[Comparaison] Championnat traditionnel-Compétition à Franchise


« Cercle fermé, dépendance, salary cap, faible intérêt extérieur…» c’est peut-être en ses mots que Jean-Luc Delarue aurait pu faire une présentation des championnats fonctionnant sur le système des franchises ! Aujourd’hui nous allons faire une comparaison entre notre style de championnat traditionnel et ces  fameux championnats à franchise qui dans certains cas ont plutôt une réputation de maison de retraite que d’un vrai championnat.

Fonctionnement

Nos championnats traditionnaux fonctionnent sur le système de montée, descente et c’est celui qui est en tête du championnat qui gagne à la fin. Dans les championnats à franchise, c’est un peu différent et ils se décomposent de la façon suivante. Tout d’abord, les équipes sont des franchises c’est-à-dire des équipes avec un nom différent que ce que l’on peut connaitre en Europe par exemple les « Chicago Fire » en MLS (Amérique du Nord), dont la franchise est acceptée sur dossier par les instances dirigeantes de ces compétitions. Il n’y a pas de montée, descente, tous les ans ce sont les mêmes équipes qui se rencontrent. Dans ces compétitions il y a 2 phases, la phase de championnat où les équipes sont dispatchées dans un ou plusieurs groupes et un certain nombre d’équipe en tête des groupes participe au play-off c’est à des matchs à élimination directe ou sous forme de match aller-retour.

États-Unis, Australie, Inde…

Il y a 2 gros championnats à franchise connut, l’un est la Major League Soccer au États-Unis et Canada crée en 1993 succédant à la North American Soccer League. Compétition composée d’équipes à franchise américaine ou canadienne (19 équipes actuellement), dans les franchises les plus connues vous avez les « Los Angeles Galaxy » de David Beckham et Landon Donovan et les « New York Red Bulls » de Thierry Henry. La MLS a succédé à la NASL. La NASL a accueilli des stars (à une lettre prêt c’est quand même l’AS Nancy Lorraine, si ça sa sent pas déjà le sapin…) souvenez-vous des New York Cosmos du roi Pelé et de Beckenbauer dans les années 70. La NASL est réapparue en 2009 et est considérée comme le sous championnat de la MLS.

La 2ème grosse compétition à franchise est l’Hyundai A-league en Australie et Nouvelle-Zélande qui a vu le jour en 2005 et qui est composée de 10 équipes. Et la dernière compétition qui a vu le jour cette année est l’I-League en Inde composée de vieux joueurs en préretraite comme Robert Pires ou Hernàn Crespo touchant des salaires plus que démentielle…

Des règlements complexes

En MLS il y a 2 conférences, la conférence Ouest (9 équipes) et Est à (10 équipes). Les trois premiers de chaque conférence se qualifient en demi-finales de conférence, les quatre suivants au classement de chaque conférence disputent un barrage pour accéder à ces demi-finales, s’en suis le système habituel de play-off en match aller-retour jusque-là final. L’équipe première au classement général (sur les 2 conférences réunies), remporte le MLS Supporters’ Shield (le « bouclier des supporters »), et si la franchise qui gagne est américaine (et non canadienne), représente les États-Unis à la Ligue des champions de la CONCACAF la saison suivante. Ceci reste simple.

Ce qui devient plus complexe c’est au niveau des différents contrats de joueurs dans les franchises. La somme totale des salaires l’effectif ne doit pas dépasser un plafond salarial (ou salary cap s’élève à 2.810.000 $ pour chaque équipe en 2012) équivalent pour chaque équipe définie par la ligue avant la saison. Un salaire minimum est fixé par la ligue à 44.000 $/an et un salaire maximum à 350.000 $/an. Chaque équipe a le droit de recruter 3 joueurs désignés (joueur vedette), pour chaque joueur désigné, une somme de 335 000 $ est prélevée sur la masse salariale et payée par la ligue. Le reste du salaire est pris en charge par le propriétaire du club (les joueurs désignés de moins de 23 ans ne compteront que pour 200.000$ sur la masse salariale de leur club et ceux de moins de 20 ans seulement 150.000$.). Les équipes ne peuvent pas compter plus de 30 joueurs sous contrat. Vous l’avez compris ce système est très compliqué et ce n’est pas la seule règle dans ce championnat vous pouvez retrouver les autres règles à cette adresse si vous avez le courage de tout traduire en Français (http://www.mlssoccer.com/2012-mls-roster-rules).

