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Ligue 1 : les stats marquantes de la 8e journée


A l’image du « Classico », la 8e journée de Ligue 1 de cette saison 2012/2013 a été plutôt prolifique. Avec une moyenne de 3,30 buts par rencontre (33 buts au total), elle se situe bien au-dessus des 2,59 pions par match comptés jusqu’alors. Ce total représente, pour le moment, le record de la saison.

Retour à la confrontation entre l’Olympique de Marseille (OM) et le Paris Saint-Germain (PSG) au cours de laquelle 2 joueurs ont inscrit un doublé. Pour Zlatan Ibrahimovic, il s’agit du 4e en 7 matchs de Ligue 1. L’attaquant suédois conforte ainsi sa place de leader du classement des buteurs avec 9 réalisations. Autre doublé, celui de son homologue marseillais André-Pierre Gignac. C’est la première fois qu’un joueur de l’OM plante 2 fois dans un même match contre le PSG depuis le doublé de Patrick Cubaynes le 26 novembre 1986 (victoire de l’OM 4-0).

Pour les autres performances collectives, allons jeter un œil au Stade de Reims. Le club enregistre sa 4e victoire consécutive à domicile cette saison et son 6e match de rang sans défaite (4 victoires et 2 nuls). Mieux : sur cette période, le promu a réussi à inscrire 9 buts au stade Auguste Delaune. Ce qui en fait la meilleure attaque de Ligue 1 à domicile cette année. A égalité avec l’Olympique Lyonnais (OL) et l’AS Saint-Étienne (ASSE).

Grâce à son succès face au Montpellier Hérault SC (MHSC), Evian-Thonon-Gaillard (ETG) enchaîne une 3e opposition face au club héraultais sans perdre (2 victoire et un nul). Au cours de ces 3 confrontations l’équipe savoyarde a marqué 9 buts. A noter également que lorsque ces 2 équipes s’affrontent, 5 buts sont inscrits, en moyenne, lors de chaque match (15 buts au total).

Voyage express vers le Nord de la France. Destination Lille où le LOSC est parvenu à obtenir sa première victoire depuis la 1e journée de la saison. C’est même le premier succès pour le club depuis qu’il joue dans son Grand Stade Lille Métropole. Par ailleurs, pour la 7e fois en 8 journées, l’équipe de Rudi Garcia a réussi plus de 80% de ses passes.

Multiplication des buts

Du côté des performances individuelles, il faut avant tout noter les 3 buts de Saber Khlifa. L’avant-centre tunisien de l’ETG a marqué le premier « coup du chapeau » de cette saison 2012/2013 en Ligue 1. Après seulement 8 journées, il bat son record, de 4 buts, établi en 2011/2012.

On descend d’un niveau avec le doublé de Brandao qui a permis à l’ASSE de s’imposer largement contre l’AS Nancy Lorraine (4-0). C’est la première fois que l’avant-centre brésilien inscrit 2 buts dans un même match en Ligue 1. Avec Wissam Ben Yedder et Alain Traore, il fait partie des 3 seuls joueurs à avoir tenté leur chance à 6 reprises au cours de cette 8e journée.

Enfin, un petit tour en Bretagne. A Lorient plus précisément. Lors du match nul (1-1) du FC Lorient contre l’OL, Jérémie Aliadière a inscrit son 3e but de la saison. Si on y ajoute ses 2 passes décisives de l’année, on remarque qu’il est impliqué dans 36% des réalisations de son club cette saison. Il a participé à 6 rencontres et a été décisif au cours de 5 d’entre elles. Dont 4 fois en 2e mi-temps (2 buts et 2 passes décisives).

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Top and Flop (Episode 1)


C’est la rentrée !!!
Football Anatomy revient avec une nouvelle rubrique « Top and the Flop » .
Dès aujourd’hui et chaque lundi, on vous sort le top 3 de ce qu’on a aimés dans le week-end footballistique, mais aussi ce que l’on veut surtout oublier, tout ça passé au mixer version F.A avec en plus le bonus.

