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FC Sochaux-Montbéliard : c’est dur dans le Doubs !


Alors qu’on vient d’apprendre la nouvelle du licenciement de Mehmet Bazdarevic, retour sur la dégringolade sochalienne qui a vu le club passer de la 5e place la saison dernière à la dernière cette année.

La saison dernière, le Football Club Sochaux Montbéliard (FCSM) était l’une des très bonnes surprises du championnat de France de Ligue 1. L’équipe alors entraînée par Francis Gillot – qui depuis a signé à Bordeaux – proposait, journée après journée, un jeu flamboyant tout en fluidité témoignant d’une entente parfaite entre ses joueurs. Et cette qualité se montrait payante puisque le club parvenait à se qualifier pour les barrages de la Ligue Europa en terminant l’exercice à la 5e place du classement.

La cohésion collective et l’application dans les transmissions se matérialisaient chaque semaine par des performances qui ont, sans nul doute, ravi tous les supporters doubistes l’année dernière. Le FCSM est ainsi venu à bout de plusieurs « cadors » de Ligue 1 avec, à la clé, des victoires qui ne peuvent souffrir d’aucune contestation : Paris lors de la 4e journée (3-1), Rennes lors de la 21e journée (5-1), Bordeaux à l’extérieur lors de la 34e journée (0-4) et Saint-Étienne lors de la 37e journée (2-1).

Avec 58 points, Sochaux a réalisé, en 2010/2011, l’une de ses plus belles saisons, terminant à seulement 2 points du PSG (4e) et à 6 points de la place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions décrochée par l’Olympique Lyonnais (OL). Avec 40 points pris au stade Bonal, les ouailles de Gillot étaient même la troisième meilleure équipe à domicile derrière le LOSC et à égalité avec l’OL.

Des statistiques en chute libre

L’effectif du FC Sochaux Montbéliard n’a pas énormément changé à l’inter-saison. Pourtant, les résultats du club ont changé du tout au tout. Une rupture qui se traduit largement dans les statistiques de l’équipe en Ligue 1.

La saison dernière, le FCSM comptait 60 buts à son compteur après la 38e journée. Un total qui représente une moyenne de 1,58 réalisation par match. Cette année, après les 26 premières journées, l’équipe n’a réussi à mettre que 23 fois le ballon dans les filets adverses. Soit une moyenne de 0,88 but par rencontre.

En défense aussi, les statistiques des Doubistes sont en chute libre. En 2010/2011, Sochaux n’a encaissé que 43 buts. Ce qui correspond à une moyenne de 1,13 pion par match. Cette saison, le total se monte déjà à 41 buts encaissés, soit une moyenne de 1,58 par journée.

Au cours de la saison précédente, le club comptait 44,74 % de victoires. Un taux plutôt honorable qui dégringole cette année : 15,38%. Même constat mais dans le sens inverse pour les défaites. Si l’année dernière, le club s’en sortait moyennement avec 38,84% de rencontres perdues, cette année ce taux atteint déjà 50% avec 13 défaites en 26 journées.

Des performances individuelles en berne

Un coup d’œil du côté des performances individuelles des joueurs de l’équipe permet également de se rendre compte de la chute de Sochaux depuis la fin de la saison dernière.

Premier talent sochalien sinistré cette année : Marvin Martin. En 2010/2011, le lutin jaune se révélait en irradiant la Ligue 1 par sa technique, sa vitesse d’exécution et la qualité de ses passes. Un profil qui lui avait non seulement permis de faire une entrée fracassante avec les Bleus mais aussi de terminer l’exercice en tête du classement des passeurs avec 17 passes décisives, soit 0,45 par journée. Cette année, il n’en est qu’à 4 offrandes, soit une moyenne très faible de 0,18 passe décisive par rencontre.

Du côté de l’attaque, Modibo Maïga voit lui aussi ses performances chuter lourdement cette année. Lors de la dernière saison, il affichait un total de 15 réalisations, soit 0,39 par match. Cette année, il n’a pris part qu’à 15 matchs de son club mais n’a inscrit que 4 buts, soit 0,27 par rencontre. Quand on sait qu’il a failli signer à Newcastle mais que son transfert a capoté pour un problème révélé lors de la visite médicale, on imagine que les dirigeants doubistes doivent s’en mordre les doigts à l’heure actuelle.

Une analyse minutieuse des performances de tous les joueurs sochaliens révélerait certainement une chute du rendement de l’ensemble de l’effectif. Mis à part, peut être, Ryad Boudebouz qui paraît être le seul à surnager cette saison à Sochaux.

