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Top and the Flop (épisode 17)


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Qu’est-ce qu’il y a, t’es ronchon ? Il fait froid dehors ? Tu as du mal à récupérer de ta soirée du week-end ? Bref’, tu n’avais pas envie d’aller au boulot aujourd’hui.
Allez détends-toi, prends ta tisane et grâce à Football Anatomy tu auras une raison d’aller te la raconter demain devant tes collègues autour de la machine à café.

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OGC Nice, la remontée fantastique

Mené rapidement deux buts à zéro à domicile, l’OGC Nice ne s’est pas laissé abattre et a su revenir dans la rencontre grâce à son meneur de jeu Valentin Eysseric très en forme sur ce match, notamment sur le but de l’égalisation mais aussi grâce à son buteur argentin Dario Citanich auteur de deux buts dont un sublime lob sur Bertrand Laquait. Ainsi, « Cvitanice » porte son total à dix réalisations en Ligue 1 pour quinze apparitions et en profite pour monter sur la troisième marche du podium au classement des buteurs. Mais si l’ancien attaquant de Boca et l’ancien monégasque se sont illustrés, un autre fait est venu éclipsé sa performance. En effet dans ce match très largement dominé par les niçois, ces derniers ne doivent leur victoire qu’au petit Neal Maupay, 16 ans et quatre mois, qui marque son premier but dans le championnat de France et rentre dans l’histoire comme le deuxième plus jeune meilleur buteur de Ligue 1. En tout cas, l’OGC Nice reste dans la continuité de son premier trimestre (Voir article : Nice : le bilan, après un trimestre de Claude Puel).

La vieille dame réalise la bonne opération
Après la défaite de l’Inter Milan sur le terrain de la Lazio Rome, la Juventus Turin avait l’occasion de creuser l’écart sur son dauphin. Et les bianconeri se sont pas privés de le faire ce dimanche à 15h – les clubs de Ligue 1 peuvent en prendre de la graine – avec une large victoire face à l’Atalanta Bergame. Trente minutes auront suffit au club entraîné par Antonio Conte pour plier la rencontre : une ouverture du score rapide de Mirko Vucinic (2ème minute), un bijou sur coup-franc de la part du mestro Andrea Pirlo et une frappe lointaine de Claudio Marchisio. Fort d’une belle victoire, les tifosi de la Juventus ont regardé le SSC Napoli raté l’occasion de prendre la deuxième place de Serie A et ainsi rester au contact de la Juventus. Rapidement mené au score, les joueurs du SSC Napoli ont cru avoir fait le plus dur en ayant pris l’avantage à la 70ème minute par l’intermédiaire d’ Edinson « El Matador » Cavani. Mais les napolitains vont craquer en fin de match en concédant deux buts en l’espace de trois minutes (Napoli 2-3 Bologna). La Juventus, qui n’en demandait pas tant, possède sept points d’avance sur son dauphin l’Inter Milan.

Le FC Nantes, quoi de neuf ?
Après le faux pas à domicile de la part de l’AS Monaco face au Nîmes Olympique, le FC Nantes était co-leader de Ligue 2 ex-aequo avec le club azuréen et avait donc un bon coup à jouer dans ce choc de la 18ème journée face au 3ème le SM Caen. Les canaris emmené par un grand Lucas Deaux n’ont pas tremblé. Rapidement mené au score, le FC Nantes a su trouver les ressources pour s’imposer devant son public en prenant l’avantage juste avant la mi-temps par l’intermédiaire de ses défenseurs Issa Cissokho et Gabrien Cichero. Ainsi le FC Nantes récolte le fruit de ses performances affichés depuis quelques semaines en affichant une série d’invincibilité de neuf matchs consécutifs en Ligue 2.