Dans la A-League le règlement est aussi compliqué et respecte un salary cap, pour la saison 2010-11, chaque club disposait d’un plafond salarial de 2,35 millions $ (à l’exception des joueurs de renoms, invités ou de remplacement), le salaire minimum est de 46.215$/an. Une équipe de la A-League doit avoir entre 20 et 23 joueurs, avec un maximum de 5 joueurs provenant de l’extérieur. L’équipe doit aussi inclure au moins trois joueurs de moins de 20 ans. Ceci est une petite partie de règlement qui comme vous l’avez compris est aussi complexe quand MLS.

Pour la I-League il n’y a pas de réglementation particulière connue pour le moment.

Niveau de jeu

Le championnat le plus évolué en terme de niveau reste la MLS mais ce championnat n’est équivaut au final qu’a notre bon vieux national français ! Les bons joueurs restent les joueurs désignés qui sont assez souvent des joueurs en fin de carrière qui vient faire une pige ou de bons joueurs de ligue 2. Ceci est donc compliqué pour hausser le niveau du championnat de plus le fait qu’il y ai un nombre de joueurs venant d’autres pays limité, ceci ne favorise pas l’amélioration du niveau du championnat qui est soumis à énormément de règles qui étouffent ce championnat. Le constat est le même pour la A-League qui de plus peine à trouver un engouement au niveau international, pour faire venir des joueurs faisant remonter le niveau du championnat, car si la MLS c’est notre national la A-League peut-être considérer comme notre CFA. La qualité technique et l’intelligence de jeu sont déficientes dans ces deux championnats. C’est championnat ne sont pas désintéressant à suivre, mais ils sont trop réglementer par une ligue qui permet aux propriétaires des franchises de gagner de l’argent plutôt que dans perdre ce qui est le cas dans la plupart des clubs des championnats normaux (le salaire moyen d’un joueur dans ces deux championnats est plus faible que le salaire moyen d’un footballeur pro au niveau mondial). Mais le point fort de ces championnats est aussi leur point faible. Je parle du salary cap ce système est très intéressant pour limiter les salaires et donc arrêter l’hégémonie du football business, mais comme seules la MLS et la A-League respectent ce système, ces championnats se font  littéralement exploser en terme de concurrence vue qu’économiquement ils ne jouent pas d’égal à égal. Le système de salary cap est donc d’après- moi une idée qui devrait faire son chemin chez les dirigeants de la FIFA si l’on ne veut pas qu’un jour le Football soit démuni de toute humanité que l’argent aurait vampirisée.

Ensuite, parlons de la compétitivité de ce système de championnat. Le système de franchise permet à une compétition de trouver vite ses repères auprès  des spectateurs.  Il y a peu d’équipes et elles changent rarement et c’est bien ça le problème. Le système de franchise est plus un système pensé pour le marketing que pour l’essence du sport en lui, ce ne sont pas les mêmes valeurs qui sont représentées. Une équipe qui finit dernière reste dans le même championnat l’année d’après avec un mince espoir de faire de mieux. Dans un championnat normal, ce n’est que les équipes les plus compétitives qui restent au haut niveau. Donc année après année à moins d’avoir un système de transferts et formation qui permet aux équipes de recruter efficacement pour augmenter le niveau de la compétition. Le championnat traditionnel reste le meilleur facteur de compétitivité, de plus elles permettent souvent d’écrire de belles histoires…

Conclusion

Alors, au final qu’en penser ? Et bien le système de franchise est très bien dans un cadre ou c’est une valeur de qualité reconnue dans le sport dans lequel il est établi, c’est aux États-Unis avec la NBA (basket), NHL (hockey) et la NFL (Foot US), mais c’est un système fortement déconseillé dans un championnat en construction. Et actuellement dans le football la seule chose que ces compétitions peuvent apporter c’est le système de salary cap qui permettrait de réguler l’économie du football professionnel dans le monde. Mis à part ça, nos bons vieux championnats traditionnels restent et de loin les plus compétitifs.

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Publié le 24 avril 2012, dans Culture Foot, Débats, Divers, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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