Archives d’Auteur: Cédric Ivance

PSG : Le mur Sirigu


Salvatore Sirigu, l'ange gardien du PSG

Salvatore Sirigu. Jamais un gardien du Paris Saint-Germain n’aura aussi bien porté son prénom. Pourtant quand le portier italien signe le 28 juillet 2011 celui-ci était inconnu du public français et nombreux pensaient qu’il se cantonnerait à un rôle de simple doublure de Nicolas Douchez dont la signature au Paris Saint-Germain était encore toute récente. Orphelin de ses deux portiers de la saison précédente (Apoula Edel et Grégory Coupet), Sirigu a été recruté dans l’urgence en raison de la légère blessure de Nicolas Douchez alors qu’il n’était pas le premier choix. Effectivement, des gardiens de buts tels que Sébastien Frey ou Julio Sergio entre autres ont été sondés. Mais quelques mois plus tard, le gardien transalpin, n°3 dans la hiérarchie de Cesare Prandelli à l’époque, a su s’imposer aux yeux de ses entraineurs, de ses supporters mais aussi des observateurs et des médias qui n’ont pas toujours été tendres avec lui.

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Top and the Flop (épisode 17)


19-top-and-flop

Qu’est-ce qu’il y a, t’es ronchon ? Il fait froid dehors ? Tu as du mal à récupérer de ta soirée du week-end ? Bref’, tu n’avais pas envie d’aller au boulot aujourd’hui.
Allez détends-toi, prends ta tisane et grâce à Football Anatomy tu auras une raison d’aller te la raconter demain devant tes collègues autour de la machine à café.

20-top
OGC Nice, la remontée fantastique

Mené rapidement deux buts à zéro à domicile, l’OGC Nice ne s’est pas laissé abattre et a su revenir dans la rencontre grâce à son meneur de jeu Valentin Eysseric très en forme sur ce match, notamment sur le but de l’égalisation mais aussi grâce à son buteur argentin Dario Citanich auteur de deux buts dont un sublime lob sur Bertrand Laquait. Ainsi, « Cvitanice » porte son total à dix réalisations en Ligue 1 pour quinze apparitions et en profite pour monter sur la troisième marche du podium au classement des buteurs. Mais si l’ancien attaquant de Boca et l’ancien monégasque se sont illustrés, un autre fait est venu éclipsé sa performance. En effet dans ce match très largement dominé par les niçois, ces derniers ne doivent leur victoire qu’au petit Neal Maupay, 16 ans et quatre mois, qui marque son premier but dans le championnat de France et rentre dans l’histoire comme le deuxième plus jeune meilleur buteur de Ligue 1. En tout cas, l’OGC Nice reste dans la continuité de son premier trimestre (Voir article : Nice : le bilan, après un trimestre de Claude Puel).

La vieille dame réalise la bonne opération
Après la défaite de l’Inter Milan sur le terrain de la Lazio Rome, la Juventus Turin avait l’occasion de creuser l’écart sur son dauphin. Et les bianconeri se sont pas privés de le faire ce dimanche à 15h – les clubs de Ligue 1 peuvent en prendre de la graine – avec une large victoire face à l’Atalanta Bergame. Trente minutes auront suffit au club entraîné par Antonio Conte pour plier la rencontre : une ouverture du score rapide de Mirko Vucinic (2ème minute), un bijou sur coup-franc de la part du mestro Andrea Pirlo et une frappe lointaine de Claudio Marchisio. Fort d’une belle victoire, les tifosi de la Juventus ont regardé le SSC Napoli raté l’occasion de prendre la deuxième place de Serie A et ainsi rester au contact de la Juventus. Rapidement mené au score, les joueurs du SSC Napoli ont cru avoir fait le plus dur en ayant pris l’avantage à la 70ème minute par l’intermédiaire d’ Edinson « El Matador » Cavani. Mais les napolitains vont craquer en fin de match en concédant deux buts en l’espace de trois minutes (Napoli 2-3 Bologna). La Juventus, qui n’en demandait pas tant, possède sept points d’avance sur son dauphin l’Inter Milan.