Et pour couronner le tout : la poisse !

Récemment le club sochalien s’est vu décerner l’Oscar du « meilleur drame » de Ligue 1 par So Foot. Une distinction qui vient ici sceller dans le marbre la descente aux enfers d’une équipe qui avait pourtant tout pour poursuivre sur sa bonne lancée de la saison dernière.

Oui mais bon, parfois, quand ça veut pas, ça veut pas. Et ce ne sont certainement pas les supporters franc-comtois qui diront le contraire. Ils n’ont pas vu leurs joueurs s’imposer depuis le mois de novembre 2011 et n’ont pu qu’assister, impuissants, au bras de fer entamé dès le début de la saison par Kevin Anin avec la direction du FCSM. Le joueur voulait à tout prix partir pour cultiver son talent sous d’autres cieux plus prestigieux. On le comprend… Mais patatras ! Finalement le jeune espoir a préféré signer à Nice plutôt que continuer dans le Doubs. Une nouvelle qui a probablement dû bien faire mal aux fesses de tous ses anciens coéquipiers, dirigeants et supporters du stade Bonal.

Mais la poisse sochalienne ne s’arrête pas là et, si la saison continue comme ça, elle a de grandes chances de s’imposer comme une référence en la matière comme en témoigne le dernier coup du sort qui s’est abattu sur le club. Parti en Guinée Équatoriale et au Gabon disputer la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) avec la sélection malienne, Modibo Maïga est revenu avec le paludisme !

Alors, mesdames et messieurs, à vos pronostics : quel est, selon vous, le prochain malheur qui va s’abattre sur les Jaunes et Noirs avant la fin de la saison ? Et ne nous dîtes pas qu’un rappeur va sortir une chanson et un clip douteux sur le club car c’est déjà fait ! (KLX – « La crinière du Lion »)

KLX – La Crinière du Lion


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Typologie des buteurs de la Ligue 1


Après huit journées de championnat de Ligue 1, une hiérarchie commence à se dessiner en tête du classement. Et pour la compétition entre buteurs également. Les débuts en fanfare de l’attaquant d’Auxerre, Alain Traoré, lui ont rapidement permis de prendre la tête du classement.
Mais depuis la troisième journée, le Franco-Burkinabé a un peu plus de mal à conclure. S’il reste en première position, son total de perles enfilées plafonne à 6 et il est désormais à égalité avec l’attaquant lyonnais Bafétimbi Gomis. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’inépuisable Kévin Gameiro avec un total de 5 réalisations.

Ces joueurs marquent beaucoup de buts. S’ils sont épargnés par les blessures et continuent sur leur lancée, ils devraient terminer la saison avec plus de 15 buts à leur actif. Un total non négligeable pour leurs clubs respectifs.

Mais pour autant, sont-ils les buteurs les plus efficaces du championnat ? Sont-ils de véritables snippers qui font mouche à chaque tentative ? Ou alors, en sont-ils là seulement car ce sont eux qui tentent leur chance le plus souvent ?

Nous avons tenté de répondre à ces questions en nous penchant sur les statistiques du site de la LFP. Nous avons relevé le nombre de buts (seuls les joueurs ayant marqué au moins deux fois ont été pris en compte), le temps de jeu, le nombre de frappes et la fréquence de leurs buts.

A partir de là, nous avons sorti nos calculettes afin de déterminer le taux d’efficacité de chacun d’entre eux. Ce résultat correspond au nombre de buts marqués par rapport au nombre de frappes d’un joueur.

Cette observation nous a permis d’établir une certaine « typologie » des buteurs de ces huit premières journées du championnat 2011/2012. Ils sont répartis en trois catégories : les buteurs efficaces, les buteurs « haute fréquence » et les milieux buteurs.

Les buteurs efficaces

La première catégorie regroupe les buteurs qu’on appellera « efficaces ». Ce sont ceux qui n’ont pas besoin de beaucoup tenter leur chance avant de marquer. Nous y avons classé les joueurs dont le taux d’efficacité (ratio entre le nombre de frappes et le nombre de buts) dépasse 25 %. Ce qui équivaut à une frappe sur 4 au fond des filets.

Et le plus efficace d’entre tous se trouve être Innocent Emeghara. L’attaquant du FC Lorient peut se targuer d’un taux de réussite de 40% ! Le buteur suisse a pris part à 4 rencontres depuis le début de la saison, dont trois en tant que titulaire. Il a marqué deux buts. Mais il n’a tenté sa chance que cinq fois. Ce qui lui permet de se hisser au sommet de la pyramide des buteurs efficaces. C’est ce qu’on appelle « avoir le compas dans l’oeil ».