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Le Real Madrid et Mourinho abdiquent
Seize. C’est le nombre de points qui sépare le Real Madrid au leader de la Liga c’est-à-dire le FC Barcelone, son rival. À vingt-deux journées de la fin, José Mourinho semble avoir mis une croix sur la course victoire finale en championnat: « Le titre me parait impossible ». Le Real Madrid et son entraineur portugais souffrent cette saison : 2ème de sa poule en Champion’s League, 3ème en Liga. Le match d’aujourd’hui face à l’Espanyol Barcelone n’en a été que le reflet. Après avoir été surpris à la demi-heure de jeu par Sergio Garcia, le Real Madrid a su réagir juste avant la mi-temps puis au retour des vestiaires par l’intermédiaire de son côté gauche lusitain Ronaldo-Coentrao. Malheureusement pour les Merengue, un cafouillage en fin de match a permis à Juan Albin et son équipe d’arracher le point du match nul à Santiago Bernabeu. Un bien triste week-end pour le Real Madrid,, ce n’est pas de cette manière qu’ils vont réussir à faire taire les rumeurs de transferts qui circulent depuis quelques semaines.

Rémi Garde a été Jean Fernandizé
Loué pour sa philosophie de jeu portée sur l’offensive, l’Olympique Lyonnais est malheureusement apparu sur la pelouse du Parc des Princes telle une victime face à son bourreau. En effet, privé de plusieurs de ses titulaires habituels (Dabo, Grenier, Gourcuff, Lacazette) c’est avec un 5-3-2 inédit que Rémi Garde s’est présenté face au 4-4-2 de Carlo Ancelotti, surement le contrecoup du match de mercredi face à Jean Fernandez. Véritables aveux de faiblesse, le changement tactique n’est si ubuesque aux premiers abords. L’Olympique Lyonnais n’est pas et ne sera pas la seule équipe à venir avec son bunker du côté de la Porte d’Auteuil. Mais éloigner Michel Bastos de la zone de vérité et mettre Anthony Reveillère – diminué et toujours incertain à une petite heure du coup d’envoi – seul sur son côté droit ne s’est pas avéré judicieux. Si l’Olympique Lyonnais a bien su faire circuler le ballon en début de rencontre avec un poteau de Lisandro Lopez à la clé, petit à petit le Paris SG a pris l’ascendant jusqu’à avoir un contrôle quasi parfait de la rencontre face à des Lyonnais amorphes après l’ouverture du score de l’ancien Stéphanois Blaise Matuidi. Et c’est le moins que l’on puisse dire avec six occasions du côté parisien contre une seule côté Lyonnais (le poteau de Lisandro Lopez). Au final, l’Olympique Lyonnais perd sa place de leader sans avoir donné l’impression de se battre. Regrets…

Le blues de Chelsea
Défait lors du Community Shield, humilié lors de la Supercoupe d’Europe, distancé en championnat, éliminé de la Champion’s League, l’équipe de Roman Abramovitch poursuit son calvaire. Ce dimanche, au Nissan Stadium, c’est face à un Chelsea apathique que les Corinthians remportent leur deuxième Coupe du monde des Clubs sur le score d’un but à zéro (Guerrero 69e). Jamais, ou presque, les coéquipiers de Fernando Torres ne se sont montrés à leur avantage offensivement et défensivement les blues ont multiplié les erreurs et les approximations. L’unique but du match résume presque à lui seul les difficultés défensives de Chelsea. La situation de Rafael Benitez, déjà en mauvaise posture, se complique de plus en plus après cette contre-performance.

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Et maintenant, pendant 3 minutes de légèreté.
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La polémique Lucas/Lucas Ocampos


Lucas(PSG) et Lucas Ocampos(AS Monaco)

Lucas(PSG) et Lucas Ocampos(AS Monaco)

En cette époque de chamboulement au Paris SG mais aussi à l’AS Monaco tant sur le plan sportif que médiatique les polémiques se multiplient autour de ces clubs. Vous n’avez surement pas dû (pu ?) échapper à l’une des dernières polémiques en date concernant le feuilleton Lucas et son accord pour rejoindre le Paris Saint-Germain en Janvier 2013 pour une quarantaine de millions d’euros (bonus compris). Mais le PSG n’est pas le seul à avoir soulevé les critiques même si le transfert d’un autre Lucas (Lucas Ocampos) pour dix-huit millions d’euros du côté d’un autre club détenu par un richissime actionnaire, l’AS Monaco en Ligue 2, passe un peu plus inaperçu. Ces deux transferts suscitent de la joie, de la jalousie ou tout simplement des critiques en France mais aussi à l’étranger par le biais d’une grande figure du football en la personne de Sir Alex Ferguson concernant le transfert de Lucas au Paris SG.