Le FC Nantes, quoi de neuf ?
Après le faux pas à domicile de la part de l’AS Monaco face au Nîmes Olympique, le FC Nantes était co-leader de Ligue 2 ex-aequo avec le club azuréen et avait donc un bon coup à jouer dans ce choc de la 18ème journée face au 3ème le SM Caen. Les canaris emmené par un grand Lucas Deaux n’ont pas tremblé. Rapidement mené au score, le FC Nantes a su trouver les ressources pour s’imposer devant son public en prenant l’avantage juste avant la mi-temps par l’intermédiaire de ses défenseurs Issa Cissokho et Gabrien Cichero. Ainsi le FC Nantes récolte le fruit de ses performances affichés depuis quelques semaines en affichant une série d’invincibilité de neuf matchs consécutifs en Ligue 2.

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Le Real Madrid et Mourinho abdiquent
Seize. C’est le nombre de points qui sépare le Real Madrid au leader de la Liga c’est-à-dire le FC Barcelone, son rival. À vingt-deux journées de la fin, José Mourinho semble avoir mis une croix sur la course victoire finale en championnat: « Le titre me parait impossible ». Le Real Madrid et son entraineur portugais souffrent cette saison : 2ème de sa poule en Champion’s League, 3ème en Liga. Le match d’aujourd’hui face à l’Espanyol Barcelone n’en a été que le reflet. Après avoir été surpris à la demi-heure de jeu par Sergio Garcia, le Real Madrid a su réagir juste avant la mi-temps puis au retour des vestiaires par l’intermédiaire de son côté gauche lusitain Ronaldo-Coentrao. Malheureusement pour les Merengue, un cafouillage en fin de match a permis à Juan Albin et son équipe d’arracher le point du match nul à Santiago Bernabeu. Un bien triste week-end pour le Real Madrid,, ce n’est pas de cette manière qu’ils vont réussir à faire taire les rumeurs de transferts qui circulent depuis quelques semaines.

Rémi Garde a été Jean Fernandizé
Loué pour sa philosophie de jeu portée sur l’offensive, l’Olympique Lyonnais est malheureusement apparu sur la pelouse du Parc des Princes telle une victime face à son bourreau. En effet, privé de plusieurs de ses titulaires habituels (Dabo, Grenier, Gourcuff, Lacazette) c’est avec un 5-3-2 inédit que Rémi Garde s’est présenté face au 4-4-2 de Carlo Ancelotti, surement le contrecoup du match de mercredi face à Jean Fernandez. Véritables aveux de faiblesse, le changement tactique n’est si ubuesque aux premiers abords. L’Olympique Lyonnais n’est pas et ne sera pas la seule équipe à venir avec son bunker du côté de la Porte d’Auteuil. Mais éloigner Michel Bastos de la zone de vérité et mettre Anthony Reveillère – diminué et toujours incertain à une petite heure du coup d’envoi – seul sur son côté droit ne s’est pas avéré judicieux. Si l’Olympique Lyonnais a bien su faire circuler le ballon en début de rencontre avec un poteau de Lisandro Lopez à la clé, petit à petit le Paris SG a pris l’ascendant jusqu’à avoir un contrôle quasi parfait de la rencontre face à des Lyonnais amorphes après l’ouverture du score de l’ancien Stéphanois Blaise Matuidi. Et c’est le moins que l’on puisse dire avec six occasions du côté parisien contre une seule côté Lyonnais (le poteau de Lisandro Lopez). Au final, l’Olympique Lyonnais perd sa place de leader sans avoir donné l’impression de se battre. Regrets…