Top

Les deux buts de Zlatan
C’est maintenant un classique, lorsque le Suédois débarque dans un club, son péché mignon à lui c’est de scorer.
Cette fois, c’est plutôt deux fois qu’une, le premier, d’un magnifique amorti de la poitrine au-dessus de la tête de Bourillon enchaîné d’une frappe « aléatoire », mais efficace, le deuxième sur penalty.

– Le retour de Reims en Ligue 1
Depuis le temps que le football Français attendait ça, c’est fait, le Stade de Reims est de retour parmi l’élite, 33 ans après.
Un monument qui a tout de même raté son grand retour un s’inclinant 1 à 0 face à Marseille, mais l’essentiel est ailleurs.

– La victoire de Bastia
Alors certes l’opposition face à Sochaux ne faisait pas rêver, mais quand t’as frôlé le CFA, trois saisons plus tôt que t’es est passé du National à la Ligue 1 en deux saisons, que pour le premier match de la saison t’es obligé de changer au dernier moment d’avion, que ton bus se perd sur la route du stade et qu’en plus tu gagnes 3-2 à l’extérieur forcément….

Flop

– L’expulsion d’Alex Dupont
Le nouveau coach d’Ajaccio a vécu une drôle de soirée.
Un but du Brésilien Eduardo dès la onzième minute, l’expulsion de Mostepha a la 51 éme, s’en suis des contestions du coach Corse qui finira le match dans les tribunes.
Mais comme tout fini bien, victoire d’Ajaccio sur la pelouse de Nice 1-0.

– La Ligue 2 à l’heure de l’apéro
18h45, vous le savez c’est la nouvelle heure du coup d’envoi des matchs de Ligue 2 décidés conjointement par la LFP et son diffuseur BeInSport.
Conclusion, une pétition nationale, une affluence moindre et une grève des ultras membres du collectif « sos Ligue 2 ».

– Maxwell contre son camp.
Les supporters parisiens s’attendaient à voir des buts, ils ont été servis et ceux,dès la 5ème minute.
Monnet–Paquet qui centre fort Maxwell qui est masqué par Sakho, et il n’en fallait pas plus pour qui le malheureux pousse le ballon au fond des filets.

Le bonus…
Alors, voilà un bonus qui va faire débat, l’ancien Marseillais Brandao serait selon France football sûr le point de signer à Saint-Étienne.
Ça va faire rire certains, plaisir à d’autres, sur que ça va chambrer. Dans tous les cas , ça va faire jaser devant les machines à café.

Marseille, les raisons d’une crise.


Presque deux ans après son doublé coupe de la ligue-championnat, L’Olympique de Marseille vie l’une de ses plus grosses crises de son histoire.

Explication sur les raisons d’une série de 11 matchs sans victoires, historique pour l’OM.

Un manque d’investissement

Après la mort de Robert Louis Dreyfus, sa veuve, Margarita avait prévenue. Elle poursuivrait l’œuvre de son mari, dès la première saison, son OM réalise le doublé championnat-coupe de la ligue . Mais Margarita en financière avertie, se rend très vite compte que Marseille vie au-dessus de ses moyens, après un recadrage tactique, elle évince le président Dassier au profit de sont conseiller historique Vincent Labrune, l’actionnaire de l’OM étant désireuse de réduire la voilure d’un club qui perd plus d’argent qu’il n’en gagne et ceux malgré les trophées gagner la saison d’avant.

Première victime collatérale du plan d’austérité, le recrutement, fini les « grands noms » qui coûtent de l’argent comme Lucho, Ben arfa, Morientes, Niang de l’année du titre…place aux Morel, Amalfitano, Brandao… Cohérent pour viser une place entre la 4ème et la 10ème du classement, plus difficile quand tu envisages les trois premières.

Du bricolage dans chaque ligne

Hormis Steve Mandanda quasi irréprochable cette saison et en qui le coach a une véritable confiance,  chaque joueur, du jour au lendemain peut ce retrouver sur le banc.