« Ces joueurs n’ont aucune expérience européenne »

Tout d’abord, balayons vite cette critique dans le cadre du Paris Saint-Germain ou de l’AS Monaco. En effet, dans le cas des transferts de Lucas Moura et de Lucas Ocampos il faut bien comprendre que ces joueurs-là n’ont pas été recruté pour leur expérience (mais ça je pense que vous l’aviez deviné) ou même leur niveau actuel mais surtout sur la marge de progression qu’ils possèdent. Il semble en effet plutôt normal pour des sud-américains de n’avoir aucune expérience de l’étranger à 18-20 ans. Par contre, ce qu’il faut comprendre c’est que les deux joueurs sont considérés comme des petites perles que les deux entraineurs italiens Carlo Ancelotti et Claudio Ranieri devront polir et vernir. Ces deux joueurs ne sont surement pas au niveau européen tant sur le plan physique que sur le plan tactique mais ils apporteront cette dose de folie que recherche leurs deux futurs clubs. En outre, il faut donc bien distinguer les joueurs capables de faire passer un palier immédiatement au club (Thiago Silva, Thiago Motta, Zlatan Ibrahimovic…) et ceux qui sont là pour l’avenir (Lucas, Lucas Ocampos…).

« Ils ont coutés trop chers »

Voilà on arrive au vrai fond du problème : les montants des transferts. A ce niveau-là il faut distinguer deux choses.
Dans un premier temps plaçons-nous au niveau des clubs, que ce soit pour l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain, il faut bien comprendre que ce n’est pas le club qui paye mais l’actionnaire. En somme, c’est un pari de l’actionnaire : s’il est payant le club est gagnant et s’il est perdant c’est l’actionnaire qui en paiera les conséquences. Et je ne vous cache pas que cela ne leur engendrera pas des fins de mois difficiles.
Enfin je ne vous mentirais pas si je vous dis que les actionnaires préfèreraient quand même avoir recruté des Ronaldinho en puissance plutôt que des Denílson.
Maintenant c’est au niveau de la dérive du marché des transferts que cela devient inquiétant. Pour cela revenons sur les déclarations d’un des meilleurs entraineurs de ces quarante dernières années Sir Alex Ferguson, entraineur de Manchester United : « Je trouve ça incroyable qu’un club puisse payer 45 millions d’euros pour un joueur qui n’a que 19 ans, a déclaré le technicien écossais. [..] La seule organisation qui peut empêcher ça, c’est l’UEFA. Quand un club paye 45 millions pour un joueur de 19 ans, le jeu perd de sa valeur ».
Tout d’abord avant de revenir sur ses déclarations j’aimerais juste envoyer un petit tacle (réglementaire) à Sir Alex Ferguson qui est un peu hypocrite dans son discours car ce dernier a quand même proposé 38M€ pour s’attacher les services de l’ailier brésilien ce qui est tout autant indécent que les 45M€ si on se base sur son argumentation. Par ailleurs, l’entraineur écossais n’est pas le dernier à sortir le chéquier quand on repense à Rio Ferdinand, Juan Sebastián Verón ou le brésilien Anderson.
Quant à son discours, je le partage. En effet depuis des décennies le marché des transferts part à la dérive mais ce ne sont pas les richissimes actionnaires les premiers responsables, par contre ils participent au phénomène. D’ailleurs Sir Alex Ferguson ne les cible pas explicitement dans sa déclaration mais ils sont assez souvent visés dans cette dérive du marché. Effectivement, si on jette un petit coup d’œil aux trois plus gros transferts de l’histoire on y retrouve Cristiano Ronaldo, Zinedine Zidane et Kaká qui ont tous les trois signés au Real Madrid pour un montant cumulé de 237M€. Pourtant le Real Madrid n’est pas dirigé par un richissime actionnaire, cheikh ou prince qatari. Mais le marché a pris un chemin très sinueux et finalement les arrivées d’actionnaires richissimes soulèvent des interrogations qui malheureusement s’amalgament souvent au sentiment de jalousie provoquée par leurs venues. Pourtant il y a un véritable problème auquel personne n’a, malheureusement, de solution. Si Sir Alex Ferguson pense comme la majorité des supporteurs de football que la fair-play financier changera quelque chose, permettez-moi l’expression « ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude ». Comme je l’ai dit, actionnaires richissimes ou non, le marché des transferts dérive  depuis des années et des années et ceux qui injectent de l’argent ne font qu’amplifier ou participer à ce phénomène et rien n’a été trouvé pour contrer cette dérive.
Pour conclure, si les montants sont de plus en plus élevés c’est également en raison d’un apport d’argent de plus en plus important dans les clubs. Les clubs cherchent donc à trouver de plus en plus de fonds notamment via des actionnaires ou des prêts à la banque. Mais de l’autre côté les clubs cherchent aussi à augmenter de plus en plus leurs fonds propres et ceux qui en pâtissent le plus souvent sont les supporteurs de football à travers les droits télé qui tuent petit à petit les divisions inférieurs car délaissées pour raisons économiques (Cf : « BeIN Sport , un horaire qui tuerait la L2 ! ») , le prix des places dans les stades, le prix des produits dérivés (notamment les maillots de football) etc. Pour résumer, il y a un vrai problème à ne pas ignorer mais il ne faut pas se tromper de cible car ce n’est pas comme ça que l’on pourra trouver une (bonne) solution : le problème est, à l’origine, la dérive du marché et non les « nouveaux riches ». Ne pas confondre cause et acteur…