Le blues de Chelsea
Défait lors du Community Shield, humilié lors de la Supercoupe d’Europe, distancé en championnat, éliminé de la Champion’s League, l’équipe de Roman Abramovitch poursuit son calvaire. Ce dimanche, au Nissan Stadium, c’est face à un Chelsea apathique que les Corinthians remportent leur deuxième Coupe du monde des Clubs sur le score d’un but à zéro (Guerrero 69e). Jamais, ou presque, les coéquipiers de Fernando Torres ne se sont montrés à leur avantage offensivement et défensivement les blues ont multiplié les erreurs et les approximations. L’unique but du match résume presque à lui seul les difficultés défensives de Chelsea. La situation de Rafael Benitez, déjà en mauvaise posture, se complique de plus en plus après cette contre-performance.

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Et maintenant, pendant 3 minutes de légèreté.
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Nice : le bilan, après un trimestre de Claude Puel


Claude Puel (entraineur de l'OGC Nice)

Après trois longues années passées à l’Olympique Lyonnais suivie d’une année sabbatique, Claude Puel a fait un choix qui a du en surprendre plus d’un en signant à l’OGC Nice pour bâtir un nouveau projet. Loin de moi l’envie de revenir sur le bilan du castrais dans le club de Jean-Michel Aulas, sanctuaire sacré où Claude Puel est l’objet de tous les rites vaudous comme s’il était l’incarnation de Lucifer sur la planète Terre. Non rien de tout ça, cet article a pour but de revenir sur les premiers mois de Claude Puel à Nice et de la mise en place du projet.

Après sa victoire au Stade de Gerland à l’issu de la 38ème journée de Ligue 1 2011/2012 (Lyon 3-4 Nice), l’OGC Nice termine la saison à la treizième place avec quarante-deux points soit quatre petits points de plus que le premier relégable c’est-à-dire le Stade Malherbe de Caen.
Malgré un bon intérim de René Marsiglia (moyenne de 1,24 points/match) qui avait remplacé Eric Roy en novembre 2011, Jean-Pierre Rivère (président de l’OGC Nice) a décidé de ne pas renouveler le contrat de l’ancien arrière gauche et capitaine de l’OGC Nice du début des années 90. Le président niçois croit au potentiel niçois et a besoin d’un homme compétant et capable de mener à bien ce projet, pour reprendre ses mots : « On a un gros chantier. On a un gros potentiel à Nice. Les infrastructures arrivent, le grand stade c’est juin 2013, précise le président niçois. On a besoin de plus de rigueur, de professionnalisme. On a besoin de structurer ce club. Il faut des fondations, des gens capables, il faut aller chercher les bonnes personnes.»
Qui pour mener à bien ce projet ? Libre de tout contrat depuis un an, lui aussi a joué en côte d’Azur, lui aussi était arrière gauche dans les années 90 et lui aussi était capitaine de son équipe mais de l’éternel rival à l’AS Monaco : c’est officiel, Claude Puel est nommé entraineur de l’OGC Nice le 23 mai 2012.
Choix surprenant quand on regarde le palmarès de Claude Puel (Champion de France, Demi-finaliste de la Ligue des champions mais aussi joueur emblématique du voisin monégasque) mais pas tant que ça quand on connait le bonhomme. En effet, Claude Puel est un entraineur qui exerce son métier avec le plus grand professionnalisme possible. C’est un amoureux du football qui aime les défis, être le bâtisseur et le meneur d’un projet ambitieux ne lui fait pas peur surtout quand lui montre qu’on lui fait confiance comme cela à pu être le cas au Lille OSC. C’est pour ces raisons qu’il a accepté la proposition de Jean-Pierre Rivère. Et sa première mission fut la gestion (délicate) du mercato.

Claude Puel : « je suis satisfait de ce marché ».

