Reims, back to the future?


Ton grand-père t’a toujours dit qu’il n’y a que deux équipes en France, les verts et le stade de Reims. Retour sur l’histoire bientôt centenaire d’un club qui a tout connu de la dh aux sommets européens.

La belle époque

Fondé en 1931, le club débarque en division 1 par la petite porte, grâce à une promotion administrative, la d1 de l’époque passant de seize à dix-huit clubs. Le Reims de l’époque c’est le Barça d’aujourd’hui, d’ailleurs dans toute l’Europe, on ne parle pas du jeu à la Barcelonaise, mais bien à la Rémoise. Car dans les années 50, cette équipe, c’est un rouleau compresseur, avec une dream team où se côtoie Kopa, Hidalgo, Fontaine, tout au sommet de leur art. Entre 1949 et 1952 Les Rémois s’octroient 6 championnats, 2 coupes de France, 4 trophées des champions et participe à 2 final de league des champions. En 51 la France tout entière est derrière son poste de radio pour soutenir cette équipe qui gagne la coupe latine, sorte de tournoi qui regroupe les champions en titre des grands championnats Européen, en étrillant le grand Milan AC 3-0. bref, une vraie domination où la plupart des clubs rencontrés finissent le genou à terre, seul le grand Real leur tiendra tête, et ce dès la création en 1955  de l’actuel ligue des champions, où le stade de Reims se hissera dès la première édition jusqu’en final mais ne parviendra pas à battre les merengues, et s’inclinera sur le score de 2-0.

Les années galères

Loin du prestige des années 50, début 90 le stade est rentré depuis bien longtemps dans le rang, virevoltant entre la D1, la D2 et le national. Octobre 91, le club accumule cinquante millions de francs de dettes, colossale à l’époque.  Une première liquidation pousse le club à changer de train de vie et de nom, devenant au passage « le Stade de Reims Champagne FC», mais le 11 mai 1992, coup de tonnerre sur le club, le tribunal prononce la cessation d’activité, et la vente aux enchères de tous les biens du club, les 230 coupes comprises. Retour à la case DH, la sixième division, un long cheminement s’annonce pour les Rémois entre les montées, le rachat des trophées pour « un franc » symbolique à Afflelou, le décès tragique de leur président, et le retour en 99 en national, antichambre du monde professionnel.

Tourné vers le futur

Depuis maintenant dix ans et son retour en ligue 2, le club s’est structuré, modernisé, dans un seul but, retrouver la ligue1. Un nouveau stade inauguré en 2008 et l’arrivée aux commandes d’Hubert Fournier en 2010, a permis au club de franchir un palier qui pourrait bien être le bon. S’appuyant sur un effectif de qualité où l’alchimie a bien pris entre des « vieux » briscards habitués aux joutes de la ligue 2 comme Cédric Fauré, de jeunes pousses, mais aussi quelques prêts intelligents à l’image de Kamel Ghilas, arrivés de Hull City cet été, voilà ce qu’on appelle une bonne pioche avec 12 buts en 26 matchs.

À maintenant neuf journées de la fin du championnat, le stade de Reims actuellement deuxième du championnat  n’a jamais été aussi près de son but, renouer avec son riche passé et redevenir une place forte du foot français.

Réponse dans un petit mois…

Publié le 23 mars 2012, dans Culture Foot, Ligue 2, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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