Didier Deschamps donne parfois le sentiment de bricoler, surtout en défense et au milieu de terrain , il changent régulièrement de système, faisant passer Valbuena dans la même saison, du statut de remplaçant à celui de capitaine, offrant un coup la confiance à un tel ou un tel et la reprenant plus tard.

On a donc vu Rod Fanni occuper le couloir droit ou l’axe en défense, Jordan , André Ayew et Brandao un coup en pointe un coup côté gauche de l’attaque, Valbuena en numéro 10 et sur l’aile…. Bref, on peut continuer longtemps l’inventaire, une chose est claire, les automatismes dans ses conditions…

Autre point est non des moindres, cette équipe se cherche encore et toujours un tueur devant le but, Loïc Rémy aurait le profil, mais des blessures l’éloigne régulièrement des terrains, les frères Ayew sont plus des milieux offensifs que de véritables attaquants ; enfin, Gignac qui fut recruté pour occuper ce rôle, enchaîne les blessures et les caprices de divas, dommage pour un joueur qui coûta la modique somme de seize millions d’euros et qui émarge à environ 300 000 € mensuel.

Reste Brandao véritable guerrier sur un terrain, mais qui reste limité techniquement, même si son travail de sape des défenses et un plus pour l’OM.

Un public parfois hostile.

En France, aucune autre ville n’est aussi démonstrative quand il s’agit de football que Marseille.

Le public du vélodrome est l’un de plus festif et bouillonnant capable de montrer tous l’amour qu’il porte à son club, pratique pour pousser l’équipe quand elle en a besoin et mettre la pression sur l’adversaire, mais aussi d’accueillir son équipe chérie avec sifflets et banderoles du type « deschamps et tes joueurs, cassez vous !!! » lorsque le jeu développé ne convient pas aux puissantes associations de supporters.

Difficile à gérer pour des joueurs qui arrivent de club plus modeste où la pression, les médias et les supporters ne sont plus aussi présents.

Un groupe qui éclate

A la sortie du match contre le Bayern, Steve Mandanda , capitaine de l’équipe a fait cette déclaration énigmatique, à propos de ses coéquipiers « on sent pas forcément, un groupe solidaire », ce qui entre les lignes peut ce décrypter par, chacun joue pour sa pomme.

Pas forcément une révélation dans le foot pro, mais preuve d’un profond malaise quand des phrases comme celle-là sortent en public.

Au niveau encadrement aussi les tensions sont là ; DD se voyait en manager général à l’anglaise, mais l’appareil Marseillais est complexe et les ficelles se tirent en coulisse, l’omnipotent Anigo, étant de son propre aveu un expert, est ouvertement en guerre avec Deschamps.

Malgré le recadrage de leur président et une redistribution des rôles, de petits piques se distillent encore dans la presse, dernier en dates, la déclaration de Deschamps à propos des places invendues dans les virages du vélodrome, et la supposée entente d’anigo avec les ultras en charge de la billetterie: « Pourquoi les places ne sont pas vendues? Trouvez les bonnes explications », bon pour la cohésion tout ça ….

Trois matchs, une saison.

La semaine qui arrive est probablement celle de tous les dangers, celle qui peut « redorer le blason », ou accentuer définitivement la fracture entre l’équipe et les supporters, mais aussi au sein du groupe lui-même.

En effet l’OM va jouer successivement le classico contre le PSG dimanche, recevoir mercredi Montpellier, et se déplacer samedi au stade de France pour la finale de la coupe de la ligue contre l’olympique lyonnais, leur quasi unique chance d’être Européen la saison prochaine.

Comme disait le président Olympien Vincent Labrune en interview cette semaine après la défaite contre le bayern de Munich, « c’est dans l’adversité qu’on voit les hommes », donc acte, à voir maintenant si ce groupe est vraiment celui d’un grand club du Championnat de France , quart de finaliste de champions league ou juste un « bon » club de ligue 1.