Nice - Mercato d'été 2012

Tableau des transferts de l’OGC Nice (source : LFP.fr)

Lors de ce mercato d’été, Claude Puel s’est attaché à renouveler son effectif malgré le peu de moyens dont il disposait. En effet le Gym accusait un déficit d’environ neuf millions d’euros et le club faisait l’objet d’une mesure d’encadre de se masse salariale et des indemnités de transfert de la part de la DNCG (Direction Nationale de Contrôle et de Gestion). Il a donc fallu la jouer finement et le club a enregistré cet été neuf arrivées (dont un retour de prêt) et treize départs pour une balance positive d’environ 6M€. Cet été l’OGC Nice a perdu notamment trois joueurs cadres : Fabian Monzon (jugé pas assez performant défensivement), Anthony Mounier et Eric Mouloungui. Mais Claude Puel a su être malin en recrutant de nombreux joueurs libres (Joris Delle, Romain Genevois, Timothy Kolodziejczak, Eric Bautheac, Kevin Diaz), en relançant Mahamane Traoré de retour de prêt ou en se faisant prêter Valentin Eysseric. Au final l’OGCN Nice n’a déboursé « que » 3,4M€ pour Dario Cvitanich (en provenance de l’Ajax Amsterdam) et Jérémy Pied (en provenance de l’Olympique Lyonnais).

Globalement, Claude Puel est satisfait de son mercato d’été même s’il aurait surement apprécié de se séparer de David Ospina (car il avait déjà anticipé son remplacement en la personne de Joris Delle) et recruter Clément Grenier de l’Olympique Lyonnais. Même si dans la transaction Pied-Monzon, les supporters niçois se sentent lésés au niveau des indemnités de transfert, Claude Puel a tout de même réussi à remplir l’objectif qui était fixé c’est à dire diminuer la masse salariale tout en renouvelant l’effectif avec des jeunes joueurs à potentiel et pouvant s’inscrire dans le projet niçois avec une balance nettement positive pour combler le déficit.

Nice - Debut de saison difficile

Claude Puel remobilise ses troupes

Un début de saison difficile

Que vous possédiez 100M€ ou 5M€, construire une équipe en renouvelant une grande partie de l’effectif reste toujours une tâche très complexe à effectuer. La première mission de Claude Puel a donc été de créer un collectif, une équipe. Les premiers matchs de l’OGC Nice n’ont pas été mauvais dans le contenu mais l’équipe azuréenne a peiné au début de ce premier trimestre. En effet, si on exclu les cas désespérés de ce premier trimestre (l’AS Nancy et l’ESTAC), le seul club azuréen de l’élite fait parti des équipes qui ont remporté le moins de victoires cette saison (seulement 3 victoires en 13 matchs). Alors certes la dernière très belle victoire niçoise face au Toulouse FC permet au club de pointer à la 11ème place mais on sent que cette équipe peut faire mieux et qu’elle va mieux faire car on entrevoit petit à petit une équipe qui prend forme. En effet, si l’OGC Nice a du mal à remporter des victoires c’est aussi une équipe qui est très difficile à battre : seulement trois défaites. Seules les équipes du trio de tête (respectivement l’Olympique Lyonnais, les Girondins de Bordeaux et le Paris Saint-Germain) font mieux. C’est donc cette capacité de pouvoir arracher ou à conserver le point du match nul (l’OGC Nice est l’équipe qui réalise le plus de matchs nuls, sept au total) qui fait de cette équipe un adversaire coriace pour ses opposants.

