kevin Gameiro avec 21,74% de frappes au fond des filets, Benjamin Corgnet, le milieu de Dijon, qui lui affiche un taux de réussite de 25%, Abdoulrazak Boukari, Kévin Monnet-Paquet et Dennis Olliech avec 18,18%.

Les buteurs « haute-fréquence »

Il existe des attaquants qui ont véritablement le sens du but et à qui il ne faut pas longtemps pour scorer. Ce sont les « buteurs haute-fréquence ». Ils affichent un ratio buts/temps de jeu très faible. Dans cette catégorie, nous avons décidé de classer tous les buteurs qui ont mis au moins un but toutes les 120 minutes.

Le meilleur d’entre eux s’appelle Jires Kembo-Ekoko. L’attaquant du Stade Rennais a participé à 6 rencontres depuis le début de la saison pour un temps de jeu total de 249 minutes. Ce qui lui a suffit pour marquer pas moins de trois buts. Il a donc planté, en moyenne, une fois toutes les 83 minutes. Soit plus d’un but par match complet. Ce qui lui permet d’être en tête des buteurs « haute-fréquence ».

La deuxième position est occupée par un joueur en grande forme : Bafétimbi Gomis. La Panthère lyonnaise qui a participé aux 8 rencontres de son club en L1 totalise 605 minutes de temps de jeu. Et avec 6 buts à son compteur, son ratio buts/temps de jeu se monte à 1/101 minutes. Une statistique impressionnante pour l’ancien attaquant des Verts qui est l’auteur de 43% des pions plantés par l’OL cette saison.

Si Bordeaux patauge lourdement dans la semoule en ce début d’exercice, un joueur du club semble tirer, malgré tout, son épingle du jeu. Il s’agit de Cheik Diabaté. L’avant-centre bordelais monte sur le podium des « buteurs à haute-fréquence » avec une réalisation toutes les 116 minutes. Il en a mis trois pour un temps effectif de jeu de 349 minutes. S’il avait réussi à concrétiser son pénalty manqué face au LOSC, le Malien figurerait certainement un cran au-dessus. Malheureusement pour lui, les montants en ont décidé autrement…

L’attaquant de Dijon, Brice Jovial, rafle, lui, la quatrième place. Il a joué 358 minutes et inscrits trois pions. Ce qui lui permet d’obtenir un ratio de 1 but toutes les 119 minutes. Pas mal pour un joueur qui découvre la Ligue 1 cette saison.

Il est talonné par l’Auxerrois Alain Traoré. Le meilleur buteur du championnat en est à 6 buts pour un temps de jeu total de 719 minutes. Ce qui équivaut donc, pour lui, a une réalisation toutes les 120 minutes. Espérons pour l’AJA que son jeune attaquant poursuivra sur sa lancée cette saison. Il pourrait mener le club vers les sommets.

Innocent Emeghara (1 but / 115 min) et Souleymane Camara (1 but / 114 min) auraient pu figurer dans ce classement. Mais nous avons choisi (arbitrairement) de ne pas classer un même joueur dans plusieurs catégories.

Ils y sont presque : Cédric Barbosa (1 but / 122 min) et Dennis Olliech (1 but / 153 min).

Les milieux buteurs

Dans certaines équipes, quand les attaquants ne font pas le job, il faut bien que d’autres joueurs prennent le relai. Ce sont alors bien souvent les milieux de terrain qui se chargent de la mettre au fond.

Et le meilleur à ce jeu-là, c’est Javier Pastore. Le jeune prodige du PSG a déjà inscrit 4 buts en 6 apparitions. Son taux d’efficacité est de 25 % et il a mis, en moyenne, un but toutes les 119 minutes. Il aurait donc pu figurer dans le classement des buteurs « hautes-fréquence » mais nous avons choisi de le classer parmi les milieux buteurs.

Il est suivi de très près par Frédéric Sammaritano. Le lutin métronome de l’AC Ajaccio a lui aussi mis quatre fois le ballon au fond des filets cette saison. Il est d’ailleurs l’auteur de la moitié des buts de son club. Avec un taux de réussite de 28,57%, il n’y a que son ratio buts/temps de jeu (1 but / 176 min) qui le distingue vraiment de l’Argentin du PSG.

Avec lui aussi 4 buts à son actif, c’est Eden Hazard qui complète le podium. Le meneur de jeu lillois fait un excellent début de saison. Il n’est devancé par ses « confrères » qu’à cause d’une taux de réussite plus faible (16%). Le milieu offensif belge a, en moyenne, marqué toutes les 179 minutes cette saison. Heureusement qu’il est là pour porter le LOSC à bout de bras lors de ce début de saison poussif du champion.

Vient ensuite Etienne Capoue avec 3 buts marqués cette saison. Le milieu du TFC semble bien décider à prendre les choses en main et à maintenir son club dans les hauteurs du classement. Il affiche un taux de réussite quasi-insolent de 33,33% qui aurait pu lui permettre d’apparaître dans le classement des buteurs les plus efficaces.

La cinquième place est occupée par le milieu caennais, Benjamin Nivet. L’ancien joueur de l’ESTAC et de l’AJA a déjà inscrit trois buts. Il est le meilleur buteur de son club dont il est l’auteur de 38% des buts.

Et c’est un de ses collègue, Grégory Proment, qui vient juste derrière. Avec deux buts à son actif, l’autre milieu caennais peut se targuer d’un taux de réussite de 33,33%. il est l’auteur de 17% des buts de son équipe.

Le dernier milieu buteur de ce début de championnat 2011/2012 est Benoit Pédretti. Celui qui a été surnommé « Petite Tapette » par Louis Nicollin a marqué 2 buts pour le LOSC. Un score honorable renforcé par un taux de réussite de 28,57%. De quoi compenser le manque d’efficacité actuel du buteur lillois, Moussa Sow.

Notons enfin que le défenseur niçois, Fabian Monzon, aurait pu figurer parmi les buteurs les plus efficaces. Il est l’auteur de trois réalisations (47% du total des buts de Nice cette saison) pour un taux de réussite de 27,27%. Des performances offensives exceptionnelles pour un défenseur qui font que nous avons choisi de ne pas l’intégrer aux divers classements présentés précédemment.

Cette typologie des meilleurs buteurs permet d’obtenir un panorama plus complet des forces offensives présentes en Ligue 1 en ce début de saison.

Il permet également de tirer des enseignements sur le style de jeu de certains attaquants ou milieux offensifs. Certains ont tendance à redoubler d’activité à prendre leur chance le plus souvent possible. Du coup, malgré un taux de réussite plutôt bas, ils parviennent tout de même à se situer en haut du classement des buteurs.

Pour d’autres, en revanche, patience et précision sont les maîtres mots. Ils n’ont pas besoin de beaucoup d’occasions pour la mettre au fond. Et c’est peut-être aussi cela qui distingue un bon attaquant d’un grand attaquant…

Affaire à suivre.