Il est talonné de près par Ilan. Pour le Brésilien de l’AC Ajaccio, pas besoin de tenter souvent sa chance pour la mettre au fond. En effet, en huit rencontres, l’ancien joueur de Saint-Etienne n’a frappé au but que six fois. C’est très peu… Et pourtant, il a réussi à concrétiser à deux reprises. Ce qui lui permet d’obtenir un taux de réussite de 33,33%. Soit un ratio de 1 sur 3.

Vient ensuite Victor Hugo Montaño. L’attaquant rennais affiche, lui, un taux de réussite de 30,77%. Le Colombien a mis quatre fois le ballon au fond des filets en huit rencontres en ne frappant au but qu’à 13 reprises. C’est presque un tir sur trois qui fait mouche jusqu’à présent pour l’homonyme de l’auteur de La Bataille d’Hernani.

Parmi ces snippers du ballon rond, se classe également l’avant-centre de Montpellier, Souleymane Camara. Ce dernier a inscrit trois buts en huit apparitions. Mais il n’a tiré que dix fois. Ce qui lui vaut un très honorable taux de réussite de 30%.

Et Lorient semble avoir le potentiel pour devenir un véritable vivier de « buteurs efficaces » puisqu’en cinquième position de cette catégorie, se trouve Jérémie Aliadière. L’avant-centre, de retour de son exil anglais, obtient un taux d’efficacité de 28,57%. Il a marqué deux buts en ayant tenté sa chance seulement sept fois.

En sixième position de ce classement des buteurs les plus efficaces de ce début de championnat de L1, c’est Ryad Boudebouz. Le goleador sochalien, toujours très bon, obtient un taux de 27,27%. Il a frappé 11 fois au but et a réussi à concrétiser trois tentatives.

Ils y sont presque : Kevin Gameiro avec 21,74% de frappes au fond des filets, Benjamin Corgnet, le milieu de Dijon, qui lui affiche un taux de réussite de 25%, Abdoulrazak Boukari, Kévin Monnet-Paquet et Dennis Olliech avec 18,18%.

Les buteurs « haute-fréquence »

Il existe des attaquants qui ont véritablement le sens du but et à qui il ne faut pas longtemps pour scorer. Ce sont les « buteurs haute-fréquence ». Ils affichent un ratio buts/temps de jeu très faible. Dans cette catégorie, nous avons décidé de classer tous les buteurs qui ont mis au moins un but toutes les 120 minutes.

Le meilleur d’entre eux s’appelle Jires Kembo-Ekoko. L’attaquant du Stade Rennais a participé à 6 rencontres depuis le début de la saison pour un temps de jeu total de 249 minutes. Ce qui lui a suffit pour marquer pas moins de trois buts. Il a donc planté, en moyenne, une fois toutes les 83 minutes. Soit plus d’un but par match complet. Ce qui lui permet d’être en tête des buteurs « haute-fréquence ».

La deuxième position est occupée par un joueur en grande forme : Bafétimbi Gomis. La Panthère lyonnaise qui a participé aux 8 rencontres de son club en L1 totalise 605 minutes de temps de jeu. Et avec 6 buts à son compteur, son ratio buts/temps de jeu se monte à 1/101 minutes. Une statistique impressionnante pour l’ancien attaquant des Verts qui est l’auteur de 43% des pions plantés par l’OL cette saison.

Si Bordeaux patauge lourdement dans la semoule en ce début d’exercice, un joueur du club semble tirer, malgré tout, son épingle du jeu. Il s’agit de Cheik Diabaté. L’avant-centre bordelais monte sur le podium des « buteurs à haute-fréquence » avec une réalisation toutes les 116 minutes. Il en a mis trois pour un temps effectif de jeu de 349 minutes. S’il avait réussi à concrétiser son pénalty manqué face au LOSC, le Malien figurerait certainement un cran au-dessus. Malheureusement pour lui, les montants en ont décidé autrement…

L’attaquant de Dijon, Brice Jovial, rafle, lui, la quatrième place. Il a joué 358 minutes et inscrits trois pions. Ce qui lui permet d’obtenir un ratio de 1 but toutes les 119 minutes. Pas mal pour un joueur qui découvre la Ligue 1 cette saison.