De plus si on regarde les statistiques, malgré la réputation de bétonneur qu’on aime bien accorder à Claude Puel, on remarque qu’en terme de possession de balle l’OGC Nice se place comme la 4ème meilleure équipe de L1 avec une moyenne de 53% de possession de balle soit une meilleure moyenne que le Paris SG, l’Olympique de Marseille, l’AS Saint-Etienne, le Valenciennes FC ou le FC Lorient. De plus, l’OGC Nice dispose de la 8ème meilleure attaque de L1. Et ceci, elle le doit en grande partie à l’argentin Dario Cvitanich qui a marqué 5 buts lors de ses 10 titularisations en L1. Avec un but toutes les 154 minutes, il possède un ratio supérieur à des joueurs tels que son compatriote Lisandro Lopez , le turc Mevlüt Erdinç ou encore le bordelais Yoan Gouffran. La réussite de l’OGC Nice va grandement dépendre de l’argentin cette saison et il a les cartes en main pour réussir car il ne risque pas cette fois d’avoir un Luis Suarez dans les pattes pour lui prendre sa place.
Mais si offensivement Claude Puel ne peut pas compter sur Xavier Pantecote, qui n’a plus joué une minute depuis décembre 2011, il peut compter sur l’ancien dijonnais Eric Bautheac qui réalise un bon début de saison (4 buts et 3 passes décisives en Ligue 1) et qui n’hésite pas à centrer pour apporter le danger. Si l’OGC Nice est la 4ème équipe de L1 qui centre le plus avec 311 centres, c’est bien grâce à Eric Bautheac et ses 95 centres (Deuxième meilleur total de L1).

Malheureusement Nice est aussi la 6ème plus mauvaise défense de L1. Cela est en grande partie dû au fait que l’effectif est jeune et a commis trop d’erreurs de concentration en ce début de saison pour permettre à Nice d’être plus haut dans le classement. Si la charnière centrale titulaire reste la même avec Renato Civelli et Nemanja Pejcinovic , les latéraux sont très inexpérimentés avec Kolodziejczak à gauche et Palun ou Genevois à droite.
De plus il y a cette alternance au niveau des gardiens qui peut être perturbante pour la défense, Joris Delle ayant joué les dix premiers matchs de L1 avant de laisser sa place à David Ospina pour les trois derniers.

Une fin de trimestre encourageante

La joie de Valentin Eysseric, buteur en Coupe de la Ligue (OGC Nice 3-1 O.Lyonnais)

Une fin de trimestre encourageante

Concernant la Coupe de la Ligue, l’OGC Nice continu son petit bonhomme de chemin et a réussi à accéder aux ¼ de finale. Tout d’abord après avoir éliminé le Stade Brestois 4 buts à 2 à Francis-Le Blé grâce notamment aux deux premiers buts de Dario Cvitanich sous le maillot rouge et noir. Puis en réalisant un petit exploit en éliminant l’Olympique Lyonnais, ancien club de Claude Puel. La jeune garde composée de Genevois, Mahamane Traoré, Valentin Eysseric, Kévin Diaz, Kolodziejczak et surtout le jeune Maupay en attaque du haut de ses seize ans ont réussi à sortir l’ancien finalise de la compétition sur le score de 3 buts à 1 sur une pelouse détrempée.

Par ailleurs ce match a peut-être été un déclic pour les niçois car depuis cette rencontre l’OGC Nice a enchainé 4 matchs sans défaite (3V, 1N) dont un nul au Vélodrome suivi d’une victoire face à Toulouse.
Après s’être rendu à Sochaux pour le dernier match de L1 en ce mois de novembre, l’OGC Nice qui est actuellement en milieu de tableau aura à cœur de prouver à des équipes comme le Paris Saint-Germain ou le Stade Rennais qu’il est très difficile de se déplacer au Stade du Ray en cette fin d’année 2012.
L’OGC Nice est donc plutôt bien placé en Ligue 1 malgré un début de saison difficile et montre un contenu intéressant. Si beaucoup se sont moqués de Claude Puel car ce dernier souhaite « retrouver la Ligue des Champions », il serait intéressant de se souvenir du travail qu’il a accompli au LOSC jusqu’à les amener en Champion’s League. Si cela ressemble à un doux rêve utopiste, Claude Puel a les capacités de faire de l’OGC Nice un candidat crédible à la course à l’Europa League à moyen terme. De plus, on ne va pas reprocher à un entraineur d’être ambitieux quand la langue de bois est ce qui se pratique de mieux dans le football professionnel à l’heure actuelle. Sans ambition, il est impossible de progresser, pour reprendre une célèbre citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. ».

