Jean-Claude Darcheville : retour sur une carrière en dent de scie !


Il s’est vu affublé de plusieurs surnoms tout au long de sa carrière. Qu’ils soient plutôt affectueux (le Darch’) ou même un peu méchant, inspiré d’un physique hors norme dans le football professionnel (Gronaldo), ils témoignent du statut qu’a réussi à acquérir Jean-Claude Darcheville au cours de sa carrière : un grand attaquant qui aura marqué le football français de son empreinte.

De son véritable nom Jean-Claude Ducan (rien à voir avec le régime, et pourtant…) Darcheville, l’ancien buteur de Lorient, Bordeaux et des Glasgow Rangers vient d’annoncer qu’il part à la retraite. A cette occasion, Football Anatomy vous propose un récapitulatif non officiel et quelque peu phantasmé  de la carrière du buteur.

Des débuts quelque peu poussifs

Natif de Sinnamary, en Guyane, le petit Jean-Claude voit le jour le 25 juillet 1975. L’histoire ne dit pas s’il était déjà doté de ses fameuses cuisses sur-dimensionnées. On espère pour sa génitrice que ce n’était pas le cas. Sinon, l’accouchement a certainement été très douloureux…

Enfin bref, passionné par le foot et présentant des qualités physiques exceptionnelles, le Darche décide de tenter sa chance en Métropole. Il atterrit dans la pluvieuse Bretagne, au FC Rennes. Il y jouera son premier match en D1, le 19 juillet 1995 face à l’AS Monaco. Il remplace Stéphane Ziani à la 79e : défaite 3-1 du Stade Rennais.

L’attaquant au physique de sprinteur passera trois saisons dans le club. Il en profitera très certainement pour apprendre le breton et la pratique du biniou kozh. Selon une légende celtique, il aurait passé plusieurs nuits à hanter le plaines de la région à tenter de rencontrer des korrigan, ces fameux lutins bretons. Il voulait les envoûter par sa musique et danser avec eux jusqu’à l’aube. Encore un échec.

Mais au début de l’année 1998, le jeune Jean-Claude est repéré par le groupe Mathmatah sui souhaite l’enrôler pour jouer du biniou. Malheureusement, l’entrée du Guyanais dans la formation de rock breton ne peut se faire : Darcheville est prêté à Nottinghma Forest après trois saisons peu fructueuses à Rennes. Il n’aura fait trembler les filets que 5 fois en 42 rencontres.

L’expérience anglaise de Darcheville ne durera qu’une saison. Un événement dramatique finira d’écourter le séjour britannique de l’attaquant : sa femme et son fils meurent dans un terrible accident de voiture, en 1998.

Une saison en Premier League, c’est peu, mais cela a permis au buteur d’apprendre certaines choses. « Là-bas, j’ai pris conscience que le football exigeait une grande discipline personnelle. Les joueurs se gèrent eux-mêmes et pour ne pas faire n’importe quoi, j’ai dû acquérir une hygiène de vie. Et puis, pour la récupération, pas de problème. J’adore dormir », expliquera-t-il plus tard.

Retour triomphal en France

Darcheville choisit donc de rentrer en France. Et visiblement, il est un peu chauvin puisqu’il signe au FC Lorient. Il y reste trois saisons pendant lesquelles il plante, il plante et il replante… Et pas que des buts ! Selon certaines sources proches du dossier, il se serait brièvement lancé dans la culture de sarrasin afin de produire du chouchen et de l’hydromel. Mais Jean-Claude n’a pas la main verte et il décide donc de se concentrer entièrement à son poste d’attaquant et rencontre Pascal Feindouno. Et là, grande réussite puisqu’en 2011/2002, il termine la saison avec 19 buts à son compteur, faisant de lui le deuxième meilleur buteur du championnat. Et, comble du bonheur, il marque le but victorieux des merlus en finale de la coupe de France, la même saison et se voit définitivement attribuer le surnom de « Gronaldo » par ses coéquipiers.

Une performance qui lui vaut de signer la saison suivante à Bordeaux. En Gironde, il découvre le vin, le naturisme à Montalivet et la coupe d’Europe. Il passe cinq saisons sous les couleurs marine et blanc et y marque une trentaine de buts en championnat.

Il alterne le bon et le moins bon, mais parvient, grâce à sa gentillesse, sa bonne heure humeur et son entente avec Feindouno le rigolo, à devenir la coqueluche des supporters bordelais. Mais c’est surtout un but d’anthologie qu’il marque face à l’AS Monaco, après avoir pulvérisé le record du monde du 60 mètres balle au pied, que le Darch’ prend sa place bien au chaud au fond des cœurs des ultra girondins. On note d’ailleurs une recrudescence des admissions aux urgences de fans du FCGB qui ont reçu une de ses nombreuses frappes non cadrées en pleine figure.

Il quittera Bordeaux en 2007 et promènera ensuite son mètre 74 et ses 83 kg du côté des Glasgow Rangers où il participera à une finale de la Coupe UEFA. Il fera ensuite un tour du côté de Valenciennes, en Ligue 1 et de Nantes en Ligue 2.

Et finalement, il choisira de laisser tomber définitivement le folklore breton pour se consacrer au sirtaki dans le club de Kavala, en Grèce. C’est là qu’il décide de mettre un terme à sa carrière après seize années d’une carrière de buteur baroudeur.

Bon vent à toi, Jean-Claude ! Football Anatomy te souhaite toute la réussite que tu mérites dans ta vie future. Mais s’il te plait, ne te lance pas dans le zouk love : Francky Vincent est intouchable….

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Publié le 23 août 2011, dans Divers, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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