Il est talonné par l’Auxerrois Alain Traoré. Le meilleur buteur du championnat en est à 6 buts pour un temps de jeu total de 719 minutes. Ce qui équivaut donc, pour lui, a une réalisation toutes les 120 minutes. Espérons pour l’AJA que son jeune attaquant poursuivra sur sa lancée cette saison. Il pourrait mener le club vers les sommets.

Innocent Emeghara (1 but / 115 min) et Souleymane Camara (1 but / 114 min) auraient pu figurer dans ce classement. Mais nous avons choisi (arbitrairement) de ne pas classer un même joueur dans plusieurs catégories.

Ils y sont presque : Cédric Barbosa (1 but / 122 min) et Dennis Olliech (1 but / 153 min).

Les milieux buteurs

Dans certaines équipes, quand les attaquants ne font pas le job, il faut bien que d’autres joueurs prennent le relai. Ce sont alors bien souvent les milieux de terrain qui se chargent de la mettre au fond.

Et le meilleur à ce jeu-là, c’est Javier Pastore. Le jeune prodige du PSG a déjà inscrit 4 buts en 6 apparitions. Son taux d’efficacité est de 25 % et il a mis, en moyenne, un but toutes les 119 minutes. Il aurait donc pu figurer dans le classement des buteurs « hautes-fréquence » mais nous avons choisi de le classer parmi les milieux buteurs.

Il est suivi de très près par Frédéric Sammaritano. Le lutin métronome de l’AC Ajaccio a lui aussi mis quatre fois le ballon au fond des filets cette saison. Il est d’ailleurs l’auteur de la moitié des buts de son club. Avec un taux de réussite de 28,57%, il n’y a que son ratio buts/temps de jeu (1 but / 176 min) qui le distingue vraiment de l’Argentin du PSG.

Avec lui aussi 4 buts à son actif, c’est Eden Hazard qui complète le podium. Le meneur de jeu lillois fait un excellent début de saison. Il n’est devancé par ses « confrères » qu’à cause d’une taux de réussite plus faible (16%). Le milieu offensif belge a, en moyenne, marqué toutes les 179 minutes cette saison. Heureusement qu’il est là pour porter le LOSC à bout de bras lors de ce début de saison poussif du champion.

Vient ensuite Etienne Capoue avec 3 buts marqués cette saison. Le milieu du TFC semble bien décider à prendre les choses en main et à maintenir son club dans les hauteurs du classement. Il affiche un taux de réussite quasi-insolent de 33,33% qui aurait pu lui permettre d’apparaître dans le classement des buteurs les plus efficaces.

La cinquième place est occupée par le milieu caennais, Benjamin Nivet. L’ancien joueur de l’ESTAC et de l’AJA a déjà inscrit trois buts. Il est le meilleur buteur de son club dont il est l’auteur de 38% des buts.

Et c’est un de ses collègue, Grégory Proment, qui vient juste derrière. Avec deux buts à son actif, l’autre milieu caennais peut se targuer d’un taux de réussite de 33,33%. il est l’auteur de 17% des buts de son équipe.

Le dernier milieu buteur de ce début de championnat 2011/2012 est Benoit Pédretti. Celui qui a été surnommé « Petite Tapette » par Louis Nicollin a marqué 2 buts pour le LOSC. Un score honorable renforcé par un taux de réussite de 28,57%. De quoi compenser le manque d’efficacité actuel du buteur lillois, Moussa Sow.

Notons enfin que le défenseur niçois, Fabian Monzon, aurait pu figurer parmi les buteurs les plus efficaces. Il est l’auteur de trois réalisations (47% du total des buts de Nice cette saison) pour un taux de réussite de 27,27%. Des performances offensives exceptionnelles pour un défenseur qui font que nous avons choisi de ne pas l’intégrer aux divers classements présentés précédemment.

Cette typologie des meilleurs buteurs permet d’obtenir un panorama plus complet des forces offensives présentes en Ligue 1 en ce début de saison.

Il permet également de tirer des enseignements sur le style de jeu de certains attaquants ou milieux offensifs. Certains ont tendance à redoubler d’activité à prendre leur chance le plus souvent possible. Du coup, malgré un taux de réussite plutôt bas, ils parviennent tout de même à se situer en haut du classement des buteurs.

Pour d’autres, en revanche, patience et précision sont les maîtres mots. Ils n’ont pas besoin de beaucoup d’occasions pour la mettre au fond. Et c’est peut-être aussi cela qui distingue un bon attaquant d’un grand attaquant…

Affaire à suivre.