Enfin, en cette saison de construction, l’avenir du Gym s’annonce sous de bons auspices avant l’arrivée du nouveau stade. Attention de tout de même car si un nouveau stade arrive avec plein de promesses, il a souvent été livré avec un chat noir pour une certaine quantité de clubs dans ce championnat de France : Grenoble, Le Mans, Le Havre, Amiens ou même le LOSC peuvent en témoigner (Valenciennes semble être une exception). Mais malgré l’incapacité du club à terminer dans la première partie de tableau depuis quatre saisons, le projet se veut rassurant tant dans ses perspectives que dans sa réalisation actuelle. Ainsi, pour conclure, je me livrerais à un petit pronostique en disant que Claude Puel arrivera à placer l’OGC Nice dans les 10ères places cette saison. Mais attention, rien n’est écrit d’avance…

Ligue 1 - Classement à l'issu de la 13ème journée

Ligue 1 – Classement à l’issu de la 13ème journée

La polémique Lucas/Lucas Ocampos


Lucas(PSG) et Lucas Ocampos(AS Monaco)

Lucas(PSG) et Lucas Ocampos(AS Monaco)

En cette époque de chamboulement au Paris SG mais aussi à l’AS Monaco tant sur le plan sportif que médiatique les polémiques se multiplient autour de ces clubs. Vous n’avez surement pas dû (pu ?) échapper à l’une des dernières polémiques en date concernant le feuilleton Lucas et son accord pour rejoindre le Paris Saint-Germain en Janvier 2013 pour une quarantaine de millions d’euros (bonus compris). Mais le PSG n’est pas le seul à avoir soulevé les critiques même si le transfert d’un autre Lucas (Lucas Ocampos) pour dix-huit millions d’euros du côté d’un autre club détenu par un richissime actionnaire, l’AS Monaco en Ligue 2, passe un peu plus inaperçu. Ces deux transferts suscitent de la joie, de la jalousie ou tout simplement des critiques en France mais aussi à l’étranger par le biais d’une grande figure du football en la personne de Sir Alex Ferguson concernant le transfert de Lucas au Paris SG.

« Ces joueurs n’ont aucune expérience européenne »

Tout d’abord, balayons vite cette critique dans le cadre du Paris Saint-Germain ou de l’AS Monaco. En effet, dans le cas des transferts de Lucas Moura et de Lucas Ocampos il faut bien comprendre que ces joueurs-là n’ont pas été recruté pour leur expérience (mais ça je pense que vous l’aviez deviné) ou même leur niveau actuel mais surtout sur la marge de progression qu’ils possèdent. Il semble en effet plutôt normal pour des sud-américains de n’avoir aucune expérience de l’étranger à 18-20 ans. Par contre, ce qu’il faut comprendre c’est que les deux joueurs sont considérés comme des petites perles que les deux entraineurs italiens Carlo Ancelotti et Claudio Ranieri devront polir et vernir. Ces deux joueurs ne sont surement pas au niveau européen tant sur le plan physique que sur le plan tactique mais ils apporteront cette dose de folie que recherche leurs deux futurs clubs. En outre, il faut donc bien distinguer les joueurs capables de faire passer un palier immédiatement au club (Thiago Silva, Thiago Motta, Zlatan Ibrahimovic…) et ceux qui sont là pour l’avenir (Lucas, Lucas Ocampos…).