BeIN Sport , un horaire qui tuerait la L2 !


Bonjour à tous, heureux de vous retrouvé sur le blog, ça faisait longtemps. En ce début d’euro, une nouvelle chaine à vu le jour, BeIN SPORT, la chaine qatari d’Al Jazeera  Sport. Une chaine qui dispose aussi des droits TV de la ligue 1 mais aussi de la ligue 2. C’est de la ligue 2 que je voudrais parler aujourd’hui.  La Ligue 2 qui risque d’être tué par BeIN SPORT.

BeIN SPORT  et les matchs à 18h

La nouvelle chaine détenteur des droits TV souhaite mettre les matchs de Ligue 2, le vendredi certes mais à 18h. Pourquoi ? La chaine ne veut pas concurrencer le match de L1 le vendredi à 21h diffusé sur la même chaine.  18h, une horaire qui bien sur ne convient ni aux supporters mais également aux président de clubs. Même si les présidents se font plus discrets.

Des présidents de clubs, prêt à accepter  19h

L’horaire 18h tuerait les stades de Ligue 2 c’est sur, mais les présidents semblent prêt à accepter  19h. Un horaire qui ne conviendrait toujours pas aux supporters.  Pourquoi les présidents se font si discrets dans cette lutte. Il y a une raison, les droits TV pèsent lourd dans le budget des revenus. Pour un club moyen environ 40% des revenus proviennent des droits TV. Alors que moins de 5% proviennent de la billetterie. Le choix est vite fait malheureusement.  L’argent tuera le football à court terme.

Les supporters se mobilisent

Vous en avez peut être entendu parler, les différents groupes de supporters se mobilisent pour obtenir le match le vendredi soir pas avant 20h. Une chose qui semble logique. Beaucoup de monde travaille encore à 18h. Le nouvel horaire envisagé par BeIN SPORT tuerait les stades de Ligue 2, qui sont déjà  peu rempli dans certains clubs. Mais cet horaire toucherait tous les clubs, même les plus fervents comme le RC Lens.

Pour cela, un collectif a vu le jour (déjà présent il y a quelques années pour défendre la ligue 2 le samedi). Le collectif SOS ligue 2. Une pétition a vu le jour soutenue par de nombreux clubs de supporters français que ce soit de L1 ou de L2. A ce jour près de 5000 personnes ont signé la pétition. Si vous ne l’avez pas encore fait, rejoignez le mouvement !  Les stades de L2 ne doivent pas mourir. Le football n’est pas une marchandise.

http://www.sos-ligue2.com/