« Ils ont coutés trop chers »

Voilà on arrive au vrai fond du problème : les montants des transferts. A ce niveau-là il faut distinguer deux choses.
Dans un premier temps plaçons-nous au niveau des clubs, que ce soit pour l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain, il faut bien comprendre que ce n’est pas le club qui paye mais l’actionnaire. En somme, c’est un pari de l’actionnaire : s’il est payant le club est gagnant et s’il est perdant c’est l’actionnaire qui en paiera les conséquences. Et je ne vous cache pas que cela ne leur engendrera pas des fins de mois difficiles.
Enfin je ne vous mentirais pas si je vous dis que les actionnaires préfèreraient quand même avoir recruté des Ronaldinho en puissance plutôt que des Denílson.
Maintenant c’est au niveau de la dérive du marché des transferts que cela devient inquiétant. Pour cela revenons sur les déclarations d’un des meilleurs entraineurs de ces quarante dernières années Sir Alex Ferguson, entraineur de Manchester United : « Je trouve ça incroyable qu’un club puisse payer 45 millions d’euros pour un joueur qui n’a que 19 ans, a déclaré le technicien écossais. [..] La seule organisation qui peut empêcher ça, c’est l’UEFA. Quand un club paye 45 millions pour un joueur de 19 ans, le jeu perd de sa valeur ».
Tout d’abord avant de revenir sur ses déclarations j’aimerais juste envoyer un petit tacle (réglementaire) à Sir Alex Ferguson qui est un peu hypocrite dans son discours car ce dernier a quand même proposé 38M€ pour s’attacher les services de l’ailier brésilien ce qui est tout autant indécent que les 45M€ si on se base sur son argumentation. Par ailleurs, l’entraineur écossais n’est pas le dernier à sortir le chéquier quand on repense à Rio Ferdinand, Juan Sebastián Verón ou le brésilien Anderson.
Quant à son discours, je le partage. En effet depuis des décennies le marché des transferts part à la dérive mais ce ne sont pas les richissimes actionnaires les premiers responsables, par contre ils participent au phénomène. D’ailleurs Sir Alex Ferguson ne les cible pas explicitement dans sa déclaration mais ils sont assez souvent visés dans cette dérive du marché. Effectivement, si on jette un petit coup d’œil aux trois plus gros transferts de l’histoire on y retrouve Cristiano Ronaldo, Zinedine Zidane et Kaká qui ont tous les trois signés au Real Madrid pour un montant cumulé de 237M€. Pourtant le Real Madrid n’est pas dirigé par un richissime actionnaire, cheikh ou prince qatari. Mais le marché a pris un chemin très sinueux et finalement les arrivées d’actionnaires richissimes soulèvent des interrogations qui malheureusement s’amalgament souvent au sentiment de jalousie provoquée par leurs venues. Pourtant il y a un véritable problème auquel personne n’a, malheureusement, de solution. Si Sir Alex Ferguson pense comme la majorité des supporteurs de football que la fair-play financier changera quelque chose, permettez-moi l’expression « ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude ». Comme je l’ai dit, actionnaires richissimes ou non, le marché des transferts dérive  depuis des années et des années et ceux qui injectent de l’argent ne font qu’amplifier ou participer à ce phénomène et rien n’a été trouvé pour contrer cette dérive.
Pour conclure, si les montants sont de plus en plus élevés c’est également en raison d’un apport d’argent de plus en plus important dans les clubs. Les clubs cherchent donc à trouver de plus en plus de fonds notamment via des actionnaires ou des prêts à la banque. Mais de l’autre côté les clubs cherchent aussi à augmenter de plus en plus leurs fonds propres et ceux qui en pâtissent le plus souvent sont les supporteurs de football à travers les droits télé qui tuent petit à petit les divisions inférieurs car délaissées pour raisons économiques (Cf : « BeIN Sport , un horaire qui tuerait la L2 ! ») , le prix des places dans les stades, le prix des produits dérivés (notamment les maillots de football) etc. Pour résumer, il y a un vrai problème à ne pas ignorer mais il ne faut pas se tromper de cible car ce n’est pas comme ça que l’on pourra trouver une (bonne) solution : le problème est, à l’origine, la dérive du marché et non les « nouveaux riches ». Ne pas confondre cause et acteur…